Les lectures de Cécile

13
fév

Test : Quelle Ana es-tu ?

TEST ANA

 

 

Je ne sais pas vous, mais chez moi c’est la déferlante de statuts FSoG.
Il y en a PARTOUT.
Du coup, moi aussi j’ai voulu participer à ma façon et je vous ai concocté un test pour déterminer si vous pourriez être une vraie Ana ou pas.
Attention, il est important de répondre à ces questions le plus sincèrement possible.
Notez SVP que certaines questions spoilent l’histoire de la série au complet. 

 

1- Si tu rencontres un homme hyper beau, hyper riche et hyper chaud et qu’il vient te retrouver à ton travail (sans que tu lui aies dit où tu travaillais), qu’il trouve tout seul ton numéro de téléphone, qu’il achète la boite ou tu travailles, te dis ce que tu peux manger ou pas, t’interdis de traverser seule la rue, etc… Quelle est ta réaction ?
a. Oh, tu fais tout ça pour moi ? tu es tellement attentionné et parfait, merci ! Je te promets de toujours te tenir la bite la main en traversant.
b. Mais pourquoi faire tout ça pour moi ? Est-ce que par hasard, tu serais amoureux de moi ? Ou est-ce autre chose ?
c. Mais tu es complètement taré ? Si tu continues, je porte plainte pour harcèlement, connard de psychopathe.

 

2- Si cet homme te propose de signet un contrat expliquant que tu deviens en quelque sorte sa chose et qu’il peut te contrôler aussi bien sexuellement que dans la vie de tous les jours, quelle est ta réaction ?
a. J’accepte que tu me fesses, me cravache, me mette des plugs dans les fesses au restaurant, que tu me dises quoi manger et où passer mon temps libre (les cuisses ouvertes pour toi) mais je mets un véto tout de même : je veux avoir le droit de dire « Oh la vache» de temps en temps.
b. Je ne comprends pas pourquoi ce besoin de contrôler. Tu veux en parler ?
c. Mais tu es complètement taré ? Je vais t’arracher la prostate et te la faire manger si tu oses lever la main sur moi, connard. 

 

3. Si chaque fois que tu te mords la lèvre et que tu lèves les yeux au ciel ton copain te fesse, quelle est ta réaction ?
a. Je continue de me mordre la lèvre et de rouler des yeux, bien sûr !
b. Mais, chéri, pourquoi as-tu une érection alors que tu me fais mal, je ne comprends pas. Aurais-tu pris mes cris de douleur pour des cris de plaisir ?
c.. Si tu lèves encore une fois la main sur moi ce n’est pas ma lèvre que je vais mordre, c’est ta bite, et ce n’est pas mes yeux que je vais rouler, ce sont tes boules pour les broyer. 

 

4. En parlant de boules, si ton mec te propose de porter des boules de Geisha à un gala où tu rencontreras ses parents pour la première fois, quelle est ta réaction.
a. OKAY, oui super, ça peut être super drôle d’être supra méga chaude quand je rencontrerai tes parents, tu as toujours de bonne idée, tu es génial, en plus d’avoir un sexe de compétition.  
b. Des boules de Geishas ? Tu veux dire que tu veux qu’on aille au japon, que je me déguise en geisha et que je te touche tes boules ?
c. Ca va pas ? Tu sais où tu peux te les mettre tes boules de Geisha ?

 
5. Si ton chéri t’amène dans une pièce avec pleins d’accessoires BDSM, quelle est ta réaction :
a. Vas-y, prends-moi et baise-moi. Oui j’ai bien compris le mot magique pour tout arrêter. Non je ne vais pas l’utiliser alors que tu me fais hyper mal car je n’ai pas compris que ce n’est pas grave de l’utiliser et que tu préfères même que je l’utilise si j’atteins ma limite. Je préfère faire comme si j’étais forte, t’en vouloir après et te quitter.
b. C’est beau tout ce rouge, ça se marie très bien avec le noir. C’est marrant je ne t’aurais pas pris pour le genre d’homme à aimer la couleur.
c. Oh, chéri, je ne savais pas que tu aimais être attaché ! Je peux te bander les yeux aussi ?

 

6. Si tu découvres que tu ressembles physiquement à toutes les ex de ton mec et que vous ressemblez toutes à sa mère qu’il a vu mourir enfant, quelle est ta réaction ?
a. Tu préfères que je te suce dans la voiture ou dans ton hélicoptère ?
b. Tu voudrais que je me teigne en blonde ? Ca te changerait un peu.
c. Je crois que tu dois aller voir un psy, fissa.

 

7. Si tu apprends que ton mec continue d’entretenir ses ex et qu’elles ont toutes la même voiture audi qu’il vient de t’offrir, comment réagis-tu ?
a. Je suis hyper triste, je le savais que j’étais ordinaire comme fille, je ne veux plus jamais te parler. Ohhh un cuni, ohhhh oui mon 57ème orgasme en 5 min.
Mmmmh de quelles ex tu parles ?
b. Mais est-ce que tu es sûre qu’elles attachent bien leur ceinture de sécurité ? si elles ont un accident, je ne voudrais pas que tu te sentes responsable, tu as déjà assez de bagage comme ça.
c. Tu coupes les ponts direct avec ces pétasses ou je me casse, tu comprends ? 

 

8. Si ton mec donne un nom à son hélicoptère, genre Charly Tango, quelle est ta réaction ?
a. Super ce nom, et lui, là en bas, il s’appelle comment ? Charles La Gaule ? Mobidick la trique ?
b. Je suis pas sûre de comprendre, tu veux danser le tango dans un hélicoptère ?
c. Tu as quel âge déjà ? 5 ans ?

 

9. Si des fois, tu entends des voix dans ta tête, que l’une est un peu ta bonne conscience qui est sérieuse, et que l’autre, que tu appelles ta déesse intérieure, est un peu plus olé olé, quelle est ta réaction ?
a. J’écoute toujours ma déesse intérieure, elle est plus fun, quand elle voit une bite, elle fait des salto arrière, danse le meringué, brille jusqu’à portland et c’est une vraie nympho. Mon subconscient est un connard de rabat joie et le seul truc bien qu’il fasse c’est de lire l’intégral de Dickens et seulement parce que dans Dickens il y a le mot Dick.
b. J’essaye d’écouter celui qui me semble le plus juste selon les situations.
c. Mais qui invente des questions pareilles franchement ? Une déesse intérieure, vraiment ? sont vraiment cons ces tests Facebook.

 

10. Si tu es vierge et que ton premier mec, quand tu lui demandes de te faire l’amour, te dis qu’il ne fait pas l’amour mais qu’il baise, fort, quelle est ta réaction ?
a. Tu as raison, c’est comme un pansement, il vaut mieux l’arracher d’un coup.  Est-ce que mes jambes sont assez ouvertes ?
b. Mais le baiser c’est pas sur la bouche ?
c. Vierge ? mais je suis pas vierge moi, tu vas voir qui va baiser qui.

 

Voilà, ce questionnaire touche à sa fin.
Comptabilises le nombre de a, de b et de c auxquels tu as répondu.

Si tu as une majorité de a, félicitations tu es une Ana en puissance. Il ne te reste plus qu’à te mordre la lèvre et à te trouver un homme multimilliardaire et à toi les orgasmes et les fessées !

Si tu as une majorité de b, tu ressembles à Ana de par ta naïveté, mais tu as encore beaucoup de progrès à faire pour faire croire à tout le monde que tu es une fille qui a du caractère alors qu’en fait tu es une fille soumise que des orgasmes font tout oublier.

Si tu as une majorité de c, tu n’as rien d’une Ana, tu n’aime pas être contrôlée, ne sors jamais avec un dominateur. JAMAIS.

 

2
déc

Prisoner de Annika Martin et Skye Warren: la daube du mois. Voire de l’année.

prisoner
Un résumé très tentant, un livre classé sous « Dark Erotica » (un genre que j’apprécie même si je n’ai jamais trouvé mieux que ce livre ), et des notes sur Goodreads excellentes : il ne m’en fallait pas plus pour me donner envie de me jeter sur ce livre.
Sauf que voilà. Ce livre est nul.

Et qui dit livre nul, dit…

spoilers 

1- Notre héros, Grayson, est :
a- « Trop dangereux, trop grand, trop beau et l’air vibre autour de lui tellement il dégage d’énergie » (et oui, il a aussi un trop gros marteau mais nous le découvrirons plus tard, bande de coquines)
b- A une cicatrice au sourcil car c’est un bad boy (Dylan McKay : tu auras souvent été copié mais sache que tu ne seras jamais égalé dans mon cœur. Jamais. Je t’aime. Bien à toi, Cess).
c- N’a pas de tatouage mais il a des cicatrices le long du bras qui forment des croix et que Grayson s’est lui-même fait avec sa bande (ne me demandez pas la symbolique je ne m’en souviens plus)(mais c’était vachement profond et touchant)(oui je déconne).
d- Est en prison, au début de l’histoire, pour un meurtre qu’il n’a bien sur pas commis.
e- A été kidnappé quand il avait 5 ans et enfermé (puis abusé) dans un sous sol avec d’autres garçons et ce, pendant 6 ans. (ce qui ne l’a pas empêché d’apprendre à lire car il y avait une encyclopédie dans le sous sol)(les auteurs ont pensé à tout vraiment. C’est beau).
f. A appris en prison à savoir l’heure qu’il est sans avoir à regarder par une fenêtre. (c’est que c’est utile, la prison, quand même : on ne peut pas savoir quand on aura besoin de connaître l’heure qu’il est alors qu’on est enfermé dans une pièce sombre)(un talent très utile)(presque aussi utile que d’avoir une grosse queue)(oh ça va si on peut plus être vulgaire…)
e- toutes les réponses ci-dessus sont justes.

2- D’après vous, l’héroïne, Abbie, qui pour valider son année d’étude doit donner des cours d’anglais à 16 hommes en prison, pense qu’il est intelligent de s’habiller à chaque fois:
a- en jupe moulante et bottes à talons sachant que les 16 hommes n’ont pas du tremper leur biscuits dans le thé depuis quelques années… (si vous voyez ce que je veux subtilement dire) 
b- En jeans, converse et pull à col roulé, histoire de ne pas échauffé trop les esprits (ni leurs sexe donc).

3- Que fait Abbie quand elle est nerveuse ?
a- Elle touche ses lunettes qui, Grayson le comprend de suite, est son rempart contre le monde.
b- Se suce la lèvre supérieure ce que le héros trouve très excitant. (mais qui ne l’est pas comme vous pourrez le voir dans un instant)
c- Elle touche ses lunettes des fois, et se suce la lèvre supérieure d’autres fois.

Indice :

photo-73
Hello there, qui j’imite ? 

(mes copines de LC ont trouvé de suite)
Comme je vous le disais, le sucage de lèvre supérieure n’est pas excitant. (le touché de lunettes non plus d’ailleurs que je n’ai malheureusement pas pu faire sur cette photo, et pour cause, je fais le chignon d’Abby à la place)
Mais bon, je n’aurais jamais pu être une bonne héroïne de romance.
Et donc je n’aurais jamais eu d’orgasmes dans les bois.
Life is a bitch. 

 

4- Chaque fois qu’Abbie donne cours, la tension entre elle est Gray est palpable. (tout comme les seins d’Abbie.), et lors du dernier cours, Grayson arrive à s’enfuir et kidnappe Abbie qui se retrouve malencontreusement sur son chemin.
Elle le conduit (contrainte et forcée) jusqu’à une station essence où notre héros retrouve un ami qui répond au doux nom de Stone (comme son coeur) et elle arrive à s’enfuir dans les bois, mais Grayson la rattrape.
Et là, que se passe-t-il ? Trouvez la réponse fausse.

a. elle spray de la bombe lacrymogène dans ses yeux mais il arrive à la maintenir plaqué, même avec les yeux fermés (il est trop fort on vous dit).
b. Puis elle fait une mini crise de panique / d’asthme due à la bombe lacrymo (non Abbie n’est pas un boulet) et il s’allonge à côté d’elle pour l’aider à se calmer en respirant avec elle. Et elle qui pense « Respirer ensemble c’est comme danser. Presque comme coucher ensemble » (mmmh, d’accord…. Si tu le dis Abbie).
Ce qui tombe bien car du coup :
c. Il décide de la doigter là, dans les bois, alors qu’il vient de s’enfuir de prison, que la police est à sa recherche et que la voiture dans laquelle ils se sont enfuis est abandonnée à quelques mètres de là. (chacun ses priorités en même temps, qui suis-je pour dénigrer un orgasme ?). Car orgasme il y a. (Allez prenons-nous la main et chantons tous en chœur : Doigtons-nous dans les bois, pendant que le loup y est pas, si le loup y était, il nous lécherait, mais comme il n’y est pas, il nous doigtera).
d. Puis après son orgasme et après avoir bâillonné un flic qui les avait retrouvé (cherchez pas à comprendre), ils marchent le long de la rivière et entendent des sirènes au loin. Du coup Grayson décide de brouiller les pistes et demande à Abbie d’ôter sa culotte et de la laisser à un endroit, puis ils reparent en sens inverse (comme quoi, pas besoin d’avoir fait d’études pour être intelligent et malin)(Il suffit de lire l’encyclopédie)(et d’être à l’abri dans ton cartable je seraiiii ton copaiiiiiin)(oui je suis comme ça moi, je fais des liens entre des mots et des chansons).
e- Il ne la retrouve pas, se fait arrêter et finit sa vie en prison.

 

5- Quelle est la phrase ou dialogue du livre la plus débile ?
a- Je sais quoi faire de mes poings et d’un couteau. Je sais quoi faire de la douleur et de la haine. Je sais quoi faire d’une femme. Mais je ne sais pas quoi faire de Mme Winslow. (Qui est accessoirement aussi une femme mais bon ce n’est pas grave, laissons à Grayson cette minute de profondeur).
b-  Ce n’est pas un putain de conte de fée. Je ne vais pas me transformer en gars bien juste parce que sa chatte est faite de velours et d’arc-en-ciel. (tiens, celle là, je ne l’avais jamais lue)(peut-être Abbie a t-elle mangé trop de skittles et que sa a détend sur son vagin ?).
c-Alors qu’elle en taule (c’est une longue histoire nous y reviendrons) : Ce qui est marrant c’est que l’aspect est le même à l’intérieur qu’à l’extérieur de la cellule : des cylindres ronds, noirs, impénétrables et sombres (elle pensait qu’une fois à l’intérieur les barreaux deviendraient arc-en-ciel, comme son vagin ?) 
d- « – Branle-moi. Gentil.
– Gentiment.
– Quoi ?
– On dit gentiment, enculé de ta race. »
(un dialogue surréaliste s’il en est)
e- Sans le vouloir, mes muscles intérieurs le serrent. Sa queue fléchit en réponse. Il y a une conversation qui s’instaure entre nos corps. Une communion. (après le succès du « monologue du vagin », bientôt dans le théâtre près de chez vous « La conversation entre le vagin et son amie la queue*).
* Merci B pour la référence au monologue du vagin (oui mes copines sont aussi subtiles que moi)(et que ce livre)(c’est à dire, pas vraiment).

 

Bon, mais trève de QCM, il est temps de passer aux choses sérieuses et de vous raconter l’histoire.
Vous avez donc suivi : elle donne des cours dans une prison, il s’enfuit, la kidnappe, elle s’enfuit dans la forêt, il la rattrape, la doigte, lui donne un orgasme, ils marchent le long d’une rivière et brouillent leur piste en laissant la culotte de Abbie qui se retrouve donc nue sous sa jupe, et continuent de marcher vers la route…
Et là que se passe-t-il ?

– Il casse les lunettes d’Abbie et met le verre sur la route jusqu’à ce qu’une voiture roule dessus, que le pneu crève, et qu’ils puissent s’enfuir dedans (entre crever des pneus, s’ériger des remparts virtuels et se déguiser en petite-prof-cochonne, on sous-estime grandement l’utilité des lunettes de vue).
– Puis, ils vont dans un motel où il la force à le branler (« Tu peux me blesser. Tu peux me toucher. Mais jamais, ja-mais je ne te toucherai. Pas de mon plein gré »)(« Si et tu me remercieras »)(Oui. elle l’a fait et l’a remercié)
– Elle arrive à nouveau à s’enfuir (non ce livre n’est pas répétitif).
– Mais voilà qu’elle se retrouve en taule pour complicité d’évasion (je ne sais pas comment on dit) où elle arrive quand même à s’endormir (ben quoi ? elle est fatiguée c’est normal)(et nue sous sa jupe, je vous le rappelle)(aucun lien, cherchez pas, certains faits méritent simplement de ne pas être oubliés).
– Et qui est là, lorsqu’elle ouvre les yeux, dans sa cellule, alors que lui même est recherché ? Grayson, qui arrive à la sortir de là, sans qu’on ne sache comment (Pourquoi s’encombrer de détails compliqués quand on peut simplement esquiver, je vous le demande ?).
– Ils vont chez une connaissance à lui et là, ne voulant pas prendre le risque qu’elle s’enfuit à nouveau, il lui donne une drogue pour qu’elle dorme et c’est là qu’il… couche avec elle. ).(« Je n’ai jamais été aussi excité de ma vie et elle est à peine consciente »)(oui oui nous avons la même définition du viol).
– le lendemain, une voiture leur barre la route, ils sortent et voilà que Abbie a le choix : rester avec Grayson ou aller avec ce monsieur qu’elle ne connaît pas ? Grayson lui crie de ne pas y aller car c’est un homme de main du gouverneur qui lui-même n’est autre que celui qui les maintenait enfermé au sous sol ! N’y va pas.
Si venez, c’est un fou. N’y va pas. Et elle y va alors même qu’elle sait qu’un lien l’unit avec Grayson (oui ils ne se sont parlés que 3x dans leur vie)(mais bon ils ont partagés un doigtage dans les bois, une branlette  dans un motel et un viol et ça, ça créé des liens uniques, c’est clair). Et  bref, elle va quand même vers le monsieur qui la brutalise, alors Grayson va la secourir, car le lien entre eux est trop important et que « MIENNE », et il ne peut pas la laisser. Et là  Boum. Il se fait tirer dessus. Mince. Abbie doit agir, elle sort les lames de rasoir qu’elle a volé le matin même (pratique), saute sur le dos de l’homme et lui plante les lames dans le cou. Bam. Il meurt. Elle court vers Grayson qui est mal au point. Il saigne. Elle vole la voiture du monsieur (qui n’en a plus d’utilité) et il lui dit où aller avant de tomber inconscient. Chemin faisant, elle doit s’arrêter prendre de l’essence mais elle n’a pas d’argent, juste un flingue. Elle va vers le monsieur à la caisse et lui propose son collier en échange du plein. Il refuse : il veut une pipe. Ah non, je ne vous ferai pas de pipe. Si si. Ah non, tenez je sors mon flingue et je tire sur la vitre. Maintenant tu te baisses ou je te tue. Ah j’adore ce sentiment de superiorité, je pense que j’ai toujours eu ce côté en moi »(non je n’invente rien. Oui vous pouvez rouler des yeux, ici c’est permis).
Bref elle en profite pour voler de quoi manger et reprend la route (sans ses lunettes de vue, rappelons-le)(et sans sa culotte non plus, oui, c’est bien, je vois que vous suivez) et elle arrive donc à trouver  le repaire du clan de Grayson où son copain Stone veut la tuer.
« non ne me tuez pas, Grayson est à moi et je suis à lui. Et il me veut vivante c’est pour ça qu’il m’a sauvé. Un lien fort existe entre nous »  « Justement, c’est pour ça que je dois te tuer, tu le rends faible ».
Mon dieu. Le suce-pens est à son comble.
Va-t-il la tuer ?
Non.
Pourquoi ?
Parce que leur pote véto a besoin de ses petites mains pour chercher la petite babale dans l’épaule de Grayon.
Et… 
je me suis arrêtée là. Oui je suis désolée. Mais j’ai quand même tenu 75%. 

Et si vous voulez connaître la suite, car moi, non, vraiment, je n’ai pas pu continuer (mes yeux n’allaient jamais revenir à leur place si je les faisais encore rouler) je vous invite à lire le billet de Fleur qui elle l’a finit et qui rien que pour ça,  mérite des carambar au nougat.
Ceci dit il est question de tuer le gouverneur, qu’ils soient séparés, qu’elle soit inculpée et doive aller en prison, qu’il la secoure à temps et qu’ils finissent par vivre avec les autres. 

Mais la cerise sur le gâteau, le petit détail en plus dans le livre qui fait toute la différence c’est quand même que Grayson, à la fin, (à part si Fleur m’a raconté des conneries) casse les lunettes d’Abbi quasi à chaque fois qu’ils font l’amour (car il aime la dominer comme ça), et qu’il lui en rachète du coup très régulièrement. Vous me direz, ça change des fétichistes des pieds. 
 
Et si cette lecture n’est pas parfaite pour le rdv de Stephie, je ne sais pas quel livre l’est ! :)
Stephie

 

 

4
nov

Beautiful player de Christina Lauren, un beautiful désastre.

BP

Bonjour à tous et bienvenu sur le plateau de « Questions pour un champion spécial romance érotique. »
Sans plus attendre commençons cette finale qui oppose ShowDasse et HardDick. 
Le but est de trouver le titre d’une romance érotique. 

Audiences-TV-Questions-pour-un-champion-semaine-record-pour

Julien Lepers : Top, je suis un homme qui couche avec tout ce qui bouge et …
Biiiiip. 
ShowDasse: Comme beaucoup de héros hein, ça ne va pas nous aider….

Julien Lepers : Certes, mais si vous me laissiez finir peut-être que vous pourriez trouver.
Top, je couche avec tout ce qui bouge depuis mon adolescence et j’ai deux plans cul réguliers, le mardi et le samedi.
Je ne suis pas snob car je « suis un mec de trente ans qui a fini ses études depuis un bout de temps et pour qui la fête c’est quand mon copain Max dépense mille dollars dans une bouteille de whisky » (c’est beau la vie de trader à NYC)(non ce livre n’est pas bourré de clichés).
Je cours tous les matins et fais du vélo « car ça m’empêche d’avoir envie de baiser tout le temps. »

HardDick : Et ça marche ?
Julien Lepers : Apparemment.
HardDick : je devrais peut-être essayer.
Julien Lepers : Top, Je travaille comme trader et je ne suis jamais tombé amoureux.

HardDick: …
ShowDasse : …
HardDick
ShowDasse : heu ? C’est tout ?
Julien Lepers : oui.
HardDick : hé ben, il est bien travaillé ce personnage.
ShowDasse : Il a même pas une grosse bite ?
Julien Lepers : ce n’est pas mentionné. Mais il sait donner des orgasmes. Beaucoup. Ah et il aime les seins. 

ShowDasse (ironique) : Et qui n’aime pas les seins ? Il est nul votre personnage. 
Julien Lepers : déjà ce n’est pas mon personnage et en plus, il les aime les sens dans le sens il fait une fixation dessus. C’est mentionné 579 fois au cas où le lecteur ne l’aurait pas compris à la première ou troisième fois. Ah, et il glousse aussi. 

HardDick . Il glousse ? Genre comme une gonzesse ?
Julien Lepers: Oui. 
ShowDasse: Je vois pas, mais il fait pas rêver. 
HardDick : moi non plus je vois pas et il ne me fait pas rêver non plus !  
Julien Lepers : OK enchainons sur le personnage féminin alors :

Julien Lepers: Top. Je suis une héroïne de 23 ans, une scientifique, censée être hyper intelligente et n’avoir que le boulot dans ma vie. Si je ne suis plus vierge, je n’ai bien sur que très peu d’expérience, ne sors jamais de chez moi et ne sais pas draguer.
J’ai de gros seins et ai même subit une réduction mammaire au grand dam du héros. Philosophe à mes heures perdues je sors des phrases hyper profondes (comme ma gorge) (ok je sors) du type : « Tu ne trouves pas que les gens qui comptent le plus sont parfois ceux que tu vois le moins ? », sortie qu’elle prononce avec une telle franchise dans la voix (oui de la franchise dans la voix) que le héros en est bouleversé. 

ShowDasse : J’ai pas compris ?
Julien Lepers : Quoi ?
ShowDasse : pourquoi il est bouleversé ?
Julien Lepers : parce qu’elle sort de manière franche que les gens qui comptent le plus sont souvent ceux qu’on voit le moins.
ShowDasse. (sceptique) Okay…. Et sinon, le héros a un gros sexe ?

Julien Lepers (roulant des yeux), top, je n’ai pas acheté de vêtement depuis ma première année à l’université vu que je ne pense qu’à travailler et que je suis une geek. (car l’un empêche l’autre, c’est bien connu).
Du coup, le héros demande aux copines de ses meilleurs amis de me sortir pour acheter des fringues et des soutifs.
Je suis aussi une fille tellement innocente qui décide de se renseigner sur le cul pour en savoir plus…

HardDick (avec un sourire un coin): Ahhhh ce sont les meilleures les innocentes !

Julien Lepers (ignorant la remarque) et dans un bar, sorti de nul part,  je lance tout de go que je regarde des pornos pour m’instruire (car je suis une scientifique qui a besoin de comprendre voyez-vous) et je demande donc au héros si les femmes font vraiment ces bruits au lit* (suivez l’astérisque pour avoir le dialogue complet)(il vaut le détour).
Une autre fois, je vais même lui demander si les garçons aiment vraiment l’enculade.

ShowDasse : l’enculade ? Genre la meuf elle sait pas à 25 ans qu’on dit sodomie?**
Julien Lepers: je crois que l’auteur veut vraiment la faire passer pour une fille qui n’y connaît rien.
ShowDasse : alors qu’elle parle de porno et de sodomie dans les bars ? Vraiment crédible…. 

HardDick : elle voulait savoir quoi exactement sur la sodomie ? Car bon, je veux bien lui expliquer moi hein.
Julien Lepers : rien, elle voulait juste savoir si les hommes aiment ça et non HardDick, on ne veut pas connaître votre avis sur la question.
HardDick : pfffu si on peut même plus s’exprimer…

Julien Lepers, je reprends : top, je suis une fille innocente qui n’y connaît rien au sexe mais qui s’épile intégralement et qui jouit sur demande du héros.
Quand je couche finalement avec lui, je ne peux plus m’empêcher de penser au sexe et grâce à lui, je « me souviens que mon cœur et un muscle et que mon corps est fait pour baiser ». 

HardDick : tu as son numéro ?
Julien Lepers : Enfin, j’ai un don naturel pour la fellation (que je pratique pour la première fois) d’après le héros.
HardDick : Mec, je t’ai posé une question ? fais pas ton rat, file son numéro !

Julien Lepers: je suis, je suis ?!?!

ShowDasse : une salope sous des airs d’intello ?
Julien Lepers : oui, mais il me faut un nom.
HardDick : et moi un numéro.

Julien Lepers : Bon, je vais enchainer sur l’histoire :
Top :
C’est l’histoire d’une fille qui ne sort jamais car trop focalisée sur le travail et que le grand frère incite à sortir. Il la met en contact avec son meilleur ami, Will pour qu’il puisse la faire jouir sortir.
La fille, Hanna, a toujours été amoureuse de Will.
Ils se voient, courent ensemble tous les matins, elle s’achète des fringues, posent des questions sur le cul et il est censé l’aider à apprendre à draguer. Elle rencontre quelqu’un mais ne pense qu’à Will et finalement ils couchent ensemble.
Pendant toute l’histoire, jusqu’à 95%, ils passent leur temps à baiser mais ne sont pas vraiment ensemble car bien qu’elle soit amoureuse de lui depuis ses 12 ans, quand il lui avoue ses sentiments, elle panique et ne veut pas d’une relation. 
Plus tard, s’en suit une série de non dits (un pas en avant, 10 en arrière) qui font qu’ils ne sont pas ensemble jusqu’à la fin. Je suis, je suis ? 

ShowDasse : attendez c’est tout ce qui se passe dans le livre ? Des nons dits et du cul ?
Julien Lepers: Oui, à peu près. Il y a aussi le fait que la marque Aubade est mentionnée 5x fois dans le livre et le mot foutre 10x
HardDick : Hé je vous permets pas hein !
Julien Lepers (déconcerté), heu ? De quoi ?
HardDick : de me dire d’aller me faire foutre.
Julien Lepers: je ne vous ai jamais dit d’aller vous faire foutre, je vous dis que la traductrice a préféré employer le mot foutre que sperme.
ShowDasse : pourquoi ?
Julien Lepers : Je ne sais pas, je crois qu’elle s’est dit que plus c’était vulgaire plus sa plaisait.
ShowDasse : ben non, il faut lui dire que plus c’est gros plus ça plait. Si vous voyez ce que je veux dire)(clin d’œil).

Julien Lepers : Et donc, je suis… je suis… Beautiful Player voyons !!!
Il n’y a donc pas de gagnant, je vous reverrai donc tous les deux lors d’une prochaine finale.
En attendant, comme il reste un peu de temps à l’émission je vais vous faire part des meilleurs dialogues du livre.

 

******

 

Pendant un jogging où elle a mal aux seins car ils bougent trop… (subtilité, le mot d’ordre du livre)

« Par exemple, tu cours avec un caleçon?
Bordel de merde, que m’arrive-t-il? Problème no1: je dis tout ce qui me passe par la tête. Je n’ai jamais été très subtile, et la présence de Will me perturbe assez pour m’empêcher de réfléchir avant d’ouvrir la bouche.

Il me regarde, l’air désorienté, et manque trébucher sur une racine_:
– Quoi ?
Je répète très distinctement:
– Un caleçon. Ou tu portes quelque chose de spécial pour empêcher tes parties de…
Un énorme éclat de rire m’interrompt, qui résonne dans le parc glacé et silencieux.
– Ciel.
– Je suis seulement curieuse.
– Ouais, pas de caleçons, répond-il après s’être repris. Ca bougerait trop là dessous. Particulièrement dans mon cas.
– Pourquoi ? Tu as trois couilles ?

(allez, avouez que vous êtes morts de rire).

 

 ********

 

Plus loin, quand elle est maquillée :

– Tu es très en beauté, d’ailleurs. Elle me regarde, surprise. J’ajoute rapidement: *Je suis content que tu ne les aies pas laissées te recouvrir le visage de fond de teint. Ce serait dommage de cacher tes taches de rousseur. »
– Dommage de cacher mes taches de rousseur? demande-t-elle dans un murmure. Mais quel genre de mec es-tu pour sortir ça ? Tu essaies de me faire jouir à distance ?

Toi aussi, joue à trouver le lien entre le fait de jouir à distance et la phrase précédente, et gagne l’ebook de ce livre.

 

********** 

– Will. Tu veux bien venir avec moi? Tu passes me prendre?
Il ricane et secoue la tête.
Il me faut un moment pour comprendre qu’il est tordu de rire.
– Euh, pervers! je maugrée en lui donnant un coup d’épaule. 
– Tu passes me prendre chez moi ? Il lève la tête, je me frappe le front. « Oh mon Dieu, c’est encore pire. Envoie-moi un message pour me dire si tu peux? » Je grimace, et m’éloigne sur la piste.
– J’adore quand tu me demandes de te prendre! crie-t-il. Je suis impatient de passer te prendre ce soir, Ziggy! Vers vingt heures? Ou dois-je te prendre à dix heures? Je peux te prendre deux fois ?

Non, je n’ai pas inventé ce dialogue et non ils n’ont pas 10 ans.
Et oui, c’est censé être drôle.

 

********** 

* le dialogue où elle lui dit qu’elle a regardé un porno la veille :

– Bref. J’ai une question.
Je la scrute du coin de l’oeil.
– Oui ?
– Les femmes font vraiment ces bruits au lit ?
Je lui souris:
– Quels bruits, Ziggy ?
Elle n’a pas compris que je me moquais d’elle. Elle ferme les yeux.
-Genre « oh, oh, oui, Wiiiiill, donne-moi ta bite et plus fort, plus fort, oh mon Dieu, baise-moi mon gros lapin, etc. »
Sa voix est douce, elle respire lourdement. Je suis horrifié de sentir ma queue se tendre légèrement. ça risque de poser un sérieux problème.
– Certaines.
Elle éclate de rire.
– C’est ridicule !
Je me retiens de sourire. J’aime la voir si confiante dans un domaine dans lequel je suspecte qu’elle n’a que peu d’expérience.
– Elles doivent vraiment aimer ça, donc elles en redemandent. Tu n’aimerais pas désirer quelqu’un si fort que tu sois prête à le supplier de te baiser?
Elle boit une grande gorgée de thé glacé.
– En fait, ouais. Je crois que je n’ai jamais désiré personne suffisamment pour le supplier de me baiser. Un cookie ? Oui. Une bite? Non.
– Ca devait être un super cookie.
– Absolument.

ShowDasse : elle a demandé à un cookie de la baiser ?
Julien Lepers (ignorant la remarque et passant au prochain extrait).

(oui les auteurs ont vu « Qd harry rencontre Sally »
Et oui, la traductrice a cru que des adultes disaient encore Ouais au lieu de oui »).

 

*********

**Elle chuchote :
– Les garçons aiment vraiment l’enculade, n’est-ce pas?
Preuve de ma toute nouvelle aisance avec Ziggy, je cligne à peine des yeux.
– On ne dit pas l’enculade. On dit la sodomie.
– N’est-ce pas? répète-t-elle.
Je soupire en passant les mains sur mon visage. Suis-je prêt à aborder ce sujet avec elle?
– J’imagine. Je veux dire Ouais.
– Donc tu l’as déjà fait
– Ziggy !
– Et tu ne penses pas que tu es dans…
Je lève une main :
– Non !
– Tu ne sais même pas ce que j’allais dire !
– Non, mais je te connais, Ziggy. Je sais exactement ce que tu vas dire.
Elle fait une grimace et regarde l’écran de télévision au-dessus du bar. Les Knicks sont en train de ratatiner les Heat.
– Les mecs peuvent arrêter de penser. Je ne sais pas comment ils font.
– Tu n’as jamais eu assez de plaisir pour ressentir ça.
– Je pense que tu arrêtes de penser même pour un plaisir médiocres.
Je ris en avouant:
– Probablement. Tu as mangé des moules. Pour moi c’est de la merde de mer filandreuse et caoutchouteuse. Mais si tu me faisais une pipe, je ne penserais pas aux moules que tu as mangées.
Elle rougit légèrement.
– Tu dois faire allusion à mes dons de suceuse d’élite.
Je la fixe:
– Je… quoi ?
Elle éclate de rire et secoue la tête.
– Tu vois. Tu es sans voix et je n’ai encore rien fait. Les hommes sont tellement prévisibles!
– C’est vrai. Un mec serait capable de mettre sa queue dans n’importe quel trou.
– N’importe quel trou baisable.
– Quoi ?
– Eh bien, tous les orifices ne sont pas baisables. Comme les narines. Les oreilles.

 Oui ce dialogue est surréaliste.

 

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Vous l’aurez compris :
Les dialogues sortent de nul part  (du genre à se demander si on a loupé des pages) et nous avons l’impression qu’ils se veulent drôles alors qu’ils ne le sont (clairement) pas, le style est très pauvre, il n’y a pas d’intrigue (à part qu’il aime les seins), les personnages ne sont pas attachants (Bon quand Will se rend compte de ses sentiments et qu’elle panique, ça va un peu mieux avec lui), ils se courent après et ne communiquent pas jusqu’à la fin (ce qui est à peine long), c’est vulgaire (trop), mal traduit et ça ne fait pas couiner… 
Le seul point positif (mais pas des moindres) réside quand même dans les scènes de cul qui, si elles sont certes redondantes et vulgaires, sont quand même assez bien écrites et font bien monter la température… 

Un livre que je ne recommande donc pas car j’ai trop focalisé sur le style, l’écriture et le manque d’intrigue, mais qui plaira sûrement à celles qui le lisent (seulement) pour le côté érotique. 

Et ce billet marque mon retour au rendez-vous coquin de Stephie: cela faisait bien longtemps ! :-)
Stephie