Les lectures de Cécile

27
juil

Bref. Je suis Ana et je suis tellement bête que je suis arrivée à bout de la patience de Cess.

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Attention 1 : Cet épisode de Bref contient quelques spoilers (qui seront, ceci dit, vite oubliés vu la profondeur de l’intrigue)(mais non je ne pousse pas à la consommation de spoilers)(ce n’est pas mon genre).
Attention 2 : Non je n’ai rien inventé. Je précise vu qu’on m’a posé la question.

Bref, je m’appelle Ana et je suis allée en France avec Christian pour voyager. A Monaco, j’ai voulu faire du topless, Christian me l’a interdit mais comme il m’a énervé en me poussant dans l’eau, alors, j’ai fait du topless. Il était pas content, je me suis mordue la lèvre, il m’a attaché à un lit, ma déesse intérieure s’est levée de sa chaise longue, il m’a fait l’amour, des suçons sur les seins pour bien marquer son territoire et il était de nouveau content. Moi par contre j’étais pas contente. Du coup j’ai voulu faire du jet ski, alors qu’il me l’avait interdit. Mais comme j’écoute pas ce qu’il me dit et que j’aime bien me faire punir après, alors, j’ai fait du jet ski même si mon subconscient a dû interrompre sa lecture de Dickens pour me sermonner. Du coup, il était de nouveau pas content, alors on s’est disputé, pour finalement se réconcilier, au lit. Tu devrais me parler Ana, toi aussi Christian, fair point well made Mrs Grey.
Après, on est allé faire du shopping, on a acheté un maillot de bain à 540 euros, j’ai dit holy cow, j’ai roulé des yeux, il a penché sa tête sur le côté, fait un sourire timide, on est allé à St Paul de Vence, on a acheté des tableaux, vais-je m’habituer à être riche, on est rentré sur notre bateau, on a fait l’amour, il m’a dit un très classe « feel it baby » et j’ai eu des orgasmes.
Entre temps, j’ai rasé mon sexe, il était tout content, m’a souri timidement, mais je l’avais mal fait, il restait des poils, alors, il a fini de me raser et on a fait l’amour.
De retour à Seattle, mon subconscient lit le 2ème volume de l’intégrale de Dickens, on va chez les parents de Cricri d’amour, il chante au piano, tout le monde l’écoute abasourdi, on me remercie, je l’ai tellement changé, avant il ne chantait pas.
Après le repas, il me prête son Audi R8 pour rentrer, ma déesse intérieure est contente, elle chausse ses gants en cuirs et ses chaussures plates, je démarre, on se fait suivre, j’accélère, la voiture accélère, je coupe des lignes blanches, j’accélère, on nous suit toujours, j’ai pas le temps de rouler des yeux, j’accélère, la voiture accélère je vais dans un parking, on le sème. Dans le parking, l’adrénaline retombe j’ai besoin de faire l’amour. Je suis en jupe, on baise, je ne m’essuie pas, on repart. Fair point well made, Mrs Grey.
Dans notre appartement, je suis encore tendue, je roule des yeux, il me demande si j’ai bien roulé des yeux, je lui dis que oui, il me demande ce qu’on va faire pour ça, je lui réponds que je veux du sexe sauvage. Il penche la tête sur le côté, me fait un sourire timide, m’amène dans la red room of pain, me bande les yeux, oh my, holy shit, il m’allonge en angle droit sur une table, fait frémir ma déesse intérieure, il utilise un plug et il me baise, pour changer. Faire point well made, Mrs Grey.
On prend un bain, mon subconscient lit le 3ème volume de Dickens, on comprend qui a mis le feu au bureau de Christian et qui nous a suivi, oh my, holy cow, je le laisse dans son bureau engueuler ses gardes du corps.
Après, comme d’hab je n’ai pas faim mais je lui fais un sandwich, je me dis qu’il a trop d’employés, vais-je m’y habituer, oui sûrement un jour, holy shit, il fait un sourire timide, on va regarder la TV, et au lieu de la regarder, on baise, j’ai 80 orgasmes secondes, comme d’habitude. Fair point well made, Mrs Grey.
Après ça Cess a arrêté de lire ce tome, (à environ 30% quand même, ce qui est déjà bien vu comme je suis bête), mais j’ai du dire 15000 fois holy cow, 35000 fois Oh my, 2000 fois Holy shit, j’ai du rouler des yeux 3269 fois, Christian a du pencher la tête autant de fois, faire son sourire timide 37 fois, on a du baiser 16 fois, pas vraiment faire de séance SM, j’ai du être attachée souvent vu que la couverture du livre représente des menottes, il a du m’appeler un milliard trois cent mille fois Mrs Grey, avoir peur que je parte au moins 50 fois, j’ai du l’appeler « mon fifty » environ 100 fois, réfléchir avant d’agir une seule fois, failli mourir 3 fois, il a du avoir le feu dans un appartement, 4 accidents de voitures, 2 kidnappings, 50 disputes, 52 réconciliations au lit, mon subconscient a du finir l’intégrale de Dickens et ma déesse a du se prendre quelques fessées.
Bref je suis Ana, et je suis tellement bête que je suis arrivée à bout de la patience de Cess.

Merci à Chi-chi (Cliquez ici pour son avis très drôle sur la trilogie) pour son dévouement (on a commencé ce livre à quatre et elle est la seule à l’avoir lu jusqu’au bout) ainsi qu’à Fabienne et Marika. Même si on a pas fini ce livre, cette LC et ces échanges valaient vraiment le coup (de fouet) !
Mes avis sur le tome 1 (ICI. )(attention, pas sûre que je donne envie) et le tome 2 (ICI )(ou j’écris à Ana directement).

Fifty Shades Freed – E.L James
The Writer’s Coffee Shop Publishing House – 579 pages

 

 

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-bref-je-suis-ana-et-je-suis-tellement-bete-que-je-suis-arrivee-a-bout-de-la-patience-de-cess-108511068.html

6
juil

Tu me tues, baby, ai-je dit avant de raccrocher.

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J’avais vraiment envie d’aimer ce livre vu que Cora lui avait attribué cinq étoiles sur Goodreads et que de l’avis de Clarabel et de Francesca, il faisait penser aux livres sur les frères Fuentes de Simone Elkeles !
Je n’ai d’ailleurs pas eu besoin d’en savoir davantage pour me jeter dessus… 
J’avais donc vraiment envie d’aimer, voire d’adorer, sauf que malheureusement, ça n’a pas été le cas.  
J’ai passé un bon moment, et si je l’ai lu très rapidement et que je n’avais pas envie de le reposer, certains éléments m’ont dérangé et une fois que je focalise sur des détails, je ne vois plus que ça…

 

Par exemple, la manière  qu’à Noah d’ajouter « bébé » à chaque fin de phrase. « Ca va bébé ? » « Parle-moi bébé » « Qu’est ce qui ne va pas bébé », « Tu es belle bébé ». Entre ça et les mots « sirène » et « nymphe » qui apparaîssent trois fois par page, j’avoue qu’arrivée à la fin, si je voyais encore une fois le mot « bébé » ou « sirène » écrit quelque part, je risquais de perdre la maitrise de mes nerfs !


Aussi, et c’est le point principal qui m’a déplu dans ce livre : le langage « djeun’s » (dû à la traduction ?). Je ne trouve pas ça naturel du tout. Tous les jeunes ne parlent pas en verlan (du moins je l’espère) et même si c’est le cas, je trouve ça très désagréable à lire et sans valeur ajoutée.
Si Noah avait dit « je me suis fait prendre » au lieu de « pécho » ou « n’importe quoi » au lieu de « n’importe nawak » ça ne l’aurait pas rendu moins « adolescent » pour autant. 
Malheureusement, entre les vocabulaires qui se veulent « jeunes » et les tournures de phrases grammaticalement incorrectes (du fait du verlan), j’ai du rouler des yeux et grincer des dents une bonne cinquantaine de fois au bas mot…
Et puis, je n’ai pas besoin de mots tels que « zarbi », « daron » ou « meufs » pour me plonger dans une ambiance adolescente. Ici, le contexte du lycée (la cafet, les cours, les bals, etc) aurait suffit à me faire retrouver mes 17 ans. Nul besoin des expressions « jeunes », qui ne font pas naturelles et qui, à contrario, m’ont clairement empêché de m’identifier aux personnages.

 » J’ai entendu mon téléphone vibrer dans ma poche, et je n’ai pas été le seul : Isaiah et Rico se sont redressés sur leurs chaises.
Mon coeur a bondi dans ma poitrine : le nom d’Echo était affiché sur l’écran.
– Hutchins ? a crié M.Foster ?
Pécho ! Décidément, pas très discret, ce vibreur ! »

En outre, certains personnages secondaires comme le père et la belle-mère m’ont été totalement antipathiques et les retournements de situations (ou devrais-je dire raccourcis ?) de la fin n’ont pas réussi à m’ ôter ce sentiment…
(et puis, j’avoue que j’ai du mal avec le concept du mari qui trompe sa femme avec la baby sitter mais ça n’engage que moi).
Par contre, le choix d’Echo, à la fin, par rapport à eux m’a un peu sidéré, tout comme je n’ai pas compris pourquoi elle tenait absolument, pendant tout le livre, à rester copine avec Grace qui ne lui parle pourtant que quand elle est populaire et qui l’évite quand elle est montrée du doigt…  Echo est pourtant une fille intelligente (et elle a de « vraies » amies), mais la recherche de cette amitié pourrait faire penser l’inverse…


– Qu’est ce qui se passe Noah ? T’en tires une tronche !

– Echo lui a téléphoné pendant le cours de maths et il a loupé l’appel, alors forcément, il a les boules, lui a répondu Isaiah.
– N’importe nawak, ai-je dit d’un ton brusque.

D’un autre côté, beaucoup de sujets difficiles sont abordés dans ce livre. Noah, depuis la mort de ses parents, passe de foyers en foyers et se bat quotidiennement (tout en fumant des joints) pour obtenir la garde de ses frères. Echo, quant à elle, malgré son prénom improbable, était la star du lycée jusqu’à un accident qui l’a traumatisé. Entre un père qui veut tout contrôler, une belle-mère qui était sa baby sitter, un frère décédé, un accident dont elle n’a aucun souvenir, et sa mère qui est pour le moins particulière, Echo essaye, tant bien que mal, de ne pas perdre la tête et de se souvenir de ce qui s’est passé.
Des sujets difficiles donc, abordés avec justesse, il faut bien l’avouer, et une histoire qui se lit très facilement et très rapidement.
Noah et Echo forment par ailleurs un beau couple qui a tout à fait lieu d’être étant donné qu’ils se comprennent et qu’ils ont besoin l’un de l’autre.
Seulement, même si je l’ai apprécié, je suis restée en dehors de leur histoire qui ne m’a pas donné de papillons dans le ventre.

Enfin, j’ai trouvé les derniers chapitres trop vite expédiés. On attend pendant tout le livre d’en savoir plus sur l’évènement qui a changé la vie d’Echo, et ça retombe un peu comme un soufflet. Pareil pour Noah qui se bat pendant 400 pages pour une cause qu’il décide de laisser tomber en l’espace de quelques pages. Heu ? Tout ça pour ça, vraiment ?! Trop facile, trop de raccourcis. Dommage.

« Je tirais sur ses boucles qui rebondissaient dès que je les lâchais. C’était vraiment marrant, comme jeu. Très plaisant, même. » (Noah a 17 ans, pas 12, si vous vous posiez la question). 
 

Alors oui, ça ressemble un peu à Perfect Chemistry, mais malheureusement, là où Alex est un vrai bad boy, avec un entourage de bad boy et un passé dans les gangs, Noah n’est qu’un adolescent qui a eu une vie facile et une bonne éducation avant la perte de ses parents. Ce n’est qu’un adolescent qui était populaire et qui a décidé de dire des gros mots, de parler en verlan, de se tatouer et de fumer des joints. Du coup, son côté bad boy n’est pas crédible.
Et puis, là où Perfect Chemistry m’a donné des papillons dans le ventre, Hors Limite m’a tout au plus donné le sourire.
Je n’ai pas ressenti toute la panoplie d’émotions que j’aurais aimé vivre, j’ai été agacé par l’écriture et le vocabulaire et j’ai trouvé la fin trop vite expédiée : c’est donc une déception pour moi. 
Mais je suis sûre que beaucoup aimeront car la majorité ont aimé ! Peut-être ne faut-il juste pas avoir trop d’attendre pour ce livre ?

« J’ai ouvert la bouche sans qu’il en sorte aucun son. Rico et ses cousins étaient morts de rire. Je devais vraiment avoir l’air idiot. Et puis, sans prévenir, Echo m’a fait un clin d’oeil, et mon moral est remonté en flèche. J’adorais quand elle me cherchait des noises ainsi. » 


Les avis de mes co-lectrices Simi et Sab qui ont plus aimé que moi malgré un ressenti général similaire, et celui de Mlle Pointillés qui, je crois, me rejoint complètement.

Je vous invite également à lire les avis opposés au mien de Clarabel pour qui « Cette lecture se révèle un vrai tourbillon d’émotions, avec des coups de griffe, des révélations attendrissantes, de doux mots d’amour, de la colère et de la folie, de l’impuissance aussi face à tant d’issues improbables » et de Francesca qui a adoré ce que j’ai détesté : « Le romantisme de Noah est juste magnifique avec les petits surnoms qu’il donne à Echo entre « ma sirène », « ma nymphe », etc… J’ai fondu devant ce héros si mignon. »

Hors Limites – Katie McGarry
Harlequin (Collection Darkiss) – 487 pages 

 

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-tu-me-tues-baby-ai-je-dit-avant-de-raccrocher-107830616.html

7
mai

Mon ange gardien – Julie James

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Avant de vous parler de l’histoire, je vais vous présenter les personnages:

Outre le fait que Cameron est belle (forcément), hyper bien foutue (forcément bis), et intelligente (vous m’expliquerez comment on arrive adjointe du procureur en passant sa vie à ne pas bosser ?), voici ce qu’il faut savoir sur Cameron :

– Cameron a perdu son père (flic) qui a été tué pendant une descente chez des dealers (ou quelque chose comme ça, je ne me souviens plus exactement) (mais son père est mort, et c’est ce qui est important) (car de la mort du père découlent : 1.  Le fait qu’elle ait voulu faire procureur pour pouvoir coffrer les méchants) (comment ça aucun lien fils unique ?)  2. Ses amis sont devenus ses meilleurs amies quand ils l’ont aidé à organiser l’enterrement de son père )(si jamais, c’est à ce moment là que vous êtes censées avoir de l’empathie pour l’héroïne)(et c’est à ce moment là que, moi, sans cœur, je lève les yeux au ciel en me disant « Ahhh le bon vieux coup du passé douloureux »)
– Cameron se mord la lèvre quand elle sous pression (comme toute héroïne de romance qui se respecte)
– Cameron, à l’instar des héroïnes de romance paranormale, sait que croquer dans un fruit peut exciter l’homme: « Jack se remémora Cameron dans sa robe de cocktail caramel. Il avait été excité toute la soirée. Et ça ne s’était pas arrangé quand elle avait mangé une cerise qui trempait dans le marasquin» (quand je vous dit qu’on sous estime le pouvoir aphrodisiaque des fruits) (et pourtant Je vous le dis depuis que Kholer, alors qu’il est aveugle, est arrivé à voir le jus de fraise couler le long de la bouche de Beth)  t sorties-elle des bonnes réparties  ?ck, ‘)(meron, vous voulez peut- d’ard ? » coup) (et non, quand je dis « s quand à la mort (mais personne ne m’écoute jamais).
– Cameron  a deux meilleurs amis dont un gay. (Important l’ami gay)(je dirai même plus, l’ami gay est à la romance contemporaine, ce que je suis à la vie de Barrons) (et ce que le diabolo grenadine est à la mienne) (Indispensable).
– Cameron enregistre les épisodes de « The Bachelor ». (qui a dit que les adjointes de procureur ne pouvaient pas être futiles ?) (moi j’en connais qui enregistrent Grey’s Anatomy, je ne peux donc pas jeter la pierre à Cameron pour le coup) (et non, quand je dis « j’en connais », je ne parle pas de moi) (moi je préfère lire que de perdre mon temps à de pareilles futilités) (comment ça je ne suis pas crédible ?) (faut dire que Grey’s Anatomy regorge de beaux gosses hein).

– Cameron (oui j’aime bien répéter « Cameron » en début de phrase, je me suis inspirée de notre nouveau président et de son « Moi Président » qui a bien marché semble t-il). Cameron, donc, a parfois des trous de mémoire : « oups ! Elle avait dû « oublier » d’enfiler un soutien-gorge ce matin », ou mieux « oups ! Elle avait oublié qu’elle portait une jupe courte et que celle-ci a tendance à remonter quand elle se penche ». (oups, Cameron ne serait-elle pas blonde par hasard ?).
– Il suffit à Cameron d’un orgasme époustouflant pour qu’elle se mette à chanter. (Et si l’orgasme n’est pas époustouflant, elle danse le mia) (non ce n’est pas vrai) (enfin pour le mia, car pour le chant c’est vrai).
– Dans son congélateur, il n’y a que des petites portions Weight Watchers (tu m’étonnes qu’elle soit bien foutue) (mais que serait la vie sans gras ? sans fromage, sans vin et sans pain ?) (vous imaginez ?) (Moi pas).

Le passé douloureux, check, l’héroïne super belle, check, l’ami gay, check, le fruit qui excite, check, le mordillement de lèvres,  check : vous l’aurez compris, Julie James a bien repris tous les clichés du genre pour son héroïne (si ce n’est que Cameron n’est pas vierge, on peut bien lui reconnaître ça).

Mais qu’en est-il du héros, Jack ? Cliché or not cliché ?

Jack est agent du FBI. (cliché).
« Au cours de sa longue carrière (le mec à 33 ans donc) il avait interrogé des espions étrangers, et tout un tas de guérilleros. »  (bah tiens, rien que ça).
Après avoir infiltré pendant deux ans un gang mafieux, il a été capturé et torturé pendant deux jours et il a reçu une « lame de 20 cm dans l’avant bras, le clouant à son siège. Mais avec sa main libre il attrapa son ravisseur à la gorge, avant d’arracher le couteau de son bras pour le lui planter dans le corps » (je ne comprends toujours pas comment, avec un bras, il a pu immobiliser son adversaire et s’ôter le couteau du bras)(et je ne parle pas d’être arrivé à l’enfoncer dans la gorge de son ravisseur) (un surhomme ce Jack, que voulez-vous).
Physiquement : « En toute objectivité, Cameron savait comment il apparaissait à leurs yeux : grand, ténébreux, etc. ; belle gueule, bla-bla-bla, (ce n’est pas un ajout de ma part, blablabla est vraiment dans le texte) (assez pratique quand on manque de synonymes d’ailleurs); corps élancé et sexy à damner un saint… Et après ? Elle,  en tout cas, n’était pas sensible à ce genre de choses. » (c’est d’ailleurs pour ça qu’elle finit par coucher avec lui 2 jours après).
Et parce que, avoir été torturé n’est pas assez gros pour une romance,  Jack s’est retrouvé (avant 28 ans donc, car on sait qu’il a passé les 3 dernières années dans un coin paumé des USA et qu’avant il avait infiltré un gang pendant 2 ans), en rade de nourriture dans la jungle colombienne pendant cinq jours avec quatre camarades des Forces Spéciales. (Amis de la crédibilité, bonsoir !).  
Vous l’aurez compris, le personnage masculin est aussi grossièrement cliché que le personnage féminin… (mais pourquoi les auteures en font-elles toujours autant ?) (parce quuuuuueeeeeeuuuuuuuuu).

Bon, et l’histoire dans tout ça ?
L’histoire ? Quelle histoire ? (Mais non, je ne fais pas de mauvais esprit, allons…)
Et bien malgré le titre, point de Mimi Mathy dans ce livre (ok je sors) (mais j’étais obligée de la sortir non ?) (Comment ça, non ?).
Bon l’histoire donc : Cameron se rend dans un hôtel pour y passer la nuit (car on pose un carrelage (ou parquet) chez elle) (ben quoi ? Fallait bien trouver une raison à sa présence dans un hôtel hein) ( Non je ne sais pas dans quel monde les gens posent des carrelages le soir, mais vraisemblablement dans celui où les hommes sont des surhommes) (et où les filles deviennent procureur alors qu’elles partent à 16h de leur boulot et qu’elles passent leur temps à fantasmer sur un mec). Bref, je m’égare. Où en étais-je ? Ah oui, la chambre d’hôtel. Il se trouve que, pas de bol pour Cameron, une prostitué (rousse) (comment ça je choisis mal les détails importants ?) est tuée dans la chambre à côté de la sienne, et elle est le seule témoin (auditif) (et pseudo visuel) du meurtre.
Et devinez qui est en charge de ce cas ? Jack, son ennemi juré.
Voilà l’histoire à 2% et on en est toujours là après 75% du livre quand nos héros comprennent qu’ils ne sont pas ennemis mais qu’ils s’aimeuuhhh. Entre temps, on apprend après 5 chapitres qui est le meurtrier (bonjour le suspens donc) et les raisons de son acte (non il n’a pas tué la femme car elle est rousse) (ben quoi ? ça aurait pu non ?). Aussi, Cameron est à ça de se faire tuer 2 fois, mais heureusement Jack la sauve à chaque fois, tel un ange gardien veillant sur elle… (que c’est beau ce que j’écris, je devrais écrire des 4ème de couverture moi) (comment ça non ?).
Premier baiser (échangé, sur une plage, en été…) (oui je la sors à chaque billet celle-là, je sais, il est temps que je renouvelle mes parenthèses), premier baiser, donc, après 75% du livre et passage à l’acte vers 90% (oui j’ai lu ce livre sur un reader donc je n’ai pas le nombre de pages mais le pourcentage lu) (reader qui s’appelle JZB, si cela vous intéresse) (vraiment, ça ne vous intéresse pas ?).  Enfin, ils découvrent qui est le meurtrier à environ 97%.  (Grâce à un détail ri-di-cule et absolument pas crédible). (Oui crédibilité est bien le mot d’ordre de mon billet). (Et oui je me répète si je veux) (Et si vous n’êtes pas content, la prochaine fois je marquerai « blablabla », comme Julie James quand elle ne sait pas décrire son personnage masculin).
 

Quelques extraits ?

Toutes les lumières s’éteignirent d’un coup (ils sont dans une boite de nuit), et ils se retrouvèrent plongés dans l’obscurité.
Cameron sentit la main de Jack se refermer sur son bras.
– C’est un coupure d’électricité ? demanda-t-elle à Jack.
– On dirait
.
Vous admirerez la pertinence de la sortie de Cameron… (et la pertinence de la réponse également)


Elle remettait volontiers sa vie entre les mains de Jack. Mais pouvait-elle aussi lui confier son cœur ?
(oh oui, pouvait-elle aussi lui confier son cœur en plus de sa vie ?) (que c’est beau, ce genre de phrases…)


Il était occupé à ranger ses chaussettes dans un tiroir de commode, et ce simple geste de la vie quotidienne fit temporairement de lui un homme comme les autres.
Hé bien oui mesdames, aussi fou que cela puisse paraitre, même les hommes torturés et qui ont été bloqué dans la forêt colombienne pendant 5 jours rangent leurs chaussettes.  Et ce geste fait d’eux des hommes comme les autres. Tant de simplicité dans ce monde de brut, ça réchauffe le cœur. (ou pas).
 

Elle parcourut du regard les beaux traits ciselés qui se cachaient d’ordinaire sous le chaume de barbe, nota qu’il était à couper le souffle dans son costume gris anthracite. Et décréta que cet homme-là ne devrait pas être autorisé à se balader sans un permis spécial.
Vraiment, quel genre de femme se dit « oh que cet homme est beau dans son costume gris anthracite. Il devrait se balader avec un permis spécial, tiens» ? (pas moi en tout cas) (mais je ne suis pas une héroïne de romance non plus). 


Cameron, après avoir embrassé son meilleur ami gay, (avant qu’il ne comprenne qu’il était gay) (et avant qu’il ne devienne son meilleur ami grâce à la sortie suivante):
J’ai déjà léché des timbres qui semblaient plus excités que toi par ce baiser…
Non mais fran-che-ment ?! Est-ce que le lecteur était censé rire à cette sortie ?  

 

Bref bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé ce livre.
Je n’ai pas ri, je n’ai pas eu de papillons dans le ventre, je n’ai ressentie aucune empathie et sympathie pour nos héros, je n’ai pas eu peur, je n’ai pas tourné les pages à toute vitesse,  je n’ai même pas souri, et je me suis même un peu ennuyée. Aussi vite lu, aussi vite oublié, et à part si vous n’avez aucun livre dans votre PAL, je ne vous conseille pas ce livre…
Ceci dit, pour un avis différent, d’une vraie connaisseuse de romances (et non pas d’une petite novice à l’esprit critique comme moi), c’est ici : vous en saurez plus sur les couvertures trompeuses des livres… 
 


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