Les lectures de Cécile

29
sept

La face cachée de Margo de John Green, ou pourquoi Greenchou reste un de mes auteurs préférés.

margomargo2

 

Avant de vous parler de ce livre, laissez moi vous parler un peu de John Green.
Car vous connaissez certainement tous cet auteur pour avoir lu (et sûrement aimé) Nos Etoiles Contraires, son plus grand succès (qui était mérité). 
Mais voilà, maintenant que j’ai lu tous les livres qu’il a écrit, je peux le dire : Nos étoiles contraires, aussi bon soit-il, n’est pas représentatif du style et des histoires typiques de Green. 

C’est un livre touchant sur des adolescents différents qui ont un peu d’humour et beaucoup d’auto-dérision et c’est un livre qui marque.
Mais ces adolescents là ne sont pas les adolescents type de ses autres livres… 

Laissez-moi vous expliquer : 
Dans le théorème des Katherine, Qui es-tu Alaska et La face cachée de Margo nous avons :

Des héroïnes : Lindsey, Alaska et Margo qui ont énormément de caractère. Elles savent où elles vont, se sont posées beaucoup de question malgré leur âge, sont mûres, et ont toutes un grain de folie qui fait défaut, de prime abord, à nos héros. 
Elles sont aussi assez sarcastiques, carrément égoïstes parfois, attachantes dans un sens, mais également inatteignables pour nos héros.  

Et puis, il y a nos héros : toujours un peu en marge des populaires, sans être pour autant des looseurs, ce sont des nerds, des geeks, des garçons très sarcastiques, qui ont beaucoup d’humour, qui sont bien dans leurs peaux et s’entendent généralement bien avec leurs parents… Des garçons qui vont justement dépasser leur limite pour ces héroïnes. 

Et autour d’eux, les personnages secondaires, les meilleurs amis, toujours très présents, toujours nécessaires, toujours très différents des héros.
Sans oublier ces petits détails que j’aime tellement, ni l’humour, les questionnements et le moment où l’adolescent prend conscience de certaines choses qui le feront basculer vers l’adulte qu’il sera bientôt… 

 

A la différence de Nos étoiles contraires, La face cachée de Margo s’inscrit donc totalement dans ce schéma là et est donc un livre vraiment représentatif de cet univers unique de John Green auquel j’accroche tant. 
 

J’aurais vous arrêter mon jet, mais impossible, évidemment. Faire pipi, c’est comme un bon livre en ce sens qu’il est très, très dur, de s’arrêter une fois qu’on a commencé. 

 

C’est l’histoire de Quentin, amoureux de sa voisine Margo depuis toujours. 
Ils se sont à peine parlés depuis leur 12 ans, mais cela change au cours d’une nuit où (je reprends là une partie du résumé de l’éditeur, bien meilleur que le mien : ) elle s’introduit dans sa chambre, par la fenêtre ouverte, pour l’entraîner dans une expédition vengeresse, et qu’il la suit.
Mais au lendemain de leur folle nuit blanche, Margo n’apparaît pas au lycée, elle a disparu. Quentin saura-t-il décrypter les indices qu’elle lui a laissés pour la retrouver ? Plus il s’en rapproche, plus Margo semble lui échapper…

La face cachée de Margo, c’est… 
Margo Roth Speigelman,  ses questionnements, son égoïsme, sa folie, son départ, ses indices, son plan d’une nuit à mourir de rire, des sarcasmes, sa Théorie sur les Majuscules,

– Drôle d’usage des majuscules, ai-je fait remarquer. 
– Oui, je suis une fervente adepte de la majuscule aléatoire. Les règles qui régissent les majuscules sont trop injustes vis-à-vis des mots du milieu

 

Quentin,  son humour, ses réflexions, son auto-dérision, ses parents psy, ses retards…

J’ai passé les trois heures suivantes dans une salle de classe, m’efforçant vraiment de ne pas regarder les pendules qui se sont succédé au-dessus des tableaux, sidéré qu’il s’écoulât si peu de minutes entre deux vérifications. 
J’avais quatre ans d’expérience en la matière et l’inertie des pendules ne cessait de provoquer mon ébahissement. Si on me disait un jour qu’il ne me restait plus que 24h à vivre, je me précipiterais dans une des bienheureuses salles de classe de Winter Park High School, où nul n’ignore qu’un jour dur un millier d’années. 

Ce sont les amis, les vrais… 
Radar l’ultra geek un peu génie aux parents collectionneurs de pères Noël noirs, Ben, ses reflexions hilarantes, sa bonne humeur, son épée de canettes, ses ptits culs, le poirier, les boules énormes (j’ai tellement ri !!), la vieille voiture, son « plus on attend plus c’est bon », et c’est Lacey aussi, la copine, la petite copine, la protectrice. 

 

Ben était mon meilleur ami depuis le CM2, depuis qu’on avait fini par s’avouer qu’aucun de nous n’avait la moindre chance de se dégoter quelqu’un d’autre en guise de meilleur ami

 

La face cachée de Margo c’est une nuit remplie d’interdits, de poissons morts, de photos de petit sexe, d’une visite interdite, une disparition, une enquête, des indices, des pseudolotissements, un road trip à mourir.de.rire, 214 bouteilles de bière, des questions, des rires, du sarcasme, des t-shirts racistes, une remise de diplome… 

La face cachée de Margo, c’est l’humour typique de Green, reconnaissable entre tous et auquel j’adhère complètement, les thèmes de l’amour et de l’amitié, eux aussi typiques de cet auteur… Mais c’est aussi de très belles pensées, de très belles conclusions, de très belles réflexions, dont la plus importante, ici, sur ces personnes que l’on voit d’une manière pendant des années avant de se rendre compte qu’elles sont simplement humaines et qu’elles ne sont pas celles que l’on a vues tout ce temps. 
Ces personnes de papier qui, quand on les voit vraiment, elles et non l’image que l’on a d’elles, changent notre regard sur beaucoup de choses. 

Et enfin, malheureusement j’ai envie de dire, la face cachée de Margo, c’est aussi un passage plus lent, plus ennuyeux, qui m’a un peu perdue, avec un Quentin obnubilé et un poème aux multiples interpretations qui ne m’a pas parlé, dont je ne comprenais pas le sens ni l’intérêt… Une partie d’enquête qui était nécessaire et que j’aurais aimé plus accessible, plus passionnante et plus prenante… 
Une partie un poil trop longue, un peu plus lente et sans laquelle j’aurais eu un coup de coeur. 

La face cachée de Margo, ce n’est donc pas un coup de coeur, mais c’est un bon, un très bon Green, ce qui me convient parfaitement. 

 

– A mon avis (…) il y a des chances qu’elle soit à Omaha dans le Nebraska pour voir la plus grosse boule de timbres, à moins que ce soit la plus grosse boule de ficelles dans le Minnesota. 
– D’après toi, a dit Ben en jetant un coup d’oeil à Radar dans le rétroviseur. Margo fait la tournée du pays à la recherche des plus grandes boules du monde ? 
Radar a acquiescé. 
– Quelqu’un devrait lui conseiller de rentrer, parce que les plus grosses boules d’Amérique, elle les trouvera ici, à Orlando en Floride. Elles sont exposées dans une vitrine spéciale appelée « mon scrotum ». 
Radar a éclaté de rire.
– Je ne plaisante pas, a continué Ben. Mes boules sont tellement énormes que, chez les marchands de hamburgers, on peut commander les frites en 4 tailles : petite, moyenne, grande, mes boules.  

 

Retrouvez l’avis de ma binomette  Mlle Pointillés (avis qui est juste par-fait !!!) qui partage  mon amour pour cet auteur et mon avis sur ce livre… 

 

La face cachée de Margo – John Green
Editions Gallimard – 389 

24
jan

Le monde n’est pas une usine à exaucer les vœux

Nos-etoiles-contraires.jpg  

 

*** Billet sans spoilers *** (je préfère préciser car je veux que vous lisiez ce billet ET que vous lisiez ce livre :-))

 

J’écris ce billet quelques jours après avoir refermé le livre et j’ai toujours la boule à la gorge. Ce livre est une pépite, une bombe, ou, pour employer un mot qu’Hazel utilise souvent, mais dans un autre contexte : une grenade. Une grenade qui fait exploser nos émotions, une grenade qui nous touche, nous percute et dont l’impact ne nous laisse pas indemne. Ce livre, comme je m’en doutais, est un coup de coeur.


« Nos étoiles contraires » est magnifique. Il nous parle de l’histoire d’Hazel, atteinte d’un cancer, qui a en permanence une bombonne d’oxygène sur elle et que sa mère oblige à aller à des discussions de groupe avec d’autres rescapés de cancer.

Moi : Maman s’il te plait.
Maman : Hazel, tu n’es plus une petite fille. Il faut que tu te fasses des amis, que tu sortes de la maison, que tu vives ta vie.
Moi : dans ce cas, ne m’oblige pas à aller au groupe de soutien. Achète-moi plutôt une fausse carte d’identité pour que je puisse aller en boite, boire de la vodka et prendre de l’herbe.
Maman : Pour commencer, l’herbe ne se « prend » pas.
Moi : Tu vois, c’est le genre de trucs que je saurais si j’avais une fausse carte d’identité. 
Maman : tu vas au groupe de soutien. Point final.

 

Elle ne veut pas y retourner, et pourtant, c’est là qu’elle fera la rencontre d’Augustus.
Le courant passe tout de suite et la complicité aussi…
J’ai levé les yeux vers lui et bientôt, entre le garçon et moi, ce fut à qui baisserait les yeux en premier. Après quelques instants, il a souri et a fini par détourner les yeux, qu’il avait très bleus. Quand il m’a regardée à nouveau, je lui ai fait comprendre d’un mouvement de sourcils que j’avais gagné.

 

Augustus qui m’a directement et irrémédiablement conquise…
Nom de Dieu, a-t-il dit tout bas. Tu n’es pas banale, comme fille.

 

Ce livre…

C’est la maladie…

La seule chose qui craint plus que crever d’un cancer à seize ans, c’est d’avoir un gosse qui crève d’un cancer.

 

L’ironie et le sarcasme…

– Toi aussi, tu es survivant du cancer ?
– En effet. Je ne me suis pas fait couper cette bonne vieille jambe juste pour le plaisir, quoi que ce soit une excellente stratégie pour perdre du poids. Les jambes pèsent une tonne.

 

La complicité et l’humour…
Ne me lancez pas sur le sujet de mon corps parfait. Il faut éviter de me voir nu. Hazel Grace m’a vu nu et ça lui a coupé le souffle, a-t-il dit avec un petit signe de tête en direction de ma bombonne d’oxygène.

 

Mais surtout, de l’amour…
Je suis tombée amoureuse pendant qu’il lisait, comme on s’endort : d’abord doucement puis tout d’un coup.

 

Ce livre est…

Touchant.
Le monde n’est pas une usine à exaucer les vœux.


Juste.
Voilà pourquoi tu me plais. Est-ce que tu te rends compte à quel point c’est rare de tomber sur une super nana capable de trouver un adjectif à « pédophile » ? tu es trop occupée à être toi-même, tu ne réalises pas que tu es exceptionnelle.

 

Mélancolique.
– Je commence à me demander si tu n’es pas une fétichiste des moignons, a t-il répondu.
J’ai rigolé.
– Je suis une fétichiste d’Augustus Waters, ai-je rétorqué.

 

Eprouvant.
Quand les scientifiques du futur se pointeront chez moi pour me proposer d’essayer des yeux de robot, je leur dirai de se barrer parce que je refuse de voir le monde sans lui.(…) Puis, après cette envolée de pure forme, je mettrai mes yeux de robot, parce que bon, avec des yeux de robot on peut sans doute voir à travers les T-shirts des filles et faire d’autres trucs du genre.

 

Triste.
– C’est quoi ça ?
– Le panier à linge ?
– Non, à côté.
– Je ne vois rien à côté.
– C’est ma dernière parcelle de dignité. Elle est toute petite.

 

Très triste.
– Je ne sors pas avec un garçon et je n’en ai aucune envie d’ailleurs.(…)J’ai l’impression d’être une grenade, maman. Je suis une grenade dégoupillée et, à un moment donné, je vais exploser. Alors j’aimerais autant limiter le nombre de victimes !

 

Mais beau…
– Pour rien au monde, je te ferais un truc pareil.
– Je ne t’en voudrais pas, Hazel Grace. Ce serait un privilège d’avoir le cœur brisé par toi.

 

Si beau…

 

On y parle d’Hamartia, de vœux, d’Amsterdam, de canaux, d’Anne Frank, de littérature, de jeux vidéos, de grenades, de maladies, d’amour, de sentiments, de déclin, de désespoir, de tristesse, et d’amitié.

 

A la question « Comment expliquer à quelqu’un que votre roman est plus qu’un simple livre à propos du cancer », John Green répond « Ca semble être le plus gros obstacle auquel est confronté le livre pour atteindre de nouveaux lecteurs. Beaucoup de gens (y compris moi-même) n’aiment pas lire des livres tristes qui vont les faire pleurer. Ils s’imaginent, non sans raison, qu’il y a déjà suffisamment de tristesse et de pleurs dans la vie réelle. C’est pourquoi je dis à mes futurs lecteurs : « si vous n’aimez pas ce livre, vous pouvez me donner un coup dans l’estomac ». »

Je n’aime pas les livres tristes, je les fuie même. Pourtant ce livre est triste. Mais je ne donnerai pas un coup dans l’estomac de John Green. Oh non. Je n’ai pas regretté une seule seconde la lecture de ce livre même quand j’étais en larme.

 

La seule chose que je regrette un peu, c’est qu’il m’a manqué une dose plus importante de dérision, d’humour et de sarcasmes qui font que Green est Green, et qui font de lui mon auteur chouchou. 
Il y a bien du cynisme, de l’humour et de l’ironie dans ce livre mais pour moi, peut-être pas assez. Car ce livre, aussi beau soit-il, est quand même super triste. 
En fait, comme je le disais à Mlle Pointillés à la fin de ma lecture : j’ai eu un coup de cœur pour le livre, mais pas pour le John Green même si ça ne veut rien dire pour vous.

 

Enfin, je terminerai ce long billet en citant le Times Magazine qui dit de ce livre qu’il est tout simplement dévastateur.
 Je crois que c’est le mot parfait.
 Tout m’a dévasté. La relation entre Hazel et Augustus, si particulière et si intense. Leur réflexion. Leur amour.
 Et cette dernière partie de livre qui m’a tant fait pleurer.
 Ce livre m’a épuisée. Je l’ai vécu si intensément, de la première ligne à la dernière que je l’ai lu dans une sorte de transe. Notant, relisant, hésitant à reprendre ma lecture, redoutant même de la reprendre. J’y ai pensé, j’ai pleuré, j’ai été déchiré, mais j’ai souri et surtout j’ai aimé.

 

Dévastateur oui. Et splendide. N’en doutez pas un instant.

 

Ce livre sort le 21 Février, et j’espère avoir réussi à vous convaincre de le lire. 
En attendant, je vous invite à lire le billet de Mlle Pointillés, qui est superbe et a l’avantage de faire le quart du mien :-)

 

Nos étoiles contraires – John Green
Editions Nathan – 327 pages.  

 

 

 

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-le-monde-n-est-pas-une-usine-a-exaucer-les-voeux-114680041.html

2
août

C’est pour ça que le mot « ex » se termine par un x, j’imagine – parce que les chemins qui se croisent finissent toujours par se séparer à la fin.

Will.JPG

 

 

Will et Will, c’est l’histoire de deux Will Grayson qui habitent à et près de Seattle. Ils ne se connaissent pas, n’ont rien en commun et pourtant, le destin va les réunir au détour d’un sex shop. Lieu des plus incongrus quand on connaît un peu ces deux personnages.

Ce livre est co-écrit par deux auteurs de jeunesse.
Le premier Will est écrit par John Green, mon auteur chouchou. On reconnaît d’emblée son style qui m’a à nouveau conquise.
Ce Will là, j’ai aimé son humour, ses parents, ses questionnements, ses amitiés et sa façon de trop réfléchir et de tout analyser…
Will me dit-il, aurais-tu une minute pour venir discuter d’une petite chose dans le salon ?
Je pivote sur ma chaise et je me lève. Mon estomac se noue un peu car le salon est sans conteste la pièce la plus épouvante de cette maison, celle où l’on découvre que le père Noël n’existe pas, où les grands-mères meurent, où les mauvais bulletins scolaires sont épluchés d’un œil mécontent et où l’on apprend que le camion du monsieur entre dans le garage de la dame, puis en ressort, puis entre à nouveau, jusqu’à ce qu’il ait déposé une graine de bébé dans le ventre de la dame, etc., etc.

J’ai aimé ses deux règles d’or, la fausse carte d’identité, la dédicace en boite, le petit papier sur e.e. Cummings dans le casier.
Autour de lui gravitent plusieurs personnes dont : 

 

Quel est le code de mon casier ?
– 25-2-11, dis-je

Jane qui est l’héroïne type de John Green. Originale, ironique, intelligente, particulière, pas facile à conquérir. Je me suis autant attachée à elle qu’à Alaska (qui es tu Alaska ?) ou à Lindsey (le théorème des Katherines)…
– Quelle délicieuse visite surprise de psychopathe !
– J’avais un problème de sciences physiques, dis-je.
Elle sourit en hochant la tête.
– Je comprends. Tu te demandes comment il est scientifiquement possible de t’intéresser autant à moi maintenant que j’ai un mec alors qu’avant, tu ne me voyais même pas. Hélas, la science est impuissante pour décrypter les mystères de la psyché masculine.

 

L’autre Will Grayson est celui de David Levithan. Très différent du premier Will, celui-ci est dépressif, homosexuel, maussade, instable et sarcastique.

Je commence à percuter. l’instant prise de conscience, genre « oh, n’est ce pas une enclume qui vient de s’écraser sur ma tête ? » est à présent terminé, et je sens désormais le poids de l’enclume. oh oui ! tout le poids de l’enclume qui vient de s’abattre sur moi.
Ce personnage est très particulier et a suscité différentes émotions en moi. J’aurais voulu qu’il soit moins négatif, qu’il fasse plus d’effort pour envisager le bonheur, même si je crois que David Levithan a su parfaitement retranscrire les pensées d’un garçon comme Will. Son personnage est très cohérent et très touchant même si je lui préfère l’autre Will. L’écriture est juste, sans points et elle met parfaitement en exergue la personnalité particulière de ce personnage.
Certaines de ses réflexions et phrases m’ont profondément émue et fait monter les larmes aux yeux.

Les larmes commencent à revenir. Cette douleur – je sais tout ce à quoi je suis en train de renoncer. Isaac. L’espoir. Le futur, ces sentiments. Ce mot. Je renonce à tout ça, et ça fait mal.



 

Et entre ces deux Will, il y a Tiny Cooper. Le meilleur ami de Will1 et un élément important dans la vie de Will2.

Il me rejoint quelques instants plus tard et j’ai beau être furax contre lui, je suis quand même capable d’apprécier la fascinante et complexe expérience de géométrie dans l’espace visant pour Tiny Cooper à s’insérer derrière le volant d’une voiture aussi minuscule.
Tiny ou le gay le plus corpulent du monde qui voit la vie en rose et qui positive tout. Dire que j’ai aimé Tiny est un euphémisme. J’ai adoré Tiny, sa comédie musicale, ses amours, ses ruptures et ses amitiés.
 – J’aimerais te faire une proposition, lui dis-je tandis qu’il procède à cet autre miracle d’ingénierie consistant à boucler sa ceinture.
– Je suis flatté, me répond-il, mais je ne coucherai pas avec toi.
– Très drôle.

 

L’amour, l’amitié, l’adolescence. 
La simplicité, la différence, les petits riens qui font un tout, qui donnent le sourire.
Autant de thèmes que l’on retrouve dans tous les livres de John Green et qui ne manquent pas à celui-ci.
Deux auteurs, deux Will, deux écritures, un super moment, un superbe livre et des déclarations d’amitiés ou comment oser dire à ceux qui sont là, à ceux à qui on tient, qu’on les aime.

 

 

 

Will & Will – John Green et David Levithan
Editions Gallimard (Scripto) – 379 pages
 
 

star5

 

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-c-est-pour-ca-que-le-mot-ex-se-termine-par-un-x-j-imagine—parce-que-les-chemins-qui-se-croise-108748720.html