Les lectures de Cécile

27
juin

Mud Vein de Tarryn Fisher, un livre différent, captivant et intense…

mud vein

 

Il est très difficile de parler de l’histoire sans trop en dire.
Et je ne veux pas remettre le résumé du livre qui ne reflète en rien son contenu.
Je vais donc vous en dire le moins possible.
Mud Vein, c’est l’histoire de Senna, une écrivain qui se réveille un matin au milieu de la neige.
Elle a été kidnappé.
Alors qu’elle explore la maison, elle se rend compte qu’elle n’est pas seule. Isaac est là, attaché, dans une autre chambre.
Ensemble ils vont essayer de trouver qui… et pourquoi.
Nous suivons leur histoire, leur survie dans cette cabane au milieu de nul part, on fait des bons dans le passé, le passé qu’ils ont vécu séparément, et celui qui les lie, et on revient au présent. On se pose des questions, on élabore des théories, on rentre dans l’histoire de l’histoire et on ressent. Beaucoup.

« It’s never that I don’t want to be with you. It’s that you don’t want to be with me. »

Mud Vein, c’est donc beaucoup beaucoup d’émotions, de magnifiques phrases, une écriture très belle et poétique et une histoire qui touche… mais qui brise le coeur aussi et qui devient même étouffante par moment.
Ce livre, c’est également une expérience en soi, qui m’a fait sortir de ma zone de confort, malgré le fait qu’il soit captivant et beau.

En vérité, je suis passée par tellement d’émotions contradictoires en lisant ce livre que je ne pourrais même pas le recommander.
J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à l’héroïne, Senna, pendant une bonne partie du livre.
Mais je ne me leurre pas, je suis sûre que c’est ce que voulait l’auteur.
Comme je l’ai lu dans une review Goodreads, je pense également « qu’elle a voulu que l’on ne fasse qu’un avec l’héroïne, qu’on entre dans sa tête, qu’on ne ressente rien pendant la période où elle se ferme à tout et tout le monde », et que quand elle se décide enfin à ressentir, on soit submergé par l’émotion.
En ce sens, Tarryn Fisher a atteint son but et son écriture, sublime, ne peut pas être mise en cause sur les quelques points que j’ai moins appréciés.
Car aussi beau son style soit-il, cela ne m’a pas empêché d’être frustrée par moment, de vouloir secouer Senna, de la trouver égoïste. Et si j’ai compris qu’elle se protège au fond, je n’ai pas pour autant aimé qu’elle ne puisse même pas dire un merci à Isaac quand elle même en a envie.

Isaac was a stranger and he had seen more of my wounds than anyone else. Not because I chose him like I did Nick. He was just always there. That’s what scared me. It was one thing inviting someone into your life, choosing to put your head on the train tracks and wait for imminent death, but this—this I had no control over. 

Nous avons affaire à une héroïne qui ne se laisse aucune chance d’être heureuse, pour ne pas souffrir, et je dois dire que toutes ces occasions de bonheur ratées m’ont parfois frustrée et m’ont rendu très triste.
Et quand elle se laisse enfin aller à ressentir, Senna m’a brisé le coeur.

« If there was a God, » I said, « I’d say with confidence that he hates me. Because my life is the sum of bad things. The more people you let in, the more bad you let in. »

Si la première partie, celle du kidnapping, m’a captivée et que j’ai élaboré des dizaines de théories, j’ai trouvé la deuxième partie, celle qui parle du passé d’Isaac et Senna, particulièrement écrasante. Et triste.
Et pourtant, globalement, et malgré certains passages lents, Mud Vein est un livre extrêmement prenant, complexe et captivant.
C’est différent de tout ce que j’ai pu lire, c’est dark sans être dark, une romance sans en être une, et un thriller qui n’en est pas forcément un … C’est un livre différent que je n’arrive ni à classer, ni à recommander mais qui ne laisse pas indifférent.

Isaac is touch, and he is sound. He is smell and he is sight. I tried to make him a single sense like I did with everyone else, but he is all of them. He overpowers my senses and that is exactly why I ran from him. 

Et s’il m’est déjà arrivée de lire des livres tristes, je dois dire que rarement je ne l’ai été aussi longtemps.
En effet, pendant une très grande partie de ma lecture j’ai trouvé qu’il n’y avait pas une once de positivité, et comme je le disais plus haut, j’ai mis du temps à m’attacher à l’héroïne à cause de certaines de ses réactions; Mais à côté de ça, j’ai compris pourquoi elle agissait comme elle le faisait et j’ai ressenti ses émotions avec une intensité rare et particulière. Certains passages, certaines métaphores, certaines pensées étaient si belles ou si tristes, qu’elles m’ont faits l’effet de claques, de coups de poing.

Et je dois dire qu’un livre qui fait ressentir autant d’émotions et surtout avec autant de force (j’ai beaucoup pleuré) c’est tellement rare que je me devais d’en parler même si je reste persuadée qu’il n’est pas fait pour tout le monde.

Une chose est sûre, malgré quelques défauts, c’est un bon livre, à l’écriture splendide, que je garderai en tête.
Mud Vein a été une expérience unique dont je suis ressortie vidée, lessivée et quelque peu mitigée mais dont je me souviendrai longtemps.

When did that move in? I don’t even know. In a house in the snow, probably. Where a surgeon sliced me open emotionally, and a musician brought me more color than I could handle.

 

Merci à Muriel pour le conseil et pour avoir supporté mes nombreux mails (je te promets de plus lire la fin quand tu me dis de ne pas le faire !), et merci Berengère d’avoir plus facilement compris l’héroïne, d’avoir été moins frustrée mais tout aussi touchée, de me l’avoir dit ce qui m’a permis de relativiser quand j’étais trop agacée ;))

 

Mud Vein de Tarryn Fisher 
Ebook – 283 pages. 

 

24
jan

Le monde n’est pas une usine à exaucer les vœux

Nos-etoiles-contraires.jpg  

 

*** Billet sans spoilers *** (je préfère préciser car je veux que vous lisiez ce billet ET que vous lisiez ce livre :-))

 

J’écris ce billet quelques jours après avoir refermé le livre et j’ai toujours la boule à la gorge. Ce livre est une pépite, une bombe, ou, pour employer un mot qu’Hazel utilise souvent, mais dans un autre contexte : une grenade. Une grenade qui fait exploser nos émotions, une grenade qui nous touche, nous percute et dont l’impact ne nous laisse pas indemne. Ce livre, comme je m’en doutais, est un coup de coeur.


« Nos étoiles contraires » est magnifique. Il nous parle de l’histoire d’Hazel, atteinte d’un cancer, qui a en permanence une bombonne d’oxygène sur elle et que sa mère oblige à aller à des discussions de groupe avec d’autres rescapés de cancer.

Moi : Maman s’il te plait.
Maman : Hazel, tu n’es plus une petite fille. Il faut que tu te fasses des amis, que tu sortes de la maison, que tu vives ta vie.
Moi : dans ce cas, ne m’oblige pas à aller au groupe de soutien. Achète-moi plutôt une fausse carte d’identité pour que je puisse aller en boite, boire de la vodka et prendre de l’herbe.
Maman : Pour commencer, l’herbe ne se « prend » pas.
Moi : Tu vois, c’est le genre de trucs que je saurais si j’avais une fausse carte d’identité. 
Maman : tu vas au groupe de soutien. Point final.

 

Elle ne veut pas y retourner, et pourtant, c’est là qu’elle fera la rencontre d’Augustus.
Le courant passe tout de suite et la complicité aussi…
J’ai levé les yeux vers lui et bientôt, entre le garçon et moi, ce fut à qui baisserait les yeux en premier. Après quelques instants, il a souri et a fini par détourner les yeux, qu’il avait très bleus. Quand il m’a regardée à nouveau, je lui ai fait comprendre d’un mouvement de sourcils que j’avais gagné.

 

Augustus qui m’a directement et irrémédiablement conquise…
Nom de Dieu, a-t-il dit tout bas. Tu n’es pas banale, comme fille.

 

Ce livre…

C’est la maladie…

La seule chose qui craint plus que crever d’un cancer à seize ans, c’est d’avoir un gosse qui crève d’un cancer.

 

L’ironie et le sarcasme…

– Toi aussi, tu es survivant du cancer ?
– En effet. Je ne me suis pas fait couper cette bonne vieille jambe juste pour le plaisir, quoi que ce soit une excellente stratégie pour perdre du poids. Les jambes pèsent une tonne.

 

La complicité et l’humour…
Ne me lancez pas sur le sujet de mon corps parfait. Il faut éviter de me voir nu. Hazel Grace m’a vu nu et ça lui a coupé le souffle, a-t-il dit avec un petit signe de tête en direction de ma bombonne d’oxygène.

 

Mais surtout, de l’amour…
Je suis tombée amoureuse pendant qu’il lisait, comme on s’endort : d’abord doucement puis tout d’un coup.

 

Ce livre est…

Touchant.
Le monde n’est pas une usine à exaucer les vœux.


Juste.
Voilà pourquoi tu me plais. Est-ce que tu te rends compte à quel point c’est rare de tomber sur une super nana capable de trouver un adjectif à « pédophile » ? tu es trop occupée à être toi-même, tu ne réalises pas que tu es exceptionnelle.

 

Mélancolique.
– Je commence à me demander si tu n’es pas une fétichiste des moignons, a t-il répondu.
J’ai rigolé.
– Je suis une fétichiste d’Augustus Waters, ai-je rétorqué.

 

Eprouvant.
Quand les scientifiques du futur se pointeront chez moi pour me proposer d’essayer des yeux de robot, je leur dirai de se barrer parce que je refuse de voir le monde sans lui.(…) Puis, après cette envolée de pure forme, je mettrai mes yeux de robot, parce que bon, avec des yeux de robot on peut sans doute voir à travers les T-shirts des filles et faire d’autres trucs du genre.

 

Triste.
– C’est quoi ça ?
– Le panier à linge ?
– Non, à côté.
– Je ne vois rien à côté.
– C’est ma dernière parcelle de dignité. Elle est toute petite.

 

Très triste.
– Je ne sors pas avec un garçon et je n’en ai aucune envie d’ailleurs.(…)J’ai l’impression d’être une grenade, maman. Je suis une grenade dégoupillée et, à un moment donné, je vais exploser. Alors j’aimerais autant limiter le nombre de victimes !

 

Mais beau…
– Pour rien au monde, je te ferais un truc pareil.
– Je ne t’en voudrais pas, Hazel Grace. Ce serait un privilège d’avoir le cœur brisé par toi.

 

Si beau…

 

On y parle d’Hamartia, de vœux, d’Amsterdam, de canaux, d’Anne Frank, de littérature, de jeux vidéos, de grenades, de maladies, d’amour, de sentiments, de déclin, de désespoir, de tristesse, et d’amitié.

 

A la question « Comment expliquer à quelqu’un que votre roman est plus qu’un simple livre à propos du cancer », John Green répond « Ca semble être le plus gros obstacle auquel est confronté le livre pour atteindre de nouveaux lecteurs. Beaucoup de gens (y compris moi-même) n’aiment pas lire des livres tristes qui vont les faire pleurer. Ils s’imaginent, non sans raison, qu’il y a déjà suffisamment de tristesse et de pleurs dans la vie réelle. C’est pourquoi je dis à mes futurs lecteurs : « si vous n’aimez pas ce livre, vous pouvez me donner un coup dans l’estomac ». »

Je n’aime pas les livres tristes, je les fuie même. Pourtant ce livre est triste. Mais je ne donnerai pas un coup dans l’estomac de John Green. Oh non. Je n’ai pas regretté une seule seconde la lecture de ce livre même quand j’étais en larme.

 

La seule chose que je regrette un peu, c’est qu’il m’a manqué une dose plus importante de dérision, d’humour et de sarcasmes qui font que Green est Green, et qui font de lui mon auteur chouchou. 
Il y a bien du cynisme, de l’humour et de l’ironie dans ce livre mais pour moi, peut-être pas assez. Car ce livre, aussi beau soit-il, est quand même super triste. 
En fait, comme je le disais à Mlle Pointillés à la fin de ma lecture : j’ai eu un coup de cœur pour le livre, mais pas pour le John Green même si ça ne veut rien dire pour vous.

 

Enfin, je terminerai ce long billet en citant le Times Magazine qui dit de ce livre qu’il est tout simplement dévastateur.
 Je crois que c’est le mot parfait.
 Tout m’a dévasté. La relation entre Hazel et Augustus, si particulière et si intense. Leur réflexion. Leur amour.
 Et cette dernière partie de livre qui m’a tant fait pleurer.
 Ce livre m’a épuisée. Je l’ai vécu si intensément, de la première ligne à la dernière que je l’ai lu dans une sorte de transe. Notant, relisant, hésitant à reprendre ma lecture, redoutant même de la reprendre. J’y ai pensé, j’ai pleuré, j’ai été déchiré, mais j’ai souri et surtout j’ai aimé.

 

Dévastateur oui. Et splendide. N’en doutez pas un instant.

 

Ce livre sort le 21 Février, et j’espère avoir réussi à vous convaincre de le lire. 
En attendant, je vous invite à lire le billet de Mlle Pointillés, qui est superbe et a l’avantage de faire le quart du mien :-)

 

Nos étoiles contraires – John Green
Editions Nathan – 327 pages.  

 

 

 

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-le-monde-n-est-pas-une-usine-a-exaucer-les-voeux-114680041.html

6
juil

Tu me tues, baby, ai-je dit avant de raccrocher.

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J’avais vraiment envie d’aimer ce livre vu que Cora lui avait attribué cinq étoiles sur Goodreads et que de l’avis de Clarabel et de Francesca, il faisait penser aux livres sur les frères Fuentes de Simone Elkeles !
Je n’ai d’ailleurs pas eu besoin d’en savoir davantage pour me jeter dessus… 
J’avais donc vraiment envie d’aimer, voire d’adorer, sauf que malheureusement, ça n’a pas été le cas.  
J’ai passé un bon moment, et si je l’ai lu très rapidement et que je n’avais pas envie de le reposer, certains éléments m’ont dérangé et une fois que je focalise sur des détails, je ne vois plus que ça…

 

Par exemple, la manière  qu’à Noah d’ajouter « bébé » à chaque fin de phrase. « Ca va bébé ? » « Parle-moi bébé » « Qu’est ce qui ne va pas bébé », « Tu es belle bébé ». Entre ça et les mots « sirène » et « nymphe » qui apparaîssent trois fois par page, j’avoue qu’arrivée à la fin, si je voyais encore une fois le mot « bébé » ou « sirène » écrit quelque part, je risquais de perdre la maitrise de mes nerfs !


Aussi, et c’est le point principal qui m’a déplu dans ce livre : le langage « djeun’s » (dû à la traduction ?). Je ne trouve pas ça naturel du tout. Tous les jeunes ne parlent pas en verlan (du moins je l’espère) et même si c’est le cas, je trouve ça très désagréable à lire et sans valeur ajoutée.
Si Noah avait dit « je me suis fait prendre » au lieu de « pécho » ou « n’importe quoi » au lieu de « n’importe nawak » ça ne l’aurait pas rendu moins « adolescent » pour autant. 
Malheureusement, entre les vocabulaires qui se veulent « jeunes » et les tournures de phrases grammaticalement incorrectes (du fait du verlan), j’ai du rouler des yeux et grincer des dents une bonne cinquantaine de fois au bas mot…
Et puis, je n’ai pas besoin de mots tels que « zarbi », « daron » ou « meufs » pour me plonger dans une ambiance adolescente. Ici, le contexte du lycée (la cafet, les cours, les bals, etc) aurait suffit à me faire retrouver mes 17 ans. Nul besoin des expressions « jeunes », qui ne font pas naturelles et qui, à contrario, m’ont clairement empêché de m’identifier aux personnages.

 » J’ai entendu mon téléphone vibrer dans ma poche, et je n’ai pas été le seul : Isaiah et Rico se sont redressés sur leurs chaises.
Mon coeur a bondi dans ma poitrine : le nom d’Echo était affiché sur l’écran.
– Hutchins ? a crié M.Foster ?
Pécho ! Décidément, pas très discret, ce vibreur ! »

En outre, certains personnages secondaires comme le père et la belle-mère m’ont été totalement antipathiques et les retournements de situations (ou devrais-je dire raccourcis ?) de la fin n’ont pas réussi à m’ ôter ce sentiment…
(et puis, j’avoue que j’ai du mal avec le concept du mari qui trompe sa femme avec la baby sitter mais ça n’engage que moi).
Par contre, le choix d’Echo, à la fin, par rapport à eux m’a un peu sidéré, tout comme je n’ai pas compris pourquoi elle tenait absolument, pendant tout le livre, à rester copine avec Grace qui ne lui parle pourtant que quand elle est populaire et qui l’évite quand elle est montrée du doigt…  Echo est pourtant une fille intelligente (et elle a de « vraies » amies), mais la recherche de cette amitié pourrait faire penser l’inverse…


– Qu’est ce qui se passe Noah ? T’en tires une tronche !

– Echo lui a téléphoné pendant le cours de maths et il a loupé l’appel, alors forcément, il a les boules, lui a répondu Isaiah.
– N’importe nawak, ai-je dit d’un ton brusque.

D’un autre côté, beaucoup de sujets difficiles sont abordés dans ce livre. Noah, depuis la mort de ses parents, passe de foyers en foyers et se bat quotidiennement (tout en fumant des joints) pour obtenir la garde de ses frères. Echo, quant à elle, malgré son prénom improbable, était la star du lycée jusqu’à un accident qui l’a traumatisé. Entre un père qui veut tout contrôler, une belle-mère qui était sa baby sitter, un frère décédé, un accident dont elle n’a aucun souvenir, et sa mère qui est pour le moins particulière, Echo essaye, tant bien que mal, de ne pas perdre la tête et de se souvenir de ce qui s’est passé.
Des sujets difficiles donc, abordés avec justesse, il faut bien l’avouer, et une histoire qui se lit très facilement et très rapidement.
Noah et Echo forment par ailleurs un beau couple qui a tout à fait lieu d’être étant donné qu’ils se comprennent et qu’ils ont besoin l’un de l’autre.
Seulement, même si je l’ai apprécié, je suis restée en dehors de leur histoire qui ne m’a pas donné de papillons dans le ventre.

Enfin, j’ai trouvé les derniers chapitres trop vite expédiés. On attend pendant tout le livre d’en savoir plus sur l’évènement qui a changé la vie d’Echo, et ça retombe un peu comme un soufflet. Pareil pour Noah qui se bat pendant 400 pages pour une cause qu’il décide de laisser tomber en l’espace de quelques pages. Heu ? Tout ça pour ça, vraiment ?! Trop facile, trop de raccourcis. Dommage.

« Je tirais sur ses boucles qui rebondissaient dès que je les lâchais. C’était vraiment marrant, comme jeu. Très plaisant, même. » (Noah a 17 ans, pas 12, si vous vous posiez la question). 
 

Alors oui, ça ressemble un peu à Perfect Chemistry, mais malheureusement, là où Alex est un vrai bad boy, avec un entourage de bad boy et un passé dans les gangs, Noah n’est qu’un adolescent qui a eu une vie facile et une bonne éducation avant la perte de ses parents. Ce n’est qu’un adolescent qui était populaire et qui a décidé de dire des gros mots, de parler en verlan, de se tatouer et de fumer des joints. Du coup, son côté bad boy n’est pas crédible.
Et puis, là où Perfect Chemistry m’a donné des papillons dans le ventre, Hors Limite m’a tout au plus donné le sourire.
Je n’ai pas ressenti toute la panoplie d’émotions que j’aurais aimé vivre, j’ai été agacé par l’écriture et le vocabulaire et j’ai trouvé la fin trop vite expédiée : c’est donc une déception pour moi. 
Mais je suis sûre que beaucoup aimeront car la majorité ont aimé ! Peut-être ne faut-il juste pas avoir trop d’attendre pour ce livre ?

« J’ai ouvert la bouche sans qu’il en sorte aucun son. Rico et ses cousins étaient morts de rire. Je devais vraiment avoir l’air idiot. Et puis, sans prévenir, Echo m’a fait un clin d’oeil, et mon moral est remonté en flèche. J’adorais quand elle me cherchait des noises ainsi. » 


Les avis de mes co-lectrices Simi et Sab qui ont plus aimé que moi malgré un ressenti général similaire, et celui de Mlle Pointillés qui, je crois, me rejoint complètement.

Je vous invite également à lire les avis opposés au mien de Clarabel pour qui « Cette lecture se révèle un vrai tourbillon d’émotions, avec des coups de griffe, des révélations attendrissantes, de doux mots d’amour, de la colère et de la folie, de l’impuissance aussi face à tant d’issues improbables » et de Francesca qui a adoré ce que j’ai détesté : « Le romantisme de Noah est juste magnifique avec les petits surnoms qu’il donne à Echo entre « ma sirène », « ma nymphe », etc… J’ai fondu devant ce héros si mignon. »

Hors Limites – Katie McGarry
Harlequin (Collection Darkiss) – 487 pages 

 

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