Les lectures de Cécile

24
fév

Forbidden de Tabitha Suzuma: le livre que je ne voulais pas lire à cause du sujet mais que j’ai finalement lu !

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Forbidden est un livre que je me refusais de lire vu le sujet de l’inceste.
C’était en quelque sorte ma limite en terme de zone de confort. 

Cela faisait des années que je voyais les avis plus que positifs sur la toile et j’avais vraiment peur de lire. Peur que l’écriture de l’auteur soit si belle et si juste qu’elle me donne envie de voir un frère et une sœur finir ensemble.
Car je connais la force d’une belle plume, je sais ce qu’elle peut faire et non, je ne voulais pas qu’une belle plume me fasse adhérer et accepter une histoire d’inceste.

Mais voilà, ma copine B a lu Forbidden, l’a beaucoup aimé et malgré les nombreux débats qui ont suivi sa lecture, elle n’était pas arrivée à me convaincre de le lire (c’est que je suis têtue quand je veux).
Jusqu’au jour où en parlant d’un autre livre (qui traite d’un triangle amoureux et que je me refusais également de lire) elle m’a dit que j’étais pénible (pour ne pas dire chiante) à ne jamais suivre ses recommandations alors que je lui avais fait moi-même lire des livres qui la faisait également sortir de sa zone de confort.
Et bon… il faut croire que le chantage affectif marche avec moi car je me suis retrouvée à lui promettre de lire Forbidden.
C’était en décembre. Il m’a quand même fallu 3 mois et une LC pour le sortir mais j’ai tenu ma promesse (tu n’as pas fini d’en entendre parler B d’ailleurs!). 

Et sincèrement ? Je ne regrette pas de l’avoir lu même si je ne suis de loin pas aussi enthousiaste que la majorité.

Tout d’abord il faut rendre justice au style de l’auteur qui est très beau, très juste, très précis et vivant.
Elle est arrivée à me faire passer beaucoup d’émotions fortes à travers les points de vue de Lochan qui est un personnage très touchant, extrêmement bien écrit et complexe.
Il est d’ailleurs pour moi la plus grande réussite du livre.

 

Talking to adults is bearable; it’s talking to people my age that’s impossible. So I keep replaying Maya’s words in my head. Maybe there is someone who isn’t ashamed of me after all. Perhaps there is one member of my family whom I haven’t totaly let down. But the void yawns open like a cavern inside my chest. I feel so damn lonely all the time. Even though I’m surrounded by pupils, there is this invisible screen between us, and behind the glass wall I am screaming, screaming in my own silence, screaming to be noticed, to be befriended, to be liked.

Parler avec des adultes est supportable ; c’est parler avec des gens de mon âge qui m’est impossible. Du coup, je me répète sans cesse les mots de Maya.
Peut-être qu’il y a quelqu’un qui n’a pas honte de moi après tout. Peut-être qu’il y a un membre de ma famille que je n’ai pas encore complètement déçu.

Mais ça n’empêche pas le vide à l’intérieur de ma poitrine de s’agrandir.
Je me sens tellement seul tout le temps. Et même si je suis entouré d’élèves, il y a cet écran invisible entre nous et derrière ce mur de verre, je crie. Je crie, muré dans mon propre silence, je crie pour être remarqué, pour devenir un ami, pour être apprécié.

 

Pour le reste, si je dois bien reconnaître avoir trouvé leur amour beau et même touchant, je n’ai pas tout de même jamais pu faire abstraction de leur lien fraternel, surtout dans les parties avec des descriptions plus physiques.

Mais bizarrement, ce n’est pas ce qui m’a le plus dérangée.
Cela ne m’a certes pas spécialement plu, bien sûr, mais leur histoire est quand même très prenante, belle et touchante et c’est impossible de rester insensible aux réactions de Maya et Lochan, de ne pas avoir mal pour ces deux adolescents qui ne peuvent pas vivre leur amour comme tout le monde, même si l’on ne cautionne pas cet amour. 
Impossible de ne pas ressentir de la compassion, d’autant qu’eux-même se questionnent, se remettent en question et luttent contre cet amour, cette attraction. 

How can something so wrong feel so right ?
Comment quelque chose de si mal peut sembler si juste ?

 

Non, ce qui m’a davantage dérangée, ce sont quelques longueurs : il ne se passe concrètement rien à part leur histoire d’amour et tout le livre est une répétition des premiers chapitres où l’on explique le comportement de Lochan en société, et tout ce qu’il fait avec sa soeur pour maintenir leur famille unie.
Pendant tout le livre les chapitres se succèdent et se ressemblent et si l’on n’a pas compris à la fin du livre que la mère est une connasse égoïste alcoolique, que le frère est un petit merdeux d’adolescent en mal de reconnaissance et que c’est très difficile et contraignant pour Lochan et Maya d’étudier et d’élever leur 3 frères et sœurs, alors c’est que l’on n’a rien compris du tout.

 

I play Twister and Hide-and-Seek with the little ones, help them with their homework, feed them, bathe them, read them goodnight stories, but all the while I have to stay upbeat for them, put on the damn mask, and sometimes I fear it will crack

Je joue à Twister et cache-cache avec les petits, je les aide à faire leurs devoirs, je les fais manger, je les baigne, leur lis des histoires avant le couché, et pendant tout ce temps je dois rester enjoué face à eux, pour eux. Je dois porter un masque, et parfois, j’ai peur qu’il craque.

 

 Il y a donc, d’après moi des longueurs et finalement beaucoup de répétitions mais qui bizarrement ne finissent jamais vraiment par nous lasser vu qu’à chaque fois que cela aurait pu arriver, leur relation avance et nous donne envie de continuer, de savoir.

Un autre bémol est la caricature des personnages, notamment celui de la mère.
Elle boit, ne pense qu’à elle et son nouveau mec, dépense son argent en boisson et en fringue, ne veut rien payer à ses 5 enfants qu’elle n’aime pas et dont les sorts lui importent peu…
Non, vraiment, c’était juste trop.

Ce qui m’amène au point le plus négatif du livre selon moi, à savoir son manque de nuance. Que ce soit au niveau de certains personnages donc, comme celui de la mère ou celui du frère de 13ans, ou encore dans l’atmosphère très pesante et très noire du livre.
En réalité, il n’y a pas un passage joyeux ou positif dans tout le livre. Enfin si. Un. Un après-midi où les 5 frères et sœurs sont réunis et où ils sont tous heureux. Voilà. C’est tout. Et le livre fait quand même 432 pages. 
Du coup, c’est quand même un livre très déprimant et très triste, à tel point que j’ai fini par me détacher des personnages et finit par lire ce livre avec une certaine distance.
Oui, je crois que j’aurais apprécié plus de nuances à ce niveau là et que mon ressenti global aurait été plus positif si le livre l’avait été davantage.
Finalement, même les scènes où ils se retrouvent et où ils s’aiment sont teintées de peur et de tristesse. A juste titre, certes, mais ils restent des ados amoureux, on aurait pu attendre un peu de joie, de légèreté et de laisser-aller de temps en temps. Mais non. 

 

And I bitterly, bitterly resent that, just because our relationship is considered wrong, al those hours of happiness we could have together are being stolen from us, and we are forced instead to sneak about, in constant fear of being caught.

Et je suis amère, je suis amère parce que notre relation est considérée comme mal et toutes ces heures joyeuses que nous pourrions partager nous sont volées et  nous sommes obligés de nous cacher en ayant constamment peur de se faire prendre 

 

Quant à la fin… et bien, je ne veux pas en parler pour ne pas spoiler mais elle ne laisse pas insensible. Du tout. 
Alors, j’adore les livres qui me font passer par énormément d’émotions, qui me font rire, sourire, pleurer et pester. 
Malheureusement, dans Forbidden, c’est surtout un sentiment de tristesse et de peine que l’on ressent et ça peut finir par être pesant même si les émotions sont très présentes et très fortes.

 

I can’t tell you. I can’t tell you, of all people. Throughout my life you were the one person I could turn to. The one person I could always count on to understand. And now that I’ve lost you, I’ve lost everything.

Je ne peux rien te dire. Je ne peux rien te dire, à toi, parmi tout le monde.
Durant toute ma vie tu as été la seule personne vers qui je pouvais me tourner. La seule personne qui me comprenait. Et maintenant que je t’ai perdu, j’ai tout perdu.

 

Malgré tout, cela reste un livre très bien écrit et très touchant et le personnage de Lochan est réellement très beau, juste et abouti.
Et si je ne recommande pas spécialement ce livre car il est tout de même très particulier, je ne peux que saluer les nombreuses réactions contradictoires qu’il nous procure.
Ceci dit, dans le genre « amour impossible » le livre « Entre chiens et loups » de Malorie Blackman me marquera bien plus. 

 

Je vous invite à lire les avis de Karine qui a beaucoup aimé et a seulement une petite réserve, de Karen et Simi qui ont adoré, de Sandy et Emilie qui ont des bémols et de Fleur qui a abandonné !  

 

Forbidden – Tabitha Suzuma 
Ebook – 432 pages 

12
fév

The Album de Ashley Pullo – Une parenthèse de rires, de larmes, d’amour et d’amitié

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Plus d’un mois et demi à lire sans vraiment lire, à apprécier mes lectures sans jamais les vivre, à vouloir lire mais à pouvoir m’en passer…
En bref, un mois et demi de de pseudo panne livresque qui commençait à s’éterniser et limite, à me déprimer.
Autant vous dire qu’il me fallait rien de moins qu’un très bon livre pour me sortir de là.
J’ai eu le droit à une petite pépite. 

Une petite pépite d’émotions, de rires, de larmes, d’amour et d’amitié.
 
The Album c’est l’histoire de deux cousines,  Chloé et Nathalie – pleines de vie, pleines de rêves, pleines d’espoir- dont nous suivons la vie au fil des années.
Deux cousines hilarantes, vraies, authentiques et libres, qui s’aiment, se comprennent et se soutiennent sans jamais se juger et qui croisent le chemin d’Adam, de Zach, de Chris et des autres…. 
 
« Are you ready?” 
“No,” I say.
“Good. Let’s face the world together.”

« Est-ce que tu es prête ? »
« Non »
« Bien. Allons affronter le monde ensemble »

 
The Album, c’est la face A et la face B d’une cassette, d’une histoire que Ashley Pullo nous raconte avec brio, humour, finesse, et émotions.
C’est des destins qui se croisent, se décroisent, se frôlent d’abord pour se percuter ensuite, c’est des lettres qui nous font rire et pleurer, des moments hilarants, des sorties mythiques, des scènes de sexe remplies de sentiments et d’émotions, des idéaux, des déceptions, des drames. 
The Album, c’est des références à Sex and the city, à Felicity, à Friends, à Beverly Hills, c’est un poster de Mario Lopez et de ses fossettes, c’est les paroles de Edith Piaf et c’est aussi le petit prince de St Exupéry. 
Sometimes when I’m deep in my thoughts, I wonder if I imagined him – like a little prince that fell from the sky in search of a friend.

Des fois, quand j’y réfléchis, je me demande si je ne l’ai pas imaginé – comme un Petit Prince qui est tombé du ciel à la recherche d’un ami. 

 
En lisant ce livre, j’ai ri aux éclats, j’ai du descendre du bus tellement je pleurais, j’ai eu le coeur serré, j’ai surligné des passages, j’ai eu envie de plonger dans le livre et de rencontrer Chloé et Nathalie et de devenir leur meilleure amie, de faire la fête avec elles et de les prendre dans mes bras.
J’ai eu envie de regarder sauver par le gong, de rencontrer Zach dans un train, de découvrir « Say something » de Carmeron Crowe, de me rendre au « Bridge » pour écouter Chloé chanter et d’aider Nathalie à trouver du sable à NYC. 
 
“Mom, I want you to meet Natalie. She’s like a little star that fell from the sky.”

« Maman, j’aimerais te présenter Nathalie. Elle est comme une petite étoile qui est tombée du ciel » 

 
Pendant les quelques jours qu’ont duré ma lecture, j’ai été obsédé par ce livre, par ses personnages, par les événements qui s’y déroulent, j’ai vécu les histoires, senti les mois passer, et j’ai pensé très souvent à mes amies Chloé et Nathalie, à leur rêves, à leurs amours, à leurs coeurs brisés. 
J’ai vécu ce livre, et qu’est ce que ça fait du bien ! 
 
“Nat, it’s noon. Get dressed – I want to talk to you.”
“Oh c’mon, like anyone in the history of the world jumped into a shower so they could get ready for a talk .” 

« Nat, il est midi. Habille toi – j’ai besoin de te parler ».
« Oh allez, comme si quelqu’un dans l’histoire du monde allait se jeter sous la douche pour pouvoir avoir une discussion ». 

Malheureusement, j’ai un bémol, et il est quand même assez grand pour me faire passer à côté du coup de coeur : la fin est décevante. Trop rapide, trop expédiée, les années passent sans détails et sans nous finalement. On ne comprend pas tous les événements, on ne reconnait pas forcément la Chloé que l’on a connue et cette fin nous laisse, en plus, avec des questions en suspend et des personnages masculins qui auraient mérité d’être bien plus développés. 

Without warning from my friend, Sadness, my face erupts into ugly tears.

Sans avertissement de mon ami Tristesse, j’ai éclaté en sanglot. 

Mais que cela ne vous arrête pas pour autant de lire ce livre car si j’ai bien compris, le tome 2 reviendrait justement en détails sur les années « expédiées »  à la fin du tome 1.
Oui, ne vous arrêtez pas à ce bémol parce qu’au final, quand on lit The Album, on rit beaucoup, on pleure très fort, on aime tout le monde, on adore l’auteur, on lui en veut aussi, on tombe amoureuse, on a le coeur brisé et on est extrêmement  touché par la beauté des mots, la justesse des réflexions et par ces moments magnifiques même dans la tristesse.
Et surtout, on vit.
Car The Album, c’est plus qu’un simple livre, c’est aussi une apologie de la vie. 

 

Et si la fin m’a laissée sur ma faim, cela ne m’en donne que plus envie de retrouver ces personnages dans The Ballad. 
Bientôt, le temps de les quitter un temps, pour mieux les retrouver. 

PS : Ma copine B me fait part, à juste titre, d’un oubli important dans ce billet, à savoir que le livre est rempli de cul.
Alors ce n’est certes pas un érotique et je n’ai pour ma part pas trouvé le cul trop présent, mais c’est vrai que ce n’est pas du tout un YA et ce n’est pas ce à quoi vous devez vous attendre…
Vous voilà prévenus !
 
 
The Album – Ashley Pullo 
Kindle Editions- 400 pages 
 

26
déc

Mini-Chro’s (pas si mini) #12 : du très bon … et du mauvais

bird boxQuand un livre est encensé, on sait, en le lisant, qu’on prend le risque de trop en attendre et d’être déçu.
Et encensé, ce livre l’a été. (ici et ici et ici pour des avis élogieux, et celui , coup de cœur, de Cajou qui m’a vraiment donné envie de l’ouvrir). Et moi, j’ai été déçue.

Alors, avant tout, bird box, de quoi ça parle ?

Imaginer que vous ne puissiez pas regarder dehors sous peine de mourir immédiatement d’une horrible manière.
Imaginer ne pouvoir sortir de chez vous que les yeux bandés, et ne pouvoir les ouvrir chez soi qu’à condition d’avoir recouvert intégralement toutes vos fenêtres et verrouillé votre porte.
Vous ne savez pas ce que vous verriez dehors si vous ouvriez les yeux mais vous avez pourtant une certitude: vous n’y survivriez pas.
Alors, quand Malorie décide de partir de chez elle avec ses deux enfants pour rejoindre de potentiels survivants de ce monde post apocalyptique, elle entame un périple dont elle sait avoir peu de chance de ressortir vivante mais auquel elle a préparé ses enfants dès leur naissance.

Un sujet intéressant et très original et une question qui nous tient en haleine dès la première page: pourquoi les gens meurent-ils? En regardant quoi ? Qui ? Quel phénomène ?

Du moins, c’est une question qui m’a tenue en haleine 60% du livre avant qu’elle soit surpassée par mon ennui et ne me tienne justement plus suffisamment en haleine.

Car si la majorité des personnes a été angoissé dès le premier chapitre, cela n’a jamais été mon cas (ou une fois peut-être), et si j’avais envie de savoir qui était à l’origine du « phénomène », c’est bien là la seule chose qui me faisait avancer dans le livre.

Car, soyons honnête, je n’ai pas été prise par l’histoire de Malorie, ni par son passé, et encore moins par son présent.
C’est simple, outre le fait de ne pas avoir été angoissé, je ne me suis attachée à personne, je ne me suis pas projetée et je me moquais de savoir ce qui allait arriver à Malorie et ses enfants.

Quant à l’envie de découvrir la nature du phénomène, comme je le disais plus haut, elle a finalement perdue de son intérêt face à la redondance de l’histoire, qui, à 60%, tournait toujours en rond et n’avait pas évolué depuis la première page.
C’est là que j’ai finalement préféré abandonner ma lecture qui ne me faisait rien ressentir, si ce n’est de l’ennui et grand bien m’en a pris vu ce qu’une amie m’a raconté de la fin.

Le seul regret que j’ai, en cette période de fatigue extrême, n’est donc pas celui d’avoir abandonné ma lecture mais celui de ne pas avoir suivi mon instinct qui me poussait à l’abandonner après le premier chapitre.

 
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sempre redemptionPas de spoilers sur le tome 1 ni sur ce tome. 

Rappelez-vous, j’avais adoré le premier livre de cette série (mon billet ici) qui se termine de telle sorte que nous n’avons pas besoin de lire la suite.
Suite que j’hésitais à lire et que j’appréhendais beaucoup après la lecture d’un spoiler.

Finalement, heureusement que je suis passée outre ce spoiler car j’ai adoré ce livre, vraiment moins porté sur la romance Haven / Carmine et qui se focalise davantage sur l’univers de la mafia et sur des personnages comme Corrado et Vincent, qui étaient plus secondaires dans le premier tome. 
J’ai une fois de plus complètement adhéré au style de l’auteur, fluide, touchant, entrainant et je ne peux que saluer son parti pris de focaliser cette histoire sur d’autres personnages et moins sur une romance qui aurait pu vite tourner en rond. 
Tout en étant assez lente, l’histoire comporte de nombreux rebondissements et elle m’a apportée, une fois de plus, beaucoup d’émotions, me faisant tour à tour sourire, pleurer, stresser et pester… 

Je regrette une fin un peu trop facile mais ce n’est pas ce que je retiendrai de cette suite dont l’écriture et les personnages, ambigus et imparfaits, ont su me toucher et m’embarquer dans un univers bien particulier fait de coups durs et de moments sombres mais aussi d’espoir.
J’espère que cette série sera traduite, vraiment !

Sempre Redemption – J.M Darhower
Kindle edition – 416 pages