Les lectures de Cécile

26
déc

Mini-Chro’s (pas si mini) #12 : du très bon … et du mauvais

bird boxQuand un livre est encensé, on sait, en le lisant, qu’on prend le risque de trop en attendre et d’être déçu.
Et encensé, ce livre l’a été. (ici et ici et ici pour des avis élogieux, et celui , coup de cœur, de Cajou qui m’a vraiment donné envie de l’ouvrir). Et moi, j’ai été déçue.

Alors, avant tout, bird box, de quoi ça parle ?

Imaginer que vous ne puissiez pas regarder dehors sous peine de mourir immédiatement d’une horrible manière.
Imaginer ne pouvoir sortir de chez vous que les yeux bandés, et ne pouvoir les ouvrir chez soi qu’à condition d’avoir recouvert intégralement toutes vos fenêtres et verrouillé votre porte.
Vous ne savez pas ce que vous verriez dehors si vous ouvriez les yeux mais vous avez pourtant une certitude: vous n’y survivriez pas.
Alors, quand Malorie décide de partir de chez elle avec ses deux enfants pour rejoindre de potentiels survivants de ce monde post apocalyptique, elle entame un périple dont elle sait avoir peu de chance de ressortir vivante mais auquel elle a préparé ses enfants dès leur naissance.

Un sujet intéressant et très original et une question qui nous tient en haleine dès la première page: pourquoi les gens meurent-ils? En regardant quoi ? Qui ? Quel phénomène ?

Du moins, c’est une question qui m’a tenue en haleine 60% du livre avant qu’elle soit surpassée par mon ennui et ne me tienne justement plus suffisamment en haleine.

Car si la majorité des personnes a été angoissé dès le premier chapitre, cela n’a jamais été mon cas (ou une fois peut-être), et si j’avais envie de savoir qui était à l’origine du « phénomène », c’est bien là la seule chose qui me faisait avancer dans le livre.

Car, soyons honnête, je n’ai pas été prise par l’histoire de Malorie, ni par son passé, et encore moins par son présent.
C’est simple, outre le fait de ne pas avoir été angoissé, je ne me suis attachée à personne, je ne me suis pas projetée et je me moquais de savoir ce qui allait arriver à Malorie et ses enfants.

Quant à l’envie de découvrir la nature du phénomène, comme je le disais plus haut, elle a finalement perdue de son intérêt face à la redondance de l’histoire, qui, à 60%, tournait toujours en rond et n’avait pas évolué depuis la première page.
C’est là que j’ai finalement préféré abandonner ma lecture qui ne me faisait rien ressentir, si ce n’est de l’ennui et grand bien m’en a pris vu ce qu’une amie m’a raconté de la fin.

Le seul regret que j’ai, en cette période de fatigue extrême, n’est donc pas celui d’avoir abandonné ma lecture mais celui de ne pas avoir suivi mon instinct qui me poussait à l’abandonner après le premier chapitre.

 
***************

sempre redemptionPas de spoilers sur le tome 1 ni sur ce tome. 

Rappelez-vous, j’avais adoré le premier livre de cette série (mon billet ici) qui se termine de telle sorte que nous n’avons pas besoin de lire la suite.
Suite que j’hésitais à lire et que j’appréhendais beaucoup après la lecture d’un spoiler.

Finalement, heureusement que je suis passée outre ce spoiler car j’ai adoré ce livre, vraiment moins porté sur la romance Haven / Carmine et qui se focalise davantage sur l’univers de la mafia et sur des personnages comme Corrado et Vincent, qui étaient plus secondaires dans le premier tome. 
J’ai une fois de plus complètement adhéré au style de l’auteur, fluide, touchant, entrainant et je ne peux que saluer son parti pris de focaliser cette histoire sur d’autres personnages et moins sur une romance qui aurait pu vite tourner en rond. 
Tout en étant assez lente, l’histoire comporte de nombreux rebondissements et elle m’a apportée, une fois de plus, beaucoup d’émotions, me faisant tour à tour sourire, pleurer, stresser et pester… 

Je regrette une fin un peu trop facile mais ce n’est pas ce que je retiendrai de cette suite dont l’écriture et les personnages, ambigus et imparfaits, ont su me toucher et m’embarquer dans un univers bien particulier fait de coups durs et de moments sombres mais aussi d’espoir.
J’espère que cette série sera traduite, vraiment !

Sempre Redemption – J.M Darhower
Kindle edition – 416 pages

5
juin

Voluptueuse innocence de Susan Johnson ou quand Julia a lu une daube pour mon challenge « oh my ! cette couverture »

 

Aujourd’hui, je prête mon blog à ma copine Julia qui va vous parler d’un chef d’oeuvre à la couverture kitichissime, parfait choix pour mon challenge « Oh my ! Cette couverture!  » et qui aurait également sa place le jour où je lancerai le challenge « Oh My ! Ce titre ». Ce que je suis tentée de faire pour le second semestre…

fabio2  voluptueuse innoncence

Je m’étais engagée en janvier à participer au challenge « Oh my ! Cette couverture » proposé par Cess.
J’avais décrété que je trouverais une couverture hideuse cachant une petite perle.

Ayant lu quelques romances historiques, je savais que ce genre connaissait moult couvertures hideuses pour des livres pourtant très bons.

J’ai donc pioché au hasard dans ce genre, en ne me fiant qu’à la couverture.

C’est comme ça que je suis tombée sur ça :

voluptueuse innoncence

C’est tellement kistch que je n’ai pas pu résister, pensant qu’il s’agissait d’un livre des années 80 ou 90.
Fatale erreur… Ce livre est sorti en 2006. Ce que j’aurais su si j’avais lu la 4e de couverture et la fiche technique.

Voici le résumé, que j’ai découvert seulement en écrivant ce billet.

« A vingt-trois ans, l’actrice Annabelle Foster est la coqueluche de Drury Lane. Sa beauté exceptionnelle suscite tous les fantasmes des hommes et les plus grands peintres la réclament comme modèle. Au faîte de sa gloire, elle crée une fois de plus l’événement en quittant brusquement Londres pour se retirer à la campagne. C’est là qu’elle croise le marquis de Darley. Blessé à Waterloo, il est toujours hanté par de terribles scènes de carnage. Cependant, pour cette femme, il reprend goût à la vie. D’abord distante, Annabelle succombe peu à peu au charme de son séduisant voisin. Pour la première fois de sa vie, un homme la respecte et, pour la première fois de sa vie, elle est amoureuse. Mais, si la société de ce début de siècle autorise leur passion, elle leur interdit formellement de s’aimer. »

Pour être tout à fait honnête, la lecture de ce résumé ne m’aurait pas rebutée, j’aurais même encore eu un espoir de lire un bon livre.

Sur la seule promesse de la couverture, je m’attendais à une histoire d’amour et à des chevaux (et à une scène d’amour sur des chevaux).

Mes exigences étaient donc tout à fait modestes…
Et il y aura bien une histoire d’amour entre Annabelle Foster et Murray d’Abernon.

Annabelle :
– Est d’une beauté spectaculaire ;
– Est excellente comédienne ;
– Vu son succès, a obtenu d’écrire ses pièces, de le mettre en scène ET de les jouer ;
– Sert également de modèles aux plus grands peintres du Royaume.
– « Est une rose anglaise des plus pures ».

« Murray d’Abernon, 13e marquis de Darley, surnommé Duff (comme la bière des Simpson oui), un être superbe à la peau cuivrée et aux cheveux longs d’un noir brillant. Revenu de la bataille de Waterloo plus mort que vif, et profondément transformé par tout ce qu’il avait vu, il s’était retranché dans la propriété familiale ».

Et il passe tout son temps avec les chevaux.
Nos deux héros se rencontrent à… une foire aux chevaux. Evidemment.

Ils s’affrontent pour l’acquisition d’une jument que Duff finit par remporter. Et qu’il offre à Annabelle. Qui refuse car « loin d’être une novice, elle n’ignorait rien de la fourberie du beau monde, qui ne brillait certes pas par sa candeur désintéressée ».
Tant de poésie… ça ne veut rien dire mais peu importe…

A ce stade, je n’en suis qu’à 5 % et j’ai l’impression que la totalité de l’intrigue a déjà été déroulée, vu qu’on connaît tout de chacun des personnages et que leur attirance est immédiate.

Les chevaux sont évoqués une bonne trentaine de fois.
La promesse de la couverture est donc tout de suite respectée puisqu’on a l’histoire d’amour et les chevaux.

A part ça, rien. Et il n’y aura pas de scène d’amour sur des chevaux.
Le style est à pleurer et je me demande avec effroi comment l’auteur va remplir les 95 % restants.
Tout simplement en faisant traîner inutilement en longueur TOUTES les prochaines actions.

Annabelle et Duff vont continuer à se voir et leur première scène de sexe va être interminable puisqu’avant d’entrer dans le vif du sujet ils vont se disputer trois fois, Annabelle faisant mine de quitter la pièce à chaque fois, pour des motifs futiles.
Sans exagérer (ou juste un peu), cela prend une bonne trentaine de pages, alors qu’ils sont nus tous les deux et pantois de désir, sans même s’être touchés, jusqu’à ce que :

« Avec un hochement de tête, il s’approcha du lit, lui écarta les cuisses avant de s’allonger sur elle.
–  Pardonne ma brusquerie, dit-il avant de la pénétrer précipitamment.
Annabelle poussa un cri quand il s’insinua dans son étroitesse d’un seul coup, sans préliminaires, sans autres prévenances. »
WTF ????

La scène finit par ce merveilleux passage :

Peu après, quand il la sentit éperdue, sur le point de jouir (on se demande pourquoi), il lui murmura au creux de l’oreille, tout en s’arc-boutant encore et encore : je vais venir en toi, maintenant.
– Oh, oui… Merci… Merci… (Merciiii ????) bredouilla-t-elle totalement docile tout à coup.
Que lui arrivait-il ? Il n’avait jamais joui sans se retirer. Mais il était trop tard pour se poser des questions.
– Prête ? (prête ???) S’enquit-il en restant un instant en suspens.
–  Mmm
C’était la réponse la plus irrésistiblement sensuelle qu’il eût jamais entendue. »

J’en suis restée pantoise…

C’est la scène de sexe la plus ridicule et mal écrite que j’ai lue, en plus de n’être absolument pas excitante (à part peut-être celle de Real, le boxeur qui le fait 15 fois de suite après s’être frotté dans son propre sperme).

Le reste du livre est du même niveau, sachant que des évènements tels que la tentative d’assassinat de Duff par Wallingame (l’ancien amant/protecteur d’Annabelle) et les tentatives d’enlèvement de la nièce d’Annabelle par sa famille paternelle puis par Wallingam sont traités à chaque fois en quelques pages/lignes alors qu’entre chaque on meurt d’ennui.

Bref, à la fin tout finit bien pour tout le monde.

Apparemment, ce livre est le tome 2 d’une série, le tome 1 étant « ardente innocence » et qui selon les commentaires était moins bien que le 2… Je n’ose imaginer ce que ça donne…

L’auteur réussit avec brio à gâcher tout le potentiel des personnages : le héros tourmenté par la guerre est une blague (dédicace à Aladin) et ses traumatismes sont à peine survolés, la comédienne qui est adulée par tous les hommes mais pas respectée est acceptée par la famille noble de Duff immédiatement…

Les rebondissements ne sont pas crédibles et ils sont en plus mal exploités.
Un raté total… Aussi bien pour ce livre que pour mon défi personnel de lire une bonne romance avec une couverture ridicule.

 

30
août

I’m not writing what I want. I’m writing what sells

16124865

Ca faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre aussi… comment dire ?

gaPBSDXKfz8Xd4Fh1n5QpHSDLAjOQ4injOUnQlu5ejJ42aSvTFY1Q4uZILzRcI3k

Même si mon blog est à l’abandon en cette période de vacances, d’apéros, de boulimie livresque, je me dois de vous parler de cette perle (rare, heureusement).

Et pour que vous mesuriez vraiment toute l’ampleur de la chose, je vous préviens :

ATTENTION SPOILERS SUR TOUTE L’HISTOIRE

On m’avait décrit ce livre comme drôle, prenant et avec un garçon sexy en diable (et HOT, en plus)(oui HOT avec des capitales)(miam donc). Comment résister ?

Avant de commencer à vous parler de l’histoire, décrivons, si vous le voulez bien,  un peu l’héroïne, Violet :
– Violet était grosse plus jeune mais maintenant, à 17ans, elle a un corps de rêve et des énormes seins. (je dois dire qu’il y en a qui ont de la chance. Maigrir de dizaines de kilos de partout sauf de la poitrine, c’est beau quand même).
– Le père de Violet les a quitté quand elle avait environ 14 ans et sa mère a eu un cancer quelques mois plus tard. (Comme quoi, on ne peut pas tout avoir, un corps de rêve et une vie parfaite).
– Sa mère ne pouvant plus travailler et subvenir à leurs besoins, Violet décide de travailler (ce qui est tout à son honneur, j’en conviens). D’après vous, que fait-elle ?

Non elle ne se prostitue pas (car bon ce serait dommage que l’héroïne ne soit pas vierge), et non elle ne travaille pas dans un café non plus (ça ne doit pas rapporter assez).
Non, non, Violet fait mieux que ça car c’est une jeune fille aux nombreux talents (en plus d’avoir de gros seins) et donc… Tenez-vous bien : elle écrit des livres. Et oui, c’est si simple maintenant avec l’auto-édition.  Une série donc. Qui marche super bien.  A 15 ans. Une série qui lui permet même de payer les frais médicaux de sa mère donc. Tout à fait, mon cher Watson. (mais non, ne levez pas déjà les yeux au ciel, le show vient tout juste de commencer).

Bref, elle vient de passer ses deux mois de vacances à Hawai, à travailler dans la boulangerie de sa grand-mère, avec sa meilleure amie Lauren (comment diable puis-je me rappeler de son prénom et ne pas me souvenir de celui du héros ?).
Quand elle revient de vacances, sa mère lui apprend qu’elle est tombée amoureuse d’un homme (avec qui elle s’est retrouvée coincé deux heures dans un ascenseur) et qu’elle va l’épouser. (C’est beau les coups de foudre).
Non loin de décontenancer Violet qui est heureuse pour sa mère, celle-ci se prépare pour retrouver son petit copain dans un café. Copain dont elle admet n’avoir pratiquement pas pensé de tout l’été, soit dit en passant. Bref elle se retrouve donc en face de lui et s’apprête à lui offrir son cadeau souvenir (une dent de requin)(je vous vois sourire, ne soyez pas mesquines, allons) lorsqu’elle apprend qu’il l’a trompé avec une copine à elle
Pire. Il a couché avec elle alors qu’eux-mêmes ne l’avaient jamais fait ! Oh la la ! Le salaud.
Et voilà notre Violet, qui 3 minutes avant se contrefichait du dit petit copain, se précipite hors du restaurant en larmes.
Et là, que se passe t-il ? Et bien…

– Elle tombe et se retrouve coincée dans la porte (ne me demandez pas comment c’est possible, si je suis souvent tombée, j’avoue ne m’être jamais retrouvée coincé dans une porte), le cul en l’air, et c’est le plus beau garçon qu’elle ait jamais vu qui l’aide à la secourir. (moi en général, les gens se contentent de rire) (mais je ne suis pas Violet)(sinon je serais mince, avec des gros seins, et j’aurais écrit des livres au lieu de tenir un blog)(la vie est injuste je l’ai toujours dit).

– Elle se rend compte que son pantalon s’est déchiré et que l’apollon en question a vu sa culotte à lapins (je crois que c’est là que j’aurais du sourire pour la première fois)(mais non ça n’a pas été le cas).

– Le soir, elle dine avec sa mère et son futur mari et ils attendent le fils de ce dernier.

Et devinez qui se pointe ? De-vi-nez qui se pointe ?????
Oui. Le beau gosse. Ô monde merveilleux des livres où les coïncidences ne dérangent que moi…

On apprend donc que le beau gosse en question (je vais retrouver son nom, si si)(laissez moi le temps de voir le résumé sur Goodreads), travaille dans l’ingénierie (je crois) à LA à environ deux heures de chez eux.
Notre apollon a les cheveux noirs et les yeux foncés et est, bien sûr, hyper bien foutu.

Quelques jours plus tard, sa mère lui annonce qu’elle part en Europe avec son futur mari pour un mois. Elle demande à Violet de s’installer chez sa meilleure amie (de la mère donc) pendant ce temps.
Mais voilà, la femme en question doit partir voir sa fille qui a accouché prématurément. Vous pensez qu’elle avertirait sa meilleure amie qu’elle va laisser sa fille toute seule ? Tsssss, bien sûr que non ! Il ne faudrait pas l’inquiéter inutilement.
Du coup on retrouve notre héroïne qui ne sait pas où aller (pauvre chatte, va). Une chance, toutefois, que son futur demi-frère habite dans la « pool house » de leur future maison pendant justement un mois, n’est ce pas ?
Elle va donc s’installer là bas, voit les conquêtes d’un soir de Zane (merci Goodreads) défiler et ils commencent à passer de plus en plus de temps ensemble (et les conquêtes arrêtent alors de défiler).

 

Bon, je sens que vous vous impatientez. Je passe directement à ce qui est vraiment intéressant (enfin intéressant… on s’entend) ?
En vrac :

– Ils regardent un film d’horreur, elle a peur, se rapproche de lui. Qu’est ce qu’il est hot.

– Ils vont se baigner dans la piscine un soir, ça devient chaud mais il s’arrête avant d’aller trop loin (des hommes bien ces héros de romance). Wow, il est hot. Et beau.

– Violet est frustrée. Elle le désire tant vous comprenez. Parce que bon, il est hot.

– Du coup, comme la seule douche de la maison se trouve dans la chambre de Zane (coïncidence, mon amour), elle fait exprès d’en sortir à moitié dévêtue… mais rien n’y fait, Zane tient bon et ne se jette pas sur elle.  Alors qu’il est hot, et qu’elle est toute nue (elle le  lui dit d’ailleurs quand elle remarque qu’il ne la regarde pas quand elle sort : « au fait, j’ai oublié mes vêtements »)(oups).

– Jusqu’au dernier soir où ils s’embrassent. C’est chaud, mais pas autant que le physique de Zane.

– Les parents rentrent, Zane repart à LA mais revient régulièrement voir Violet.  Ils se parlent, passent du temps ensemble etc. Violet vous a-t-elle dit à quel point son mec était hot ?

– Mais voilà Violet est jalouse. Vous comprenez, c’est agaçant toutes ces femmes qui collent Zane tout le temps.  (en même temps, il est tellement beau)(et hot).

– Il lui demande de lui faire confiance, il n’y a qu’elle. Mais non elle est jalouse.

– Ils se disputent de temps en temps.

– Se réconcilient.

– Elle lui dit qu’elle écrit des livres

– Il lui dit que sa mère s’est suicidée et qu’il a commencé à boire et à coucher avec beaucoup de filles.  (c’est pour donner l’impression aux lecteurs que c’est un bad boy)(alors que non)

– Ils se disputent car elle est jalouse.

– Sa meilleure amie qui est super timide est enceinte. On ne sait pas de qui encore. (je sais que le suspens va vous tuer mais je ne vous dirai pas encore de qui!)(j’ai du attendre moi aussi).

– Elle tombe amoureuse de Zane. Et de sa sexytude.

–  Mais elle a toujours peur qu’il la trompe. Du coup :

– Il lui demande « Violet Mercer, veux tu être ma petite amie ». (Je crois que j’ai pleuré à ce moment là)

– On sait quand elle a ses règles. (Déjà car c’est pile à ce moment là qu’ils sont à « ça » de le faire et qu’en plus, ben je sais pas, mais bref on est informé quand ça arrive)(genre à chaque fois).

– Elle apprend qu’il a un secret mais ne lui pose pas la question. (Logique, il est beau).

– Elle est encore jalouse (oui je sais, je me répète et c’est sûrement agaçant, mais imaginez vous que moi j’ai du lire toutes les scènes où elle est jalouse.)(un peu de respect donc).(merci).

– On apprend de qui Lauren est enceinte : de son prof d’anglais qui est déjà marié. (tuez-moi)(maintenant).

– Oui oui elle décide de le garder.

– Il y a des vacances : Violet va passer du temps avec Zane à LA (mais ne le dit pas à sa mère)(oh la menteuseuuuu, elle est amoureuseeuuuuu).

– Là bas, il ne l’amène pas chez lui mais dans un hôtel près d’une fête foraine dans une suite de dingue. (Ais-je mentionné que Zane conduit une Aston Martin ?)(Et qu’il doit avoir environ 20 ans ?)(non ?)(my bad. Désolée).

– Ils couchent ensemble (enfin putain elle va arrêter de nous faire chier).

– Ils vont faire les grand 8. (et non le 69)(ce que je suis drôle des fois)

– Zane a peur de l’altitude mais y va quand même. (Intéressant n’est ce pas ?)(vous aussi vous souffrez ?)(tant mieux).

– Ils retournent dans la chambre, couchent, c’est bien, très bien, elle l’aime, il l’aime, il est hot, il est beau, c’est merveilleux. Vive les orgasmes. Quand je vous dis qu’il n’y a que ça de vrai.

– Et là.

– Là.

– Il va prendre une douche, elle trébuche contre un sac à lui, ramasse les documents qui sont tombés et comprend que… que…

– Attention, tenez-vous bien.

– Vous êtes prêts pour la grande révélation ?

– Sûr ?

– Vraiment sûr ??

– Bon ok.

– Elle comprend que…

– Zane n’est pas ingénieur.

– Non.

– Zane est en fait Aiden Cross

– Et Aiden Cross est en fait…

– J’espère que vous retenez votre respiration car je vais lâcher une bombe là. (ou pas).

– Aiden Cross est en fait…

– Une rock star !!!!!!!!!!!

– LOL, MDR, PTDR. (Pourquoi n’ais-je pas ma petite cousine à portée de main pour trouver d’autres acronymes du genre ?)

– Mais attention, ce n’est pas une simple rock star hein.

– C’est aussi et surtout le chanteur PREFERE de Violet.

– Oui oui, absolument.

– Comment elle a fait pour ne pas le reconnaître, me demandez-vous ?

– Et bien, Zane se teignait les cheveux en noirs et portait des lentilles, bien sûr !

– Oui mesdames.

– Oui je sais, moi aussi je reconnaitrais Adam Levin s’il se teignait en blond mais bon. Pas Violet.

– Elle quitte la chambre en pleure, il la suit mais elle a le temps de grimper dans un taxi et de rentrer chez elle (bonjour la facture avec 2h de route)(mais violet est riche je vous rappelle)(elle écrit des best-sellers autoédités, elle).

– Zane revient, essaye de lui parler, de lui expliquer que grâce à elle, il était normal de nouveau, qu’il allait tout lui dire… mais le mal est fait et c’est fini entre eux. (Séchez vos larmes, ça se finit bien).

– Et puis un jour il passe à la TV et parle d’elle, la femme idéale qui aime les lapins (rappelez-vous la fameuse culotte du début)(vraiment, cette auteure a pensé à tous les détails, elle est vraiment merveilleuse).

– Oui les parents sont au courant maintenant au cas où vous vous poseriez la question.

– Et puis son anniversaire arrive. Grosse fête surprise. Il y a tout le monde, sauf Zane à qui elle a décidé de pardonner.  Elle est déçue. Elle en a gros sur la patate Violet. Elle n’arrive même pas à rire quand son gâteau d’anniversaire tombe sur sa grand-mère, rendez-vous compte !

– Mais voilà que sa mère l’amène dans sa chambre, et lui demande d’aller sur son balcon. Et là, en bas…

– Toc toc toc ?

– Qui est là ?

– Zane !!!!!

– Ohhh, il est tellement beau. Et hot.

– Et il est accompagné de son groupe.

– Et il est blond aux yeux verts. Mais c’est toujours lui. Oh oui c’est toujours le Zane qu’elle aime.

– Et là, il lui chante une chanson d’amour.

– Elle veut descendre mais non, il escalade le mur, tel spiderman, et l’a rejoint. Ils s’embrassent devant tout le monde.

– The end ?

– Non.

– Il y a un épilogue où on apprend qu’ils s’aiment, qu’elle est souvent suivi par les photographes (genre quand elle achète des tampons)(trop dur sa vie quoi), qu’elle va se faire éditer par une grosse maison d’éditions, qu’elle a signé pour 5 autres livres et qu’attention, ils vont même être adaptés en films (non mais OH SECOURS !), que sa meilleure amie a accouchée d’une fille et que Zane l’a demandé en mariage. Mouahhahahahahahahahahahahahahahhaha.

– LA FIN. (du supplice)(thanks god for small favors).

 

Alors que dire ? Quand je vois toutes les bonnes notes sur Goodreads (des centaines de 4 ou 5 étoiles), je suis atterrée parce que bon. Non quoi. Juste. Non.

Alors, le point positif, c’est que si vous êtes auteur et que vous avez peur d’écrire des trucs qui vous semble un peu gros, ce livre va tout de suite vous rassurer. Plus c’est gros, plus ça passe. (à part quand l’héroïne est vierge et étroite, c’est plus difficile au début)(mais ça finit toujours par passer.)(oui subtilité est mon deuxième nom).

 

Et parce que je sais que vous aimez mes billets longs (car quand c’est long, c’est aussi bon),  je vais vous lister ce que je ne vous ai pas dit.
Car non, je ne vous ai pas tout dit.  (moi aussi je suis une femme de surprise)

– Violet est rancunière. Elle se souvient encore de sa copine de jardin d’enfant qui lui volait ses goûters. Et bien, encore aujourd’hui, quand elle la voit, elle l’a déteste.

– Au fil des années pleins de rumeurs ont circulées sur elle : elle aurait fait des implants, fait la couv de playboy, été adopté… (non mais lol, ce livre est une blague).

– Un mec essaye d’abuser d’elle au mariage de sa mère, mais heureusement Zoro (Zane) arrive.

– Elle s’occupe de personnes âgées le samedi et un résidant lui tombe une fois dessus, à la sortie de sa douche. Elle se retrouve donc sous un vieillard nu. Du coup on lui file sa journée et c’est là en fait qu’elle se retrouve à aller chez Zane à LA.

– Elle a pas écrit depuis des mois (vous imaginez ses pauvres fans ?), et quand elle se pose devant l’ordinateur elle se retrouve à regarder des vidéos de chats. (chacun son passe temps, je ne juge pas)(ou juste un peu peut-être).

– Pendant leur séparation, l’inspiration lui revient : elle écrit l’histoire d’une fille normale qui tombe amoureuse d’un mec super beau de son lycée mais il se trouve qu’en fait c’est un prince. Mais elle ne le sait pas. (on comprend que ses livres cartonnent)(ou pas).

– Il lui offre une Bentley pour Noël par l’intermédiaire de sa mère (vu qu’ils ne sont plus ensemble). Elle l’accepte mais du coup elle doit subir de nouvelles rumeurs en classe comme quoi elle dealerait des drogues.

 

Voilà. :)
Alors ? Ca vous motive à écrire des livres ?

 

Falling For The Ghost Of You – Nicole Christie
Editions Kindle – 309 pages