Les lectures de Cécile

4
mar

Challenge « Oh my, cette couverture », deuxième édition !

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Après le succès de la première édition du challenge « Oh my, cette couverture », je décide de le relancer.
Le but de ce challenge est donc, je le rappelle, de trouver LE livre à la couverture qui vous semble la plus mochela plus kitch ou soyons fou, une qui soit moche et kitch, de le lire, et d’en faire un billet.

 

Ce qu’il y a de bien dans ce challenge ?

– C’est que vous pouvez lire des romances super bien comme celles de Kleypas qui ont de belles couvertures aujourd’hui mais qui en avaient des hideuses à la base. (donc pas obligé de vous taper Le loup et la Colombe quoi.)(mais si vous voulez, vous pouvez).
– C’est qu’il ne faut lire qu’un livre (et un seul)(le plus moche donc) pour le réussir (je devrais donc être en mesure de le réussir)(et puis, je ne vais pas vous mentir, c’est un point qui facilitera le récap des billets aussi, pour la flemmarde  femme très occupée que je suis).
– Il y a des romans contemporains, de SF, du YA, des classiques qui ont des couvertures horribles, donc pas besoin d’aimer la romance pour participer.

 

 crimen    220643DansladcheauRoyaumeEnchant    
Oui, je suis comme ça moi, j’accepte même des couvertures étrangères dans mon challenge, pourvu qu’elles soient vilaines…
Et oui, vous ne rêvez pas, sur la deuxième couverture, on  a un aperçu de ce que rendrait la « marionnette  des Guignols de l’info » de PPDA en black. 

 

 

Pour rappel : vous avez pu voter pour la plus moche des couvertures sur les 22 participations de l’année passée, et voici les 3 couvertures qui ont reçu le plus de votes (cliquez sur le nom ou la couverture pour lire les billets): 

 

En 3ème position des votes, le livre lu par Laurie
Laurie

En seconde position, le livre que j’ai lu
young gentleman

 

Et la grande gagnante est Blackwatch Vw  
(tu peux d’ailleurs choisir le livre de ton choix sur Amazon ma chère):
confessions_hollenbach

 

Oui, il y a eu du lourd l’année passée, mais je suis sûre qu’on peut faire encore mieux cette année !!!

 

Pour ceux qui veulent s’inscrire, vous pouvez le faire en commentaire de ce billet.
C’est aussi ici que vous pourrez mettre en lien vos billets et que je ferai le récap du challenge.
Ne paniquez pas, vous n’aurez pas à chercher partout ce billet le jour où vous voudrez le retrouver : si vous cliquez sur le logo du challenge dans le menu à droite, vous tomberez directement sur ce billet ! Magique, I know. :-)

Aussi, je prête volontiers mon blog à ceux ou celles qui n’en ont pas et qui veulent participer. Je publierai leurs billets sur mon blog.
À noter d’ailleurs que je vous prête mon blog quand vous voulez si un livre vous marque (en bien ou en mal) et que vous voulez en parler : B, Julia, Salome, Gene, Alya, Bella, Lily, Laurie et toutes les autres…

Vous avez jusqu’au vendredi 13 Mars (ah ah !) pour vous inscrire et vous avez 6 mois pour réussir votre challenge, à savoir jusqu’au 13 Septembre !

Alors ? Qui en est ? 

 

 

18
fév

Fifty Shades of Grey, le film

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Il paraît que la curiosité est un vilain défaut (Plus ou moins que de mordiller sa lèvre tout le temps ? Telle est la question).
Comme vous le savez peut-être, j’ai trouvé beaucoup de défauts au livre, dont le plus gros s’appelle Ana.
Mais je suis quand même allée voir le film car je suis comme ça, moi, une rebelle jusqu’au bout des tétons. (Fouettez-moi donc au martinet à longs poils blancs, je le mérite bien).

Mais voyez-vous, je me devais de savoir si Ana était aussi, heu, Ana. Si sa déesse intérieure brillait jusqu’à Portland et faisait bien les salto arrière en voyant Christian et comment son subconscient trouvait l’intégrale de Dickens. La curiosité était trop forte. Alors, je n’ai pas résisté, j’y suis allée (avec des copines !)

Nous y sommes allées donc, nous avons vu et nous avons retenu…

 

1. Que la Ana du film s’extasie très bien devant les buildings. Woooow dit-elle en voyant les tours de Seattle comme si elle les voyait pour la première fois alors qu’elle habite à 20km de là.
Woooow, dit-elle en voyant le building où travaille Mr Grey, quelle grande tour ! (non aucune métaphore phallique ne se cache derrière cette phrase)(quoi que.)

 

2. Un très gros fou-rire quand Christian demande 50m de corde à Ana qui travaille dans un magasin de bricolage. 
Imaginez Ana en train d’enrouler la corde demandée autour de son bras et Christian, très sérieux, qui la regarde d’un regard pénétrant (non aucune métaphore phallique ne se cache derrière cette phrase)(oui j’envisage de faire de cette parenthèse le comique de répétition de ce billet). Bref, il la cloue du regard (à défaut de la clouer autrement)(et oui il y a bien une métaphore qui se cache derrière cette dernière parenthèses), donc, (excusez-moi, c’est que je viens de voir fifty shades of Grey au cinéma, ça a de quoi perturber), donc elle enroule cette corde autour de son bras et lui, de sa voix de velours : « Wow, vous faites ça super bien ». 

Hin hin. La question que l’on peut se poser est quand même de savoir si elle enroule mieux la corde autour de son propre bras ou sa bouche autour du 3ème bras de Christian. (oui subtilité est mon prénom). 
Malheureusement, moi je le sais pour avoir lu le livre, qu’elle est naturellement douée pour la fellation, mais nous ne le découvrons pas dans le film.
Nous restons donc sur cette information des plus capitales : Ana sait couper 50m de corde et elle fait ça très bien. 

 

3. Au début du film, on a l’impression qu’Ana va tout le temps s’évanouir.
Genre, devant la tour, devant Christian dans son bureau, devant Christian en boite, devant Christian chez lui. Tout le temps.
Sauf devant Christian nu. Là elle se mord la lèvre. Et ferme les yeux.
Ceci dit, elle s’évanouit bien à un moment donné, car elle a trop bu.  (moi quand je suis bourrée, je ne m’évanouis pas pour me réveiller dans le lit d’un milliardaire. Il n’y a pas de justice dans ce bas monde). 

 

4. Je ne savais pas qu’il y avait autant de sorte de martinet.
Christian en a une belle collection. 

 

5. Comme dans le livre, Christian est multimilliardaire sans jamais aller bosser ni recevoir de coups de fil.  C’est beau. (c’est bon. C’est Christian Grey).

 

6. La meilleure copine d’Ana n’est absolument pas hystérique quand elle apprend que sa meilleure amie sort avec un canon multimilliardaire.
Et ça, quand même, c’est étonnant. Non ?
Je veux dire, c’est pas non plus le truc le plus commun du monde. (ou est-ce que je n’ai vraiment pas de bol ?).

 

7. Je ressors avec une image très nette du fist anal (et vaginal) qu’Ana décide de refuser dans le contrat (et je ne peux l’en blâmer). 
Une image d’un poing dont je me serais volontiers passée. (et dont je suis sûre, tous les enfants de 12 ans qui ont le droit de voir ce film en France, aussi). 

 

8. Une très jolie bande son, vraiment. 

 

9. Quand on est étudiante à Seattle on peut quand même se payer de superbes appartements.
Ca change du 15m2 qu’on peut se payer à Paris (en travaillant tous les soirs dans un bar).

 

10. Se mettre à 4 pattes pour recevoir une fessée car on a roulé des yeux, ça ne donne quand même absolument pas envie et ça ne fait pas du tout rêver. (par contre le tour en hélico….).

 

11. Ana est quand même moins conne dans le film que dans le livre et ça c’est quand même la bonne surprise du film. 
Je veux dire, oui, elle manque s’évanouir 10x et a de gros yeux ouverts un peu bizarres (censé montrer son étonnement ? Son attirance ? le fait qu’elle imite bien les poissons rouges ?) pendant pas mal de temps au début, et oui elle mord souvent ses lèvres mais bon : 

– elle ne lève pas 1000 fois les yeux au ciel
– ne dit pas « oh la vache » 600 fois dans le livre
– ne passe pas son temps à dire que Christian est HOT,
– se mord beaucoup les lèvres mais quand même, à vue de nez (que j’ai fin)(contrairement au sexe de Christian)(et à mon humour) 40 fois moins que dans le livre,
– et sa déesse intérieure n’existe pas. Et ça. CA ! Ca la rend quand même bien moins conne hein (enfin elle n’apparaît pas non plus comme le prochain prix Nobel de physique non plus hein). 

Et du coup, sans sa déesse intérieure et les scènes qui découlent de ses millions de roulements d’yeux et de mordillements de lèvres, on a affaire à une Ana qui ne se laisse pas vraiment faire et qui pose des questions.
Pourquoi es-tu comme ça, pourquoi aimes-tu me punir, pourquoi je ne peux pas te toucher, pourquoi ne pouvons-nous pas être un couple normal… (parce queue !)(ah ah ah avouez que je suis super drôle quand même !)(Non ? Mince, attendez, je me mets à 4 pattes pour recevoir ma fessée).
Bref, on a une Ana qui ne se laisse pas trop faire, qui n’accepte pas cette relation sans la remettre en question et qui reste quand même bien sur ses positions (accroupie par terre la tête baissée) LOL.

 

12. Et une Ana moins débile fait quand même ressortir davantage le côté totalement (à mon avis) psychopathe de Christian. 
Entendons-nous bien. Je ne dis pas que ce livre fait l’apologie de la violence conjugale, du viol etc. Non.
Je dis simplement que la relation dans ce film ne m’a pas DU TOUT faite rêver (dans le livre non plus vous me direz)(à part les 10 orgasmes par rapport, on s’entend). 
Dans le livre je trouvais que c’était noyé dans tout pleins de trucs agaçants mais dans le film Ana paraît vraiment malheureuse. Elle est tout de même amoureuse d’un mec qui ne veut pas dormir avec elle, qui ne fait pas l’amour mais baise brutalement, ne veut pas sortir au resto, ne veut pas qu’elle le touche, veut qu’elle se soumette, lui dit quoi manger, veut lui mettre un poing dans le culcul, et à besoin de la punir quand elle n’obéit pas…
On serait chagrinée pour moins que ça. 

Mmmmh, well, je ne sais pas vous mais moi ça m’inspire un acrostiche: 

C : Christian 
H : Huppé, riche ou que sais-je,
R : Rien à faire, je ne veux pas de ton poing à l’
I : Intérieur de moi.
S : Sans concession de 
T : Ta part,
I : Inutile de te dire que non, tu ne me fesserais pas si j’étais
A : Ana. Ni maintenant,
N : Ni après m’avoir offert 10 orgasmes, une voiture de sport et un ordi. (quoi.que).

Bref, cette relation m’a encore moins donné envie que dans le livre et elle me faisait déjà moins rêver qu’un paquet de fraise tagada.

 

13. En trouvant l’acteur jeune et pas assez viril par rapport au Christian de mon imagination, je me suis quand même rendue compte que celui que j’imaginais devait avoir largement dépassé la trentaine…
Et j’ai encore plus réalisé à quel point le côté multimilliardaire, dominant, je suis un prodige du piano, j’ai 50 voitures de sport, j’ai 72 martinets (à poils blancs, à poils noirs, à poils courts et à poils longs), j’ai déjà eu 15 soumises avant toi, pour un mec de 26 ans qui passe son temps à piloter des avions (et sa queue) était invraisemblable.

Vous l’aurez compris, faites mourir une déesse intérieure (autrement appelée Inner Godess dans la VO), et vous ferez ressortir le côté psycho de Christian.

En parlant d’inner goddess, ça me fait penser à une chanson tiens.
Une inner godèèèsseuh, qui courait dans l’herbeuuuh, elle attrapeuh une grande queuuuue, elle la montre à ces messieurs, ces messieurs lui disenheuuu, frappe la comme ci, fesseuh-la comme ça, et vous obtiendrez une sou-mise toute chaude !

 

14. Le film est quand même très semblable au livre. 
Et bon, comme dans le livre, on ne va pas voir le film pour l’action. 

15. Les scènes de cul sont quand même assez belles et esthétiques, à défaut d’être excitantes.

16. J’espère vraiment qu’aucun enfant de 12 ans n’ira voir ce film.

17. Il y a beaucoup plus d’humour dans ce film que dans le livre. 

18. Le gros avantage de ce film est quand même qu’il m’a permis de voir l’extrait de Cendrillon qui me tente graaaaaave !

 

Ceci dit, franchement ? Je m’attendais à bien pire et j’ai bien aimé.
Le fait qu’Ana paraisse moins débile et qu’elle ait plus de caractère ôte quand même beaucoup d’agacements ressentis pendant le livre. Alors non, clairement, ce n’est pas le film du siècle mais c’est meilleur que le livre quand même.
D’ailleurs, j’irai même voir la suite ! 

2
déc

Prisoner de Annika Martin et Skye Warren: la daube du mois. Voire de l’année.

prisoner
Un résumé très tentant, un livre classé sous « Dark Erotica » (un genre que j’apprécie même si je n’ai jamais trouvé mieux que ce livre ), et des notes sur Goodreads excellentes : il ne m’en fallait pas plus pour me donner envie de me jeter sur ce livre.
Sauf que voilà. Ce livre est nul.

Et qui dit livre nul, dit…

spoilers 

1- Notre héros, Grayson, est :
a- « Trop dangereux, trop grand, trop beau et l’air vibre autour de lui tellement il dégage d’énergie » (et oui, il a aussi un trop gros marteau mais nous le découvrirons plus tard, bande de coquines)
b- A une cicatrice au sourcil car c’est un bad boy (Dylan McKay : tu auras souvent été copié mais sache que tu ne seras jamais égalé dans mon cœur. Jamais. Je t’aime. Bien à toi, Cess).
c- N’a pas de tatouage mais il a des cicatrices le long du bras qui forment des croix et que Grayson s’est lui-même fait avec sa bande (ne me demandez pas la symbolique je ne m’en souviens plus)(mais c’était vachement profond et touchant)(oui je déconne).
d- Est en prison, au début de l’histoire, pour un meurtre qu’il n’a bien sur pas commis.
e- A été kidnappé quand il avait 5 ans et enfermé (puis abusé) dans un sous sol avec d’autres garçons et ce, pendant 6 ans. (ce qui ne l’a pas empêché d’apprendre à lire car il y avait une encyclopédie dans le sous sol)(les auteurs ont pensé à tout vraiment. C’est beau).
f. A appris en prison à savoir l’heure qu’il est sans avoir à regarder par une fenêtre. (c’est que c’est utile, la prison, quand même : on ne peut pas savoir quand on aura besoin de connaître l’heure qu’il est alors qu’on est enfermé dans une pièce sombre)(un talent très utile)(presque aussi utile que d’avoir une grosse queue)(oh ça va si on peut plus être vulgaire…)
e- toutes les réponses ci-dessus sont justes.

2- D’après vous, l’héroïne, Abbie, qui pour valider son année d’étude doit donner des cours d’anglais à 16 hommes en prison, pense qu’il est intelligent de s’habiller à chaque fois:
a- en jupe moulante et bottes à talons sachant que les 16 hommes n’ont pas du tremper leur biscuits dans le thé depuis quelques années… (si vous voyez ce que je veux subtilement dire) 
b- En jeans, converse et pull à col roulé, histoire de ne pas échauffé trop les esprits (ni leurs sexe donc).

3- Que fait Abbie quand elle est nerveuse ?
a- Elle touche ses lunettes qui, Grayson le comprend de suite, est son rempart contre le monde.
b- Se suce la lèvre supérieure ce que le héros trouve très excitant. (mais qui ne l’est pas comme vous pourrez le voir dans un instant)
c- Elle touche ses lunettes des fois, et se suce la lèvre supérieure d’autres fois.

Indice :

photo-73
Hello there, qui j’imite ? 

(mes copines de LC ont trouvé de suite)
Comme je vous le disais, le sucage de lèvre supérieure n’est pas excitant. (le touché de lunettes non plus d’ailleurs que je n’ai malheureusement pas pu faire sur cette photo, et pour cause, je fais le chignon d’Abby à la place)
Mais bon, je n’aurais jamais pu être une bonne héroïne de romance.
Et donc je n’aurais jamais eu d’orgasmes dans les bois.
Life is a bitch. 

 

4- Chaque fois qu’Abbie donne cours, la tension entre elle est Gray est palpable. (tout comme les seins d’Abbie.), et lors du dernier cours, Grayson arrive à s’enfuir et kidnappe Abbie qui se retrouve malencontreusement sur son chemin.
Elle le conduit (contrainte et forcée) jusqu’à une station essence où notre héros retrouve un ami qui répond au doux nom de Stone (comme son coeur) et elle arrive à s’enfuir dans les bois, mais Grayson la rattrape.
Et là, que se passe-t-il ? Trouvez la réponse fausse.

a. elle spray de la bombe lacrymogène dans ses yeux mais il arrive à la maintenir plaqué, même avec les yeux fermés (il est trop fort on vous dit).
b. Puis elle fait une mini crise de panique / d’asthme due à la bombe lacrymo (non Abbie n’est pas un boulet) et il s’allonge à côté d’elle pour l’aider à se calmer en respirant avec elle. Et elle qui pense « Respirer ensemble c’est comme danser. Presque comme coucher ensemble » (mmmh, d’accord…. Si tu le dis Abbie).
Ce qui tombe bien car du coup :
c. Il décide de la doigter là, dans les bois, alors qu’il vient de s’enfuir de prison, que la police est à sa recherche et que la voiture dans laquelle ils se sont enfuis est abandonnée à quelques mètres de là. (chacun ses priorités en même temps, qui suis-je pour dénigrer un orgasme ?). Car orgasme il y a. (Allez prenons-nous la main et chantons tous en chœur : Doigtons-nous dans les bois, pendant que le loup y est pas, si le loup y était, il nous lécherait, mais comme il n’y est pas, il nous doigtera).
d. Puis après son orgasme et après avoir bâillonné un flic qui les avait retrouvé (cherchez pas à comprendre), ils marchent le long de la rivière et entendent des sirènes au loin. Du coup Grayson décide de brouiller les pistes et demande à Abbie d’ôter sa culotte et de la laisser à un endroit, puis ils reparent en sens inverse (comme quoi, pas besoin d’avoir fait d’études pour être intelligent et malin)(Il suffit de lire l’encyclopédie)(et d’être à l’abri dans ton cartable je seraiiii ton copaiiiiiin)(oui je suis comme ça moi, je fais des liens entre des mots et des chansons).
e- Il ne la retrouve pas, se fait arrêter et finit sa vie en prison.

 

5- Quelle est la phrase ou dialogue du livre la plus débile ?
a- Je sais quoi faire de mes poings et d’un couteau. Je sais quoi faire de la douleur et de la haine. Je sais quoi faire d’une femme. Mais je ne sais pas quoi faire de Mme Winslow. (Qui est accessoirement aussi une femme mais bon ce n’est pas grave, laissons à Grayson cette minute de profondeur).
b-  Ce n’est pas un putain de conte de fée. Je ne vais pas me transformer en gars bien juste parce que sa chatte est faite de velours et d’arc-en-ciel. (tiens, celle là, je ne l’avais jamais lue)(peut-être Abbie a t-elle mangé trop de skittles et que sa a détend sur son vagin ?).
c-Alors qu’elle en taule (c’est une longue histoire nous y reviendrons) : Ce qui est marrant c’est que l’aspect est le même à l’intérieur qu’à l’extérieur de la cellule : des cylindres ronds, noirs, impénétrables et sombres (elle pensait qu’une fois à l’intérieur les barreaux deviendraient arc-en-ciel, comme son vagin ?) 
d- « – Branle-moi. Gentil.
– Gentiment.
– Quoi ?
– On dit gentiment, enculé de ta race. »
(un dialogue surréaliste s’il en est)
e- Sans le vouloir, mes muscles intérieurs le serrent. Sa queue fléchit en réponse. Il y a une conversation qui s’instaure entre nos corps. Une communion. (après le succès du « monologue du vagin », bientôt dans le théâtre près de chez vous « La conversation entre le vagin et son amie la queue*).
* Merci B pour la référence au monologue du vagin (oui mes copines sont aussi subtiles que moi)(et que ce livre)(c’est à dire, pas vraiment).

 

Bon, mais trève de QCM, il est temps de passer aux choses sérieuses et de vous raconter l’histoire.
Vous avez donc suivi : elle donne des cours dans une prison, il s’enfuit, la kidnappe, elle s’enfuit dans la forêt, il la rattrape, la doigte, lui donne un orgasme, ils marchent le long d’une rivière et brouillent leur piste en laissant la culotte de Abbie qui se retrouve donc nue sous sa jupe, et continuent de marcher vers la route…
Et là que se passe-t-il ?

– Il casse les lunettes d’Abbie et met le verre sur la route jusqu’à ce qu’une voiture roule dessus, que le pneu crève, et qu’ils puissent s’enfuir dedans (entre crever des pneus, s’ériger des remparts virtuels et se déguiser en petite-prof-cochonne, on sous-estime grandement l’utilité des lunettes de vue).
– Puis, ils vont dans un motel où il la force à le branler (« Tu peux me blesser. Tu peux me toucher. Mais jamais, ja-mais je ne te toucherai. Pas de mon plein gré »)(« Si et tu me remercieras »)(Oui. elle l’a fait et l’a remercié)
– Elle arrive à nouveau à s’enfuir (non ce livre n’est pas répétitif).
– Mais voilà qu’elle se retrouve en taule pour complicité d’évasion (je ne sais pas comment on dit) où elle arrive quand même à s’endormir (ben quoi ? elle est fatiguée c’est normal)(et nue sous sa jupe, je vous le rappelle)(aucun lien, cherchez pas, certains faits méritent simplement de ne pas être oubliés).
– Et qui est là, lorsqu’elle ouvre les yeux, dans sa cellule, alors que lui même est recherché ? Grayson, qui arrive à la sortir de là, sans qu’on ne sache comment (Pourquoi s’encombrer de détails compliqués quand on peut simplement esquiver, je vous le demande ?).
– Ils vont chez une connaissance à lui et là, ne voulant pas prendre le risque qu’elle s’enfuit à nouveau, il lui donne une drogue pour qu’elle dorme et c’est là qu’il… couche avec elle. ).(« Je n’ai jamais été aussi excité de ma vie et elle est à peine consciente »)(oui oui nous avons la même définition du viol).
– le lendemain, une voiture leur barre la route, ils sortent et voilà que Abbie a le choix : rester avec Grayson ou aller avec ce monsieur qu’elle ne connaît pas ? Grayson lui crie de ne pas y aller car c’est un homme de main du gouverneur qui lui-même n’est autre que celui qui les maintenait enfermé au sous sol ! N’y va pas.
Si venez, c’est un fou. N’y va pas. Et elle y va alors même qu’elle sait qu’un lien l’unit avec Grayson (oui ils ne se sont parlés que 3x dans leur vie)(mais bon ils ont partagés un doigtage dans les bois, une branlette  dans un motel et un viol et ça, ça créé des liens uniques, c’est clair). Et  bref, elle va quand même vers le monsieur qui la brutalise, alors Grayson va la secourir, car le lien entre eux est trop important et que « MIENNE », et il ne peut pas la laisser. Et là  Boum. Il se fait tirer dessus. Mince. Abbie doit agir, elle sort les lames de rasoir qu’elle a volé le matin même (pratique), saute sur le dos de l’homme et lui plante les lames dans le cou. Bam. Il meurt. Elle court vers Grayson qui est mal au point. Il saigne. Elle vole la voiture du monsieur (qui n’en a plus d’utilité) et il lui dit où aller avant de tomber inconscient. Chemin faisant, elle doit s’arrêter prendre de l’essence mais elle n’a pas d’argent, juste un flingue. Elle va vers le monsieur à la caisse et lui propose son collier en échange du plein. Il refuse : il veut une pipe. Ah non, je ne vous ferai pas de pipe. Si si. Ah non, tenez je sors mon flingue et je tire sur la vitre. Maintenant tu te baisses ou je te tue. Ah j’adore ce sentiment de superiorité, je pense que j’ai toujours eu ce côté en moi »(non je n’invente rien. Oui vous pouvez rouler des yeux, ici c’est permis).
Bref elle en profite pour voler de quoi manger et reprend la route (sans ses lunettes de vue, rappelons-le)(et sans sa culotte non plus, oui, c’est bien, je vois que vous suivez) et elle arrive donc à trouver  le repaire du clan de Grayson où son copain Stone veut la tuer.
« non ne me tuez pas, Grayson est à moi et je suis à lui. Et il me veut vivante c’est pour ça qu’il m’a sauvé. Un lien fort existe entre nous »  « Justement, c’est pour ça que je dois te tuer, tu le rends faible ».
Mon dieu. Le suce-pens est à son comble.
Va-t-il la tuer ?
Non.
Pourquoi ?
Parce que leur pote véto a besoin de ses petites mains pour chercher la petite babale dans l’épaule de Grayon.
Et… 
je me suis arrêtée là. Oui je suis désolée. Mais j’ai quand même tenu 75%. 

Et si vous voulez connaître la suite, car moi, non, vraiment, je n’ai pas pu continuer (mes yeux n’allaient jamais revenir à leur place si je les faisais encore rouler) je vous invite à lire le billet de Fleur qui elle l’a finit et qui rien que pour ça,  mérite des carambar au nougat.
Ceci dit il est question de tuer le gouverneur, qu’ils soient séparés, qu’elle soit inculpée et doive aller en prison, qu’il la secoure à temps et qu’ils finissent par vivre avec les autres. 

Mais la cerise sur le gâteau, le petit détail en plus dans le livre qui fait toute la différence c’est quand même que Grayson, à la fin, (à part si Fleur m’a raconté des conneries) casse les lunettes d’Abbi quasi à chaque fois qu’ils font l’amour (car il aime la dominer comme ça), et qu’il lui en rachète du coup très régulièrement. Vous me direz, ça change des fétichistes des pieds. 
 
Et si cette lecture n’est pas parfaite pour le rdv de Stephie, je ne sais pas quel livre l’est ! :)
Stephie