Les lectures de Cécile

14
mai

Trust (Temptation 3) de Ella Frank : la parfaite conclusion d’une parfaite série

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Après avoir lu quelques romances érotiques l’année passée, j’avais fait deux billets sur le sujet “Les 10 fondamentaux pour écrire un mommy-porn” et “les 10 détails dans un livre érotiques qui ont l’air de ne gêner que moi”.
Et vu que ce billet risque d’être long, je vais faire un résumé de ces billets et puis je comparerai ces points avec la série gay et érotique “Temptation” dont je viens de terminer la lecture. (mon avis sur le tome 1 ici, et sur le tome 2 là). 

Donc, en général, dans les livres érotiques, nous avons :

 

1) Un héros riche et jeune.
Et quand je dis riche, je veux dire vraiment vraiment riche. Il est propriétaire d’immeubles, a un chauffeur, pleins de magnifiques voitures qu’il ne conduit pas (vu qu’il a un chauffeur)(et parce que baiser et conduire peut s’avérer dangereux). Il est même propriétaire de l’immeuble où vit l’héroïne ou de l’entreprise dans laquelle elle travaille (non mesdames, nous ne discuterons pas ici de cette coïncidence, aussi belle et pratique soit-elle). 
Mais ce qui est génial, c’est que notre héros a toujours moins de 30 ans (d’ailleurs, je ne voudrais pas paraitre tatillonne mais j’aimerais beaucoup comprendre comment notre héros, à la tête d’une énorme multinationale (en plus d’être à la tête d’une énorme queue)(oops, pardon, je m’égare), donc qu’est-ce que je disais ? Ah oui, j’aimerais qu’on m’explique comment notre héros peut passer tout son temps (et quand je dis tout son temps je veux vraiment dire TOUT SON TEMPS) à baiser et quand même arriver à faire fructifier sa multinationale. 
Parce que bon, soyons honnêtes, s’il y a un moyen d’être aussi riche tout en passant ses journées à jouir, je veux bien le connaitre… merci du tuyau donc…

 

2) Un héros dominant et autoritaire.
Oui, notre héros n’est pas seulement magnifique, doté d’une voix de velours qui provoque des orgasmes, d’une odeur musquée et épicée qui provoque aussi des orgasmes, et foutu comme un dieu (ce qu’est assurément notre héros, et pour cause : baiser 10 fois par jour maintient en forme), il sera également dominant.
Soit vraiment dominant du genre « je vais te faire signer un contrat qui me donnera le droit de contrôler ce que tu manges, ce que tu dis, à qui, et si tu peux ou pas traverser la rue toute seule). Ou dominant plus en nuance (mais pas de Grey)(oui je suis hilarante, je sais) à savoir seulement au niveau sexuel.

Mais dans tous les cas, il aime le contrôle.
Avant de continuer, il faut savoir que j’adore les héros Alpha. Mais pas quand ils changent du tout au tout avant la fin du livre ou de la série comme c’est le cas dans ces livres.

Ici, notre héros si autoritaire (« êtes vous célibataire ? » « ça ne vous regarde pas » «  si ça me regarde car je veux te baiser »), au début du livre, change complètement après être tombé amoureux et devient pire qu’une serpillère. (Une belle serpillère, soit, mais une serpillère quand même).
Il change pour la fille donc, devient monogame, il arrête de passer son temps à bosser (parce que bon, baiser est quand même plus important), est prêt à mettre de côté son orgueil pour la fille et s’avère ne presque plus être dominant (à part pour le fameux « jouis pour moi » sur lequel nous reviendrons plus tard)… et bref notre héros devient un homme ordinaire en somme (enfin un homme ordinaire avec une grosse b*** et très riche)(pas de quoi se plaindre quoi). Il n’empêche qu’à la fin du livre, notre héros n’a plus la personnalité qui nous faisait craquer au début.

 
3. Le passé 
Notre héros devra, et c’est une obligation, avoir un passé trouble et torturé. Sœur décédée, mère droguée, viole, coups et blessures, privé de nutella ou de coca dans sa jeunesse (ou comme l’auteur de ce billet, de peluche Popples) : il n’y a pas trop de restrictions de la part des auteurs. D’ailleurs, plus le héros sera traumatisé, plus la lectrice aura envie de le réconforter et d’être la femme qui arrivera à lui chasser ses démons.
J’avoue que personnellement, je pense pouvoir être excitée sans que nos héros aient vécu plus d’horreurs dans leur jeunesse que princesse Sarah dans la sienne (oui on a les références qu’on a…) mais bon, je suis une rebelle, que voulez-vous !

 

4. Les particularités de l’héroïne et les phrases « type ». 
L’héroïne, quant à elle, pourra être banale, une femme comme nous toutes, en somme, ou elle-même traumatisée. Peu importe tant qu’elle est (impérativement) étroite, mouillée et toujours prête à recevoir le héros de sorte que ce dernier puisse lui dire 15x par tome les phrases suivantes :

– Tu es si mouillée pour moi
– tu es si étroite putain. Parfaite pour moi.
– Jouis pour moi (maintenant). (mmmh, je pourrais pas jouir pour moi plutôt ?)(car laissez moi vous dire que si je pouvais jouir sur commande, je le ferai avant tout pour me faire plaisir)(mais comme je vous le disais, je suis une vraie rebelle)(et bon, ok, aussi un peu égoïste apparemment).

 

5. La communication entre les personnages et leur réconciliation (sur l’oreiller) 
Souvent, tes deux héros se disputeront. Soit à cause d’une ex, soit par incompréhensions, souvent à cause de non-dits. Mais finalement, peu importe la raison de la dispute, ce qui est important, c’est la réconciliation sur l’oreiller.
Finalement pas besoin qu’ils communiquent et s’expliquent, s’ils baisent et que l’héroïne à ses 32 orgasmes d’affilée, ce n’est pas grave si le problème de base n’est pas résolu. 
(En même temps, pourquoi parler quand on peut avoir des orgasmes ? Je ne peux les blâmer !).
Surtout que bon, notre héros a une endurance hors du commun ! Pas besoin d’avoir peur : le héros n’aura jamais, jamais d’orgasmes avant l’héroïne même si celle-ci vient de lui faire une fellation de compét (et puis bon, même s’il jouit, ce n’est pas un héros pour rien : il sera directement près pour 4 autres tours).
Conclusion : le héros de ces romances érotiques a l’endurance d’un sex toy, la langue et les doigts en plus. (mmmh, comment on fait pour devenir une héroïne déjà ?).

Bref, maintenant que nous avons passé en revu les plus gros clichés des livres érotiques, je vais vous dire pourquoi la série Temptation de Ella Frank, qui est une série gay érotique, est parfaite et en quoi elle se différencie des clichés ci-dessus.

 

1) Héros riche et âgés de moins de 30 ans ? Non !
Tate a 29 ans et est un barman qui a mis un peu d’argent de côté mais qui n’est de loin pas multimilliardaire. Logan, quant à lui, a 34 ans (oui 34 !), et est un avocat qui a de l’argent et une très belle voiture (qu’il conduit !) et qui a même une maison de campagne mais qui n’est pas pour autant milliardaire. Et surtout : il travaille pour gagner son argent.
Je ne dis pas qu’ils ne baisent pas hein. Car ils le font. Beaucoup. Mais ils le font avant et après le boulot. On les voit même travailler, et je peux vous dire que c’est bien plus réaliste que ce que j’ai pu lire jusque là dans les livres érotiques.

 

2) Ils passent de dominants à serpillères ? Non !
Ils ne changent pas de personnalité. Car être dominant n’est pas ce qui les caractérise à la base. Ils le sont quand ils doivent l’être (pour notre plus grand plaisir) mais ils sont aussi drôles, sarcastiques, honnêtes, tendres, têtus…
Leur personnalité ne change pas pendant les différents livres : ils sont exactement pareil à la fin de la série qu’ils ne l’étaient au début. Seuls leurs sentiments et leur manière de pensée ont évolué !

 

3) une passé traumatisant ? Non !
Ils n’ont rien vécu de traumatisant dans leur passé. Bien sûr, ils ont eu des problèmes, des moments de remises en questions, des périodes plus difficiles durant leur enfance et leur adolescence, et ils en ont même pendant la série. Mais ce sont des problèmes tellement réalistes par lesquels ils sont passés et par lesquels ils passent, que nous ne roulons jamais des yeux (ce que je fais souvent en temps normal)(comme Ana dans 50 nuances de Grey)(oui je sais, je mérite la fessée).
Donc, ici, tout somme juste et c’est vraiment rafraichissant de ne pas avoir de drames inutiles. (D’ailleurs, en parlant d’adolescence : j’aurais adoré connaître le Logan-ado-intello-geek et le Tate-ado-cool-musicien).

 

4) clichés ? Non !
Bon okay… ils sont étroits… mais bon : c’est normal dans ce cas ;))
Et nous n’avons le droit qu’à deux « jouis pour moi » dans les 3 livres et chaque fois c’est car le premier a déjà jouit, et donc ça passe très bien. Car vous savez quoi ? Ca aussi c’est parfait. Ils jouissent quand ils en ont envie. Ils savent que l’autre va suivre donc ils font selon leur besoin. Bien sûr qu’ils font attention au plaisir de l’autre mais ce n’est pas une obligation pour celui qui est au dessus de finir après l’autre.

 

5) que du sexe, pas de communication ? Non !
Ils communiquent. 
Attendez, laissez-moi répéter ça : ils communiquent ! et c’est vraiment vraiment vraiment rafraichissant et parfait. 
Ces deux personnages n’acceptent pas les conneries de l’autre. Ils agissent exactement comme tous les héros de romances (et je parle de toutes les romances) devraient le faire : ils laissent du temps à l’autre pour venir leur parler mais après quelques jours ils confrontent l’autre et n’acceptent pas de ne pas avoir de réponses.

 

Et maintenant que je vous ai expliqué en quoi cette série est différente des autres, laissez moi vous expliquer pourquoi vous devez essayer de la lire.

Je viens de finir de relire les deux premiers livres et j’ai enchainé sur le troisième tome et c’est comme si j’avais lu un gros et long livre de 800 pages (aucune référence phallique ne se cache dans cette phrase), un livre de 800 pages ou plus, parfait depuis la première à la dernière page.

Durant ces trois livres :
– je suis tombée amoureuse de Tate et Logan,
– je suis tombée amoureuse de leur honnêteté, de leur humour (douteux), de leur côté dominateur qui apparaît de temps en temps, de leur possessivité et leur tendresse
– je suis tombée amoureuse de leur manière de communiquer, de leur façon de comprendre et d’avoir besoin de l’autre,
– je suis tombée amoureuse du fait qu’ils se protègent avec des préservatifs systématiquement.

J’ai aimé que logan soit un intello, qu’il soit sur de lui malgré quelques insécurités, et qu’il n’arrête jamais de parlé.
J’ai aimé son humour, ses sarcasmes, son esprit affuté, son frère Cole…

J’ai aimé Tate, ses doutes, sa confiance, son amour, son côté jaloux. J’ai aimé qu’il devienne autoritaire quand il boit trop, qu’il soit têtu, qu’il se batte pour ce en quoi et à qui il croit.

J’ai aimé suivre l’évolution de leur relation, la chasse, les nons, le déni, l’expérience, le oui, l’acceptation, les sentiments, l’amour, la confiance…

J’ai aimé l’écriture, l’humour, l’absence de clichés, les dialogues, les déclarations d’amour, les réactions des héros, les moments tendres, les SMS, les appels, les sarcasmes et les scènes chaudes chaudes chaudes chaudes !

Bref, j’ai quasi tout aimé et tout le monde. Ella Frank a écrit, à mon avis, une série qui sonne juste. Rien de faux, rien de « trop », juste une histoire originale, bien menée et intense durant laquelle j’ai…

Couiné, ri et été touché.
Trois livres qui m’ont rendu triste, heureuse, et qui m’ont donné chaud !
Trois livres dont je suis tombée amoureuse et qui me laisse en état de manque ! 

Et comme ce billet portait initialement sur le dernier tome Trust, je vais simplement dire que ce 3ème tome est comme les deux premiers. Non, rectification : il est encore meilleur que pour les premiers.
Encore plus drôle, touchant, chaud (la scène a 70% !!), touchant, juste et triste (j’ai même versé ma larme) que les deux premiers.
Les scènes de cul n’ont jamais été trop présentes dans les deux premiers livres mais presque. Dans Trust, je dirais que c’est encore mieux balancé : on les suit dans leur quotidien mais l’histoire n’est pas une excuse pour les faire coucher ensemble (scènes qui sont présentes mais juste quand nécessaires).
En résumé : comme dirait Fleur, ce troisième livre est un peu l’apothéose de la série. Tate et Logan sont simplement parfaits dans Trust, dans toutes leurs actions et réactions. 

Si vous les avez aimé dans les deux premiers livres, vous allez les adorer dans celui-ci. Sans aucun doute.

Et pour celles qui lisent seulement en français, bonne nouvelle : cette série va sortir bientôt chez J’ai Lu ! 

Les avis de Zaza, Sandy, Lily… 

5
mar

Never Never de Colleen Hoover & Tarryn Fisher : prenant, mystérieux et très bien ficelé !

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J’ai adoré cette histoire qui m’a happée dès la première page.

On alterne les points de vue de Charlie (diminutif de Charlize) et de Silas, deux lycéens qui se « réveillent » un jour, en plein milieu de la matinée, dans leur lycée.
Sauf que voilà, ils ne se souviennent de rien. Où sont-ils ? Qui sont-ils ? Que leur est-il arrivé ?

She smells like lilies, and I don’t know how I can possibly remember what lilies smell like, but somehow not remember the actual person standing in front of me who smells like them.

On rentre directement dans le vif du sujet et on prend beaucoup de plaisir à les suivre et à les voir enquêter.
On découvre les choses en même temps qu’eux et on a partage et vit leurs réactions en direct quand ils en apprennent plus sur leur famille, sur leur lien, sur leur passé, sur leur amour et sur leur relation.
Avec eux donc, on s’interroge, on recherche la vérité, on croise les informations et on note les moindres indices qui pourrait nous aider à comprendre quoi, pourquoi, comment.

Her eyes are like two open books and I suddenly want to devour every page.

Never never a été co-écrit par Colleen Hoover dont j’adore la plume toujours très touchante et Tarryn Fisher dont le livre « Mud Vein » m’avait chamboulée, captivée et sortie de ma zone de confort et dont je n’ai jamais pu dire si j’avais adoré ou pas. 
Ici, il ne m’a pas fallu longtemps pour reconnaitre qui avait écrit quel personnage et si Silas m’a davantage touchée, j’ai également beaucoup apprécié le caractère de Charlie même si elle est un peu moins attachante. 

En somme, ce livre est très mystérieux et très bien ficelé malgré quelques facilités (comme le personnage qui se souvient du code d’accès à son ordinateur mais pas d’où il a mis son chargeur) et on le referme avec beaucoup de questions et d’hypothèses mais aussi très frustré avec une fin aussi brillante qu’horrible !  

If I knew her better, I’d hug her. Hold her hand. Something. I don’t know what to do. There’s no protocol on how console your girlfriend of four years who you just met this morning.  

Et si j’espère de tout cœur que les auteurs ne vont pas nous fournir une explication paranormale –  que je trouverais sûrement trop facile – pour résoudre ce mystère de perte de mémoire, mon seul gros bémol actuellement concerne le format du livre qui tient plus de la nouvelle que du roman.
Quand on sait que les auteurs prévoyaient un standalone à la base, qu’elles ne savent finalement pas combien de tomes la série comportera et qu’elles décident de faire un tome de 150 pages alors qu’elles auraient pu en faire un de 300, j’avoue me sentir un peu flouée ! :-) (spéciale dédicace pour toi, B). 
Mais ça ne m’empêchera pas de me jeter sur la suite à sa sortie !  

I begin to dip my head, just as she presses her hands against my forearms. « Look », she says, pointing at the building next door. The flickering light has stolen her attention and I want to curse the universe for the simple fact that a light bulb just interfered with what was about to become my absolute favorite of very few memories.

12
fév

The Album de Ashley Pullo – Une parenthèse de rires, de larmes, d’amour et d’amitié

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Plus d’un mois et demi à lire sans vraiment lire, à apprécier mes lectures sans jamais les vivre, à vouloir lire mais à pouvoir m’en passer…
En bref, un mois et demi de de pseudo panne livresque qui commençait à s’éterniser et limite, à me déprimer.
Autant vous dire qu’il me fallait rien de moins qu’un très bon livre pour me sortir de là.
J’ai eu le droit à une petite pépite. 

Une petite pépite d’émotions, de rires, de larmes, d’amour et d’amitié.
 
The Album c’est l’histoire de deux cousines,  Chloé et Nathalie – pleines de vie, pleines de rêves, pleines d’espoir- dont nous suivons la vie au fil des années.
Deux cousines hilarantes, vraies, authentiques et libres, qui s’aiment, se comprennent et se soutiennent sans jamais se juger et qui croisent le chemin d’Adam, de Zach, de Chris et des autres…. 
 
« Are you ready?” 
“No,” I say.
“Good. Let’s face the world together.”

« Est-ce que tu es prête ? »
« Non »
« Bien. Allons affronter le monde ensemble »

 
The Album, c’est la face A et la face B d’une cassette, d’une histoire que Ashley Pullo nous raconte avec brio, humour, finesse, et émotions.
C’est des destins qui se croisent, se décroisent, se frôlent d’abord pour se percuter ensuite, c’est des lettres qui nous font rire et pleurer, des moments hilarants, des sorties mythiques, des scènes de sexe remplies de sentiments et d’émotions, des idéaux, des déceptions, des drames. 
The Album, c’est des références à Sex and the city, à Felicity, à Friends, à Beverly Hills, c’est un poster de Mario Lopez et de ses fossettes, c’est les paroles de Edith Piaf et c’est aussi le petit prince de St Exupéry. 
Sometimes when I’m deep in my thoughts, I wonder if I imagined him – like a little prince that fell from the sky in search of a friend.

Des fois, quand j’y réfléchis, je me demande si je ne l’ai pas imaginé – comme un Petit Prince qui est tombé du ciel à la recherche d’un ami. 

 
En lisant ce livre, j’ai ri aux éclats, j’ai du descendre du bus tellement je pleurais, j’ai eu le coeur serré, j’ai surligné des passages, j’ai eu envie de plonger dans le livre et de rencontrer Chloé et Nathalie et de devenir leur meilleure amie, de faire la fête avec elles et de les prendre dans mes bras.
J’ai eu envie de regarder sauver par le gong, de rencontrer Zach dans un train, de découvrir « Say something » de Carmeron Crowe, de me rendre au « Bridge » pour écouter Chloé chanter et d’aider Nathalie à trouver du sable à NYC. 
 
“Mom, I want you to meet Natalie. She’s like a little star that fell from the sky.”

« Maman, j’aimerais te présenter Nathalie. Elle est comme une petite étoile qui est tombée du ciel » 

 
Pendant les quelques jours qu’ont duré ma lecture, j’ai été obsédé par ce livre, par ses personnages, par les événements qui s’y déroulent, j’ai vécu les histoires, senti les mois passer, et j’ai pensé très souvent à mes amies Chloé et Nathalie, à leur rêves, à leurs amours, à leurs coeurs brisés. 
J’ai vécu ce livre, et qu’est ce que ça fait du bien ! 
 
“Nat, it’s noon. Get dressed – I want to talk to you.”
“Oh c’mon, like anyone in the history of the world jumped into a shower so they could get ready for a talk .” 

« Nat, il est midi. Habille toi – j’ai besoin de te parler ».
« Oh allez, comme si quelqu’un dans l’histoire du monde allait se jeter sous la douche pour pouvoir avoir une discussion ». 

Malheureusement, j’ai un bémol, et il est quand même assez grand pour me faire passer à côté du coup de coeur : la fin est décevante. Trop rapide, trop expédiée, les années passent sans détails et sans nous finalement. On ne comprend pas tous les événements, on ne reconnait pas forcément la Chloé que l’on a connue et cette fin nous laisse, en plus, avec des questions en suspend et des personnages masculins qui auraient mérité d’être bien plus développés. 

Without warning from my friend, Sadness, my face erupts into ugly tears.

Sans avertissement de mon ami Tristesse, j’ai éclaté en sanglot. 

Mais que cela ne vous arrête pas pour autant de lire ce livre car si j’ai bien compris, le tome 2 reviendrait justement en détails sur les années « expédiées »  à la fin du tome 1.
Oui, ne vous arrêtez pas à ce bémol parce qu’au final, quand on lit The Album, on rit beaucoup, on pleure très fort, on aime tout le monde, on adore l’auteur, on lui en veut aussi, on tombe amoureuse, on a le coeur brisé et on est extrêmement  touché par la beauté des mots, la justesse des réflexions et par ces moments magnifiques même dans la tristesse.
Et surtout, on vit.
Car The Album, c’est plus qu’un simple livre, c’est aussi une apologie de la vie. 

 

Et si la fin m’a laissée sur ma faim, cela ne m’en donne que plus envie de retrouver ces personnages dans The Ballad. 
Bientôt, le temps de les quitter un temps, pour mieux les retrouver. 

PS : Ma copine B me fait part, à juste titre, d’un oubli important dans ce billet, à savoir que le livre est rempli de cul.
Alors ce n’est certes pas un érotique et je n’ai pour ma part pas trouvé le cul trop présent, mais c’est vrai que ce n’est pas du tout un YA et ce n’est pas ce à quoi vous devez vous attendre…
Vous voilà prévenus !
 
 
The Album – Ashley Pullo 
Kindle Editions- 400 pages