Les lectures de Cécile

24
déc

Mes voeux à la blogosphère pour 2014…

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Chère blogosphère littéraire,

En 2014, je te souhaite :

1. Autant de dramas qu’en 2013 voire plus.
Car la blogosphère qui échange et partage dans une atmosphère détendue, c’est has been.
Depuis quelques années il faut que ça saigne ! Lâchez-vous, abattez les auteurs français qui n’aiment (bizarrement ?) pas qu’on détruise leurs livres, abattez les personnes qui commentent sur Amazon car ils ne sont pas objectifs, abattez ceux dont les sites sont connus, ceux qui font des fautes, ceux qui disent ce qu’ils pensent, et ceux qui ne disent pas ce qu’ils pensent ! Allez-y ! Massacrez-vous, oubliez pourquoi vous bloguez, oubliez que le but est d’échanger et de s’ouvrir aux autres ! Tout prétexte est bon à un drama. Et si vous avez un tumblr anonyme, servez-vous en pour bitcher et lancer un drama que diable ! Ce serait dommage de dire ce que vous pensez sous votre nom et d’assumer.
Oubliez tout ça et continuez de me distraire… Ce n’est pas parce que je ne prends pas (ou peu) part aux dramas et que j’essaie de rester neutre, comme la Suisse que j’habite, que je ne prends pas plaisir à lire les scandales chaque mois. (bien au contraire).

2. Des tumblrs encore et encore.
Peu importe que 90% de ceux-ci soient identiques et disent exactement la même chose. Les tumblr c’est sympa et de voir tout le monde essayer de trouver qui en sont les auteurs c’est encore plus drôle. Surtout qu’au final, on s’en fout, non ? (oui, mais ça ne m’empêche pas de vouloir savoir qui tient « a bitch never dies », je dois bien l’avouer)(que celle qui le tient sache que je suis prête à lui offrir quelques paquets de fraises tagada en échange de son identité…) Sachez simplement que votre dévouée n’en a pas même si de nombreuses personnes le croient. J’ai déjà du mal à poster des billets sur ce blog, alors tenir un tumblr, ce ne serait pas possible.

3. Continuez de faire des concours.
Car même si je ne suis toujours pas sûre de comprendre l’intérêt des concours aux multiples conditions (liker, partager, reliker, repartager, chances supplémentaires si on se met à poil etc…) je dois admettre que beaucoup de personnes en font juste pour le plaisir de donner. Et ça, c’est beau. Même pour la sarcastique personne que je suis. (mode « je sais admettre quand j’ai tort (ou presque) et que je ne suis qu’une méchante blogueuse sarcastique» OFF).

4. Les chaines sur FB.
Ahhh les chaînes sur facebook. De grands moments, chaque semaine.
Il faut dire que mon quotidien serait quand même moins agréable si je ne voyais pas des chaines sur Noel, Halloween, etc. Et si mes contacts ne changeaient pas leurs photos de profil en girafe ou en hippopotame. Ca égaye Facebook et mon fils d’actualité en prime. Et ce n’est pas parce que je ne fais pas ces chaines et que j’invente les miennes que je trouve ça nul. C’est juste que je veux me donner un genre rebelle vous voyez. Un genre seulement, car secrètement, je fais aussi ces chaines. Ou pas.

5. Que les nombreux chats qui appartiennent à tant de blogueurs qui te composent soient et restent en bonne santé.
J’espère secrètement, même si je le cache bien, avoir toujours autant de photos (et de statut) de chats sur mon mur FB en 2014 qu’en 2013. Sinon, ¼ de mes statuts vont disparaître et j’aurais l’impression de ne plus avoir d’amis.
regarderez-vous-le-chat-potte-le-nouveau

6. Les SP. Je souhaite à tous tes membres que les SP ne soient pas réellement payant comme j’ai pu le lire lors d’un drama :-)
Car vraiment, je ne peux pas croire que la blogosphère littéraire soit tombée si bas que certains acceptent de payer pour recevoir un service presse. Non mais allo quoi ?

7. Je te souhaite enfin des moments paisibles, des échanges, des conseils, des coups de cœur (même ceux que 200 personnes auront dans la même période, lors d’une sortie, et qui loin de donner envie auront du coup l’effet inverse car « trop vu »), des billets enthousiasmes sur des perles qui donneront à d’autres blogueurs des envies qu’ils n’auraient pas eues sinon, et, ma foi, en vrai, moins de dramas et un retour aux valeurs de base de la blogosphère littéraire : faire découvrir, discuter, échanger, recommander, déconseiller, et ce dans le respect et la bonne humeur. Amen.
(Derrière mes airs, je suis la voix de la sagesse, n’en doutez pas un instant).

Et pour vous prouver ma bonne foi, j’offre un billet à parenthèse sur  le livre que vous aurez choisi (sauf un Zola, faut pas exagérer non plus) si j’atteins les 666 likes sur ma page d’ici à demain à 6 heures, 6 minutes et 6 secondes.  Comment ça, ça n’intéresse personne ? Hé bien, belle mentalité, une fois de plus.

 

Bon, on me dit que je vais vexer des gens et que je devrais ajouter un petit paragraphe pour montrer que ce billet est avant tout ironique (la voix de la sagesse que cette binomette)(limite plus que moi).
Alors, voilà, je rajoute un dernier paragraphe, car franchement ? malgré la croyance populaire, je suis une gentille (si si je vous assure), et que si parfois je dénonce quelques travers de la blogosphère, je le fais de manière général, pas en pensant à quelqu’un précisément.

 

Chère blogosphère,

Si je me moque souvent de toi et de certaines pratiques qui te composent, je dois dire que je suis fière de me compter dans tes rangs.
J’aime bloguer, j’aime échanger, j’aime quand on me dit que mes billets ont fait sourire ou quand quelqu’un adore un livre que j’ai conseillé, j’aime aller sur fb, voir des commentaires qui me font marrer, cliquer sur des billets de livres que je n’aurais jamais penser à ouvrir et me voir les commander une fois ma lecture du  billet terminé, j’avoue aussi que certains posts de tumblr me font quand même particulièrement rire même si d’autres beaucoup moins, et j’avoue même que de voir des chats sur mon mur me fait maintenant sourire et que si je n’ai pas d’affection pour les chats (vive les chiens), en voir un peu partout ne me dérange pas en vrai… J’avoue que j’aurais bien voulu recevoir le SP de « tes mots sur mes lèvres » pour pouvoir le lire en français avant tout le monde, car ça avait été un énorme coup de coeur en anglais. (mais je n’aurais pas payé pour, il ne faut pas pousser mémé dans les orties non plus). Enfin j’avoue que je me suis trompée pour la réponse sur « le nombre de pieds dans la chambre » et que j’aurais du mettre une girafe à la place de ma photo de bonbons sur mon profil FB. (une grande rebelle je vous dis…)
Bref, ce que je veux te dire, ma chère blogosphère, c’est que si je suis parfois un peu ironique à ton sujet et que je pointe quelques uns de tes travers que je trouve dommage, ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas pleins de choses que j’apprécie en toi.
Je suis plus qu’heureuse d’avoir fait la connaissance de tant de personnes, blogueurs, non blogueurs, auteures francophones, si riches, si drôles, si intéressants via les blogs, via FB, via des commentaires sur mes statuts ou sur mon blog… et si je suis encore là, c’est qu’il y a bien une raison.

Sur ce, sincèrement :

Meilleurs Vœux 2014 à tous !

 

 

 

5
oct

L’Amant ténébreux – J.R Ward

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J’ai ouvert une nouvelle catégorie pour ce livre.
Bit-lit ou Harlequin ?

Parce que certes, c’est de la bit-lit, mais voyez-vous, j’ai trouvé beaucoup de points communs avec le Harlequin que j’ai lu il y a peu…

Je vous propose donc de relever quelques similitudes…

L’amant ténébreux VS Frisson interdit (je vous fait grâce d’un commentaire sur les titres).

 

Souvenez vous : je commençais mon billet de Frisson interdit en vous disant que j’étais éblouie par tant de clichés et de non limite dans l’imagination de l’auteur. Et bien. Je n’avais rien vu…

J.R Ward coiffe Lisa Kleypas au poteau pour ce qui est de « tout se permettre même si ce n’est pas du tout crédible ».

Je vous fait un rapide pitch.

Oui rapide car ici ce n’est pas l’histoire qui compte vu qu’elle est inexistante, enfin du moins jusqu’à la page 359 où j’ai lâchement abandonné ma lecture.


Donc l’histoire 
:

La société des éradiqueurs a pour but d’éradiquer… les vampires. Pour protéger ces derniers, 6 d’entre eux sont devenus des guerriers et forment « la confrérie de la dague noire ». Kholer est leur chef.

Quand un de ses guerriers meurt, il laisse derrière lui une magnifique jeune fille de 25 ans, mi-humaine, mi-vampire mais qui ne s’est pas encore transformée.

Cette phase de transition est très difficile et peut être mortelle. Il lui faudra de l’aide, et devinez qui va se porter volontaire ??? J 


Passons aux personnages, c’est là que les ressemblances avec Frisson interdit sont les plus parlantes :

Beth : est une bombe. 2m de jambes, cheveux noirs. Elle est drôle (ce qui ne gâte rien) et.. elle n’a pas couché avec un mec depuis des siècles. (au point que ses potes flics se demandent si elle est lesbiennes) (Croyez moi, dès la première scène de cul on comprend qu’elle est hétéro).

Signe particulier : Elle a un goût de pêche. De la chair soyeuse sur les lèvres et la langue quand on la lèche. Douce et sucrée dans la gorge lorsqu’on avale. (Je me marre encore toute seule en recopiant ces mots !).

Point commun avec Holly (de Frisson interdit) ? les 2 n’ont pas couché depuis une éternité. Les 2 sont belles et très convoitées. Les 2 ont leur premier orgasme dans le livre. Les 2 sont un peu bêtes.


Kholer : est immense, plus de 2 mètres.  Il ne s’habille qu’en cuir noir.  (je m’interroge sur les fantasmes de l’auteur). Il a une très mauvaise vue (du coup on doit lui couper son steak en morceau car sinon il coupe l’assiette). Heureusement pour lui, pas besoin d’avoir 10/10 aux yeux pour trouver le point G de Beth…

Kholer porte des boxers. Noirs. XXL… (Yeaaahhh baby !! Bon en même temps ça aurait été ballot de faire 2m10 et d’avoir un tout petit sexe. (comme les pandas ! : je vous donne plus de détails en commentaire si vous voulez. C’est super drôle).


Signe particulier 
: Le sens des priorités. Quand un flic l’arrête, et lui passe les menottes, si Beth passe non loin, et qu’il la sent : il a une érection.

Signe particulier numéro 2: « il n’était pas seul. Ne l’avait jamais été. La vengeance lui tenait compagnie. »

Signe particulier numéro 3: il est très fort : « Il releva sa jupe et déchira sa culotte avec une brutale (tu m’étonnes) impatience. Il réserva le même traitement à son chemisier et à son soutien-gorge. »…

(Mon dieu ! quelle force ! Messieurs si vous arrivez à déchirer la culotte, le soutif et le chemisier de votre partenaire en une seconde, et sans vous ridiculiser, faites-moi signe, vous m’intéressez).


Signe particulier numéro 4
: Kholer chuinte beaucoup. Il chuinte quand  Beth « se penche en avant, qu’elle entrouvre les lèvres, qu’elle prend le fruit entier (une fraise) dans sa bouche et que le jus de fruit coule le long de son menton. » Oui là le coup de jus le fait chuinter. Mais il émet aussi un chuintement « quand elle plaque son corps contre lui… »

Point commun avec Zac  (de Frisson interdit)? « Khloler se nourissait de ce qu’il récupérait dans les poubelles, toujours à 2 doigts de mourir de faim, avant de finir comme valet d’écurie ». Certes Zac n’a pas « nettoyé les sabots jusqu’à en avoir les mains craquelées » mais lui aussi a fait les poubelles.


Butch : un de mes personnages préférés. Il est flic. Il est costaud. Il picole pas mal. 

Surnom : dur  à cuire. (non je n’invente rien)

Choix de métier : Il ne s’est jamais remis du viol et du meurtre de sa sœur, 20 ans auparavant, dont le corps a été retrouvé dans un bois (l’auteur m’a écrit pour me dire qu’elle avait hésité avec laisser le corps dans une baignoire). Du coup il est devenu flic. (Pour se venger de tous ces salauds de violeurs je pense).

Point commun avec Lord Ravenhill de Frisson interdit : Ils sont lucides : ils savent quand ça ne peut pas marcher. Butch, après avoir (enfin !) embrassé Beth lui dit : « ca le fait pas, pour toi, pas vrai » ? (comprenez : tu ne ressens rien pour moi n’est-ce pas ? Ce baiser le confirme ?)

 

Pour ce qui est des frères guerriers de Kholer, je les ai pas tous en tête mais :

– Rhage a la particularité de se transformer en bête quand il ressent une trop grosse émotion (les femmes qui sont assez sympas pour lui donner un peu de plaisir finissent donc en pâté pour chien).

– Viszs voit les événements futurs.

– Audazs est surnommé D. (car dans le livre en VO son nom commence par D et que la traductrice avait la flemme de changer l’abréviation en A).

– Zadiste : il se tape des putes et a une énorme cicatrice sur le visage qui fait peur aux femmes. (Et vu que la peur qu’il lit dans leurs yeux excite Zadiste,  il prend plutôt bien le fait de foutre les boules).


Et puis il y a 
Dick : je me souviens plus de qui il est et ce qu’il fait. Juste de son nom que la traductrice a eu l’intelligence de ne pas traduire. (Lily me souffle à l’oreillette que c’est la patron de Beth) (patron un peu harceleur sur les bords car même si il est secondaire, Dick a le droit à son cliché aussi !).

Enfin, il y le méchant qui s’appelle ?

– M.X :

Si ça c’est pas un vrai nom de méchant, hein ?! J.R Ward: ton imagination me laisse sans voix.

Bref M.X est à la tête des éradiqueurs.

Signe particulieril ne bande plus (comme tous les éradiqueurs mais je sais plus pourquoi : il y a de quoi devenir aigri je vous l’accorde).

Signe particulier numéro 2: C’est un vrai de vrai méchant. Il a des instruments de torture, « des outils qui brillent de tout leur éclat : une roulette de dentiste, des couteaux de différentes tailles, un marteau, un burin, une scie. » Et, le meilleur pour la fin, ladies and gentleman :  « une cuiller à melon. Pour les yeux… » Rhoooo j’espère que vous arriverez à dormir ce soir… 

 

 Hum je me rends compte que je ne vous l’ai pas encore dit clairement : je n’ai pas aimé ce livre! J

– Il ne se passe rien à pars des scènes de cul.

– Tous les personnages sont des clichés ambulants.

– C’est vulgaire :

« Bordel », « putain », « fils de pute », « bouge ton cul » sont présents à toutes les pages.

Sinon il y  a eu aussi, très classe :  « ils chient dans leur froc ». Et puis, pour parler de sa douce et tendre : « pourrait-il le supporter si un de ses guerriers se la faisait ? »… Amis de la poésie, bonsoir !


– Mais le pire pour moi, là où j’ai eu le plus de mal, c’est l’absence total de négation. De « ne ».

« Tu la touches pas. Tu la regardes même pas ». Ou mieux encore « Me fais pas confiance. M’aime pas. Je m’en tape. Mais me mens jamais. » C’est du lourd quand même non ?  M’aime pas ?!! Bon ben faut vous imaginer que c’est comme ça à chaque négation du livre…


Du coup j’ai abandonné. Non sans demander à l’Attrape rêves un petit résumé des 150 dernières pages. Que dire ? je (ne) regrette pas de (ne) pas l’avoir lu : surtout l’histoire de la vierge qui ressuscite les morts… (tiens Holy aussi voit la mort et revient à la vie).

 

Franchement, quitte à faire dans le cliché, j’ai préféré le harlequin : Moins vulgaire, moins de cul (moui bon il aurait pu y en avoir un peu plus) et mieux traduit.


2 petits extraits qui valent leur pesant de cacahouètes :

« Non. Cette blessure n’est rien. C’est quand on doit se servir du gros intestin comme garrot qu’on sait que c’est du sérieux ! » (j’ai du la relire une fois pour me familiariser à l’image). 

« Il se raidit. Tout comme sa queue, simplement en l’entendant parler… » (la classe je vous dis)

 

L’avis de Mlle Lily (qui le lit encore), l’Attrape Rêves (qui comme moi n’a pas aimé), Mariiine qui a beaucoup aimé, Bladelor qui a déjà dévoré le second tome et Azilis  dont l’avis est assez mitigé.      

 

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-l-amant-tenebreux-j-r-ward-58346087.html

16
sept

Frissons interdits – Lisa Kleypas

frissons-interdits.gif   harlequinades

 

Voilà, je viens de terminer mon premier Harlequin et je dois avouer que c’était une expérience tout à fait intéressante et enrichissante (si si)…

 

J’ai été éblouie par tant de clichés, mais surtout par tant de « non limite ».

Je ne sais pas si c’est pareil dans tous les Harlequins, mais dans Frisson interdit, Lisa Kleypas ne s’est pas auto censurée. Elle ne s’est posée aucune limite. Elle ne s’est pas dit une seconde que peut-être, nous autres lecteurs, pourrions être incrédules face à tant d’imagination. Non, zéro limite, je vous dis…

Tant de liberté d’imagination a un côté exceptionnel. J’ai adoré…

 

Avant de vous parler de l’histoire, j’aimerais vous décrire un peu nos protagonistes…

 

 

Lady Holly Holland Taylor aussi appelée Holly : notre heroine. Veuve depuis 3 ans, elle porte encore le deuil de son mari tant aimé : George mort de la typhoïde (ce détail est important pour la suite de l’histoire, je vous conseillerais de le retenir…) laissant sa femme et sa fille Rose, plus seules  et désespérées que jamais.

Donc Holly ne s’habille qu’en sombre, passe ses journées à pleurer son mari perdu et à coudre… (oui à coudre. Activité des plus stimulantes intellectuellement si il en est). Sa vie est certes monotone mais elle n’a plus goût en rien depuis sa perte. Si ce n’est pour sa fille Rose qu’elle aime tant, elle se serait donnée la mort. (…)

 

Zachary Bronson : Ahhh ce cher Zachary…

… n’est pas un sang bleu : ce n’est pas un gentleman dont le titre a été hérité de génération en génération… Non Zachary est un investisseur et entrepreneur, qui s’est monté une fortune colossale grâce à son sens inné des affaires.

 Son parcours est hors du commun. Zachary, pour subvenir aux besoins de sa mère et sa sœur, a du se prostituer. Non ce n’est pas vrai. Mais par contre il a du faire de la boxe de rue pendant 2-3 ans pour gagner un peu de sous (ce qui lui a valu son nez cassé), puis après être devenu celui qu’on surnommait «  Bronson le boucher » et avoir amassé un peu d’argent grâce à ces combats (gagnants) il est parti dans la marine, après quoi il est devenu  entrepreneur… Comment, je ne sais pas trop mais bon on s’en fout, l’important maintenant c’est qu’il soit riche. Et autant vous dire que Zachary est très très riche. Très très très riche.

Mais pas de bol, Zachary a très mauvais goût, il veut tellement montrer qu’il a réussi qu’il fait dans l’ostentatoire. Ce n’est pas un homme raffiné. Ce n’est pas un gentleman…. A son grand dam…

Ah avant que j’oublie : Zach est une bombe, même avec un nez cassé.

(Zachary est, je cite, « taillé comme un lion. » « Zachary savait qu’il avait une musculature digne d’un gladiateur ou d’un docker »).

 

Elizabeth et Paula : respectivement sœur et mère de notre héros.

Elizabeth est belle, intelligente, elle a de l’esprit, mais elle est persuadée que si des hommes s’intéressent à elle, c’est uniquement pour l’argent de son frère. (Je ne l’ai pas dit à Elizabeth mais bon perso je pense que c’est un plus non négligeable)

Paula, la mère, a un problème de taille : Elle est trop gentille avec ses domestiques. Elle ne sait pas s’imposer. Oui c’est un problème mes amis, car comment voulez-vous que sa maison tourne bien si elle ne sait pas s’imposer aux domestiques ? Hein ? Comment ? Mais vous comprenez, Paula a fait les poubelles pour survivre (si si, c’est véridique, mais c’était avant que son fils Zach fasse de la boxe. Enfin, je crois ) et du coup, elle ne se voit pas donner des ordres. On ne peut pas la blâmer : si nous avions fait les poubelles pour survivre avant d’habiter un château, nous aussi aurions sûrement du mal à donner des ordres aux domestiques. Car dans le cas contraire, nous tournerions le dos à notre passé, à nos origines, et ça, franchement ce serait petit. Mesquin même.

 

Lord Ravenhill : Personnage secondaire mais qui a son importance. Nous y reviendrons. Sachez juste que c’était le meilleur ami de George (le défunt mari au cas ou vous ne suivriez déjà plus). Lui et Holly ont fait une promesse à George sur son lit de mortMais je ne peux vous en dire plus pour le moment: ça gâcherait la suite de l’histoire… J’espère que vous ne m’en voulez pas… 

 

Maintenant place aux moments clés de l’histoire. J’espère que vous êtes toujours là ?

 

– Tout commence lors du premier bal auquel assiste Holly depuis 3 ans (je ne reviens pas sur le pourquoi de son hibernation). Elle s’ennuie. Elle va faire un tour dans le jardin. Un inconnu l’approche. Il fait sombre (c’est la nuit), si sombre qu’elle ne peut voir le visage de l’inconnu (normal), qui l’embrasse avec fougue (normal aussi).

Manifestement Holly n’était pas la personne attendue mais bon, sa bouche a fait l’affaire, ne vous en faites pas. Holly est déboussolée par ce baiser, à tel point qu’elle en pleure… (si si) Elle n’a pas vu le visage de l’inconnu (bon ok je vais arrêter de l’appeler l’inconnu, vous avez compris que c’était Zach ), mais elle reconnaîtrait sa voix, suave, entre 1000 (grâce à ces quelques mots échangés : « Douce créature, murmura t-il à son oreille, dites-moi pourquoi un simple baiser vous fait pleurer ? »). (…)

 

– Zachary se renseigne. Il apprend que la femme qu’il a embrassée est Holly.

 

– Holly, qui vit chez les Taylor (famille de son mari) reçoit une invitation à se rendre au château de Mr Bronson. Tout le monde lui déconseille de s’y rendre : Mr Bronson n’a aucune éducation ! Allons !

 

– Mais Holly fait sa forte tête : elle se rend au château et quand son hôte lui souhaite la bienvenue, elle manque s’évanouir : c’est l’inconnu du bal !!!!! Elle espère qu’il ne l’a pas reconnue. (Holly, pardonne-moi mais, si tu es belle, tu n’es  pas franchement une lumière : tu ne trouves pas la coïncidence un peu trop évidente ?!)

 

– Bon, que lui veut Zachary ? Et bien, accrochez-vous bien : il aimerait embaucher Holly pour qu’elle lui apprenne les bonnes manières. Il veut qu’elle fasse de lui un parfait gentleman, et  de sa mère et sa sœur de parfaites ladies. (Et qu’elle apprenne à sa mère à tenir sa maison. Rappelons que les domestiques ne sont que des bons à rien avant l’arrivée d’Holly dans la maisonnette.)

 

Oups, je viens de vous spoiler. Car oui, Holly accepte, non sans avoir marchandé un peu de sous en échange. Parce que bon, elle est pas folle la guêpe, elle sait qu’elle risque de perdre sa bonne réputation en acceptant ce boulot, alors bon, faut bien une petite compensation. 30000 livres feront l’affaire. Une bien belle dot pour sa petite Rose n’est ce pas ? Mais bon, qu’on ne s’y trompe pas, c’est uniquement pour l’avenir de sa fille qu’elle accepte de perdre sa réputation et sa belle-famille. Pas pour Zach… 

 

– Les semaines passent… Les domestiques obéissent et sont même heureux d’être dirigés (elle est pas belle la vie ?). Elizabeth devient une parfaite lady… Et Zach… ben Zach continue d’aller voir les putes, heu, les catins, il continue de jouer aux cartes et à boire. Mais la journée, il se révèle être un très bon élève et il est sur la bonne voie pour devenir un gentleman.

 

– Zach et Holly passent également des soirées entières à parler autour du feu, en buvant un ou 2 verres de vin… ( Non je ne m’embrouille pas, Zach va voir les filles de joie APRES ses discussions avec Holly.).

 

Bon OK j’abrège : Zach tombe amoureux de Holly. Comment ça vous vous en doutiez ? Mon dieu, lui qui pensait qu’il tomberait amoureux d’une femme libérée sexuellement, voilà qu’il se retrouve épris d’une veuve prude… Mais bon que voulez-vous, l’amour nous tombe dessus sans qu’on s’y attende. On ne peut pas le contrôler… « il ne pouvait pas la regarder un peu fixement sans ressentir aussitôt un brûlant désir lui fouailler les reins » « il bénissait la mode des vestes longues »… ()

 

– Holly tombe aussi amoureuse mais elle ne veut pas l’admettre. En même temps Zach est formidable. Et siiiiii généreux : « Bronson consacrait beaucoup de son temps à aider les pauvres. » « Dans ses propres usines, il avait aboli le travail des enfants et organisé des caisses communes qu’il alimentait largement et qui permettaient de verser des pensions aux veuves ou aux personnes âgées ». Mesdames, vous ne seriez pas tombées amoureuse d’un tel homme vous, peut-être ?

 

– Ils se cherchent un peu… mais il ne se passe rien de fou… et puis… un jour… Mr Ravenhill débarque (merci de vous référer à la liste des personnages ci-dessus si vous êtes perdu(e)s). Et Holly avoue à Zachary qu’elle a fait la promesse à George d’épouser son meilleur ami. ..(Voilà bien la preuve que George était un homme merveilleux : penser au futur bonheur de sa femme et de son meilleur ami, sur son lit de mort…)

 

– Zach est effondré par cette nouvelle. (Qui ne l’aurait pas été ?)

 

– Holly, elle, a besoin d’air. Elle va se promener dans le jardin. Il commence à pleuvoir. Elle se réfugie dans le chalet d’été. (oui un chalet d’été) Il pleut. Il y a du tonnerre. Zach arrive. (oui comme par magie, et alors ?!). Et là, Holly cesse de réfléchir. Et… ils le font !!! Oui, ils s’aiment à ne plus entendre l’orage gronder dehors et quelque chose de merveilleux se produit alors : Holly a le premier orgasme de sa vie : « Tu n’avais jamais connu ça avec ton mari n’est ce pas ? Holly secoua la tête ».

 

– Mais ils ont dépassé la limite et Holly décide de s’en aller (avec la totalité de l’argent car bon, d’après Zach, Rose n’a pas à subir la lâcheté de sa mère. Oui ce sont là de dures paroles mais bon il faut dire que c’est la première fois qu’il se fait jeter et qu’il n’obtient pas ce qu’il désire).

 

– Elle retourne chez les Taylor. Mais n’a plus goût à rien. Elle est encore plus triste qu’à la mort de George (c’est vous dire !). Lord Ravenhill lui fait la court. Mais finalement elle lui explique qu’elle en aime un autre. Il comprend et l’encourage à retenter sa chance a c’est un gentleman :  point d’orgueil mal placé).

 

– Elle retrouve Zach, lui déclare sa flamme malgré sa peur d’être rejetée… Il lui répond « vous allez m’épouser maintenant ! » puis « Je vous veux dans mon lit maintenant »… Pourquoi perdre de temps avec des futilités hein ?! (à noter que Zach, lui aussi au bout du rouleau pendant un mois, n’a pas eu envie d’aller voir ses copines au centre ville. Vous comprendrez qu’après un mois d’abstinence, il zappe les préliminaires verbaux)

 

– Ils s’aiment donc et Holly découvre, choquée, la joie d’être touchée au plus profond de sa féminité. (Manifestement George n’était pas si merveilleux que ça ).

 

– Et là… -alors que nous croyions à une happy end- C’EST LE DRAME : Holly tombe malade ! Et quelle maladie ??? La typhoïde !!!! Celle la même qui a tué son mari ! Ô rage, ô désespoir…

 

(Eh oui, pas de bol, franchement)

 

– Et là MIRACLE : alors qu’elle a de la fièvre et qu’elle délire, alors qu’elle est en train de mourir, George lui apparaît aux portes du paradis, et ce dernier, loin de la pousser à le rejoindre, lui donne sa bénédiction pour refaire sa vie avec Zachary… (comment exprimer ce que je ressens ? J’en reste sans voix.)

 

– Et donc, alors que nous la croyions morte, et aussi fou que cela puisse paraître, Holly s’en sort, grâce à l’amour de Zach (et à celui de Dieu. Et de George finalement)

Si c’est pas beau hein ?!  j’en aurais pleuré de soulagement…

 

Donc finalement, en résumé, ce qu’on retient, c’est que Zach a fait de la boxe, qu’il a fait fortune en partant de rien, et en investissant dans les chemins de fer, qu’il aide les pauvres, qu’il embrasse une inconnue, qu’il aime les putes et les jeux mais qu’il préfère « Holly la prude » à tous ces vices.  Qu’à force de patience, il arrive à coucher avec Holly, qui même si elle a connu son premier orgasme, le quitte le lendemain (n’oublions pas la promesse faite à son défunt mari) mais revient en rampant le supplier de la prendre (pour épouse), ils se marient, (Elizabeth aussi d’ailleurs avec le cousin de Holly : si c’est pas génial ça ?), elle passe à ça de mourir, mais leur amour est le plus fort, et elle s’en sort. Ils vivent désormais heureux et emmerdent les autres : Zachary c’est un gentleman, un vrai ! Parole d’Holly !

 

 

Voilà, finalement, en lisant le résumé, je m’interroge. Serais-je devenue mesquine pour ne plus croire en de fabuleux destins ? Ai-je perdu toute capacité à rêver ?! Ou sont passées mes rêves d’enfants ? Pourquoi n’ais je plus l’innocence de Rose ? Pourquoi ais-je du mal à croire qu’un homme beau, intelligent et riche puisse être excité à la seule vue d’une main qu’on vient de déganter ? Pourquoi suis-je devenue si rabat-joie ?

Je crois que je vais faire une cure d’Harlequin pour retrouver mon âme pure et dénuée de sarcasmes. Oui c’est ça. Et peut-être que je vais même laisser mon imagination s’enflammer et écrire moi-même une nouvelle « Harlequinade » !

 

 

 

 harlequinades.jpg 

 

Ce livre a été lu dans le cadre des « harlequinades » organisées par Fashion  et Choukinette !

Merci les filles, je viens de vivre une experience unique grâce à vous ! :)

 

 

 

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-frissons-interdits-lisa-kleypas-57094088.html