Les lectures de Cécile

27
sept

Where in motherfucking-shit-fucking-hell-fucking bullshit had that come from?

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Pour résumer Undeniable, le premier tome de cette série (qui porte chaque fois sur de nouveaux personnages) j’avais employé le mot « intense ».
Je n’en trouve pas de meilleur pour résumer ce 3ème tome.

Que j’ai adoré.

Pour vous rappeler le contexte, on évolue dans un monde de bikers. Un monde aux antipodes du notre.
Dans le premier tome, nous suivions l’histoire de Deuce, le président d’un gang de motard et son histoire improbable avec Eva.
Le second tome parlait de Danny, la fille de Deuce, et de Ripper, un membre du gang plus âgé et défiguré.
Ce troisième tome traite à la fois de Cage, le fils de Deuce, et de Tegen, ainsi que d’un personnage très particulier que tout le monde nomme Dirty.

L’histoire de Dirty m’a plus touchée que celle de Cage.
Alone, he could cry. Alone, he could let the fear out and, Jesus fuck, there was so much fear. He lived and breathed fear every day, every night, all the motherfucking time

Son passé m’a brisé le cœur, ses agissements m’ont vraiment remuée, et ses pensées m’ont achevée.
He was nothing. He was shit. He was a damaged, deranged, sick motherfucker who deserved to be put the fuck down. He shouldn’t have lived for as long as he had; he didn’t deserve to share the same earth with people like Ellie, people who laughed over burnt popcorn even after they’d been stripped of their dignity.

Son histoire, en gros, m’a simplement chamboulée.
Then watching her cry while she asked to stay with him. With him? No one needed him. No one had ever once, not fucking once, needed him for anything. But she’d needed him.

J’ai ressenti exactement tout ce qu’il ressentait, j’ai été bouleversé et je me suis étonnée à ressentir de la tendresse pour lui alors que si on y réfléchit, c’est un personnage tellement dérangé qu’il en est presque psychopathe.
Et pourtant, pourtant, l’auteur a tel talent qu’on ne peut qu’être bouleversé et touché par son histoire. On ne peut que vouloir le meilleur pour lui.
Suddenly he didn’t want to take her to the club. He didn’t want her around the boys; he wanted to keep her here. With him. Well, not with him, but near him, a room or two away, so every once in a while he could hear her laughing. Or something.

C’est d’ailleurs là le point le plus fort  – et le plus dérangeant sans nul doute – de l’écriture et du style de l’auteur qui a cette faculté de nous faire éprouver de la compassion, de la compréhension et de l’espoir pour des situations et des personnages qui sont loin d’être normaux, pire, qui ont tout pour être condamnables.
L’histoire de Cage et Tegen, qui m’a moins touchée que celle de Dirty et Ellie m’a néanmoins également beaucoup plu, et pour cause, là aussi, l’auteur décrit tellement bien les émotions de ses protagonistes, avec un choix de mots tellement parfaits, qu’ils ne peuvent que nous toucher et nous transporter jusqu’à ce que nous vivions leurs histoires à leurs places.
“Since when are you so nice?” I whispered.
Cage’s nostrils flared slightly. “Only once, since the day I met you, Teacup, that I haven’t treated you right. Am I right?”

Oui, j’ai adoré ce livre.
J’ai aimé voir l’évolution – lente et difficile – de Dirty qui commence après l’arrivée de Ellie dans sa vie.
J’ai aimé le voir ressentir enfin des émotions, et en découvrir de nouvelles.
J’ai même aimé grincer des dents en comprenant ce qu’il a subit et fait subir.
J’ai aimé la grande gueule qu’est Tegen et la façon dont elle ne peut s’empêcher de fondre pour Cage et ses fossettes.
J’ai aimé leur passé, et leurs retrouvailles.
J’ai ri aux nombres de « fuck » que peuvent dire tous ces personnages en une phrase.
J’ai aimé leur manière de jurer, de baiser, d’être intenses.
J’ai aimé passer deux jours à écrire exclusivement des whatsapp à base de « fuck », « bitch », « whore » à ma camarade de LC.
Et enfin, j’ai quand même été un peu agacé par le nombre de fois où leurs narines « flared » (just for you, B, you fuckin’ little bitch).

Alors oui. C’est trash. C’est glauque. Et c’est extrêmement vulgaire.
“For fuck’s sake, Tegen, stop overthinkin’ every damn thing. Just get on my goddamn dick and start fuckin’ bouncin’.”
Well, how could I deny such sweet talk?”

On entre dans un monde de viols, de putes,  de meurtres, un monde décrit de manière cru, grossière et sans fioriture.
Un monde qui ne plaira pas à tout le monde, c’est une certitude.
Mais un monde d’amour aussi, différent de ce qu’on connait, mais non moins intense. Un monde qui me remue à chaque fois, qui me rend accroc, dans lequel je plonge tellement intensément qu’il m’obsède toujours quelques jours après l’avoir quitté.
Pour ça, pour la puissance des mots qu’elle utilise et qui nous immerge tellement dans ses histoires, je tire mon chapeau à  Madeline Sheehan.

“Tegen, that’s a hot piece of ass.”
Cage’s already rising temper flared to life and his arm shot out. Gripping Cox’s shirt collar, he pulled them nose to nose. “My hot piece of ass,” he growled. “Which you do not fuckin’ talk about.”
Cage froze. What?
What the fuck?
Why the fuck…
Where in motherfucking-shit-fucking-hell-fucking bullshit had that come from?

Unattainable (Undeniable 3) – Madeline Sheelan
Ebook – 306 pages

9 commentaires sur “Where in motherfucking-shit-fucking-hell-fucking bullshit had that come from?

  1. Lanabs le 27 septembre 2013 à 09h43 a écrit :

    Ça m’a l’air fuckement canon ! …ça existe en VF ?

    • Bérengère le 27 septembre 2013 à 11h54 a écrit :

      Non et sincèrement je pense qu’en français ça perdrait vraiment de son « charme ». Avoir à longueur de pages des « bordel », »putain » et « salope » ou « fils de pute », ça passe sacrement moins bien qu’en anglais. Il n’y a qu’à voir la Confrérie de la Dague Noire qui en regorge (oui, je parle très chic).

    • Non et je ne pense pas que ce sera traduit, comme je te le disais, je pense que c’est juste intraduisible…
      Ca perdrait tout son charme avec des « putain » au lieu de fuck !

  2. Bérengère le 27 septembre 2013 à 10h03 a écrit :

    Fuckin’ book!!!!!!!
    Malgré les nostrils qui flared souvent (merci de m’avoir bien fait remarqué ce détail), la violence glauque et omniprésente, la vulgarité, les viols, j’ai adoré ce livre.
    Clairement, à ne pas mettre entre toutes les mains. Mais ça fait le même effet qu’American History X: on regarde avec voyeurisme, peur, curiosité, un monde qui ne nous correspond en rien, avec des règles et des codes qui choquent la moralité, mais on en vient à trembler pour ces personnages, à leur vouloir du bien, malgré leur perversité. bon et ça finit mieux que le film quand même.
    Le tout baigne dans les fuck et motherfucker et chaque phrase fini par bitch ou asshole, mais ça permet des LC de folie ;-)))

    Il y a quand même 2 scènes qui m’ont retourné le bide mais je ne regrette pas une minute de cette lecture.

    Merci fuckin’ bitch pour cette lecture!

    • Aline-Hibana le 27 septembre 2013 à 10h22 a écrit :

      C’est d’ailleurs là le point le plus fort  – et le plus dérangeant sans nul doute – de l’écriture et du style de l’auteur qui a cette faculté de nous faire éprouver de la compassion, de la compréhension et de l’espoir pour des situations et des personnages qui sont loin d’être normaux, pire, qui ont tout pour être condamnables. »
      C’est tout á fait ça! Je ne savais pas que le troisieme était sorti! Je le veux! Car malgré toit ce cambouis, et cette crasse morale, on ne peut qu’avoir envie de lire la suite!

    • Ce livre est parfait pour les LC. Et parfait par bien des aspects, surtout par les sentiments contradictoires qu’il nous fait ressentir et ce, même si oui, il y a des scènes vraiment trash.

  3. Je vais lire ce « fuking » tome 3 tout en sachant que je « fucking love it already », que je vais ensuite y penser pendant plusieurs jours et vénérer cette auteure et son incroyable talent à nous accrocher à ses histoires complètement sordides.

  4. Un monde de bickers ? Je suis sûre qu’on apprend des trucs.

  5. Syl. le 27 septembre 2013 à 13h52 a écrit :

    Moi je peux tout lire (sauf l’anglais, le chinois et l’extraterrestre), tout… lorsque ça finit bien !

  6. Un peu trop de « fucking fuck » pour moi là-dedans ^^ Même si l’histoire a l’air intéressante, je pense que le style me lasserait assez vite :)

  7. Hiii c’est bon à savoir que le tome 3 est aussi bon que les autres !
    Coool ! :)

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