Les lectures de Cécile

11
mar

Galilée de Lily Haime, tome 1 l’effet papillon : un livre très prenant et envoûtant malgré quelques défauts…

R013-Leffet-Papillon

Rappelez-vous, il y a quelques temps je découvrais avec « Mathias » Lily Haime, une auteure française de YA MM (Young Adult Gay) dont j’avais dévoré les deux tomes de sa série, malgré quelques défauts.
Il ne m’a pas fallu longtemps après la sortie de Galilée, le premier tome de sa nouvelle série, pour le commencer. 
 
L’histoire est somme toute assez similaire à celle de Mathias et Eden. 
Un adolescent hétéro (qui couche à droite à gauche sans jamais s’attacher) qui voit sa vie chamboulée quand il rencontre un autre adolescent, gay, lorsque celui-ci débarque dans son lycée.
Histoire similaire donc, mais rassurez-vous, il y a assez de différences tout de même pour ne pas avoir l’impression de lire exactement le même livre. 
 
Là où les parents de Mathias étaient très ouverts, le père d’Alex est homophobe.

Savait-il à quel point il avait conditionné nos vies? Savait-il à quel point je me sentais à l’étroit dans la petitesse de ses pensées? J’étouffais, moi, sous le poids de ses à priori. J’allais finir par en crever, serré dans l’étau de ses dictats!

Là où Mathias mettait du temps à accepter ses sentiments, Alex comprend et accepte très rapidement le fait que Jamie le bouleverse et l’attire… 
 
C’est d’ailleurs là, le premier petit reproche que l’on peut faire à ce tome: le fait que cet adolescent hétéro accepte aussi rapidement son attirance pour un autre garçon. 
Surtout qu’à côté de ça, il lutte pendant longtemps pour ne pas céder à cette attirance, se permettant par contre d’être jaloux et de faire des reproches à Jamie, tout en ne voulant pas sauter le pas ni avouer ses sentiments. 
Un poil agaçant, je dois bien l’avouer. 
 
Ajoutez à ça un meilleur ami que l’on a envie de secouer (sans comprendre pourquoi Alex ne le fait pas davantage), un personnage principal aux réactions un peu énervantes  et des phrases TROP belles pour être réalistes de la bouche d’un adolescent et vous aurez la liste des reproches que je fais à ce premier tome.
Je me sentais puissant de cet amour. Il m’élevait bien plus haut que tout ce à quoi j’aurais pu aspirer. Parce que j’avais rejoint le ciel, que j’avais vu le monde d’en haut, là où Jamie m’avait emmené.
Je pouvais bien retourner en bas maintenant, au plus profond des enfers; je portais en moi la lumière des anges. Ou que j’aille, elle y resterais.
Et pourtant, une fois de plus, Lily Haime est arrivée à m’envouter avec son histoire, sa plume et ses personnages imparfaits mais qui n’en restent pas moins très touchants et vivants.
J’avais beau pester, m’énerver, et noter des défauts, j’avais toujours envie de reprendre ma lecture, et je pensais à Alex et Jamie quand je devais les quitter pour quelques heures !
Aucun regret donc. Des défauts, oui, mais une plume qui fait mouche, qui nous embarque et qui reste par moment magnifique.
 
Je lui dirai que je regrette, mais que je ne peux plus être avec lui. Parce que s’il posait une main sur moi, c’est la tienne que je sentirais. Que s’il déposait un baiser sur mes lèvres, ce sont les tiennes que j’embrasserais. 
 
La fin quant à elle est la définition de la frustration.
Vivement la suite dans quelques jours ! 

Galillée, tome 1 : l’effet papillon – Lily Haime
MxM Bookmark – 362 pages

5
mar

Never Never de Colleen Hoover & Tarryn Fisher : prenant, mystérieux et très bien ficelé !

nevernever

J’ai adoré cette histoire qui m’a happée dès la première page.

On alterne les points de vue de Charlie (diminutif de Charlize) et de Silas, deux lycéens qui se « réveillent » un jour, en plein milieu de la matinée, dans leur lycée.
Sauf que voilà, ils ne se souviennent de rien. Où sont-ils ? Qui sont-ils ? Que leur est-il arrivé ?

She smells like lilies, and I don’t know how I can possibly remember what lilies smell like, but somehow not remember the actual person standing in front of me who smells like them.

On rentre directement dans le vif du sujet et on prend beaucoup de plaisir à les suivre et à les voir enquêter.
On découvre les choses en même temps qu’eux et on a partage et vit leurs réactions en direct quand ils en apprennent plus sur leur famille, sur leur lien, sur leur passé, sur leur amour et sur leur relation.
Avec eux donc, on s’interroge, on recherche la vérité, on croise les informations et on note les moindres indices qui pourrait nous aider à comprendre quoi, pourquoi, comment.

Her eyes are like two open books and I suddenly want to devour every page.

Never never a été co-écrit par Colleen Hoover dont j’adore la plume toujours très touchante et Tarryn Fisher dont le livre « Mud Vein » m’avait chamboulée, captivée et sortie de ma zone de confort et dont je n’ai jamais pu dire si j’avais adoré ou pas. 
Ici, il ne m’a pas fallu longtemps pour reconnaitre qui avait écrit quel personnage et si Silas m’a davantage touchée, j’ai également beaucoup apprécié le caractère de Charlie même si elle est un peu moins attachante. 

En somme, ce livre est très mystérieux et très bien ficelé malgré quelques facilités (comme le personnage qui se souvient du code d’accès à son ordinateur mais pas d’où il a mis son chargeur) et on le referme avec beaucoup de questions et d’hypothèses mais aussi très frustré avec une fin aussi brillante qu’horrible !  

If I knew her better, I’d hug her. Hold her hand. Something. I don’t know what to do. There’s no protocol on how console your girlfriend of four years who you just met this morning.  

Et si j’espère de tout cœur que les auteurs ne vont pas nous fournir une explication paranormale –  que je trouverais sûrement trop facile – pour résoudre ce mystère de perte de mémoire, mon seul gros bémol actuellement concerne le format du livre qui tient plus de la nouvelle que du roman.
Quand on sait que les auteurs prévoyaient un standalone à la base, qu’elles ne savent finalement pas combien de tomes la série comportera et qu’elles décident de faire un tome de 150 pages alors qu’elles auraient pu en faire un de 300, j’avoue me sentir un peu flouée ! :-) (spéciale dédicace pour toi, B). 
Mais ça ne m’empêchera pas de me jeter sur la suite à sa sortie !  

I begin to dip my head, just as she presses her hands against my forearms. « Look », she says, pointing at the building next door. The flickering light has stolen her attention and I want to curse the universe for the simple fact that a light bulb just interfered with what was about to become my absolute favorite of very few memories.

26
déc

Mini-Chro’s (pas si mini) #12 : du très bon … et du mauvais

bird boxQuand un livre est encensé, on sait, en le lisant, qu’on prend le risque de trop en attendre et d’être déçu.
Et encensé, ce livre l’a été. (ici et ici et ici pour des avis élogieux, et celui , coup de cœur, de Cajou qui m’a vraiment donné envie de l’ouvrir). Et moi, j’ai été déçue.

Alors, avant tout, bird box, de quoi ça parle ?

Imaginer que vous ne puissiez pas regarder dehors sous peine de mourir immédiatement d’une horrible manière.
Imaginer ne pouvoir sortir de chez vous que les yeux bandés, et ne pouvoir les ouvrir chez soi qu’à condition d’avoir recouvert intégralement toutes vos fenêtres et verrouillé votre porte.
Vous ne savez pas ce que vous verriez dehors si vous ouvriez les yeux mais vous avez pourtant une certitude: vous n’y survivriez pas.
Alors, quand Malorie décide de partir de chez elle avec ses deux enfants pour rejoindre de potentiels survivants de ce monde post apocalyptique, elle entame un périple dont elle sait avoir peu de chance de ressortir vivante mais auquel elle a préparé ses enfants dès leur naissance.

Un sujet intéressant et très original et une question qui nous tient en haleine dès la première page: pourquoi les gens meurent-ils? En regardant quoi ? Qui ? Quel phénomène ?

Du moins, c’est une question qui m’a tenue en haleine 60% du livre avant qu’elle soit surpassée par mon ennui et ne me tienne justement plus suffisamment en haleine.

Car si la majorité des personnes a été angoissé dès le premier chapitre, cela n’a jamais été mon cas (ou une fois peut-être), et si j’avais envie de savoir qui était à l’origine du « phénomène », c’est bien là la seule chose qui me faisait avancer dans le livre.

Car, soyons honnête, je n’ai pas été prise par l’histoire de Malorie, ni par son passé, et encore moins par son présent.
C’est simple, outre le fait de ne pas avoir été angoissé, je ne me suis attachée à personne, je ne me suis pas projetée et je me moquais de savoir ce qui allait arriver à Malorie et ses enfants.

Quant à l’envie de découvrir la nature du phénomène, comme je le disais plus haut, elle a finalement perdue de son intérêt face à la redondance de l’histoire, qui, à 60%, tournait toujours en rond et n’avait pas évolué depuis la première page.
C’est là que j’ai finalement préféré abandonner ma lecture qui ne me faisait rien ressentir, si ce n’est de l’ennui et grand bien m’en a pris vu ce qu’une amie m’a raconté de la fin.

Le seul regret que j’ai, en cette période de fatigue extrême, n’est donc pas celui d’avoir abandonné ma lecture mais celui de ne pas avoir suivi mon instinct qui me poussait à l’abandonner après le premier chapitre.

 
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sempre redemptionPas de spoilers sur le tome 1 ni sur ce tome. 

Rappelez-vous, j’avais adoré le premier livre de cette série (mon billet ici) qui se termine de telle sorte que nous n’avons pas besoin de lire la suite.
Suite que j’hésitais à lire et que j’appréhendais beaucoup après la lecture d’un spoiler.

Finalement, heureusement que je suis passée outre ce spoiler car j’ai adoré ce livre, vraiment moins porté sur la romance Haven / Carmine et qui se focalise davantage sur l’univers de la mafia et sur des personnages comme Corrado et Vincent, qui étaient plus secondaires dans le premier tome. 
J’ai une fois de plus complètement adhéré au style de l’auteur, fluide, touchant, entrainant et je ne peux que saluer son parti pris de focaliser cette histoire sur d’autres personnages et moins sur une romance qui aurait pu vite tourner en rond. 
Tout en étant assez lente, l’histoire comporte de nombreux rebondissements et elle m’a apportée, une fois de plus, beaucoup d’émotions, me faisant tour à tour sourire, pleurer, stresser et pester… 

Je regrette une fin un peu trop facile mais ce n’est pas ce que je retiendrai de cette suite dont l’écriture et les personnages, ambigus et imparfaits, ont su me toucher et m’embarquer dans un univers bien particulier fait de coups durs et de moments sombres mais aussi d’espoir.
J’espère que cette série sera traduite, vraiment !

Sempre Redemption – J.M Darhower
Kindle edition – 416 pages