Les lectures de Cécile

14
mai

Trust (Temptation 3) de Ella Frank : la parfaite conclusion d’une parfaite série

trustcouv

Après avoir lu quelques romances érotiques l’année passée, j’avais fait deux billets sur le sujet “Les 10 fondamentaux pour écrire un mommy-porn” et “les 10 détails dans un livre érotiques qui ont l’air de ne gêner que moi”.
Et vu que ce billet risque d’être long, je vais faire un résumé de ces billets et puis je comparerai ces points avec la série gay et érotique “Temptation” dont je viens de terminer la lecture. (mon avis sur le tome 1 ici, et sur le tome 2 là). 

Donc, en général, dans les livres érotiques, nous avons :

 

1) Un héros riche et jeune.
Et quand je dis riche, je veux dire vraiment vraiment riche. Il est propriétaire d’immeubles, a un chauffeur, pleins de magnifiques voitures qu’il ne conduit pas (vu qu’il a un chauffeur)(et parce que baiser et conduire peut s’avérer dangereux). Il est même propriétaire de l’immeuble où vit l’héroïne ou de l’entreprise dans laquelle elle travaille (non mesdames, nous ne discuterons pas ici de cette coïncidence, aussi belle et pratique soit-elle). 
Mais ce qui est génial, c’est que notre héros a toujours moins de 30 ans (d’ailleurs, je ne voudrais pas paraitre tatillonne mais j’aimerais beaucoup comprendre comment notre héros, à la tête d’une énorme multinationale (en plus d’être à la tête d’une énorme queue)(oops, pardon, je m’égare), donc qu’est-ce que je disais ? Ah oui, j’aimerais qu’on m’explique comment notre héros peut passer tout son temps (et quand je dis tout son temps je veux vraiment dire TOUT SON TEMPS) à baiser et quand même arriver à faire fructifier sa multinationale. 
Parce que bon, soyons honnêtes, s’il y a un moyen d’être aussi riche tout en passant ses journées à jouir, je veux bien le connaitre… merci du tuyau donc…

 

2) Un héros dominant et autoritaire.
Oui, notre héros n’est pas seulement magnifique, doté d’une voix de velours qui provoque des orgasmes, d’une odeur musquée et épicée qui provoque aussi des orgasmes, et foutu comme un dieu (ce qu’est assurément notre héros, et pour cause : baiser 10 fois par jour maintient en forme), il sera également dominant.
Soit vraiment dominant du genre « je vais te faire signer un contrat qui me donnera le droit de contrôler ce que tu manges, ce que tu dis, à qui, et si tu peux ou pas traverser la rue toute seule). Ou dominant plus en nuance (mais pas de Grey)(oui je suis hilarante, je sais) à savoir seulement au niveau sexuel.

Mais dans tous les cas, il aime le contrôle.
Avant de continuer, il faut savoir que j’adore les héros Alpha. Mais pas quand ils changent du tout au tout avant la fin du livre ou de la série comme c’est le cas dans ces livres.

Ici, notre héros si autoritaire (« êtes vous célibataire ? » « ça ne vous regarde pas » «  si ça me regarde car je veux te baiser »), au début du livre, change complètement après être tombé amoureux et devient pire qu’une serpillère. (Une belle serpillère, soit, mais une serpillère quand même).
Il change pour la fille donc, devient monogame, il arrête de passer son temps à bosser (parce que bon, baiser est quand même plus important), est prêt à mettre de côté son orgueil pour la fille et s’avère ne presque plus être dominant (à part pour le fameux « jouis pour moi » sur lequel nous reviendrons plus tard)… et bref notre héros devient un homme ordinaire en somme (enfin un homme ordinaire avec une grosse b*** et très riche)(pas de quoi se plaindre quoi). Il n’empêche qu’à la fin du livre, notre héros n’a plus la personnalité qui nous faisait craquer au début.

 
3. Le passé 
Notre héros devra, et c’est une obligation, avoir un passé trouble et torturé. Sœur décédée, mère droguée, viole, coups et blessures, privé de nutella ou de coca dans sa jeunesse (ou comme l’auteur de ce billet, de peluche Popples) : il n’y a pas trop de restrictions de la part des auteurs. D’ailleurs, plus le héros sera traumatisé, plus la lectrice aura envie de le réconforter et d’être la femme qui arrivera à lui chasser ses démons.
J’avoue que personnellement, je pense pouvoir être excitée sans que nos héros aient vécu plus d’horreurs dans leur jeunesse que princesse Sarah dans la sienne (oui on a les références qu’on a…) mais bon, je suis une rebelle, que voulez-vous !

 

4. Les particularités de l’héroïne et les phrases « type ». 
L’héroïne, quant à elle, pourra être banale, une femme comme nous toutes, en somme, ou elle-même traumatisée. Peu importe tant qu’elle est (impérativement) étroite, mouillée et toujours prête à recevoir le héros de sorte que ce dernier puisse lui dire 15x par tome les phrases suivantes :

– Tu es si mouillée pour moi
– tu es si étroite putain. Parfaite pour moi.
– Jouis pour moi (maintenant). (mmmh, je pourrais pas jouir pour moi plutôt ?)(car laissez moi vous dire que si je pouvais jouir sur commande, je le ferai avant tout pour me faire plaisir)(mais comme je vous le disais, je suis une vraie rebelle)(et bon, ok, aussi un peu égoïste apparemment).

 

5. La communication entre les personnages et leur réconciliation (sur l’oreiller) 
Souvent, tes deux héros se disputeront. Soit à cause d’une ex, soit par incompréhensions, souvent à cause de non-dits. Mais finalement, peu importe la raison de la dispute, ce qui est important, c’est la réconciliation sur l’oreiller.
Finalement pas besoin qu’ils communiquent et s’expliquent, s’ils baisent et que l’héroïne à ses 32 orgasmes d’affilée, ce n’est pas grave si le problème de base n’est pas résolu. 
(En même temps, pourquoi parler quand on peut avoir des orgasmes ? Je ne peux les blâmer !).
Surtout que bon, notre héros a une endurance hors du commun ! Pas besoin d’avoir peur : le héros n’aura jamais, jamais d’orgasmes avant l’héroïne même si celle-ci vient de lui faire une fellation de compét (et puis bon, même s’il jouit, ce n’est pas un héros pour rien : il sera directement près pour 4 autres tours).
Conclusion : le héros de ces romances érotiques a l’endurance d’un sex toy, la langue et les doigts en plus. (mmmh, comment on fait pour devenir une héroïne déjà ?).

Bref, maintenant que nous avons passé en revu les plus gros clichés des livres érotiques, je vais vous dire pourquoi la série Temptation de Ella Frank, qui est une série gay érotique, est parfaite et en quoi elle se différencie des clichés ci-dessus.

 

1) Héros riche et âgés de moins de 30 ans ? Non !
Tate a 29 ans et est un barman qui a mis un peu d’argent de côté mais qui n’est de loin pas multimilliardaire. Logan, quant à lui, a 34 ans (oui 34 !), et est un avocat qui a de l’argent et une très belle voiture (qu’il conduit !) et qui a même une maison de campagne mais qui n’est pas pour autant milliardaire. Et surtout : il travaille pour gagner son argent.
Je ne dis pas qu’ils ne baisent pas hein. Car ils le font. Beaucoup. Mais ils le font avant et après le boulot. On les voit même travailler, et je peux vous dire que c’est bien plus réaliste que ce que j’ai pu lire jusque là dans les livres érotiques.

 

2) Ils passent de dominants à serpillères ? Non !
Ils ne changent pas de personnalité. Car être dominant n’est pas ce qui les caractérise à la base. Ils le sont quand ils doivent l’être (pour notre plus grand plaisir) mais ils sont aussi drôles, sarcastiques, honnêtes, tendres, têtus…
Leur personnalité ne change pas pendant les différents livres : ils sont exactement pareil à la fin de la série qu’ils ne l’étaient au début. Seuls leurs sentiments et leur manière de pensée ont évolué !

 

3) une passé traumatisant ? Non !
Ils n’ont rien vécu de traumatisant dans leur passé. Bien sûr, ils ont eu des problèmes, des moments de remises en questions, des périodes plus difficiles durant leur enfance et leur adolescence, et ils en ont même pendant la série. Mais ce sont des problèmes tellement réalistes par lesquels ils sont passés et par lesquels ils passent, que nous ne roulons jamais des yeux (ce que je fais souvent en temps normal)(comme Ana dans 50 nuances de Grey)(oui je sais, je mérite la fessée).
Donc, ici, tout somme juste et c’est vraiment rafraichissant de ne pas avoir de drames inutiles. (D’ailleurs, en parlant d’adolescence : j’aurais adoré connaître le Logan-ado-intello-geek et le Tate-ado-cool-musicien).

 

4) clichés ? Non !
Bon okay… ils sont étroits… mais bon : c’est normal dans ce cas ;))
Et nous n’avons le droit qu’à deux « jouis pour moi » dans les 3 livres et chaque fois c’est car le premier a déjà jouit, et donc ça passe très bien. Car vous savez quoi ? Ca aussi c’est parfait. Ils jouissent quand ils en ont envie. Ils savent que l’autre va suivre donc ils font selon leur besoin. Bien sûr qu’ils font attention au plaisir de l’autre mais ce n’est pas une obligation pour celui qui est au dessus de finir après l’autre.

 

5) que du sexe, pas de communication ? Non !
Ils communiquent. 
Attendez, laissez-moi répéter ça : ils communiquent ! et c’est vraiment vraiment vraiment rafraichissant et parfait. 
Ces deux personnages n’acceptent pas les conneries de l’autre. Ils agissent exactement comme tous les héros de romances (et je parle de toutes les romances) devraient le faire : ils laissent du temps à l’autre pour venir leur parler mais après quelques jours ils confrontent l’autre et n’acceptent pas de ne pas avoir de réponses.

 

Et maintenant que je vous ai expliqué en quoi cette série est différente des autres, laissez moi vous expliquer pourquoi vous devez essayer de la lire.

Je viens de finir de relire les deux premiers livres et j’ai enchainé sur le troisième tome et c’est comme si j’avais lu un gros et long livre de 800 pages (aucune référence phallique ne se cache dans cette phrase), un livre de 800 pages ou plus, parfait depuis la première à la dernière page.

Durant ces trois livres :
– je suis tombée amoureuse de Tate et Logan,
– je suis tombée amoureuse de leur honnêteté, de leur humour (douteux), de leur côté dominateur qui apparaît de temps en temps, de leur possessivité et leur tendresse
– je suis tombée amoureuse de leur manière de communiquer, de leur façon de comprendre et d’avoir besoin de l’autre,
– je suis tombée amoureuse du fait qu’ils se protègent avec des préservatifs systématiquement.

J’ai aimé que logan soit un intello, qu’il soit sur de lui malgré quelques insécurités, et qu’il n’arrête jamais de parlé.
J’ai aimé son humour, ses sarcasmes, son esprit affuté, son frère Cole…

J’ai aimé Tate, ses doutes, sa confiance, son amour, son côté jaloux. J’ai aimé qu’il devienne autoritaire quand il boit trop, qu’il soit têtu, qu’il se batte pour ce en quoi et à qui il croit.

J’ai aimé suivre l’évolution de leur relation, la chasse, les nons, le déni, l’expérience, le oui, l’acceptation, les sentiments, l’amour, la confiance…

J’ai aimé l’écriture, l’humour, l’absence de clichés, les dialogues, les déclarations d’amour, les réactions des héros, les moments tendres, les SMS, les appels, les sarcasmes et les scènes chaudes chaudes chaudes chaudes !

Bref, j’ai quasi tout aimé et tout le monde. Ella Frank a écrit, à mon avis, une série qui sonne juste. Rien de faux, rien de « trop », juste une histoire originale, bien menée et intense durant laquelle j’ai…

Couiné, ri et été touché.
Trois livres qui m’ont rendu triste, heureuse, et qui m’ont donné chaud !
Trois livres dont je suis tombée amoureuse et qui me laisse en état de manque ! 

Et comme ce billet portait initialement sur le dernier tome Trust, je vais simplement dire que ce 3ème tome est comme les deux premiers. Non, rectification : il est encore meilleur que pour les premiers.
Encore plus drôle, touchant, chaud (la scène a 70% !!), touchant, juste et triste (j’ai même versé ma larme) que les deux premiers.
Les scènes de cul n’ont jamais été trop présentes dans les deux premiers livres mais presque. Dans Trust, je dirais que c’est encore mieux balancé : on les suit dans leur quotidien mais l’histoire n’est pas une excuse pour les faire coucher ensemble (scènes qui sont présentes mais juste quand nécessaires).
En résumé : comme dirait Fleur, ce troisième livre est un peu l’apothéose de la série. Tate et Logan sont simplement parfaits dans Trust, dans toutes leurs actions et réactions. 

Si vous les avez aimé dans les deux premiers livres, vous allez les adorer dans celui-ci. Sans aucun doute.

Et pour celles qui lisent seulement en français, bonne nouvelle : cette série va sortir bientôt chez J’ai Lu ! 

Les avis de Zaza, Sandy, Lily… 

7
avr

The Deal de Elle Kennedy : rire et couiner en lisant un NA, c’est possible :)

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Disons le d’emblée, voilà, pour moi, LA romance New Adult à lire.

Alors que la grande majorité de ce genre reprend toujours les mêmes codes à savoir :
– un des personnages qui ne se remet pas des drames passés
– des « il/elle est trop bien pour moi, je ne le/la mérite pas »,
– un héros qui couche avec tout ce qui bouge mais qui est prêt à attendre des mois pour pouvoir ne serait-ce qu’embrasser l’héroïne,
– du sexe plus ou moins chaud, 
– des non-dits à la pelle, 
– une séparation qui nous fait rouler des yeux, 

ce livre là fait exception !

I flash a smile, the one that makes my dimples pop out and never fails to make girls melt.
– « Does that usually work? » she asks curiously.
– « What? »
– « The aw-shucks little boy grin? Does it help you get your way? »
– « Always » I answer without hesitation.
– « Almost always, » she corrects.

The Deal c’est l’histoire de Hanna qui craque pour le joueur de football de son université. Joueur de football qui s’avère ne pas être notre héros. Car notre héros, Garrett, lui, joue au hockey.
Il n’a, au début de l’histoire, jamais remarqué notre héroïne et a lamentablement échoué  son test de philo qu’Hanna a parfaitement réussi.
Quand il l’apprend et qu’il lui demande de l’aider à réviser pour le test de rattrapage, il ne s’attend pas à essuyer un refus…
Sauf qu’Hanna n’a pas de temps à perdre pour lui, que Garrett est du genre têtu (pour notre plus grand bonheur) et qu’il va tout faire pour convaincre Hanna de l’aider.

“Him: Confession: I deleted all the 1 Direction from your iPod when u were in the can.
You’re welcome.
Me: WHAT?? I’m going to kiss u!
Him: With tongue?
It takes me a second to realize what happened, at which point I’m completely mortified.
Me: Kill u! I meant KILL. u. Damn autocorrect.
Him: Surrrrrre. Let’s blame it on autocorrect.
Me: Shut it.
Him: I think someone wants to kiss me…” 

Si je devais résumer ce livre, je dirais qu’il est drôle, couinant et  rafraîchissant !
Oui, rafraîchissant ! Car contrairement à liste susmentionnée, ici :

– Les héros se parlent : pas de non-dits (et qu’est-ce que ça fait du bien !)
– Hanna est drôle, intelligente et a de la répartie
– Garrett est arrogant, sûr de lui, mais aussi hyper touchant et gentil !
– Les personnages ont des passés douloureux mais ont évolué et essayent de passer à autre chose : pas d’over drama ! Je répète : PAS DE SURENCHERE DE DRAMES !
– Ais-je mentionné que c’était vraiment drôle ?! :) Ces deux là ont de la répartie, on rit et ça fait du bien !
– C’est chaud, mais juste ce qu’il faut : tout l’histoire n’est pas qu’un prétexte au cul. (Spécial dédicace à la scène avec évocation de la grand-mère qui m’a fait mourir de rire).
– On n’échappe pas aux clichés, mais pour une fois, ils font rire plus que rouler des yeux (et vous savez que je suis facilement agacée), sûrement car ils sont rares et amenés avec humour.
– On couine (avec classe et raffinement, certes, mais on couine quand même !)
– La « rupture » est crédible et même traitée avec humour.

– « I’m sorry I can’t come over and kiss all your boo-boos, but I’m working on the song. »
–  » It’s okay. There’s only one boo-boo I want you to kiss, and you sound too distracted for that.He pauses. » « I’m talking about my dick, by the way. »
I choke down a laugh. « Yep. I got that. No need to clarify. »

 

Alors, soyons honnête, ça ne révolutionne pas le genre, on est d’accord, l’histoire est même déjà vue, et pourtant on se laisse charmer ! Comme quoi, un bon style fait toute la différence…

RDV le 28 mars pour le prochain livre sur Logan ! :-)

– « Holy shit. Was that a laugh? I didn’t think you were capable of showing amusement. Can you do it again and let me film it? »
– « I laugh all the time. » I pause. « Mostly at you, though. »

 

Elles ont aussi aimé  : Sandy, Emilie, Evenusia, Sab  

The Deal – Elle Kennedy
358 pages

16
sept

Experiment in terror de Karina Halle, suite et fin d’une série originale, un peu inégale, mais que je recommande chaudement…

Experiment in Terror, série en 9 tomes, c’est fini !
Avant de vous parler plus en détail des deux derniers tomes, je vais parler de la série dans sa globalité (et sans spoiler).

Experiment in Terror

C’est Dex et Perry, deux personnages atypiques et originaux qui voient des choses que les autres ne voient pas.
Après une rencontre des plus originales, ces deux là vont  créer « Experiment in Terror », une émission internet touchant au paranormal.

Ces deux personnages m’auront beaucoup touchée au fil des tomes et ils m’auront procuré beaucoup d’émotions, quelles soient positives ou négatives.

Car si j’ai adoré le langage cru de Dex, sa personnalité un peu torturée, son égoïsme du début, sa générosité, ses répliques directes et souvent drôles, sa force de caractère, sa manière très particulière d’être si sexy, ses déclarations et son charme, j’ai aussi eu envie de le secouer par moment.
De même pour Perry qui est une héroïne peu sûre d’elle dans laquelle je me suis retrouvée parfois, que j’ai trouvé très forte à d’autres moments, dont j’ai compris certaines réactions,et  qui m’aura énormément touchée dans certains tomes même si j’ai aussi eu envie de la secouer et de lui dire d’évoluer parfois.

J’ai particulièrement aimé voir l’évolution de Dex et Perry, de manière individuelle déjà (car ils évoluent beaucoup dans leur tête), puis en tant que duo, que ce soit au niveau professionnel ou personnel (surtout personnel, pour être honnête).
Leur évolution entre le premier et le dernier tome, entre leur passé et donc ce qu’ils vivaient/étaient avant de se connaitre et le présent est, quand on y pense, vraiment hallucinante et pour cela, je lève mon chapeau à l’auteur.

Mais Experiment in Terror c’est également :

– Un style très prenant, bien écrit, très juste et réaliste.
– Des moments flippants, des moments couinants, des moments stressants, des déclarations qui font fondre nos petits cœurs de midinette, une tension sexuelle dès le premier tome qui atteint très vite des sommets (hello tome 3 !), beaucoup de frustration (hello tome 4), des remarques drôles (Dex <3) et des moments tristes (Dex !), où l’on ressent toute la peine et le désespoir de nos héros (cette fin de tome 4! my my).
–  Des tomes hyper prenants, et flippants, tant au niveau de l’intrigue que de l’évolution des personnages (tome 3, 5 et 8!)
– Des tomes moins bons aussi, là aussi, que ce soit niveau intrigue ou de l’évolution des personnages (Tomes 6  et 9 !)
– Des personnages réalistes avec des tas de défauts et de qualités.
– Des moments chauds et sexy
– Des révélations sur l’un et sur l’autre, ainsi que sur les personnages plus secondaires, que l’on découvre au fur et à mesure des tomes et qui sont vraiment étonnantes…
– Des personnages secondaires très bien décrits et qui nous inspire beaucoup d’émotions : la connasse de Jenn qu’on deteste dès le début, Maximus qui paraît sympathique et charmant de prime abord, Rebecca qui a directement toute notre sympathie, Ada, la petite sœur de Perry qui est son exact opposé et qu’on en vient très vite à adorer, Creepy old lady un fantôme récurrent qui interpelle et dont toutes les phrases sont  à retenir, les parents d’Ada qui nous agacent…
– Une série qui devient vraiment addictive à partir du tome 3, à un coup de moins bien vers le tome 6 et qui repart de plus belle dans l’avant dernier tome, pour finir sur un tome 9 bien inégal.
– Des discussions animées avec les copines et des ressentis très différents sur quelques passages et certaines réactions des personnages :-) (surtout dans le tome 4!)

 

Finalement, je ne peux que vous recommander de vous lancer dans l’aventure d’Experiment in Terror , qui m’aura globalement emportée du début à la fin malgré certains tomes moins bons que d’autres.
Cette série, au risque de me répéter, est vraiment originale (et rien que pour ça, je la recommande !), très bien écrite, aux intrigues certes irrégulières mais parfois très flippantes et c’est une série dont j’ai adoré suivre l’évolution, tant au niveau intrigue que personnages, et que je suis finalement triste de quitter.

Bref, Experiment in Terror c‘est beaucoup d’émotions et que par conséquent je conseille. Vivement.
Dex et Perry, je ne risque pas de vous oublier ! Merci pour ce voyage et bonne chance pour la suite, il  vous en faudra !

 

***************

Maintenant je vais parler des deux derniers tomes en particulier.
Attention risque de spoilers. 

 

ashes to ashes  

Dans ce 8ème et avant dernier tome de la série, nous retrouvons Dex et Perry, accompagnés de Rebecca leur amie et nouvelle partenaire du show « Experiment in terror » qui se rendent en Oregon, là où Dex et Perry se sont rencontrés la première fois.
Cette fois ils vont visiter une école, ancien sanatorium pour les malades de la Tuberculose…
Une école hantée et bien flippante…

“What we have – it consumes me. It devours me. And it scares me more than anything we have ever encountered, because if I ever lost you, if I ever had to live without you, I wouldn’t be whole. You, Perry, have my heart. You are my heart.” 

 

Ce que je retiendrai de ce tome (attention, éventuels spoilers sur les tomes précédents) : 
– Un tatouage d’ancre.
– Ce qu’oncle Al dit à Perry et Dex sur leur relation (le nombre de mois qu’ils se connaissent) mais qui heureusement ne les fait pas douter.
– Des moments hyper creepy notamment avec les apparitions d’une petite fille et de ce qu’elle tient en laisse.
– Une relation qui continue d’évoluer
– Des déclarations de Dex à tomber <3
– Une Rebeca qui déconne avec sa révélation qu’elle n’avait pas à faire à Perry
– Dex toujours sûr de lui, aux répliques toujours aussi drôles et pas du tout politiquement correctes.
– Encore des déclarations qui ont faites swooner  et couiner la midinette en moi, notamment celle qui a lieu au post office.
– Une fin qui se finit en gros cliffhanger ! Heureusement qu’on a la suite :)
– Une copine de lecture, Caro, qui nous montre des photos et des vidéos d’autant plus flippantes que vraies : celles du sanatorium de Waverly Hills. Merci Caro !

He made a face. “Soy milk. Ugh. Tastes like jizz.”
I gave him a curious look. “And how do you know that?”
“I have bad aim sometimes,” he said.” 

Globalement, j’ai trouvé ce tome parfait du début à la fin.
C’est d’après moi le livre le plus flippant de la série et j’ai trouvé que la relation entre Dex et Perry, loin d’avoir perdue en intérêt vu son évolution, était parfaite; à la fois touchante et sexy sans pour autant être mièvre et guimauve.
Je n’ai quasiment pas lâché le livre. Une réussite.

“Don’t even think about a quickie,” I warned him with a sharp shake of my head. “I couldn’t come in this place even if you had two dicks.”
He grinned. “That sounds like a challenge. You know that can be arranged.” 

 

Ashes to Ashes (Experiment in Terror 8) – Karina Halle
Ebook – 406 pages

 

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dust  

« Dex », she cried out again and in an instant she was in my arms and she was safe and I was safe and the rest of the world could go to hell for all I cared. 

Ce dernier tome m’aura finalement déçue, surtout après le précédent.
La boucle est belle est bien bouclée, et l’intrigue « démons / Veil etc » était somme toute logique pour terminer la série mais j’ai trouvé la seconde partie bâclée.

Perry and her mother were on the quiet side, while Ada was overjoyed at my suggestion we hit up H&M. It’s not that I enjoyed shopping at a store that was catered to European metrosexuals with pre-pubescent chests, but I needed to get something. 
Luckily, I found jeans that didn’t show off every curve of my dick nor taper into my toes and a few plain t-shierts that didn’t have a cat wearing sunglasses on it. 

Globalement, et attention aux SPOILERS; voilà ce que je retiendrai de ce tome :
– Une histoire qui commence bien avec une Perry qui part à la recherche de Dex.
– Un Dex qui n’est pas lui-même
– Quelques chapitres intenses et prenant
et puis, à partir de 65% – 70%….
– L’histoire de Michael assez confuse
– Une mort-sacrifice qui ne m’a pas convaincue et à laquelle je n’ai pas cru
– Un passage en enfer trop rapidement résolu (un chap, fin de l’intrigue ? Sérieusement ?)
– Un retour de l’enfer et là, une vraie mort complètement WTF !  (il est là, il est plus là!)
– Une série d’événements guimauve à souhait (visite du père, réconciliation en deux minutes de Perry et sa mère, acceptation de cette dernière de son état totalement pas crédible)
– Une autre mort WTF et trop rapide également.
– Un épilogue qui me plait quand même.

« I just need to look at you.”
“Then keep looking, kiddo,” he said. My heart may have melted like a pat of butter on hot bread. “Because I’m looking at you. I don’t think I could ever stop.” 

Au final, la série aurait due s’arrêter au tome précédent je pense.
Mais je ne regrette pas la lecture de la série dans son ensemble.
Irrégulière, mais à lire.

Pour ma part, je suis sûre de lire les aventures d’Ada…

 

Dust to Dust (Experiment in Terror 9) – Karina Halle 
Ebook – 241 pages. 

 

 dex

 Mes avis sur les différents tomes :
Dark House  (tome 1)
Red Fox (tome 2)
Dead Sky Morning (tome 3) 
Lying Season ( tome 4)
On Demon Wings (tome 5)
Old Blood (tome 5.5)
The Dex-Files (tome 5.7)
Into the Hollow (tome 6)
Come Alive ( tome 7)

Ashes to Ashes (tome 8)
Dust to Dust (tomes 9)