Les lectures de Cécile

26
oct

Saving Francesca de Melina Marchetta : des émotions, de l’humour, une histoire originale… un coup de coeur

saving francesca

Souvenez-vous, j’avais adoré On Jellicoe Road, un coup de coeur qui avait pris son temps pour s’installer mais qui m’avait marquée autant que ceux qui s’imposent comme une évidence dès les premiers chapitres.

J’avais aimé l’histoire originale, l’humour, le style, les personnages, l’ambiance et c’est en espérant ressentir autant d’émotions que j’ai commencé un autre livre de l’auteur, Saving Francesca.
 
Ce livre est aussi un coup de coeur, mais qui appartient à l’autre catégorie, car j’ai rapidement su que j’allais adorer passer du temps avec Francesca et l’accompagner dans sa quête de soi.  

Francesca dont la mère, Mia, hyper positive, hyper active, hyper présente se retrouve, un jour, à ne pas sortir de son lit.
Francesca qui débute une nouvelle école et qui n’a plus ses repaires, ni ses amies.
Francesca qui se retrouve dans un lycée majoritairement composé de garçons, forcée de fréquenter des filles qui ne lui ressemblent pas.
Francesca qui ne comprend pas ce qui arrive à sa mère, qui voit sa vie chamboulée et ne sait pas comment faire face.

“A piece of me is gone, » she told me once while we were bra shopping. « I think we’re made up of all these different pieces and every time someone goes, you’re left with less of yourself.” 

J’ai tout aimé dans ce livre. 
Le style pour commencer, simple, beau, touchant et juste.
J’ai du surligner la moitié du livre entre les moments qui font rire et ceux qui touchent.

You’re judging her by her literacy, » Tara says. « You’re a literacist. » 

Les détails ensuite, qui font toute la différence. Ces détails si simples mais qui en disent tellement longs et qui nous permettent en quelques mots de nous figurer ce que des paragraphes entiers ne pourraient faire.

Les personnages enfin. 
Francesca, ses doutes, ses peurs, son évolution et ses sarcasmes.
Siobhan, la fille facile, reine de la grammaire
Tara la féministe
Justine la posée timide. 
Jimmy le squatteur 
Thomas qui s’impose peu à peu comme une évidence.
Et Will le parfait imparfait. 

“Your friends are at the house.’
I sit up, straight. ‘Who’?
‘I don’t know. Weird people. The Sullivan girl, whose father got the Gosford police to pick you up.’
‘Siobhan?’
‘And another one who’s making cups of tea for everyone, and keeping the boy who’s telling Luca fart jokes away from the girl who says he’s « the last bastion of patriarchal poor taste ».’
‘Justine, Thomas and Tara.’
And the drug fiend, Jimmy, is keeping Mia calm and the Trombal boy’s rung about ten times. I don’t like his manner on the phone.’
‘You won’t like any guy’s manner on the phone.” 


Et les autres, bien sur, Luca le petit frère, la conseillère, le prof…

Et tout en lisant, j’essayais déjà de chercher comment expliquer ce que j’ai aimé dans ce livre. 
Chercher comment expliquer à quel point on peut trouver un livre juste.
Juste dans le choix des mots, juste dans l’humour et juste dans certains passages et pensées de Francesca.

Car certains passages étaient si touchants et représentatifs du désespoir de Francesca face à l’état de sa mère que l’on ressentait sa solitude au point de la vivre.
Des passages touchants, contrebalancés par le reste : l’espoir, l’humour, l’amour et l’évolution. 

“Just ask how I’m feeling, I want to say. Just ask and I may tell you.
But no one does.” 


Par la soirée Alanis, par les garçons que l’on trouve répugnants et qu’on apprend à connaitre et à aimer, par une recette de gâteaux volée, par les relations qui se construisent lentement mais sûrement, de manière réalistes. 
De manière aussi réaliste que l’évolution de Francesca qui réapprend à se connaitre tout au long du livre…

I want her to say, « Frankie, you’re silly, you’re lazy, you’re talented, you’re passionate, you’re restrained, you’re blossoming, you’re contrary. »
I want to be an adjective again. But I’m a noun. 
A nothing. A nobody. A no one.” 
 


Un livre juste donc, bien dosé et prenant. 
Un livre composé de moments touchants, de moments couinants, de moments drôles, qui nous fait ressentir des émotions et qui nous donne l’impression, à la fin, de quitter une bande d’amis… 

“Do you think people have noticed that I’m around?”
“I notice when you’re not. Does that count?” 


 I love youse.

6 commentaires sur “Saving Francesca de Melina Marchetta : des émotions, de l’humour, une histoire originale… un coup de coeur

  1. Salome D. le 26 octobre 2015 à 09h26 a écrit :

    Billet parfait ! Vraiment heureuse que tu aies aimé. Les livres de Melina Marchetta sont de ceux qu’on peut relire plusieurs fois et être ébloui à chaque fois…
    Tu as pensé quoi de The Piper’s Son du coup?

    • Merci ! Et merci de la découverte de cet auteure !
      J’ai adoré Piper’s son mais je regrette de l’avoir lu juste après SF.
      Le changement d’ambiance m’a complètement déstabilisée au début car c’est vraiment plus triste.
      Mais très beau, et très bien écrit ! J’adore.

      Tu as lu sa série SF ?

      • Salome D. le 28 octobre 2015 à 08h47 a écrit :

        Je comprends pour The Piper’s son. J’avais fait le contraire, le lisant avant Saving Francesca et j’avais plus apprécié l’histoire de Tom.
        Pour sa série je n’en ai eu que le premier tome, durant une période où j’étais distraite donc je n’ai pas su apprécié. Le changement de style m’a un peu déstabilisée aussi. Je vais m’y remettre quand même.

  2. Ce que tu en dis donne vraiment envie de le découvrir.

  3. Joli billet Cess. Nul doute que tu as aimé. Je ne suis pas sûre d’avoir le niveau pour capter toute la finesse en VO.

  4. Syl. le 28 octobre 2015 à 11h54 a écrit :

    Tu donnes envie de le lire ! ton enthousiasme est communicatif.
    C’est noté !

  5. Noté noté noté !! :)

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