Les lectures de Cécile

10
fév

Delirium – Lauren Oliver

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Merci de sortir vos petits carnets et de mettre un grand V comme victoire à la date d’hier.

Date à laquelle j’ai fini un livre sans avoir lu la fin au préalable. Incroyable. Mais vrai.

Bon ça ne m’est pas venu comme ça hein ? C’est Clarabel qui m’a challengé.

Et quelle fin !! Elle n’a pas choisit n’importe quel livre pour me challenger la coquine…

 

Imaginez un monde où l’amour est considéré comme une maladie mortelle.

Un monde où tout est mis en œuvre pour que personne ne puisse contracter ce mal.
Filles et garçons séparés, couvre feux imposés, et surtout, à 18 ans, une opération qui vous guérit à jamais.
Plus d’amour. Plus de sentiments forts. Plus d’amitié sincère. Tout est programmé. Votre futur en tous cas.

 

C’est dans ce monde que vit Lena. Elle n’a qu’une hâte : subir son opération qui a lieu dans moins de 3 mois.
3 mois au cours desquels elle va rencontrer Alex.
Sa vie va changer. Ses certitudes aussi.

 

Coup de cœur pour Lily et Clarabel, qu’en est-il pour moi ?!
Et bien, j’ai beaucoup aimé également.
Ce n’est pas un coup de cœur car j’ai trouvé que ce livre ressemblait beaucoup à Uglies, que j’avais particulièrement aimé.

Beaucoup de similitudes entre ces deux livres qui ne m’ont pas empêché pour autant d’apprécier et de passer un très bon moment. Sauf que je n’ai pas eu l’effet de nouveauté, de surprise.

 

Le monde décrit est angoissant et réaliste. On s’y croirait tant on se l’imagine parfaitement. On rentre dans cet univers très facilement, comme si nous y étions.
Les personnages sont attachants, Lena, surtout, qui a ses certitudes et qui n’est pas prête à les abandonner facilement. Ce n’est pas l’héroïne battante et rebelle qui s’impose comme tel depuis le début.

Alex est vrai, sincère, beau :  son histoire et son passé m’ont beaucoup touché.

Hana, la meilleure amie parfaite, celle qui délire, c’est elle, la rebelle de l’histoire. Je l’ai vraiment beaucoup aimé. Mon personnage préféré peut-être…

Enfin, il y a les personnages secondaires, ceux qui sont guéris, et qui sont simplement flippants tant ils sont lobotomisés.

 

On suit les doutes et les peurs de Lena. On suit petit à petit son évolution. On sent la cassure arriver, on est présent quand son monde et ses certitudes volent en éclat.

Nous ressentons ses émotions comme si nous les vivions.  

En cela, un excellent livre. C’est intense. C’est prenant.

Et cette fin. Ahhh  quelle fin ! Mon cœur a saigné, rien de moins… Mais pourquoi ? Pourquoi l’auteure s’est-elle arrêtée là ? Et pourquoi n’écrit-elle pas plus vite ? 2012 c’est trop loin. Beaucoup trop loin. C’est tout simplement cruel de nous laisser sur une telle fin… Et nos petits cœurs, elle y a pensé ? 

 

 

 Les avis on ne peut plus enthousiastes de Clarabel (link) et Lily (link). 

dystopie
 

 

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-delirium—lauren-oliver-66858163.html

3
nov

1984 – George Orwell

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Imaginez un monde où vos moindres faits et gestes seraient observés 24h/24h … 
 

Imaginez un monde où votre fille de 7 ans serait tellement lobotomisée qu’elle vous dénoncerait si elle vous entendait dire, pendant votre sommeil, quelque chose de négatif à l’encontre du Parti au pouvoir.
 

Imaginez un monde où vous ne pourriez vous marier qu’avec quelqu’un que vous n’aimez pas, avec qui vous n’auriez surtout pas de points communs mais avec qui vous devriez  pro-créer. 
 

Imaginez un monde où les gens disparaîtraient tous les jours et dont il ne resterait aucune trace.
 

Imaginez un monde où votre travail consisterait à modifier les informations d’un journal appartenant au passé… Journal dont on changerait les articles car ils contiendraient des informations qui, à l’époque, allaient en faveur du parti, mais qui, aujourd’hui, iraient à son encontre… Journal dont tous les exemplaires seraient brûlés, et les « nouveaux » réimprimés, à la date du passé.
 

Un monde où le passé serait donc modifié à souhaits….
En d’autres termes, un monde qui n’aurait pas de passé.
 

Imaginez un monde dans lequel vous ne pourriez parler et croire en personne et où vous porteriez le même uniforme que tout le monde.
 

Un monde où aimer et avoir du plaisir serait un crime.

 

Ce monde, c’est celui dans lequel vit Winston Smith en 1984.
Un monde totalitaire auquel il ne croit pas. Auquel il n’adhère pas.
Alors quand il croit voir en d’autres des alliés, des personnes qui pourraient changer le monde, il espère, et nous on s’accroche à cet espoir… 


Quel livre !
Oui j’ai mis du temps à le lire mais je ne regrette pas d’être allée jusqu’au bout. Quelle claque !
Certains passages m’ont tout simplement glacé le sang  Surtout dans la 3ème partie…
Je n’ai pu m’empêcher de me projeter dans ce monde.
Je n’ai pas pu m’empêcher d’espérer, de souffrir et de m’indigner avec Winston.
Et je n’ai pas pu m’empêcher de me dire « pourquoi pas » ?


Pourquoi un monde tel qu’il est décrit dans ce livre ne pourrait-il exister ?  En étions-nous si éloigné  à certaines périodes du passé ?


Certes Orwell va loin dans ses réflexions, tout comme dans ses descriptions… Il va même très très loin… Peut-être trop pour qu’on puisse réellement y croire et y voir une prophétie. Mais il va tout de même assez loin pour nous mettre en garde contre les conséquences que peuvent avoir un régime totalitaire.
 


En somme, pour moi, un roman à lire, même si cela doit vous prendre des semaines ! 
J 

« Tout se perdait dans le brouillard. Le passé était raturé, la rature oubliée et le mensonge devenait vérité. »

« Le crime de penser n’entraîne pas la mort. Le crime de penser est la mort ».

J’ai lu ce livre dans le cadre d’une lecture commune avec Shanaa, Mlle pointillés et Liloochat

 

100-plus-grands

4/15 (Merci à Mlle Pointillés de m’y avoir fait penser)

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-4-geroge-orwell-60182096.html

30
août

Mockingjay – Suzanne Collins

 

Mockingjay-the-hunger-game-trilogy-10363008-792-1200   PAS DE SPOILERS VISIBLES !

 

J’ai fini Mockingjay hier et je suis encore toute chamboulée par cette lecture, je n’arrête pas d’y repenser…

Je ne sais pas encore comment organiser mes pensées, mes ressentis, mes réactions…

 

Nous attendions ce dernier tome depuis des mois. Les spéculations quant à l’issue de cette trilogie allaient bon train.

 

Il y avait les « team Gale », les « team Peeta » et puis, il y avait ceux, plus près de la vérité, qui pensaient que ça finirait mal, que Collins ne pourrait pas nous donner une happy end…

Que nous étions loin de la vérité avec nos spéculations amoureuses ! Je l’ai lu dans certains commentaires et je ne peux que confirmer : ce triangle amoureux n’a aucune importance ici. Peu importe à quelle team on appartient. Ce n’est pas important, ce n’est pas autour de ça que tourne cette incroyable série.

 

Car finalement, oubliez le Peeta, le Gale et la Katniss que vous avez connu : aucun de ces 3 protagonistes n’est le même dans Mockingjay.

Fini le Gale effacé des 2 premiers tomes, fini la Katniss battante, ici elle nous apparaît aussi détruite et faible. Quant au gentil Peeta que vous connaissiez ? Fini. Aussi. D’eux 3, c’est celui que vous reconnaîtrez le moins.

 

Place à la rébellion, aux pertes, aux  manipulations de toutes parts… Place à la guerre.

 

Nous suivons ce récit du point de vue de Katniss ce qui rend cette lecture encore plus intense.

La peur, les doutes, la douleur, les pertes sont toujours le quotidien de notre héroïne et nous, nous nous prenons toutes ces émotions en pleine figure…

L’espoir, incarné par le symbole du MockinJay est bien sûr, toujours présent. C’est ça qui nous fait tenir, qui donne la force à Katniss de continuer d’avancer, de se battre.

 

Et la fin… cette fin laisse un goût amer dans la bouche. Car, peu importe finalement avec qui Katniss finit, si elle finit avec quelqu’un, la fin n’est pas rose. Elle est réaliste.

Et c’est pour ça, à mon avis, que cette trilogie est un incontournable. Car Suzanne Collins ne signe pas là un livre jeunesse avec une classique happy end.

Elle montre que les humains peuvent être cruels et manipulateurs, et elle n’efface pas cette réalité avec une fin heureuse.

 

Un tome très attendu qui ne m’a pas déçu. Ca va être dur de passer à autre chose…

En ce qui me concerne, je relirai sûrement ce livre en français à sa sortie car je pense toutefois être passée à côté de certains détails.  

 

Maintenant place aux spoilers :

Surlignez pour lire ! 

 

La scène de Buttercut à la fin m’a fait pleurer. Pourquoi Collins a t-elle tué Prim ?! Etait-ce vraiment indispensable ? Oui sûrement pour le côté réaliste dont je parlais plus haut.

Le passage où Katniss veut se suicider car elle n’a plus confiance en l’humanité… Dur passage également.

Et la fin… Je l’ai trouvé un peu « baclé » par certains aspects : que deviennent Gale et la mère de Katniss ? Johanna ? Haymitch ?

Ils s’en sortent mais que deviennent-ils ?

Durant la guerre  ils pouvaient aller en 1h en hélico dans les autres districts et là, à la fin, on a l’impression qu’elle ne pourra jamais revoir sa mère ou Gale.

Et Gale ? Après tout ce qu’il a fait pour elle, il part, il a un fancy job et voilà ?

Ce n’est pas comme s’il avait tiré la bombe directement sur Prim.

Et quand il dit  qu’en fait il n’était bon que pour garder un oeil sur sa famille… Ca m’a brisé le cœur pour lui…

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-mockingjay—suzanne-collins-56196762.html