Les lectures de Cécile

5
déc

Bref nous sommes allées au salon du livre de Montreuil

 

 

 

Bref, je me suis habillée tout en paillette et j’ai retrouvé Mlle Pointillés dans le métro.
Nous sommes allées à l’arrêt Robespierre, avons trouvé le restaurant où nous avions rendez-vous et, comme d’habitude, sommes arrivées les dernières.

Là bas, on a rencontré les copines, j’ai mangé un gratin de macaroni sur fondue de poireaux, parler de Cadeon, de John, de Ryodan, de Barrons et d’autres mâles, partagé un fondant et une tarte au pomme, (oui j’ai pris 3 kilos en un repas), rigolé, été prise en photo, et puis on s’est dirigé vers le salon.

Là bas, il faisait 65 degrés, on a cru mourir de chaud, nous nous sommes regardées, avons voulu ressortir directement, mais avons décidé d’être fortes.

Nous nous sommes arrêtées une fois, j’ai acheté 3 livres pour bébé, n’avons fait aucun autre stand, n’avons pas fait de dédicace, n’avons pas acheté de livres, ne nous sommes pas arrêtées pour en feuilleter, n’avons pas fait d’interview d’auteurs, n’avons pas pris de photos, n’avons pas salué des personnes des maisons d’édition vu que nous étions les seules blogueuses à ne pas en connaître. 

Quand j’ai regardé ma montre, nous étions là depuis 7 minutes, du coup, on a continué d’être fortes, avons croisé des copines, leur avons parlé, avons regardé les files de queue des dédicaces, nous sommes dit que vraiment, même si on nous payait, nous ne ferions pas 40 minutes de queue pour avoir une signature sur un livre, à part pour KMM et John Green, et nous sommes décidées à nous diriger vers la sortie.

Entre temps, nous avons appelé d’autres copines, saboté les photos de Karen, réceptionné des beaux colliers, avons failli encore nous évanouir une demi-douzaine de fois entre foule et chaleur, avons bousculé 10 gamins, marcher sur 50 personnes qui étaient assises par terre, sûrement en train de mourir de déshydratation, avons regardé des personnes se sourire, d’autres s’éventer, avons donné rendez-vous à des filles à 16h, les avons oubliées car la liberté nous appelait à 15h30, avons trouvé d’autres copines, les avons accompagnées au vestiaire, j’ai perdu et retrouver un strass de chaussures, et  nous sommes parties.

Nous avons regardé nos montres, vu que nous étions restées 15 minutes, avons été très fières d’avoir tenu si longtemps et sommes allées dans un bar très peu éclairé, où nous avons siroté un coca, papoté et même reçu un porte-clé JZB.

 

Bref, avec Mlle Pointillés, nous sommes allées au salon du livre de Montreuil et nous y sommes restées 15 minutes. 

 

 

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28
sept

Bref. Je suis une blogueuse littéraire et j’ai une page Facebook.

 

 

 

Bref. Le matin quand je me réveille, la première chose que je fais avant de quitter mon lit, c’est d’allumer mon portable ou mon ordi et de me connecter sur mon blog. Comme je suis pas encore vraiment réveillée, la lumière de l’écran me force à plisser les yeux et à n’ouvrir qu’un œil mais ce n’est pas grave car c’est vital. Puis comme je n’ai que deux commentaires, je décide de faire un concours. Avant de le faire, je vais sur FB, je vais sur ma page, je n’ai pas de nouveau like, et je me dis qu’il faut vraiment que je fasse un concours.

Je me lève, je me douche, je m’habille, le tout, en pensant aux modalités de mon concours.

Je déjeune en lisant d’une main. De l’autre, j’uploade sur Facebook la photo du livre que je vais commencer et celle de celui que je viens de finir. Puis je pars au boulot.

Dans le bus, je lis, je regarde FB, je lis, je regarde les concours des autres sur FB et je partage. Je me dis que si je partage les leurs, ils vont partager les miens. Et comme je veux des likes et des commentaires alors je partage. Ah non, en fait, je partage juste car je suis vraiment sympa.

En arrivant au boulot, je me connecte à FB et je lis les statuts super intéressants des autres blogueurs. Untel hésite entre deux livres et comme c’est dur comme choix, alors je like. Un autre poste son IMM en vidéo et comme je ne la regarderai jamais, je like. Puis voilà un « c’est lundi », et comme je me fous de ce qu’il lira dans deux mois, je like son lien et je file lire le statut d’ « Un mardi sur son 31 » que je ne lirai pas non plus, et que je like aussi, du coup.
Comme on est mardi, il y a également le top ten sur les dix livres qu’on ne lira jamais. Je dénombre au moins 5 personnes qui l’ont fait, je les like tous, partage un concours, continue mon tour et vois des noms de fruits. Comme c’est pour le cancer du sein, je like. Je continue le tour, une personne se plaint de la blogo, j’aime vraiment, alors, je like. Une autre fait un billet sur Never Sky, je le lirai pas mais je like quand même, et j’en profite aussi pour liker la photo de buffy, celle de Dredi, d’une bibliothèque et celle de la couverture de « 50 nuances de gris » même si c’est la même que l’originale que j’ai déjà liké, il y a 6 mois. Puis je vais lire le statut d’untel qui fait un message d’amour à la blogo. Et comme c’est trop sympa et pas hypocrite je like car je suis contente de voir que les bisounours existent en vrai. Puis, je me rends compte que je viens de passer une heure sur Facebook et qu’il est temps que je pense à mon concours. Je me réjouis des futurs like et alors que je m’apprête à écrire aux maisons d’éditions, je me rends compte que je n’ai pas remercié les nouveaux arrivant sur ma page. Je retourne sur FB, je commence à écrire un statut pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux, mais je me souviens que je n’en ai pas. Du coup, je souhaite le bonjour à ceux qui aiment déjà ma page et je leur demande ce qu’ils lisent.

Je pense enfin à mon concours. On est 213. C’est décidé : à 300 likes je fais gagner un livre d’une valeur de 3 euros max et à 600, un livre et un marque page car je suis vraiment grand prince.
En attendant de penser aux modalités, je refais un tour sur FB.
Il y a : un billet sur Never Sky, des photos de la promo du film Twilight, un autre billet sur Never Sky, encore une photo de Dredi alors qu’on est pas vendredi, un concours (que je partage), une fille qui raconte que la pochette de son ebook lui file plus d’orgasmes qu’un livre érotico-sado-maso et une autre qui raconte qu’elle a eu des commentaires méchants sur son blog. Du coup je like son statut même si je suis contre les commentaires méchants et je vais lire les commentaires en question tout en me réjouissant qu’il y ait un nouveau fight sur la blogo.

Puis, malheureusement, mon boss me parle et je me demande pourquoi il ne peut pas me laisser tranquille, mais je lui réponds quand même et je me mets à bosser. Heureusement c’est l’heure de la pause déj. Du coup, je lis, je mange, je relis, je remange, je vais sur FB et je commence un billet sur mon dernier livre lu. Puis, je retourne au boulot, je bosse, je vais sur FB et sur la blogo où je lis un article marrant que je partage. Après 5 minutes, je pense aux modalités de mon concours et aux chances supplémentaires.

Liker ma page, liker mon twitter, commenter chez moi, être polie au cas où quelqu’un penserait vraiment gagner mon livre en me traitant de connasse, partager, repartager, se créer un nouveau compte pour pouvoir reliker ma page et partager encore. Et parce que je suis une blogueuse originale et que je tiens à l’être même dans mes concours: je décide de donner une chance en plus aux personnes qui vont partager mon concours. Avec ça si j’arrive pas aux 600 likes dans la journée, je vais être obligée de refaire un concours directement une fois celui-là terminé.

Puis je regarde mon téléphone et je réalise qu’il est déjà 16h et qu’il faut vraiment que je bosse et je me demande pour la 1000ème fois de la journée pourquoi je gagne pas encore ma vie avec mon blog.

Je bosse donc et après 5 minutes, comme j’en ai marre, je décide de  continuer mon billet livre. Puis j’écris aux maisons d’éditions pour dire que je reçois 50 visites par jour et 2 commentaires et que je veux faire un concours, est-ce qu’ils me le sponsoriseraient. Ils acceptent et du coup je peux lancer mon concours.

Mes partenaires le partagent 5 minutes après que je l’ai posté, du coup je like leurs partages. Puis, satisfaite, je bosse, je finis mon billet lecture et j’écris un statut pour dire que j’ai fini mon billet lecture.

J’en profite pour regarder les autres statuts. J’apprends qu’il fait beau dans le sud et moche à Paris, je vois un IMM que j’ai déjà liké et le statut d’une fille qui annonce qu’elle a dix billets en retard. Puis, je vois un billet bloganniversaire et je clique sur le lien en espérant un concours. Sauf que la fille raconte la vie de son blog en chiffre et ne fait rien gagner, du coup, je laisse pas de commentaires et je retourne sur FB.

Un billet sur Never Sky. Je like. Des photos de Bella, de Dredi, des e-cards sur les habitudes bloguesques, et trois nouvelles photos de profil « Calm down and read a book ». Je like, je like, je like et je like.

Enfin, je me décide à bosser quand même un peu, sauf que je me souviens alors que je n’ai pas encore été sur Twitter. Du coup je me connecte à Twitter.

Là bas, je vois des liens, je clique, je lis les blogs des copines, je regarde une vidéo, je laisse des commentaires et puis, je me décide vraiment à bosser mais c’est trop tard c’est déjà la fin de la journée.
Dans le bus, je remercie les nouveaux likes de ma page. Merci Blanche neige, Grincheux, Timide, Atchoum d’aimer ma page. Puis, je me connecte sur mon blog et regarde mon billet concours. Super, 666 commentaires : demain je vais avoir des statistiques de folie. C’est génial ces concours, j’aime me sentir aimé et lue. J’éteins mon portable et je sors mon livre. Je lis. Excellent ce Never Sky, vraiment. Je relis. Je rentre chez moi, je me connecte sur mon blog, je mets au propre mon nouveau billet, je me connecte à FB, je remercie mes nouveaux membres : bienvenue à simplet, dormeur et joyeux, que lisez vous ?

Puis je vais voir où en est le fight blogosphérique de toute à l’heure, si l’autre blogueuse à eu un orgasme en lisant un billet, si untel à fini Never Sky, si tel concours est bien encore en ligne, je le repartage pour ceux qui ne l’auraient pas vu en leur disant qu’il ne reste que 13 jours pour participer et qu’ils doivent se dépêcher, et je réponds aux commentaires sur mon blog.

Mon copain rentre, on commande des pizzas, il va regarder un film, je vais lire. Mais avant, je vais quand même faire un tour sur mon blog et sur facebook, puis je reprends ma lecture, et comme c’est vraiment génial et trop prenant je décide de le dire sur FB. Je regarde l’heure, je vais bientôt devoir me coucher, vite, je lis, je programme mon billet de mardi prochain, je relis, et finalement je me couche en souhaitant une bonne nuit à mes contacts FB et en pensant à mes stats de demain.
Bref. Je suis une blogueuse littéraire et j’ai une page FB. 
 

 

 

 

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27
juil

Bref. Je suis Ana et je suis tellement bête que je suis arrivée à bout de la patience de Cess.

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Attention 1 : Cet épisode de Bref contient quelques spoilers (qui seront, ceci dit, vite oubliés vu la profondeur de l’intrigue)(mais non je ne pousse pas à la consommation de spoilers)(ce n’est pas mon genre).
Attention 2 : Non je n’ai rien inventé. Je précise vu qu’on m’a posé la question.

Bref, je m’appelle Ana et je suis allée en France avec Christian pour voyager. A Monaco, j’ai voulu faire du topless, Christian me l’a interdit mais comme il m’a énervé en me poussant dans l’eau, alors, j’ai fait du topless. Il était pas content, je me suis mordue la lèvre, il m’a attaché à un lit, ma déesse intérieure s’est levée de sa chaise longue, il m’a fait l’amour, des suçons sur les seins pour bien marquer son territoire et il était de nouveau content. Moi par contre j’étais pas contente. Du coup j’ai voulu faire du jet ski, alors qu’il me l’avait interdit. Mais comme j’écoute pas ce qu’il me dit et que j’aime bien me faire punir après, alors, j’ai fait du jet ski même si mon subconscient a dû interrompre sa lecture de Dickens pour me sermonner. Du coup, il était de nouveau pas content, alors on s’est disputé, pour finalement se réconcilier, au lit. Tu devrais me parler Ana, toi aussi Christian, fair point well made Mrs Grey.
Après, on est allé faire du shopping, on a acheté un maillot de bain à 540 euros, j’ai dit holy cow, j’ai roulé des yeux, il a penché sa tête sur le côté, fait un sourire timide, on est allé à St Paul de Vence, on a acheté des tableaux, vais-je m’habituer à être riche, on est rentré sur notre bateau, on a fait l’amour, il m’a dit un très classe « feel it baby » et j’ai eu des orgasmes.
Entre temps, j’ai rasé mon sexe, il était tout content, m’a souri timidement, mais je l’avais mal fait, il restait des poils, alors, il a fini de me raser et on a fait l’amour.
De retour à Seattle, mon subconscient lit le 2ème volume de l’intégrale de Dickens, on va chez les parents de Cricri d’amour, il chante au piano, tout le monde l’écoute abasourdi, on me remercie, je l’ai tellement changé, avant il ne chantait pas.
Après le repas, il me prête son Audi R8 pour rentrer, ma déesse intérieure est contente, elle chausse ses gants en cuirs et ses chaussures plates, je démarre, on se fait suivre, j’accélère, la voiture accélère, je coupe des lignes blanches, j’accélère, on nous suit toujours, j’ai pas le temps de rouler des yeux, j’accélère, la voiture accélère je vais dans un parking, on le sème. Dans le parking, l’adrénaline retombe j’ai besoin de faire l’amour. Je suis en jupe, on baise, je ne m’essuie pas, on repart. Fair point well made, Mrs Grey.
Dans notre appartement, je suis encore tendue, je roule des yeux, il me demande si j’ai bien roulé des yeux, je lui dis que oui, il me demande ce qu’on va faire pour ça, je lui réponds que je veux du sexe sauvage. Il penche la tête sur le côté, me fait un sourire timide, m’amène dans la red room of pain, me bande les yeux, oh my, holy shit, il m’allonge en angle droit sur une table, fait frémir ma déesse intérieure, il utilise un plug et il me baise, pour changer. Faire point well made, Mrs Grey.
On prend un bain, mon subconscient lit le 3ème volume de Dickens, on comprend qui a mis le feu au bureau de Christian et qui nous a suivi, oh my, holy cow, je le laisse dans son bureau engueuler ses gardes du corps.
Après, comme d’hab je n’ai pas faim mais je lui fais un sandwich, je me dis qu’il a trop d’employés, vais-je m’y habituer, oui sûrement un jour, holy shit, il fait un sourire timide, on va regarder la TV, et au lieu de la regarder, on baise, j’ai 80 orgasmes secondes, comme d’habitude. Fair point well made, Mrs Grey.
Après ça Cess a arrêté de lire ce tome, (à environ 30% quand même, ce qui est déjà bien vu comme je suis bête), mais j’ai du dire 15000 fois holy cow, 35000 fois Oh my, 2000 fois Holy shit, j’ai du rouler des yeux 3269 fois, Christian a du pencher la tête autant de fois, faire son sourire timide 37 fois, on a du baiser 16 fois, pas vraiment faire de séance SM, j’ai du être attachée souvent vu que la couverture du livre représente des menottes, il a du m’appeler un milliard trois cent mille fois Mrs Grey, avoir peur que je parte au moins 50 fois, j’ai du l’appeler « mon fifty » environ 100 fois, réfléchir avant d’agir une seule fois, failli mourir 3 fois, il a du avoir le feu dans un appartement, 4 accidents de voitures, 2 kidnappings, 50 disputes, 52 réconciliations au lit, mon subconscient a du finir l’intégrale de Dickens et ma déesse a du se prendre quelques fessées.
Bref je suis Ana, et je suis tellement bête que je suis arrivée à bout de la patience de Cess.

Merci à Chi-chi (Cliquez ici pour son avis très drôle sur la trilogie) pour son dévouement (on a commencé ce livre à quatre et elle est la seule à l’avoir lu jusqu’au bout) ainsi qu’à Fabienne et Marika. Même si on a pas fini ce livre, cette LC et ces échanges valaient vraiment le coup (de fouet) !
Mes avis sur le tome 1 (ICI. )(attention, pas sûre que je donne envie) et le tome 2 (ICI )(ou j’écris à Ana directement).

Fifty Shades Freed – E.L James
The Writer’s Coffee Shop Publishing House – 579 pages

 

 

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-bref-je-suis-ana-et-je-suis-tellement-bete-que-je-suis-arrivee-a-bout-de-la-patience-de-cess-108511068.html