Les lectures de Cécile

7
juil

Discreet Young Gentleman de MJ Pearson ou la couverture la plus improbable qui soit.

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Souvenez-vous, dans le cadre de mon challenge « Oh my ! Cette couverture », je n’arrivais pas à me décider entre plusieurs couvertures.
Je vous avais fait voter pour la pire parmi celles que j’avais trouvées.
Et vous aviez donc choisi de me faire lire ce livre là  (parce que vous êtes des personnes de goût) :

young gentleman

 

Et comme je suis votre dévouée, je l’ai lu.
Ne me remerciez pas, c’est tout naturel. Vous satisfaire est ma priorité, comme dirait mon ami Christian Grey.

Alors, pour rappel, quelles questions cette couverture m’inspirait-elle ?
Car devant tant de magnificence ma curiosité ne pouvait être que titillée, à l’instar de la partie non identifiée de notre jeune rouquinet)(j’espère que vous appréciez mes rimes à leurs justes valeurs).

 

La première, et non la moindre  était la suivante : « pourquoi les parties génitales du roux ressemblent à… à je ne sais trop quoi mais pas à des parties génitales ? »
Je me demandais également (mais avec moins d’excitation et de perplexité néanmoins) qui se trouvait dans la calèche au fond, si le ciel était vraiment violet et si le manoir était hanté. Des questions sommes toutes assez justifiées, vous en conviendrez.
Bref, c’est non sans fierté que je crois pouvoir vous répondre aux suces-mentionnées (non depuis 4 ans que je tiens mon blog je ne me lasse toujours pas de cette blague débile)(en même temps on parle d’une romance gay, je trouve ça plutôt approprié moi)(si vous voyez ce que je veux subtilement dire), donc, je reprends, c’est non sans fierté que je crois pouvoir répondre à certaines des suces-mentionnées questions. Du moins, en partie.

Mais avant, il faut que je partage avec vous une autre perle liée à ce livre.
(Je vous vois parcourir des yeux la longueur de ce billet et prendre peur… et je vous comprends. Sincèrement. Je tiens donc à remercier solennellement les personnes qui me liront jusqu’au bout aujourd’hui. Merci. Vous méritez que j’envoie Rob vous braquer, pour la peine.)
Ah !!! Quel teaseur ! Mais quel teaseur ! :)

Bref, revenons à ma pépite si vous le voulez bien.
Car, voyez-vous, certaines personnes ont tellement aimé ce livre qu’ils en ont fait une bande-annonce sur YouTube.
Ce qui, je ne vous le cache pas, va grandement m’aider pour la rédaction de ce billet.

Parce que figurez-vous que contre toute attente, ce livre, sans être un chef d’oeuvre, n’est pas aussi pourri que ce que la couverture laisse penser.
Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai aimé, il ne faut pas non plus pousser mémé dans des haribo qui pik, mais en tout cas, je m’attendais à pire.
Et le problème avec les livres bofbof, c’est qu’ils sont un peu compliqués à chroniquer.
Et c’est pour ça que je suis contente que cette vidéo existe (oui oui je parle beaucoup mais je retombe toujours sur mes pattes).

Car, même si c’est dur d’y croire, la vidéo, ou oserais-je dire, le powerpoint uploadé sur Youtube, est encore pire que la couverture.
Si.

Si je vous dis.

Comment ça vous ne me croyez pas ?

Vous voulez la preuve en image ?

Oui?

Vraiment ?

Je ne vous entends pas  ! Plus fort !
Le stade est en délire ? C’est bon ?

OK. (c’est qu’à l’heure où j’écris ce billet la France joue en 1/4 de final et mon fils est allé à l’école en maillot des bleus. Je suis dans l’ambiance quoi. Dans le mood comme dirait les  jeunes)(car je suis une maman jeune moi. Et cool. Comment ça mon billet est déjà assez long ?).

 

Donc, devant vos yeux ébahis, ou plutôt pour vos beaux yeux qui seront bientôt ébahis, chers amis, je vais donc faire des captures d’écran des images de cette bande-annonce, les copier, les coller, les traduire et les commenter.

(Estimez-vous heureux, vous n’avez pas la musique en fond)(musique que je vous invite cependant à aller écouter plus tard, car vous verrez, ça fait tout son effet avec le défilé des images).
Bref, voilà que je m’égare à nouveau (ce n’est pas de ma faute, trop de tension entre Rob et Dean)…

Sans plus attendre :

1
Dean Smith vient d’hériter d’un domaine (et d’un titre) et doit absolument trouver de l’argent pour le remettre en état.

(Oui, notre héros est roux)(et non, contrairement à Jamiechou, il n’est pas puceau : il a souvent été voir les prostitués durant ses années d’étude)(mais ça lui a moins plu que quand il se tripotait au pensionnat avec un autre garçon quand il était tout jeune). 
Donc bref Dean a besoin d’argent.

2
Par chance, Dean a une riche fiancée (qui s’appelle Minerva)(hé, on peut pas tout avoir hein).

3
 Son futur a l’air tout tracé donc.

4
Du moins… jusqu’à ce qu’il rencontre Rob.

6
Ce n’est pas surprenant que Dean pense que Rob est un bandit.
Mais il n’en est pas un.

(Je me dois de vous fournir des explications car je sens que ce n’est pas très clair.  Je vous jure, ces bandes annonce, ce n’est plus ce que c’était). 
Bref donc Rob est dans sa calèche en train de rentrer chez lui quand tout à coup, son cochet arrête les chevaux et un bandit apparait (Rob donc), arme au poing.. 

Maintenant la phrase  de la vidéo fait plus de sens : 

Ce n’est pas surprenant que Dean pense que Rob est un bandit.
Mais il n’en est pas un.
(rho la la, mais qu’est-t-il donc? le suce-pens est à son comble ou je ne m’y connais pas)

7
C’est un prostitué !

(oui je me suis permise la petite liberté de mettre un point d’exclamation à la place d’un point, dans ma traduction. Mais vous m’accorderez que c’est une surprise de taille)(même si de taille inférieure aux atributs de Rob). 
Bon, l’image choisie n’est pas tout à fait exact, si je peux me permettre d’être un peu titilonne, car Dean, voyez-vous, se prostitue seulement avec des hommes âgés. 
Or, Ken-Moustache-BrasDisloqué ici présent ne parait pas vieux, juste moche et pervers, ce qui tient nonobstant de l’exploit étant donné que c’est une poupée. 
Enfin, on s’en fout, je vous l’accorde. 

8
Rob rencontre ses clients en répondant à des annonces dans les journaux du type :

9
Recherche jeune homme discret pour compagnie lors d’un tour en Toscane. Il doit être propre, présentable et bien élevé.

(vous remarquerez que vous venez de lire l’explication du titre). 

10
Cette fois quelqu’un l’a engagé pour jouer au bandit, en lui disant qu’il comblerait ainsi un vilain petit fantasme.

(si vous voyez ce qu’on veut dire) 
(non ?)
(bon (roule des yeux) puisqu’on doit tout vous expliquer : quelqu’un a engagé Rob pour qu’il joue le bandit, puis qu’il entre dans la calèche et commence à déshabiller Dean)(afin que Dean soit surpris par un tiers dans une mauvaise position)(sans mauvais jeu de mots, ce n’est pas mon genre comme vous le savez). 
(Et oui ! Il s’est fait piéger ! Vous avez compris, c’est bien, vous êtes vifs, je suis fière de vous ! C’est bien un coup monté ! )(et non un cul monté malgré le contexte)(OK je sors). 

11
Mais Dean (qui croit donc que Rob est un bandit) arrive à le désarmer et l’amène au magistrat le plus proche (afin qu’il soit jugé et pendu) !

12
Magistrat qui se trouve être le père de Minerva.

(la fiancée. Suivez un peu !!!)

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Ce dernier, choqué de le voir en compagnie d’un homme de joie…

(je ne sais pas ce qu’est un strumpet donc vous vous contenterez d’un homme de joie) 

14
… décide de mettre fin aux fiançailles de Dean et Minerva.

15
Ce qui était sûrement le but.

Quel suspens vraiment… 

16
Quelqu’un veut Minerva pour lui. Mais qui ???

Oui. Qui ? 

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 Dean et Rob partent pour Bath (où se trouve Minerva)(suivez un peu!)

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Afin de trouver l’homme qui a monté le coup contre Dean et afin que ce dernier récupère Minerva.

19
Durant ce voyage, ils vont découvrir…

20
Les joies de la « chasse aux fantômes »

(joie non partagée par nous autres lecteurs qui devions lire 3 pages sur des histoires de pseudo fantômes à chaque fois qu’ils faisaient halte dans un endroit)
(mais que voulez-vous, les histoires de fantômes sont un des points communs de Rob et Dean)

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 Et rencontrent de vrais bandits qui ne sont pas…

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 aussi romantiques que ce Rob pensait…

(J’ouvre ici une parenthèse pour vous expliquer ce qu’il s’est passé. 
Rob et Dean, chemin faisant, ce sont faits attaqués par des bandits qui leur ont tout volé. Ils se retrouvent sans un sou, sans nourriture et même, sans bottes !)
(cette histoire va les mener dans une taverne aux agissements illégaux où Rob se prostituera, à un Dean  jaloux qui va se bourrer la gueule, à une fellation de Rob sur la personne de Dean et à une pêche de truite le lendemain)(qui ne pourront pas manger faute d’avoir du feu). Ah non, hein, n’allez pas croire qu’il ne se passe rien et qu’il n’y a pas de rebondissements dans ce livre. Car rebondissements, il y a, et ma foi, pas seulement dans les caleçons de ces jeunes hommes.
Fin de la parenthèse). 

23
Ils se rendent compte également qu’ils sont suivis…

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Par une mystérieuse femme en gris.

Passionnante histoire de l’ex femme du cocher de Dean qui a perdu la mémoire sur les champs de bataille suite au traumatisme d’avoir perdu son jumeau.
Du coup, de retour, le cocher en question ne parle plus qu’allemand et ne sait plus qu’il est marié. 
Comment ça vous ne comprenez rien ?! 
Mais on s’en fout de sa femme et de son cochet allons ! Dean et Rob vont-ils finir ensemble alors que Dean a toujours en tête de retrouver Minerva ??? Telle est la question !!!!

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Mais leur plus grande aventure…

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Est de tomber amoureux…

 

Bon, rendons à Kolher ce qui revient à Kholer, ou dans le cas présent, rendons à MJ Pearson ce qui lui revient :
Le livre est quand même meilleur que la couverture (comment ça on ne dirait pas ?).
Non mais sérieusement, cette romance historique gay est assez bien écrite (je n’ai d’ailleurs pas tout compris à la VO)(ce qui explique peut-être le fait que j’ai trouvé que) l’histoire de fond est tout de même bien originale.

Et comme je vois bien que vous voulez savoir comment tout se finit et que mon billet n’est, ma foi, plus à quelques lignes près :

Quand ils arrivent à Bath ils finissent par coucher ensemble. Une nuit parfaite.
Le lendemain quand ils se réveillent, ils lisent dans le journal que Minerva est mariée.
Enfer et damnation ! Dean est dans la mierda car en fait il a parié et perdu son domaine au jeu. Malheureusement, s’il veut le conserver il doit rembourser 10000 livres !
Dans moins d’une semaine. Somme qu’il n’a pas donc.
Et quand il le dit à Rob, celui-ci est mal à l’aise et c’est là que la lumière fut. Dean la pine comprend !
C’est le magistrat, le juge, le père de Miranda qui avait engagé Rob !
Rob lui a menti, l’a flouté, l’a baisé, a fait en sorte de coucher avec Dean et que lui s’attache à Rob pour avoir accès à son argent après.
Dean s’emporte et insulte Rob … qui s’en va… son zob entre les jambes  si je peux me permettre l’expression. (Rob, zob, vous avez compris ?).

Quelques jours plus tard, Dean se rend à Londres chez son banquier et se rend compte que quelqu’un lui a versé plus de 13’000 livres.
Mais qui ? QUI ?! Je vous le donne en mille !

Et bien Rob, pardieu !

Car voyez-vous, Rob, il y a quelques années, avait hérité d’un « oncle » une somme conséquente qui avait été investie dans des porcelaines hors de prix. Porcelaines qui avaient été perdues en mer. Sauf que le destin est bien fait, comme Rob d’ailleurs, et que le bateau perdu en mer il y a de ça 3 ans n’avait finalement pas coulé. Il a été retrouvé et les porcelaines sauvées.

Rob est riche ! et Dean a un titre ! et à eux deux : ils finissent heureux. (je suis la reine de la rime, vraiment. Je mérite des carambars mystery pour la peine).

 

THE END. 

 

Alors, finissons ce billet en répondant aux questions de base ?
– Qui est dans la calèche ? Eux.
– Le ciel est-il violet ? Pas dans le livre mais il est gris et il y a même de la pluie (pile quand ils ont plus de bottes).
– Le château est-il hanté  ? pas vraiment mais il y a des histoires de fantômes.
– Pourquoi le sexe de Dean a-t-il cette forme bizarre ?

hypothèse 1 : depuis les prostituées il y a des années, Dean n’a plus rien fait et pour cause ça ne lui a jamais plu.  Donc on peut imaginer qu’après des années, si les bourses de sa maison sont vides, certaines autres ont pris de l’ampleur. (Ma devise ? Etre toujours subtile. Quoi qu’il arrive).

hypothèse 2 : Rob en a une grosse lui: ça on le sait pour sur ! Dean se demande même s’il n’est pas trop étroit pour lui. Comme quoi, le problème ne se pose pas que dans les romances hétérosexuelles et ça, c’est bon à savoir ! (ce qui ne répond pas à la question mais avouez que vous êtes heureux de l’apprendre.)

hypothèse 3 : il a caché quelque chose dans son caleçon quand les bandits l’ont attaqué. Genre une théière comme celle-ci :

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Voilà, je l’ai fait les amis.

Hélène aussi. Merci ma chère de m’avoir suivi dans cette aventure extraordinairement lente, un peu chiante, mais meilleure que ce que la couverture laissait présager.

 

Et pour finir, si vous voulez voir la vidéo (et écouter la sublime chanson) c’est par ici :

https://www.youtube.com/watch?v=DvcDWlfTo1w

24
oct

La meute du Phénix, tome 1, Trey Coleman – Suzanne Wright

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Oh je sais ce que vous vous dites… Si ce billet est aussi long c’est qu’il doit contenir pleins de spoilers… et vous avez raison ! :-) Il contient même toute l’histoire, pour être précise.
Mais que cela ne vous empêche pas de prendre 5 minutes de pause…
Installez-vous confortablement et laissez vous embarquer par cette histoire qui est d’une profondeur rarement égalée… 

Il était une fois, une jeune fille, Taryn, qui se réveille dans un endroit qu’elle ne connaît pas.
Taryn est une latente c’est-à-dire qu’elle ne peut pas se métamorphoser même si sa louve s’exprime très bien en elle.
C’est donc dans le lit d’un homme qu’elle se réveille.
L’odeur de cet homme ? Celle de Febreze, senteur  promenons-nous dans les bois, tant que le loup n’y est pas : « Fraicheur de pin, pluie de printemps et bois de cèdre. »

Elle décide de sortir de ce lit inconnu et se dirige vers la cuisine où elle rencontre pour la première fois Trey.
Trey, à l’expression renfrognée et au regard perçant d’un bleu arctique qui ne font que renforcer son sex-appeal (l’expression renfrognée, ça a un petit quelque chose, c’est sûr)(un petit quelque chose de désagréable plutôt que sexy, aurais-je dit de prime abord mais bon il m’arrive aussi de me tromper)(même si c’est rare, pour être tout à fait honnête avec vous). Son tee-shirt moulant soulignant avantageusement ses épaules larges, ses pectoraux imposants et ses abdos taillés dans le roc. (comme un roc… solide comme un roc…)(ne dites rien, je sais que ma culture musicale vous épate)(et vous n’avez rien vu)(la prochaine fois je cite Willy Denzey).

Mais revenons à nos loups.
Trey (l’Alpha, bien sûr) détaille lui aussi Taryn :
« Ses lèvres étaient pulpeuses, charnues, et ne pouvaient que provoquer des pensées impures.» (En d’autres termes, une bouche de suceuse quoi).
«Par instinct, il inspira profondément pour explorer l’odeur de cette jeune femme, comme il le faisait chaque fois qu’il rencontrait quelqu’un pour la première fois (rien de plus normal). Putain. Un bouquet exotique mêlant noix de coco, citron vert et ananas (pourquoi utiliser un gel douche Tahiti quand on sent naturellement meilleur, je vous le demande ?) le heurta de plein fouet et se répercuta aussitôt jusque dans sa queue raidie, qui eut un soubresaut.» (la puissance d’une bonne odeur est clairement sous-estimée)(et celle d’un soubresaut bien placé également). (Amie de la classitude, pour vous servir!).

Bon pour vous la faire courte (ce que la queue de Trey n’est pas, je vous rassure tout de suite)(et ce que mes billets ne sont pas non plus, soyons honnêtes) : Trey a enlevé Taryn pour lui proposer de s’unir provisoirement à lui. Elle échapperait ainsi à l’Alpha d’une meute à qui son père l’a promise et qu’elle déteste… et lui pourrait gagner un soutien de la meute d’origine de Taryn (tout ces mots en ine sans même y penser… je crois que je suis une poète qui s’ignore). Bref, l’union, pensent-ils, ne sera que temporaire et la séparation peu douloureuse, car les deux ont perdu leurs âme-sœurs plus jeunes (sauf que… Non allez je ne vais pas vous spoiler)(enfin, pas tout de suite, ce serait dommage de gâcher tout le suce-pens).
Bref.

J’ouvre une parenthèse concernant le mâle auquel son père la destine. Juste pour prouver que je ne mens pas quand je vous dis qu’elle ne l’apprécie pas :
« Si tu veux tout savoir, l’idée qu’on m’insère un porc-épic très énervé dans le rectum sans vaseline m’attire beaucoup plus que celle de devenir ta compagne. » voilà voilà voilà…
(quand je vous dis que Ward a du soucis à se faire par rapport à ses métaphores de haut niveau)(mais on ne me croit jamais).

Taryn va accepter, et en discuter, tout en buvant son café dans la cuisine, assise sur le plan de travail. Détail d’une importance capitale pour l’auteur (et beaucoup moins pour nous lecteurs, je dois bien l’avouer) qui nous le rappelle quand même 22x en tout dans le livre (oui, j’ai compté, merci à mon kindlechou, aussi appelé JZB, pour cette information capitale qui changera sans nul doute le cours de votre journée).

Donc Taryn est sur son plan de travail et là :
« Ce fut le corps tout entier de Trey qui se tendit (comprendre, pas seulement sa queue) lorsque Taryn se suça le bout des doigts, où perlaient quelques gouttes de café (comment est-elle arrivée à se mettre du café sur les doigts au point de devoir les sucer, je n’en ai aucune idée).Putain de merde. (Je précise que les phrases en italiques sont d’origine, je ne suis pas si vulgaire, vous me connaissez). Ce qui rendait la scène encore plus excitante, c’était que la jeune femme n’avait à l’évidence pas conscience d’être scrutée par tous les hommes qui l’entouraient. Sans rien faire pour, en toute innocence, elle dégageait une sensualité folle.» (Cette histoire de sensualité (non je ne chanterais pas Axelle Red, soyez rassurés, ce n’est pas comme si mon billet était déjà long) dont elle n’aurait pas conscience revient également environ, laissez moi réfléchir, 666 fois dans le livre)(à vue de nez hein).

 

Bref, passons directement à la première scène de cul (vu que c’est tout ce qui vous intéresse, je le sais bien), environ 3 pages et demi plus tard soit à environ 15% du livre.
« L’eau lui vint subitement à la bouche lorsque son regard descendit jusqu’à l’entrejambe de Taryn: son sexe était entièrement épilé.
– Mienne, gronda-t-il. »

Déjà le « mienne »m’a fait sourire. Mais, moins, quand même, que la phrase qui suit qui est une compilation exhaustive de tous les termes qu’on retrouve dans ce genre de livre. Depuis que j’ai lu cette phrase, je dois bien l’avouer, mon admiration pour l’auteur ne connaît plus de limites…
« Ce que tu es étroite, gémit-il. Si étroite, si chaude. Si mouillée. Et mienne. »
Non mais sérieusement, cette phrase est magique non? (Limite j’aurais pu la mettre en titre de mon billet.)(Si j’avais envie que les gens continuent d’être dirigés sur mon blog quand ils tapent des trucs salaces sur Google. Ce qui n’est pas le cas).

Et pour continuer dans la poésie :
« Tu aimes ça ? Voulut-il savoir. Tu aimes sentir ma bite qui te baise ? »

Heureusement, Trey n’est pas seulement un poète qui s’ignore. C’est aussi un  homme qui sait apprécier le plaisir quand il le trouve (tout comme il sait trouver les points G de Taryn quand il la pine)(quand je vous dis que j’ai une âme de poète) : « Merde, Trey n’avait jamais baisé comme ça, n’avait jamais joui aussi intensément. » Tant mieux pour lui, j’ai envie de dire.

Bon, et comme je sais que vous doutez de la véracité de mes propos quand je vous parlais de répétition et que je sais également que vous aimez les métaphores dignes de ce nom :
« Chacun de ses gestes dégageait une sensualité naturelle, une grâce, une fluidité. Sa bouche si charnelle, mise en avant par la manière dont la jeune femme dévorait sa nourriture, le fit bander au point qu’il aurait sûrement pu se servir de son sexe comme d’une matraque. » (m’enfin, un sexe pour assommer quelqu’un, ça doit quand même être moins pratique qu’une matraque)(enfin, je dis ça, je dis rien).

Bien sûr, pendant leurs parties de jambe en l’air, il y a aussi le fameux :
«-  Jouis pour moi, Taryn, susurra une voix rauque et autoritaire.
– Jouis. Maintenant, intima-t-il en lui mordant durement l’épaule. ».
(ce qu’elle fit, n’en doutez pas un instant).

Bref. Nos tourtereaux passent une période sympa, ils se rapprochent (et pas que bibliquement)(m’enfin quand même beaucoup hein) et nous on apprend des choses fort intéressantes, comme le fait qu’elle a une saveur (et attention je ne parle pas de la saveur de sa peau ici) à son image : « épicée et sensuelle ». Plus loin, on apprend également que son goût n’est « qu’épices et séduction »(j’avoue je suis curieuse de savoir quel goût à la sensualité. Sans parler de la séduction…(ah la la ce que je peux être tatillonne sur les détails, vraiment… mordez-moi tiens, je le mérite bien)(et il paraît que ça donne des orgasmes en plus). Vous comprenez, c’est comme un aphrodisiaque pour lui (le goût du sexe de Taryn donc, pas de mordre) car « c’est crémeux et piquant et surtout, c’est à lui ». Miam, bon appétit my friends !
Bref ça se léchouille, ça baise, tout va bien dans le meilleur des mondes quoi.

 

MAIS VOILA, (je mets des majuscules au cas où vous commenciez à trouver le temps (enfin mon billet) long pour que vous compreniez qu’il va enfin se passer quelque chose :) MAIS VOILA, donc, Trey sent qu’il s’attache trop et pour je ne sais trop plus pour quelle raison, il veut garder ses distances avec Taryn (sûrement ne la mérite-t-il pas comme dans tous ces livres).
Du coup, il ne la touche plus, il ne l’approche plus. Et elle et sa louve souffrent, mais souffrent, je ne vous raconte pas. Et lui aussi, pauvre petit sucre d’orge à la cannelle, il souffre.
Et je ne vous parle même pas de son loup. Vous l’aurez compris, tout le monde est triste.
Surtout quand le malheur s’abat sur Taryn.
Oui. Le malheur s’abat sur elle et, attention, c’est du lourd.
Quelqu’un va … non je ne sais pas comment vous parler de ce twist sans vous avoir préparé à l’horreur de ce qui suit… Bon, je me lance.
Quelqu’un a taggué la voiture de Taryn.
Oui je sais, c’est horrible. Et Trey qui ne veut pas la réconforter, la pauvre fraise tagada…
« Trey s’approcha un peu, et la louve de Taryn se calma légèrement. Mais il ne la toucha pas, alors qu’elle en avait tant besoin, alors qu’il sentait forcément qu’elle en avait besoin.
– C’est ma voiture, répéta-t-elle ».
Oui c’était sa voiture et un membre de la meute (que celle qui ont pensé au sexe en lisant le mot membre lèvent la main) de Trey la déteste tellement qu’il a tagué sa voiture en l’insultant car c’est une Latente. Si c’est pas dramatique ça.

Au final ils s’expliquent et se remettent ensemble (et ce, bien plus loin dans le livre):  « Chaque matin, il réveillait sa compagne en enfouissant sa langue entre ses cuisses, et chaque soir, c’était sa queue qu’il enfonçait profondément en elle, pour qu’ils s’endorment tous les deux rassasiés de sexe. Puis, durant la nuit, il se réveillait toujours pour remettre ça. ». (Amen). (Insatiables ces loups garous.)(Et si classe avec ça.)

Mais si nos tourtereaux se sont réconciliés, quelqu’un en veut toujours à Taryn. Et le lui fait savoir de la plus horrible manière qui soit (genre pire que le coup de la voiture)(oui je sais c’est dur à croire… mais pourtant…)
Attention je vous spoile l’évènement le plus important du livre là hein… J’espère que vous ne m’en voudrez pas.
Sortez vos mouchoirs…
Que fait le méchant traitre de la meute?
Et bien… il tue son oiseau.
« Elle était au bord des larmes, de voir son si bel oiseau mort. Et pas simplement mort, mais pendu la tête en bas contre la vitre, qu’il heurtait au gré du vent qui le ballottait. »

Si c’est pas monstrueux de faire une chose pareille franchement ?
Un drame je sais. Je vous propose d’ailleurs d’observer une minute de silence en la mémoire de ce petit oiseau mort pendu pour le seul crime d’avoir été aimé d’une louve latente.
Pour ma part, je vais supprimer quelques lignes et méchancetés de ce billet pour prouver mon incrédibilité et mon écœurement face à un tel acte barbare.

….
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Bon, vous savez quoi, je vais faire mieux que de supprimer quelques lignes, je vais vous faire un (court) résumé de la suite et fin.

Après ce terrible évènement, Taryn s’assoit 18 fois sur le plan de travail, elle se retrouve 134 fois à être sensuelle sans s’en rendre compte, il y a 3 fellations, une sodomie (true story), une attaque du méchant sur Taryn qui tombe de l’escalier, une sortie au victoria secret, 6 pages sur la journée d’anniversaire de Trey durant laquelle tout le monde se rend dans un parc d’attraction (on a le droit à la description de toutes leurs activités et choix de manèges : grand 8 qui fait peur à Trey, le taureau mécanique, les autos tamponneuses etc…)(bref le moment fort du livre, s’il en est), une bagarre finale qui est gagnée par la meute de Trey en 3 min 2 secondes (c’est pas comme si on avait attendu de l’action pendant tout le livre, non non), 666 parties de jambes en l’air, une transformation de Taryn en louve (dont on ne se doutait pas du tout du tout), qui n’est plus une latente donc,une découverte importante qui est qu’ils sont finalement des âmes sœurs (là aussi on ne l’avait pas vu venir) et enfin un mariage où ils baisent devant la meute sous forme de loups.
Et ils vécurent heureux et copulèrent, jusqu’à la fin de leurs jours…
Tout ça en 573 pages, quand même.

Voilà. Qui a ricané et ne m’a pas cru quand j’ai utilisé le mot « court » plus haut quand j’ai dit que j’allais faire un court résumé ? Mon adresse mail est leslecturesdececile@gmail.com. J’attends vos emails pour me demander de quels bonbons j’ai envie en ce moment. Merci.

 

Franchement ? J’ai beaucoup aimé le début. Pendant environ ¼ du livre je me suis marrée, j’ai aimé les personnages, l’histoire, les scènes chaudes… et puis… et puis… je me suis ennuyée, j’ai trouvé ça répétitif, j’ai roulé des yeux, j’ai trouvé ça long et surtout, j’ai attendu qu’il se passe quelque chose pendant tout le livre… En vain. L’évènement le plus dramatique est vraiment la mort de l’oiseau.
Aussi, j’ai trouvé l’humour « trop » lourd (oui, je sais, c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité) pas assez naturel, c’était marrant au début mais à la fin je trouvais que ça sonnait faux. Personne ne sort des sorties comme celles que je vais vous citer plus bas en continue…
Bref. C’est dommage, la meute du phénix avait du potentiel.

Du coup, pour me remonter le moral, je me permets de vous laisser sur des métaphores et des citations qui valent leur pesant de michokos.

– Comme dirait Taryn: si je voulais entendre de la merde, j’irais aux chiottes.

– J’espère que tu lui as répondu que tu préférerais sodomiser un ours en pleine crise d’hémorroïdes plutôt que de le revoir. (j’avoue elle m’a fait rire celle-là)

– Oh, arrêtez les conneries. Vous nous sortez tellement de salades que j’ai l’impression d’être tombée en pleine foire à la laitue.

– Viens maintenant, et on pourra éviter le pire.
– J’aimerais mieux être ligotée sous un éléphant diarrhéique. (celle-là aussi m’a fait sourire. Tant de finisse…)

– Et tu vas faire tout ça gentiment, sans me faire chier, sinon je te jure que je te fais avaler tes dents, au point que pour les brosser tu devras te carrer ton dentifrice dans le cul!

Magique, non ? 

 

La meute du Phénix, tome 1, Trey Coleman – Suzanne Wright
Editions Milady – 573 pages (quand même !!)

 

18
jan

A ce moment là, je jure que nous étions l’infini

monde-de-charlie.jpg

 

Il y a des livres dont on est sûr qu’ils nous plairont même sans savoir de quoi ils parlent.
Le monde de Charlie allait être un coup de cœur, je le sentais, je l’espérais. Quelque chose dans le titre, dans la couverture, ou du peu que je connaissais de l’histoire (l’amitié entre 3 adolescents différents des autres) me faisait penser à l’univers de John Green.
Et vous n’êtes pas sans savoir que John Green est mon auteur chouchou, dont les histoires savent me faire rire et me toucher et dont les descriptions et protagonistes sont toujours si justes.

 

J’imagine que c’est sûrement parce que j’espérais secrètement retrouver la plume et la magie de Green dans le monde de Charlie que j’ai été autant déçue.

 

Ce livre parle donc de Charlie, un adolescent de 15 ans qui rentre au lycée. Il est différent, marginal et seul jusqu’à ce qu’ils rencontrent Sam et Patrick (j’ai du aller lire le billet de Mlle Pointillés pour retrouver leurs prénoms), des élèves de terminal qui le prennent sous leurs ailes.

 

En vrac, j’espérais rire, mais j’ai souri tout au plus quelques rares fois dans le livre… J’espérais être touchée, mais j’ai été agacée.
Agacée par l’impression que Charlie parlait comme un enfant de 8 ans et non de 15 ans, agacée par ses amis qui n’ont rien apporté de spécial à l’histoire, agacée par le manque d’humour, d’excentricité et d’originalité et surtout, agacée de m’ennuyer, de ne jamais vouloir le reprendre, d’avoir lu deux romances avant d’arriver au bout des 250 malheureuses pages qui composent ce livre.

 

On ne croit pas aux aventures de Charlie, on ne ressent pas ses sentiments, on ne partage pas ses joies, on ne rit pas, on ne s’attache pas, et… et en gros, on ne ressent presque rien à part peut-être un sentiment de malaise et surtout, un l’envie de gifler Charlie si il pleure une fois de plus (car Charlie passe son temps à pleurer)… 

Et je ne vous parle pas de la fin, totalement tirée par les cheveux et qui ne m’a pas du tout attendrie.

 

Bref, comme je le disais au début de ce billet, il y a des livres dont on attend beaucoup, avant même de savoir de quoi ils traitent, des livres dont on attend beaucoup et dont on sait qu’ils seront des coups de cœur… Sauf que parfois, on se trompe, c’est un échec et la déception n’en est que plus grande. Ca a été le cas de ce livre que je ne vous recommande pas même si les avis positifs sont légion.

 

Une chose est sûre je ne suis pas la seule à ne pas avoir aimé. Mlle Pointillés et Sandy qui l’ont lu sont de mon avis…

 

Le monde de Charlie – Stephen Chbosky
Editions Sarbacane – 252 pages.  

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