Les lectures de Cécile

24
déc

Mini-Chro’s (pas si mini) #11 : du bon … et du un peu moins bon

Lawofmoses
The law of Moses
 est une histoire très belle et très originale.
On suit Georgia  et son amour pour les chevaux ainsi que Moses, né d’une mère accroc au crack, qui a été abandonné dans un panier à sa naissance, qui vit chez sa grand mère et qui peint de manière somptueuse dans des endroits souvent inattendus. 

Ces deux personnages sont très différents l’un de l’autre, Georgia est pleine de vie, enthousiasme, têtue, drôle, simple et très directe et Moses est plus sombre, plus refermé sur lui-même mais plus touchant également, de par son histoire, son passé et son talent. 

Comme pour Making Faces et Infinity +1, Amy Harmon a une fois de plus su me charmer avec son écriture si belle,  juste, poétique et touchante, et qui allie là encore, avec brio, émotions, originalité et pointes d’humour. 
Si certains, d’après ce que j’ai pu lire sur Goodreads, ont été dérangé par l’aspect inattendu et particulier du livre, cela n’a pas du tout été mon cas et j’ai trouvé au contraire que c’était très bien amené et exploité. 

I’m a very ordinary girl, Moses. I know that I am. And I always will be. I can’t paint. I don’t know who Vermeer is, or Manet for that matter. But if you think ordinary can be beautiful, that gives me hope. And maybe sometime you’ll think about me when you need an escape from the hurt in your head.”

Malgré tout, certains points ont empêché le coup de coeur.  
Je ne peux pas trop en dire sans spoiler, mais disons que le moment le plus triste du livre m’a semblé trop gros et je pense que l’auteur aurait pu choisir une autre façon d’arriver à la même conclusion : cela nous aurait touché de la même manière, voire plus en ce qui me concerne.
L’autre point est quelque chose que je reproche souvent aux les livres américains, à savoir que les auteurs connus n’utilisent pas leur notoriété pour faire passer des messages fondamentaux.
C’est d’autant plus dérangeant ici vu que les lecteurs ciblés sont en partie adolescents. 

Enfin, si j’ai été touché par Moses et par son histoire, je dois dire qu’il ne m’a pas convaincue au niveau de ses sentiments et de ses actions vis-à-vis de Georgia. Je n’ai jamais vraiment cru à l’intensité de ses sentiments, à contrario de ceux de Georgia, et du coup, je n’ai pas vraiment couiné non plus… 

Je ne peux pas en dire plus sans spoiler mais globalement c’est une très belle histoire, très bien écrite et vraiment originale mais qui m’a bien moins touchée que d’autres livres de cet auteur. 
Mention spéciale pour les five greats. :)

Georgia’s eyes. Georgia’s hair. Georgia’s smile. Georgia’s personality. Georgia’s kisses.

Néanmoins, Amy Harmon reste une de mes auteurs favorites, elle a une plume splendide qu’il faut absolument découvrir et que je ne peux que conseiller ! (Pour les lecteurs qui ne lisent pas en anglais, Nos faces cachées sort fin Janvier : à ne pas rater !!!)

Et pour conclure, je vous livre mes « Six Greats » (car je suis une rebelle, ne l’oubliez pas): Le coca, whatsapp et les LC, mes fils, les livres, la santé et le fromage sous toutes ses formes  (pas forcément dans cet ordre là :-)) ! 

Les avis très enthousiastes de Mylène, Siham et de Karen, et ceux, positifs mais plus mitigés de KarineFleur, Emilie, Simi et Sab. 

The law of Moses – Amy Harmon
Kindle Edition –  298 pages

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khigginsSi vous suivez un peu mon blog, vous savez que j’ai lu beaucoup de livres de cette auteur que je trouve finalement assez inégale. 
Elle arrive autant à me faire rire, couiner et passer un super bon moment qu’elle peut m’ennuyer avec des intrigues ou des couples qui mettent trop de temps à se mettre en place. Et si j’apprécie toujours l’humour que l’on trouve dans ses livres, parfois cela ne suffit pas à passer outre l’ennui.
C’est donc sans savoir à quoi m’attendre, mais sans grandes attentes, que j’ai commencé son dernier livre, le 4ème de la série Blue Heron dont j’ai beaucoup aimé le premier tome, beaucoup moins le second et zappé le troisième. 
Verdict ? Ce livre me réconcilie avec cette auteure et j’en suis très heureuse !

Ce tome sur Em et Jake est vraiment bon, l’histoire est originale alors même que l’on trouve tout ce qui est propre à l’auteur  et dont on ne se lasse pas: la petite ville où tout le monde se connaît, la fille qui cherche son prince charmant et est prête à rencontrer des hommes via internet ou recommandation, la famille très présente, voire étouffante, l’humour, le chien comme seule compagnie etc… 
Autant d’éléments qui sont donc la signature de Kristan Higgins et que j’apprécie beaucoup même si, comme je le disais plus haut, cela ne suffit pas toujours.
Mais ici, donc, tout fonctionne, ou presque. L’histoire est sympa : notre héroine qui est invitée au mariage de son ex fiancé, Jack qui l’accompagne en faisant croire qu’ils sont ensemble et lui, encore, traumatisé par un évènement dont il est le héros malgré lui… 
C’est également avec plaisir que l’on retrouve les trois soeurs atypiques et au final, on ne s’ennuie pas, l’histoire est originale et c’est un plaisir de retrouver cet humour auquel j’adhère complètement et qui m’a fait rire de nombreuses fois.

Mon seul bémol se situe au niveau de la romance qui n’a pas totalement convaincu la midinette en moi. 
J’ai trouvé que leur histoire ne donnait pas assez de papillons dans le ventre, ou le sourire niais aux lèvres. Ceci étant dit, cela n’ôte rien au fait que l’on passe un très bon moment, sans prise de tête, léger et drôle.

In your dreams (Blue Heron 4) de Kristan Higgins
Editions Harlequin – Lu en ebook – 480 pages 

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calder
Acadia est une secte qui vit à l’écart de la société et des ses avancées technologiques.

Le leader de ce culte, Hector, que tout le monde appelle « Père » ramène un jour Eden, âgée de 8 ans. 
Elle est l’élue, celle qui a été choisie, la fille de la prophétie.
Prophétie que toute la communauté attend et craint en même temps et qui devrait avoir lieu l’année des 18 ans d’Eden. 
Calder est un garçon qui vit dans cette communauté mais qui appartient à une classe inférieure à celle d’Eden. Il doit travailler, n’a pas d’électricité ni d’eau courante et vit avec sa sœur et ses parents dans une pièce.
Eden et Calder ne sont pas censés se parler et encore moins tomber amoureux.

 

My mom waved her hand around our small cabin. « This may not look like much, but there is peace here. There is order here. There is faith, and there is purpose. We’re all very lucky. Blessed. I know sometimes the simplicity of life here seems difficult. But there is peace in simplicity. The big society is filled with chaos, uncertainty, and hurt. Believe me, I know.
 

Si j’ai beaucoup aimé l’histoire de fond, que j’ai trouvé très originale (les conditions de vie dans une secte), je n’ai malheureusement pas été plus convaincue que ça par la romance que j’ai trouvé très rapide.
Malgré un très beau style, une très belle écriture et de très belles déclarations, je ne me suis jamais attachée aux deux protagonistes et je n’ai jamais été convaincue par leur histoire et leur amour qui ne m’auront finalement apporté que très peu d’émotions.
Cependant, comme je le disais plus haut, j’ai vraiment aimé l’histoire de fond, les conditions de vie de la secte, la différence entre les travailleurs et les autres, la folie du gourou, les remises en question de Calder et de son meilleur ami vis à vis de leur communauté et de ses conditions de vie, ainsi que le rôle d’Eden qui vit dans une cage dorée en attendant ses 18 ans et la réalisation de la prophétie. 
C’est vraiment pour cet aspect là et pour savoir où l’auteur nous amenait que j’ai continué ce livre davantage que pour les personnages ou leur histoire même si j’étais curieuse de savoir comment ces amants interdits allaient pouvoir échapper à Hector, à la communauté et à la prophétie.

« The gods created this place for us, » I whispered, smiling dreamily.
Calder paused, brushing his lips once more across my throat before responding. « Yes. » I felt him smile against my skin. « Why do you think they did that? »
« So we’d have a place to fall in love. »

La fin est très prenante, tout s’enchaine très rapidement, et même si l’on a pas adhéré à 100% à ce premier tome, on se voit obligé d’enchainer avec le suivant qui…

 

 

eden
Reprend là où le précédent nous a laissé. 
Pas de spoiler sur le précédent tome ni sur celui-là :

Sans trop en dire pour ne pas spoiler, nous retrouvons nos héros dans un contexte très différent du livre précédent et je dois avouer qu’ils m’ont beaucoup touchée au début de ce tome.

Je me suis davantage attachée à eux et j’ai plus ressenti d’émotions dans le premier quart de ce second tome que dans le premier dans son ensemble.
Le moment qu’on attend avec impatience dès les premières pages (je ne peux pas en dire plus pour ne pas spoiler) est magnifique et j’en ai eu les larmes aux yeux.
Malheureusement, après ce moment, l’histoire perd un peu de son rythme et on commence à s’ennuyer.
Aussi, la révélation sur le passé de Calder est vraiment « too much », tellement dramatique qu’elle en perd en crédibilité et je pense que l’auteur aurait pu (et du) s’en passer.

Dans l’ensemble je retiens de ces deux livres une histoire originale et très bien écrite mais qui aurait peut-être gagnée à être écrite en un seul tome.

Becoming Calder de Mia Sheridan – 338 pages (l’avis de Evenusia et celui de Francesca)
Finding Eden  de Mia Sheridan- 278 pages  (l’avis de Evenusia et celui de Francesca)

27
nov

Mathias tome 1 et 2 de Lily Haime : beaucoup d’émotions et une très belle plume française

 

mathias1
Je lis peu de romances françaises, et pour cause, j’ai toujours peur de la qualité de l’écriture et des dialogues qui sonnent souvent faux, forcés et peu naturels.

Pourtant, quand plusieurs personnes ont lu et adoré ce livre, je n’ai pas pu résister à l’envie de le lire (En outre Karen me mettait aussi un peu la pression J).

Et j’ai bien fait : quelle bonne surprise !

Dans le premier tome, nous suivons l’histoire de Mathias, un lycéen sur de lui, bien dans sa peu et équilibré qui enchaîne les conquêtes, réussit bien au lycée et qui voit son destin chamboulé avec l’arrivée dans son lycée d’Eden, un garçon réservé et taciturne.

Si ce dernier a toujours su qu’il était gay, Mathias n’a jamais été attiré que par des filles et il ne comprend pas sa soudaine attraction pour celui qui a commencé, très rapidement, à occuper une place importante dans sa vie.

 

J’ai adoré le style et la plume de Lily Haime qui a su me transporter du début à la fin de ce livre.

Les sentiments de Mathias sont extrêmement et très justement retranscrits et nous ne pouvons que suivre et comprendre ses interrogations, ses doutes, ses envies et ses peurs d’autant plus crédibles que très réalistes.

Eden et Mathias sont des adolescents qui ont leurs défauts, qui font des erreurs, qui doutent et leur relation n’est pas simple, mais elle est très belle et très bien racontée. On ne peut tout simplement pas lâcher le livre. 

 

Pour autant, je n’ai pas eu un coup de cœur comme les copines étant donné que je suis sûrement moins patiente qu’elles (l’euphémisme du siècle) et que j’ai fini par me lasser à un moment donné de leurs doutes et de leurs disputes. J’ai trouvé qu’ils ne partageaient pas assez de moments ensemble, sans parler de moments heureux, et qu’au contraire ils passaient trop de moments à se prendre la tête et à être fâchés…

Mais même si j’ai ressenti une pointe de lassitude à ce niveau là à un moment donné, cela ne m’a pas empêché de dévorer ce livre en une journée et d’enchainer sur la suite vu la fin de celui-ci.

Sans toi (Mathias 1) de Lily Haime
Ebook – 356 pages

 

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PAS DE SPOILERS (ni sur le tome 1 ni sur celui-ci) :

Ce second tome change radicalement d’ambiance par rapport au précédent et commence là où l’autre nous laissait.

Je ne veux pas spoiler donc je ne parlerai pas du contexte mais ce tome est bien plus sombre que le premier car nous retrouvons nos héros complètement changés.
Ils ont certes toujours leurs défauts et leurs doutes mais ils s’avèrent également plus vulnérables, et plus touchants peut-être.

Eden surtout est méconnaissable, plus faible, moins sur de lui et de sa relation et c’est Mathias qui s’avère être le pilier de la relation. C’est lui qui porte le couple, qui repousse ses limites et qui montre encore et encore son amour et sa force de caractère.
Nous retrouvons également les personnages secondaires auxquels nous nous étions attachés dans le premier tome et c’est avec plaisir que nous suivons leur évolution en tant que couples, que personnes et qu’amis.

Dans ce second tome, il y a :
– des passages très beaux, d’autres très durs et certains très bouleversants. 
– Beaucoup d’émotions fortes que l’auteur, grâce à son écriture si belle et si juste, arrive à nous faire vivre.
– Et de belles déclarations, des larmes, des sanglots et une fin qui nous redonne le sourire, le tout formant un tome très beau et très touchant mais qui n’est pas pour autant un coup de cœur.

En effet, comme pour le tome précédent, j’ai trouvé que la situation d’Eden durait trop longtemps et j’ai commencé à me lasser de cette atmosphère triste et oppressante.

Heureusement, l’auteur fait évoluer la situation juste à temps et le dernier quart repart d’une manière bien plus légère, ce qui était parfait vu que je frôlais l’overdose de dramas.

Au final, j’ai dévoré ces deux tomes (que je vous recommande !) en moins de deux jours et j’ai complètement été transporté par la plume de l’auteur qui signe là ses premiers livres.
Pour ma part, je lui tire mon chapeau et j’attends ses prochains écrits avec impatience ! 

 

Je vous invite à lire les avis très positifs de Karen sur le tome 1 et tome 2, d’Emilie sur le tome 1 et sur le 2, d’Evenusia sur le tome 1 et sur le 2.

 

Avec toi (Mathias 2) de Lily Haime
Ebook – 325 pages

3
nov

Sempre de J.M Darhover, une histoire d’amour, de redemption, d’espoir, de vie, de mort, de mafia, d’esclavage… Une histoire à lire…

 sempre bis

Dans le prologue de ce livre, nous pouvons lire « qu’il y a environ 27 millions de personnes dans le monde forcées d’être des esclaves (sexuels ou non). La majorité de ces esclaves est composée de jeunes femmes, mais pas seulement.
Ces esclaves, ce sont nos mères, nos pères, nos sœurs, nos frères. Ce sont nos amis, nos amours, nos voisins, nos enfants. Nous. Cela peut arriver à tout le monde, même à vous.
Le trafic d’humains est la seconde organisation criminelle la plus lucrative au monde, faisant plus d’argent en une année que Google, Nike et Starbucks réunis. 
Elle existe partout, dans les provinces les plus pauvres du Cambodge comme dans les quartiers les plus réputés de Californie. 
Deux enfants par minute sont forcer de rejoindre ce trafic, soit 2880 par jour. 
Si nous ne nous battons pas pour eux, qui le fera ? »

 

Et avec un tel prologue, il est légitime de penser que ce livre va être sombre, et qu’il risque même d’être trop sombre pour vous.
Mais vous auriez tort, car ce livre est parfait sur de nombreux aspects, et la façon dont l’esclavage et la traite d’humains sont abordés l’est également.

S’il vous fait un peu réfléchir, le sujet reste abordé de manière secondaire et jamais nous ne rentrons dans le glauque ou dans le « pesant ».

Haven Antonelli, 17 ans, esclave de deuxième génération, a grandi isolée du monde, passant ses journées à travailler dur et à être traitée comme une moins que rien.
Carmine DeMarco, quant à lui, est un garçon issu d’une famille de la Mafia qui a grandi dans un environnement privilégié. C’est le bad boy par excellence, qui fait ce qu’il veut sans se soucier des conséquences.

Quand le père de Carmine, le Dr Vincent DeMarco achète Haven et l’amène chez lui, les destins se croisent et se mêlent, le futur se redessine et nous assistons, nous autres lecteurs, à un choc entre bien et mal, entre peur et espoir, passé et présent, vie et mort, amour et haine, maitre et esclave… 

Nous assistons à l’évolution de Haven, jeune adolescente terrorisée qui ne connaît rien au monde extérieur et qui se voit offrir une chance de vivre une vie plus « normale ». Une vie qui lui permettra de ressentir des émotions jusque là interdites. Celles d’espérer, d’aimer, et d’être aimer.

Nous suivons alors l’évolution de Carmine, garçon taciturne et nerveux, qui en veut au monde entier et qui va voir son monde, ses connaissances et son avenir vaciller au contact de Haven.

 

Mais Sempre, ce n’est pas une romance. Enfin si. Mais pas que. Ce n’est pas juste Carmine et Haven, deux adolescents qui se trouvent et qui vont tomber amoureux. C’est tellement plus.
Tellement plus.

Who are you anyway? What are you even doing here?”
“Haven,” she said quietly, peeking at him.
He gazed at her peculiarly. “Heaven? No, this definitely isn’t Heaven. But I get why you’re confused, since I’m standing in front of you.” She stared at him, and he cracked a smile. “I’m kidding. Well, kinda… I have been told I’ve taken a girl to Heaven a time or two.”
“Haven, not Heaven,” she said, louder than before. Nothing about the conversation made sense to her. “My name’s Haven.”

 

Sempre…

C’est d’abord des personnages secondaires parfaits jusque dans les moindres détails de leurs imperfections.
Des personnages tellement, tellement rafraichissants tels que…

Vincent et ses contradictions qui nous décontenancent. Est-il bon ou mauvais ? Médecin ou Mafieux ? Généreux ou impitoyable ? Vincent, ce personnage secondaire qui a tout d’un héros et qui nous déstabilise. Un personnage tout en contradiction que nous avons envie de serrer dans nos bras un moment et de tuer la seconde d’après.

Des personnages rafraîchissants et originaux donc, comme…
Dom, le geek, le grand frère, la bonne humeur personnalisée, Tess la peste, Dia la super copine, Corrado qui ne parle que quand c’est important (je l’aime !), Celia et sa douceur.

Comme Haven avec sa naïveté, sa force de caractère, son besoin d’apprendre. Ou encore comme Carmine et son impulsivité, ses erreurs, son envie de bien faire, son passé qui l’étouffe.

Des personnages rafraichissants… qui ont des défauts et qui font des conneries, des personnages qui souffrent et qui le disent, des personnages qui s’aiment, et qui se le disent aussi.

 

Sempre, c’est un pavé de 560 pages que l’on dévore de la première à la dernière ligne.
C’est une écriture magnifique, qui fait vibrer, qui touche, qui fait rire, qui fait même presque pleurer. 
Sempre, c’est bien plus qu’une histoire d’amour, c’est la Famiglia, la mafia, et ces serments dont on ne peut pas se défaire.
C’est un lien que l’on ne connaît pas, que l’on cherche à comprendre, à deviner… 
C’est des morts, des vies, des doutes, des révélations inattendues, de l’horreur et de l’espoir.
C’est une intrigue géniale, prenante, intrigante et très bien menée.
C’est des papillons dans le ventre, puis la peur qui nous étreint, des sentiments contradictoires et beaucoup de tension et de justesse. 

 

Et Sempre, c’est toutes les questions qu’on se pose tout au long du livre.
Que cache Vincent ? Pourquoi a-t-il acheté/sauvé Haven ? Comment les mondes de la mafia et celui de l’esclavage vont-ils se mêler ? Quel est le lien ? L’amour de Haven et Carmine va-t-il pouvoir s’épanouir ou est-il voué à l’echec ? Qui est qui ? Qui sait quoi ?

C’est toutes ces questions et bien d’autres encore qui apportent une tension constante qui ne nous lâche pas de toute la seconde moitié du livre.
C’est une histoire qui se met lentement en place, sans jamais nous ennuyer, et un stress qui monte crescendo dans la dernière partie du livre car on sent, on sait qu’il va se passer quelque chose. Ce quelque chose qui fait qu’on ne veut pas poser le livre.

Besides, there’s a reason we don’t know how the story ends.
Why?
Because it doesn’t.”

 

Je pourrais continuer longtemps de vous vanter tous les aspects positifs de ce livre original et addictif mais je vais essayer de conclure et de résumer.
Sans omettre le fait que j’ai trouvé un passage de la fin un peu lent qui a cassé le rythme, ce qui est mon seul bémol, je retiendrai de Sempre que c’est un livre captivant, aux personnages principaux et secondaires parfaitement développés, une intrigue prenante, une écriture très juste qui fait passer beaucoup d’émotions.
C’est une belle histoire d’amour, intense et vraie, des moments qui nous font couiner, d’autres qui nous attristent, et une tension constante qui ne nous quitte pas jusqu’à la fin.
C’est une auteur qui ose, pas tout, mais déjà beaucoup.
Et c’est aussi une recherche Google dont on se serait passer (ou comment la curiosité peut en effet s’avérer un vilan défaut).
En bref c’est un livre original qui traite d’amour, d’espoir, de rédemption, des démons du passé, de angry dragon, de lucioles, de vie et de mort. C’est un livre qui se dévore, un livre à lire, un livre à adapter en français.

Avis aux maisons d’édition… :)

Sempre (Forever) est un premier tome mais la fin est une fin en soi.

Lu avec B qui a adoré aussi et Fleur qui a eu un coup de coeur et dont je vous invite à lire l’avis ici. 
 

« I think sometimes good men just find themselves doing bad things »