Les lectures de Cécile

30
août

Mockingjay – Suzanne Collins

 

Mockingjay-the-hunger-game-trilogy-10363008-792-1200   PAS DE SPOILERS VISIBLES !

 

J’ai fini Mockingjay hier et je suis encore toute chamboulée par cette lecture, je n’arrête pas d’y repenser…

Je ne sais pas encore comment organiser mes pensées, mes ressentis, mes réactions…

 

Nous attendions ce dernier tome depuis des mois. Les spéculations quant à l’issue de cette trilogie allaient bon train.

 

Il y avait les « team Gale », les « team Peeta » et puis, il y avait ceux, plus près de la vérité, qui pensaient que ça finirait mal, que Collins ne pourrait pas nous donner une happy end…

Que nous étions loin de la vérité avec nos spéculations amoureuses ! Je l’ai lu dans certains commentaires et je ne peux que confirmer : ce triangle amoureux n’a aucune importance ici. Peu importe à quelle team on appartient. Ce n’est pas important, ce n’est pas autour de ça que tourne cette incroyable série.

 

Car finalement, oubliez le Peeta, le Gale et la Katniss que vous avez connu : aucun de ces 3 protagonistes n’est le même dans Mockingjay.

Fini le Gale effacé des 2 premiers tomes, fini la Katniss battante, ici elle nous apparaît aussi détruite et faible. Quant au gentil Peeta que vous connaissiez ? Fini. Aussi. D’eux 3, c’est celui que vous reconnaîtrez le moins.

 

Place à la rébellion, aux pertes, aux  manipulations de toutes parts… Place à la guerre.

 

Nous suivons ce récit du point de vue de Katniss ce qui rend cette lecture encore plus intense.

La peur, les doutes, la douleur, les pertes sont toujours le quotidien de notre héroïne et nous, nous nous prenons toutes ces émotions en pleine figure…

L’espoir, incarné par le symbole du MockinJay est bien sûr, toujours présent. C’est ça qui nous fait tenir, qui donne la force à Katniss de continuer d’avancer, de se battre.

 

Et la fin… cette fin laisse un goût amer dans la bouche. Car, peu importe finalement avec qui Katniss finit, si elle finit avec quelqu’un, la fin n’est pas rose. Elle est réaliste.

Et c’est pour ça, à mon avis, que cette trilogie est un incontournable. Car Suzanne Collins ne signe pas là un livre jeunesse avec une classique happy end.

Elle montre que les humains peuvent être cruels et manipulateurs, et elle n’efface pas cette réalité avec une fin heureuse.

 

Un tome très attendu qui ne m’a pas déçu. Ca va être dur de passer à autre chose…

En ce qui me concerne, je relirai sûrement ce livre en français à sa sortie car je pense toutefois être passée à côté de certains détails.  

 

Maintenant place aux spoilers :

Surlignez pour lire ! 

 

La scène de Buttercut à la fin m’a fait pleurer. Pourquoi Collins a t-elle tué Prim ?! Etait-ce vraiment indispensable ? Oui sûrement pour le côté réaliste dont je parlais plus haut.

Le passage où Katniss veut se suicider car elle n’a plus confiance en l’humanité… Dur passage également.

Et la fin… Je l’ai trouvé un peu « baclé » par certains aspects : que deviennent Gale et la mère de Katniss ? Johanna ? Haymitch ?

Ils s’en sortent mais que deviennent-ils ?

Durant la guerre  ils pouvaient aller en 1h en hélico dans les autres districts et là, à la fin, on a l’impression qu’elle ne pourra jamais revoir sa mère ou Gale.

Et Gale ? Après tout ce qu’il a fait pour elle, il part, il a un fancy job et voilà ?

Ce n’est pas comme s’il avait tiré la bombe directement sur Prim.

Et quand il dit  qu’en fait il n’était bon que pour garder un oeil sur sa famille… Ca m’a brisé le cœur pour lui…

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-mockingjay—suzanne-collins-56196762.html

21
juin

Le ciel est partout – Jandy Nelson

 

ciel est partout

Wow. Quelle lecture !

 

Lennie a 17 ans et vient de perdre sa sœur Bailey de 19ans. 

Elle ne s’en remet pas. Il y a elle et puis il y a les autres. 2 mondes différents. Sa grand-mère Manou qui sort tout droit de la famille Ingalls, son oncle Big le déjanté, sa meilleure amie Sarah : ils ne peuvent pas souffrir autant qu’elle : elle refuse de partager ce qu’elle ressent avec eux, elle préfère s’isoler.

Quand elle revoit Toby, le petit ami de sa sœur, elle comprend qu’elle n’est pas seule, lui aussi souffre, autant qu’elle. Il est le seul à la comprendre, Bailey était aussi sa moitié. Comme pour elle.

Et finalement, il y a Joe Fontaine, le nouveau qui  respire la joie de vivre, ou plutôt, qui est la vie, il est passionné de musique, comme elle, mais il n’a pas connu Bailey.

 

Le sujet est émouvant et arrache les larmes, certes, mais ce n’est pas ça qui fait que j’ai été aussi émue, que j’ai pleuré, que j’ai eu envie de crier, de la secouer et de lui ouvrir les yeux pendant toute la première partie du livre.

Non, c’est le style, ce sont les descriptions de toutes ces émotions : la douleur, la joie, la culpabilité de s’autoriser de tels moments, c’est tout le ressenti, le désespoir de Lennie.

Ses réflexions sur tout ce qui l’entoure et sa nouvelle perception de la vie sans sa sœur sont si justes que l’on ne peut s’empêcher de penser « voilà, c’est exactement ça que les personnes en deuil doivent ressentir ».

 

Mais ce n’est pas que triste car Lennie a un sens de l’autodérision assez prononcé, donc elle arrive souvent à nous arracher des sourires, et puis, parce que, peu à peu, on entrevoit l’espoir, et l’acceptation : de la mort mais aussi d’être encore en vie, et de vouloir en profiter. 

 

Toutes les personnes de ce livre sont attachantes, sans exception. Leurs sentiments sont finement analysés. 

Ceux qui sont exclus et ne savent pas comment faire pour réintégrer leurs places dans la vie de Lenny, ceux qui sont aussi ravagés qu’elle et qui le montrent, et ceux qui veulent la faire avancer vers une nouvelle vie, vers une nouvelle Lenny.

 

En conclusion, j’ai beaucoup aimé et beaucoup ressenti. 

C’est beau et c’est bien écrit.

Je le conseille même en période de coup de blues, car au final, ce roman est une ode à la vie.

 

  Un grand merci à Clarabel pour ce livre.   

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