Les lectures de Cécile

26
août

Mini-Chro’s (pas si mini) 14 : un Austen et deux YA

 

 

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Oui vous ne rêvez pas, j’ai lu un classique (depuis le temps que je le promettais à Caro…).

D’Austen je n’avais lu qu’O&P que j’avais beaucoup aimé et Lady qui m’avait laissé un sentiment beaucoup plus nuancé.

J’ai fini par tenter Persuasion (contrainte et forcée par Caro, Emi, Aily et Fée) et cette lecture a été une excellente surprise :)
Passé le premier chapitre un peu laborieux (surtout niveau style et quantité de personnages présentés), j’ai vraiment été prise par l’histoire…

L’histoire d’Anne Elliot qui a rejeté Frédérique Wentworth 8 ans avant le début du livre.
Non pas par manque d’amour mais car ses proches ne le jugeaient pas digne d’elle et de son statut. Le livre s’ouvre alors qu’ils vont se revoir pour la première fois depuis leur rupture.

J’ai adoré suivre Anne, forte, sûre d’elle, observatrice, touchante, intelligente et un peu sarcastique.
Elle n’a jamais oublié Wentworth et, alors que sa famille est obligée de louer leur maison pour éviter la faillite, ils vont se revoir et évoluer dans le même cercle social.
Wentworth, qui est devenu un riche capitaine, est quant à lui à la recherche d’une femme de caractère. N’importe qui, sauf Anne Elliot.

Elle se fiait plus à la sincérité de ceux qui disent parfois une parole irréfléchie qu’à ceux dont la présence d’esprit ne fait jamais défaut, et dont la langue ne se trompe jamais.

Quel plaisir, donc, de suivre Anne, ses pensées envers ses soeurs et la bonne société, (pensées pas toujours charitables) ainsi que ses tourments, ses espoirs, son calme.
Et quel plaisir de voir et de décrypter, à travers ses yeux, certaines attitudes, regards, faits et gestes de Wentworth.

J’ai aimé la plume de Austen, incisive, direct, moderne, fluide aussi, ainsi que l’histoire, prenante malgré une fin un peu rapide.
Un très bon moment qui m’a donné envie de continuer la découverte de ses œuvres.

Le chagrin n’est pas nécessairement en rapport avec la constitution. Une grosse personne a aussi bien le droit d’être affligée profondément que la plus gracieuse femme.
Néanmoins, il y a des contrastes que la raison admet, mais qui froissent le goût et attirent le ridicule. 

 

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Alex est une adolescente schizophrène et paranoïaque qui gère sa maladie du mieux qu’elle le peut.

En arrivant dans un nouveau lycée, elle ne s’attend sûrement pas à se faire des amis, à rencontrer Miles ou à enquêter sur des mystères impliquant un serpent, un panneau d’affichage et autres bizarreries.

“I didn’t have the luxury of taking reality for granted. And I wouldn’t say I hated people who did, because that’s just about everyone. I didn’t hate them. They didn’t live in my world. 
But that never stopped me from wishing I lived in theirs.” 

J’ai passé un très bon moment avec Alex qui est une héroïne touchante, drôle et forte qui a conscience de sa maladie & de ses faiblesses et qui remet tout ce qu’elle voit en question vu qu’elle ne sait jamais si elle est sujette à des hallucinations ou pas.
J’ai aimé la suivre, la voir évoluer, utiliser la Magic 8 Ball, douter, hésiter, essayer de surpasser son handicap et vivre une adolescence normale et j’ai adoré le jeu où ils doivent deviner qui est l’autre. 

« Europe is a trap… are you from Asia ? »
« Yes. »
« Did you have a significant effect on the development of some strain of philosophy that profoundly impacted the world? »
« Why don’t you ask us questions like that » Theo blurted out.
I stifled a laugh. « Yes ». 
 

Miles est un personnage aussi très particulier, surdoué, à la limite de l’autisme, qui traine ses propres bagages et qui relève des défis fous contre de l’argent. C’est un personnage pas forcément attachant de prime abord mais qui se révèle petit à petit.

I had to believe he’d been born with this confusion, this inability to understand people, because the alternative was that he’d been conditioned to think no one would ever suggest something like this to him, and he simply couldn’t process it when someone did. And that was too sad to believe.

Et qu’est ce que j’ai aimé les suivre et les voir évoluer, ces deux là.
Ils m’ont touchée, faite rire, émue (Alex m’a brisé le coeur lors d’une révélation) et même donner des papillons <3 <3

Well if you’re not either of them, you’d have to be me.
He blinked.
« It’s me? » I said. 
« I couldn’t think of anyone else », he said.

Et si je regrette quelques passages un poil confus, des conclusions sur « l’enquête » dont je n’ai pas compris le cheminement (donc un peu de facilité) et quelques éléments un peu abracadabrants, j’ai quand même passé un très bon moment en compagnie de Miles, d’Alex et de personnages secondaires hauts en couleur.

Pas un coup de cœur, quelques défauts, mais un très bon moment pour un YA original, qui m’a bien fait rire et que j’ai dévoré.

« So where were you, really ? I know it wasn’t mono. » 
I stopped, looked around, waited for some kids to pass us. « It was mono ».
Miles rolled his eyes. « Yeah, and my IQ is twenty-five. Really, what were you doing ? ».

Les avis de Sandy et de Karine.  

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Souvenez-vous, je vous parlais il y a peu du premier tome de cette série que j’avais adoré. 

Une enquête qui tenait la route et des adolescents originaux, intelligents, drôle et touchant que j’avais adoré suivre.
C’est donc, avec un peu d’attente que j’ai commencé ce livre. 

Dans ce second tome, on suit James qui part à Londres, sans prévenir Rachel, pour enquêter sur un accident de voiture étrangement similaire à celui qui a couté la vie à ses parents 7 ans auparavant.
Quand Rachel a un mauvais pressentiment et qu’elle décide, sur un coup de tête, de le rejoindre, elle ne s’attend pas à tomber au milieu d’une enquête mêlant le vol d’une édition originale d’un livre de Shakespeare, le probable meurtre d’un conservateur de musée et revenir sur la cause du décès des parents de Mycroft. 

Alors…
J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver Mycroft et Rachel que j’apprécie toujours autant.
J’aime leur humour, leur façon de parler et de penser, ainsi que la tension sexuelle qui s’installe et ne fait qu’augmenter au fil de ce tome.
J’ai aussi beaucoup aimé l’intrigue de base, bien pensée et originale.

« … he was different. And he kissed me in this funny way ».
« A funny way ? Like, what, he stuck his tongue up your nose or… »
« No. It was… weird. Intense ».
Mai kinks her eyebrows. « Because intensity and Mycroft are always mutually exclusive ». 

Malheureusement, certains passages sont vraiment trop gros (et je ne parle même pas du fait qu’une ado de 17 ans puisse partir à l’autre bout du monde sans prévenir ses parents) et je regrette beaucoup que le méchant de l’histoire soit aussi caricatural.
On perd en crédibilité, surtout que l’on a affaire à des ados de 17 ans tout de même !

Et si globalement, j’ai quand même eu beaucoup de plaisir à les suivre, et que Mycroft a su me toucher, et me faire couiner, j’avoue que l’auteur aurait mérité à garder l’enquête plus crédible et surtout moins dramatique à l’excès.

Ceci étant dit, cela reste un bon moment et je me réjouis de lire la suite :D
Lu avec lily qui a aussi aimé, et Julia et B qui n’ont pas du tout aimé ! :)

« You’re in the centre, Watts. Right here. » He touches his chest, over his heart, with his other hand.  » You’re always in the centre. »

 

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24
déc

Mes voeux à la blogosphère pour 2014…

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Chère blogosphère littéraire,

En 2014, je te souhaite :

1. Autant de dramas qu’en 2013 voire plus.
Car la blogosphère qui échange et partage dans une atmosphère détendue, c’est has been.
Depuis quelques années il faut que ça saigne ! Lâchez-vous, abattez les auteurs français qui n’aiment (bizarrement ?) pas qu’on détruise leurs livres, abattez les personnes qui commentent sur Amazon car ils ne sont pas objectifs, abattez ceux dont les sites sont connus, ceux qui font des fautes, ceux qui disent ce qu’ils pensent, et ceux qui ne disent pas ce qu’ils pensent ! Allez-y ! Massacrez-vous, oubliez pourquoi vous bloguez, oubliez que le but est d’échanger et de s’ouvrir aux autres ! Tout prétexte est bon à un drama. Et si vous avez un tumblr anonyme, servez-vous en pour bitcher et lancer un drama que diable ! Ce serait dommage de dire ce que vous pensez sous votre nom et d’assumer.
Oubliez tout ça et continuez de me distraire… Ce n’est pas parce que je ne prends pas (ou peu) part aux dramas et que j’essaie de rester neutre, comme la Suisse que j’habite, que je ne prends pas plaisir à lire les scandales chaque mois. (bien au contraire).

2. Des tumblrs encore et encore.
Peu importe que 90% de ceux-ci soient identiques et disent exactement la même chose. Les tumblr c’est sympa et de voir tout le monde essayer de trouver qui en sont les auteurs c’est encore plus drôle. Surtout qu’au final, on s’en fout, non ? (oui, mais ça ne m’empêche pas de vouloir savoir qui tient « a bitch never dies », je dois bien l’avouer)(que celle qui le tient sache que je suis prête à lui offrir quelques paquets de fraises tagada en échange de son identité…) Sachez simplement que votre dévouée n’en a pas même si de nombreuses personnes le croient. J’ai déjà du mal à poster des billets sur ce blog, alors tenir un tumblr, ce ne serait pas possible.

3. Continuez de faire des concours.
Car même si je ne suis toujours pas sûre de comprendre l’intérêt des concours aux multiples conditions (liker, partager, reliker, repartager, chances supplémentaires si on se met à poil etc…) je dois admettre que beaucoup de personnes en font juste pour le plaisir de donner. Et ça, c’est beau. Même pour la sarcastique personne que je suis. (mode « je sais admettre quand j’ai tort (ou presque) et que je ne suis qu’une méchante blogueuse sarcastique» OFF).

4. Les chaines sur FB.
Ahhh les chaînes sur facebook. De grands moments, chaque semaine.
Il faut dire que mon quotidien serait quand même moins agréable si je ne voyais pas des chaines sur Noel, Halloween, etc. Et si mes contacts ne changeaient pas leurs photos de profil en girafe ou en hippopotame. Ca égaye Facebook et mon fils d’actualité en prime. Et ce n’est pas parce que je ne fais pas ces chaines et que j’invente les miennes que je trouve ça nul. C’est juste que je veux me donner un genre rebelle vous voyez. Un genre seulement, car secrètement, je fais aussi ces chaines. Ou pas.

5. Que les nombreux chats qui appartiennent à tant de blogueurs qui te composent soient et restent en bonne santé.
J’espère secrètement, même si je le cache bien, avoir toujours autant de photos (et de statut) de chats sur mon mur FB en 2014 qu’en 2013. Sinon, ¼ de mes statuts vont disparaître et j’aurais l’impression de ne plus avoir d’amis.
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6. Les SP. Je souhaite à tous tes membres que les SP ne soient pas réellement payant comme j’ai pu le lire lors d’un drama :-)
Car vraiment, je ne peux pas croire que la blogosphère littéraire soit tombée si bas que certains acceptent de payer pour recevoir un service presse. Non mais allo quoi ?

7. Je te souhaite enfin des moments paisibles, des échanges, des conseils, des coups de cœur (même ceux que 200 personnes auront dans la même période, lors d’une sortie, et qui loin de donner envie auront du coup l’effet inverse car « trop vu »), des billets enthousiasmes sur des perles qui donneront à d’autres blogueurs des envies qu’ils n’auraient pas eues sinon, et, ma foi, en vrai, moins de dramas et un retour aux valeurs de base de la blogosphère littéraire : faire découvrir, discuter, échanger, recommander, déconseiller, et ce dans le respect et la bonne humeur. Amen.
(Derrière mes airs, je suis la voix de la sagesse, n’en doutez pas un instant).

Et pour vous prouver ma bonne foi, j’offre un billet à parenthèse sur  le livre que vous aurez choisi (sauf un Zola, faut pas exagérer non plus) si j’atteins les 666 likes sur ma page d’ici à demain à 6 heures, 6 minutes et 6 secondes.  Comment ça, ça n’intéresse personne ? Hé bien, belle mentalité, une fois de plus.

 

Bon, on me dit que je vais vexer des gens et que je devrais ajouter un petit paragraphe pour montrer que ce billet est avant tout ironique (la voix de la sagesse que cette binomette)(limite plus que moi).
Alors, voilà, je rajoute un dernier paragraphe, car franchement ? malgré la croyance populaire, je suis une gentille (si si je vous assure), et que si parfois je dénonce quelques travers de la blogosphère, je le fais de manière général, pas en pensant à quelqu’un précisément.

 

Chère blogosphère,

Si je me moque souvent de toi et de certaines pratiques qui te composent, je dois dire que je suis fière de me compter dans tes rangs.
J’aime bloguer, j’aime échanger, j’aime quand on me dit que mes billets ont fait sourire ou quand quelqu’un adore un livre que j’ai conseillé, j’aime aller sur fb, voir des commentaires qui me font marrer, cliquer sur des billets de livres que je n’aurais jamais penser à ouvrir et me voir les commander une fois ma lecture du  billet terminé, j’avoue aussi que certains posts de tumblr me font quand même particulièrement rire même si d’autres beaucoup moins, et j’avoue même que de voir des chats sur mon mur me fait maintenant sourire et que si je n’ai pas d’affection pour les chats (vive les chiens), en voir un peu partout ne me dérange pas en vrai… J’avoue que j’aurais bien voulu recevoir le SP de « tes mots sur mes lèvres » pour pouvoir le lire en français avant tout le monde, car ça avait été un énorme coup de coeur en anglais. (mais je n’aurais pas payé pour, il ne faut pas pousser mémé dans les orties non plus). Enfin j’avoue que je me suis trompée pour la réponse sur « le nombre de pieds dans la chambre » et que j’aurais du mettre une girafe à la place de ma photo de bonbons sur mon profil FB. (une grande rebelle je vous dis…)
Bref, ce que je veux te dire, ma chère blogosphère, c’est que si je suis parfois un peu ironique à ton sujet et que je pointe quelques uns de tes travers que je trouve dommage, ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas pleins de choses que j’apprécie en toi.
Je suis plus qu’heureuse d’avoir fait la connaissance de tant de personnes, blogueurs, non blogueurs, auteures francophones, si riches, si drôles, si intéressants via les blogs, via FB, via des commentaires sur mes statuts ou sur mon blog… et si je suis encore là, c’est qu’il y a bien une raison.

Sur ce, sincèrement :

Meilleurs Vœux 2014 à tous !

 

 

 

18
sept

Je le pris à part et le priai d’attendre encore une demi-heure. Mais ce fut inutile. Il ne vint personne.

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Gatsby le magnifique, c’est tout ce que j’appréhende en terme de style dans un classique.
Des descriptions longues et qui alourdissent l’histoire, des métaphores certes très jolies, mais qui, au mieux, ne me touchent pas, et que, au pire, je dois relire plusieurs fois pour bien en comprendre le sens et finalement un style que j’ai trouvé ampoulé.

Cette nuit était fraîche et pleine de la mystérieuse surexcitation qui vient avec les deux métamorphoses de l’année. Les paisibles lumières des maisons sortaient dans les ténèbres en bourdonnant et dans les étoiles, il y avait comme un frémissement, comme une agitation. Du coin de l’œil, Gatsby voyait que les dalles des trottoirs formaient en réalité une échelle qui montait vers un endroit secret au-dessus des arbres ; il pourrait y monter, s’il y montait seul, et, une fois là-haut, sucer la pulpe de la vie, boire l’incomparable lait de l’émerveillement.

Soyons honnêtes au risque de passer pour une fille simplette, les premiers chapitres ont été fastidieux. Déjà car il ne se passe pas grand chose, et surtout car il y a des passages tout simplement incompréhensibles. On passe d’un récit ancré dans le présent à un évènement passé sans y être préparé et sans transition, on finit des chapitres sur des phrases qui semblent hors contexte, et je dois avouer que je m’y suis parfois un peu perdue.

 -Venez déjeuner un de ces jours, fit-il comme nous descendions, tout gémissants, dans l’ascenseur.
– Où ça ? 
– N’importe où.
– Ôtez vos mains de dessus le levier, fit le groom d’un ton sec.
– Je vous demande pardon, fit M. McKee avec dignité. Je ne m’étais pas aperçu que je le touchais.
– Entendu, dis-je, avec plaisir.
… Je fus debout contre son lit, lui assis entre les draps, vêtu de son gilet et de son caleçon, un vaste portefeuille entre les mains.
– Le Belle et la bête… Solitude… Vieux cheval de labour… Pont de Brook’n.
Puis je fus étendu, à moitié endormi, au premier étage – il faisait froid – de la gare de Pennsylvanie, les yeux collés sur la Tribune du matin, en attendant le train de quatre heures.
(J’avoue, je n’ai toujours pas compris cette fin de chapitre :-)).

Sur les 9 chapitres que composent ce livre, l’arrivée de Gatsby vers le chapitre 3 ou 4 a marqué un tournant dans ma lecture.
Le style m’a alors paru moins compliqué, mais surtout, l’histoire m’a davantage intriguée.

Je me suis plongée dans cette ambiance des années 20, dans ces soirées organisées par Gatsby où le champagne coulent à flot, tout comme l’hypocrisie et l’égoïsme des invités. J’ai vu les Rolls et limousines arriver devant son château, les gens rire, boire et se baigner. J’ai imaginé les paillettes, les robes, les cigarettes et le glamour. J’ai entendu les rumeurs des convives sur leur hôte, « – Regardez-le pour voir quand il croit que personne ne l’observe. Moi, je paris qu’il a tué », j’ai essayé d’analyser le détachement dont fait preuve Gatsby envers ses invités et bien sûr, je me suis demandée qui il était et ce qui motivait toutes ses soirées.

Il ne restait jamais tout à fait tranquille ; toujours il tapait du pied, ouvrait ou fermait la main avec impatience.

En outre, j’ai vraiment apprécié l’atmosphère assez lourde et pesante de ce livre, toujours teintée de mélancolie, qui donnait une certaine urgence à ma lecture.
Les derniers chapitres sont prenants, et on assiste impuissants à la désillusion d’un passé rattrapé par le présent.

Visiblement, son état mental venait de passer par deux phases distinctes ; il en abordait à présent une troisième. (…).
Il y avait si longtemps que cette idée le possédait, il l’avait vécue si totalement en rêve, il l’avait attendue, les dents serrées, pour ainsi dire, avec un degré d’intensité si inconcevable, qu’à présent, en pleine réaction, il cessait de fonctionner comme une montre qu’on a remontée trop tard.

Enfin, ce livre a eu l’effet escompté. Je me suis interrogée sur le passé. Faut-il l’oublier ? Jusqu’où l’idéalisons-nous et dans quelle mesure façonne-t-il notre présent ?
Un livre dont je ne regrette pas la lecture, qui m’a plu par bien des aspects mais dont le style m’a davantage ennuyée que conquise.

L’avis de Fée qui devrait être assez similaire au mien, ainsi que celui de Mlle P – Ah non, j’oubliais, elle s’est désistée pour celui là finalement.

Gatsby le magnifique – Francis Scott Fitzgerald
Editions Le livre de Poche – 224 pages