Les lectures de Cécile

24
juin

Confess de Colleen Hoover : quand trop de drames gâchent un livre magnifique…

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Confess, en quelques mots, c’est l’histoire d’Auburn qui, a 21 ans, est à la recherche d’un travail supplémentaire pour pouvoir faire évoluer une situation qui la ronge. 
En rentrant chez elle, elle tombe sur Owen, un artiste qui peint de magnifiques oeuvres basées sur les confessions d’inconnus.
Owen qui cherche justement une assistante pour son exposition du soir et qui a des secrets qu’il ne veut et ne peut confesser. 

 

J’ai adoré la première moitié du livre.
Colleen Hoover a su une fois de plus me happer dès les premières pages avec son histoire unique et son écriture qui est, comme d’habitude, magique.
En effet, avec Confess, l’auteur nous confirme une fois de plus qu’elle a un réel don pour nous toucher avec des phrases magnifiques, sublimes et poétiques.

L’histoire est quant à elle hyper bien pensée et originale : j’ai particulièrement adoré l’aspect artistique avec les peintures d’Owen qu’il réalise à partir de confessions anonymes.
Ces confessions sont d’autant plus touchantes qu’elles sont vraies, comme nous l’indique l’auteur au début de son livre.
Certaines font rire alors que d’autres sont tout simplement intolérables et j’ai adoré son idée de les exprimer à travers l’art.

« Which way is your place ? » he asks.
« You aren’t coming over », I immediately say.
« Auburn » he says, laughing, « it’s late. I’m offering to walk you home, not asking to spend the night ».
I inhale, embarrassed at my assumption. « Oh ». I point to the right. « I’m about fifteen blocks that way ».
He smiles and waves a hand in that direction, and we both begin walking. « But if I were asking to spend the night… »
I laugh and push him playfully. « I would tell you to fuck off ». 

 

Un autre aspect unique et très bien pensé et le fait que Colleen Hoover s’est associé à un vrai peintre, Danny O’Connor, pour réaliser des peintures que l’on retrouve dans ce livre.
Ici Auburn dessinée par Owen (ou Danny O’ Connor). 

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Je vous conseille vivement de cliquer sur la page Facebook de ce peintre : j’adore ce qu’il fait et les couleurs qu’il utilise.

Pour revenir au livre, j’ai donc été complètement charmée par la première moitié du livre, par les personnages, par leur relation, par les confessions (qui auraient d’ailleurs mérité d’apparaître tout au long du livre et pas seulement au début), et même par leur rencontre, même si elle relève plus de la magie que de la réalité :-)

Tous les ingrédients étaient là pour le coup de cœur : papillons, répliques touchantes et drôles, phrases magnifiques.
J’ai ri, été touché, couiné et même versé des larmes lors du prologue…

« But »… I turn and face him. « I thought you learned your lesson about mixing business with pleasure. Isn’t that how you found yourself in a bind today? »
He grins with a very subtle laugh « Consider yourself fired ».
 

Et puis… cette seconde partie…
Cette seconde partie qui a ôté toute possibilité au livre d’être un coup de coeur…

Si j’ai été surprise par une révélation (qui d’habitude aurait pu me faire lever au ciel), j’ai trouvé qu’elle était bien amenée et bien expliquée. Cette révélation donne d’ailleurs lieu à un passage très touchant.
Malheureusement, elle donne également lieu à des choix que l’héroïne se sent obligée de faire et auxquels je n’ai pas du tout adhéré.
Ainsi, j’ai eu beaucoup de mal avec un de ses choix par rapport à Trey.

Un choix dont découle un certains nombres d’évènements mélodramatiques qui sont un peu la marque de fabrique de Colleen Hoover.
Malheureusement, cette tendance à l’over-drama ne passe pas toujours bien et c’est le cas ici.

Surtout qu’un de ses personnages s’en sort très bien à la fin ce que je trouve tout simplement scandaleux. Quel message cela est-il censé véhiculer ? *

“I’m scared I’ll never feel this again with anyone else, » I whisper.
He squeezes my hands. « I’m scared you will.” 

Aussi, pendant tout le livre, Owen a deux vérités (confessions) qu’il ne veut pas dévoiler. Une qu’il finira par confesser à Aubern, et l’autre pas… Et comment dire ?
La première est très peu crédible et vraiment « too much »** et la seconde… well… la seconde (et la dernière du livre que nous seuls apprenons) et bien je ne comprends tout simplement pas pourquoi il n’en parle pas à Auburn et en quoi cela pourrait briser leur couple.
C’est dommage car j’ai bien aimé cet épilogue mais il est gâché par le fait que c’est une vérité qui aurait pu ne pas rester secrète, au contraire.

En résumé, je suis toujours impressionnée par son écriture, si belle et poétique, par ses détails qui font toute la différence, qui nous font rire, nous font nous attacher à ces personnages et qui nous font ressentir beaucoup d’émotions.

Et j’ai aimé l’histoire. Unique. Bien pensée.
Mais ce livre ne tient malheureusement pas ses promesses sur la longueur et je garde une impression de gâchis et de déception.
Comme je le disais, les livres de cette auteure ont toujours un côté mélo-dramatique, on s’y attend, on le sait. Malheureusement, dans Confess, cet aspect là est poussé à la limite de la crédibilité. Dommage.

 

LA PARTIE SUIVANTE CONTIENT DES SPOILERS.
NE LISEZ LA SUITE QUE SI VOUS AVEZ LU LE LIVRE OU SI VOUS NE COMPTEZ PAS LE LIRE.

 

* Trey tente de violer Auburn mais est interrompu par la colocataire de celle-ci.
J’ai bien compris pourquoi elle n’ose pas porter plainte juste après, vu les conséquences que cela peut avoir par rapport à son secret (même si cela est quand même déjà sidérant), mais à la fin ?
Donc finalement Trey est un personnage obsessionnel, qui est prêt à user de son statut de policier pour condamner des innocents et qui tente de violer une fille, mais il s’en sort sans rien ????  Quel message cela est-il supposé véhiculer ?
Il n’est pas allé jusqu’au bout et ne l’a pas violé donc c’est OK ? Il peut s’en sortir et refaire ça à la prochaine fille qui va l’obséder ?
Le fait qu’elle ne porte pas plainte et qu’il s’en sorte sans même un procès me si-dère.

** Dommage le coup du père est peu crédible d’autant qu’il reçoit vraiment des prescriptions médicales pour ce médicament. Il aurait prendre le blame sur lui et montrer une ordonnance après.

 

FIN SPOILERS****FIN SPOILERS****FIN SPOILERS****FIN SPOILERS****FIN SPOILERS****FIN SPOILERS****FIN SPOILERS**

 
Les avis également en demi teintes de Karine et Francesca 

3 commentaires sur “Confess de Colleen Hoover : quand trop de drames gâchent un livre magnifique…

  1. Syl. le 24 juin 2015 à 15h03 a écrit :

    Je ne vais pas le lire, mais je suis toujours curieuse de ces personnages que tu racontes dans tes billets. Ils ont tous des secrets…

  2. Je pense que j’en ai dit à peu près la même chose… en tout cas, c’est ce que j’en ai pensé. Trop d’over-drama et si j’ai beaucoup aimé le côté « art », tout comme toi, je suis bien d’accord avec tes bémols. Et je viens de relire mon billet… et je ne dis rien du tout, en fait!

  3. On me l’a conseillé (je suis en phase « héros artistes »), mais j’avoue que je suis refroidie par les accusations de drama un peu partout… Tu veux bien me spoiler les secrets? ;)

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