Les lectures de Cécile

17
jan

Rules of Entanglement – Gina L. Maxwell

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Oh.My.God, Jax, épouse-moi.
Je vous présente Jax, fighter, surfer, brun, tatoué, bien foutu, toujours en train de se moquer et qui prend la vie comme elle vient, sans contrainte, sans pression et sans se prendre la tête.

« Oh, he was definitely doable. Did Hawaiians have a saying ‘Save a surfboard, ride a surfer?’ If not, she was totally starting it. »

Et Vanessa, procureur, freak du contrôle, mais très fun et qui sait aussi prendre du bon temps, du moment que c’est ce qu’elle décide.
Elle a 7 règles qu’elle suit au quotidien et grâce auxquelles elle est devenue celle qu’elle est:

7. Never take your responsibilities lighty. (ne jamais prendre tes responsabilités à la légère)
6. Never indulge in the poison of lies. (ne jamais rentrer commencer à mentir)
5. Never let a fling last more than three days. (ne jamais laisser une liaison durer plus de 3 jours)
4. Never date a man who chooses fists over words. (ne jamais sortir avec un mec qui choisit ses poings aux mots).
3. Never date a man who lacks a stable future. (ne jamais sortir avec un homme qui n’a pas l’air d’avoir un futur stable)
2. Never relinquish control. (ne jamais renoncer au contrôle).
1. Never fall in love. (ne jamais tomber amoureuse).

 

Quand ces deux là se rencontrent et sont obligés de passer du temps ensemble car ils doivent organiser le mariage de leurs meilleurs amis en une semaine, c’est explosif.
J’ai adoré :

– leurs échanges et leurs réparties, souvent très marrantes, ou tout du moins piquantes.
– L’héroïne intelligente, qui sait ce qu’elle veut et qui a une grande gueule.
« I promise you’ll like it, V. »
« You can spank me if I get to shave your balls with a straight razor. » Then she added in a mocking tone, « I promise I won’t slip, Jax. »

– Le héros qui aime flirter, rire et dominer (enfin seulement à certains moments)(et il le fait bien)(oh my).
“I only want control in the bedroom, so to speak. Outside of that, you can boss me around all you want.”
“No.”
Gently. Firmly. “Yes.”
“I can’t,” she said weakly.
“You can. All I’m asking is you let me take the lead. I’ll never ask you to do anything you don’t want.The minute you tell me to stop, I stop. But I promise that whatever I do to you, the last thing you’ll want is for me to stop.”

– Une certaine soirée avec de la tequila.
– L’histoire.

 

Franchement peu de choses à redire à ce livre. On passe un très bon moment. On couine, on rit, et … on a chaud.
En gros, j’aimerais de la tequila. Et Jackson. Tout de suite. Merci beaucoup

“Reid turned to Jax and with nothing more than a look, they said more things in three seconds than most women could say in three hours.
Thanks for always being there for me.
No problem, you’ve done the same for me.
I love your sister, man, I’ll do whatever it takes to make her happy.
I know you do, and I know you will. Plus, if you don’t, I’ll break your fucking legs.
Fair enough.
Then let’s do this.
Hell yeah.”

 

 Fighting for love, tome 2 : Rules of Entanglement – Gina L.Maxwell.
Ebook – 247 pages.
(sortie prévue en France en mars 2014 chez J’ai lu)

 

 

15
nov

Bref. Je suis maman depuis deux ans.

 

 

Avant, j’allais au travail, je prenais un café, je faisais des pauses, je n’étais pas pressée et je prenais mon temps. Des fois, je retrouvais mes potes, on prenait un verre, on refaisait le monde et je rentrais chez moi pour diner, ou pas.
Je buvais, je ne faisais pas à manger, je commandais des pizzas, je regardais des séries avec mon mari, je lisais, et surtout je dormais bien.
Avant, j’allais au travail, je sortais du travail, j’allais sur une terrasse, je prenais un verre de vin, je lisais, je bossais, je regardais des séries, je dormais, je prenais un café, je relisais, je rebossais, je voyais mes amis, je partais en weekend ou je voulais et quand je voulais, avec un petite valise, et je reprenais mon train-train. Je faisais ce que je voulais, je prenais mon temps, je n’étais pas pressée et je n’arrêtais pas un livre quand j’étais à fond dedans.
Depuis deux ans, je vais au travail plus tôt pour sortir plus tôt, je prends moins de pause, je cours, je me dépêche, je ne prends plus d’apéro sans l’avoir prévu, j’essaye de cuisiner, je regarde moins de séries, et surtout je dors moins.
Depuis deux ans, je déménage à chaque fois que je pars en week-end, je vais bosser, je rentre vite chez moi, je joue avec Solal, je lui donne le bain, je lui fais à manger, je lui donne à manger, je regarde des comptines, j’arrête mes livres au milieu de chapitres et je chante des chansons pour qu’il s’endorme.
Depuis deux ans, je fredonne des comptines toutes la journée, je connais « le bus de marius » et « le scooter de walter » par cœur, je fais des puzzles, je joue aux voitures, je pousse des vélos et des poussettes, j’apprends la patience, je mets au coin, je hausse le ton, je donne le bain, je me bats pour que Solal mange quelque chose, je ne me vexe pas quand il ne touche pas à mes plats, je me demande ce que ça sera à 12 ans s’il fait déjà des crises à 2.
Depuis deux ans, j’ai peur pour la sécurité de mon enfant, pour quand il sera grand et qu’il conduira en ayant bu, je stress qu’il suive un inconnu, qu’il traverse sans regarder, qu’il touche une prise, qu’il tombe malade,  j’ai mal quand il a mal, j’applique une crème sur 6000 boutons avec un coton tige, je change des couches, je me lève encore souvent la nuit et surtout je suis fatiguée.
Mais depuis deux ans, je ris tous les jours, je le vois changer, grandir, parler, faire ses dents, refuser, s’imposer, pleurer, demander « qu’est ce que c’est ? » 400 fois par heures, je comprends des mots incompréhensibles, je chante avec lui, je lui raconte des histoires, et je me reconnais en lui.
Depuis deux ans, je m’extasie tous les jours de ses progrès, de son intelligence, de sa beauté, de sa façon de penser, de son goût pour les voitures, mais aussi pour les poupées (au grand dam du mari :)), j’éclate de rire quand il fait le clown, je fais des photos tous les jours, je skype avec mes sœurs et mes parents, je réconforte, je me vexe quand il ne veut pas de mes bisous, et fond quand il se réfugie dans mes bras au moindre bruit.
Depuis l’année dernière, je l’ai vu manger tout seul, commencer (tard !) à marcher, parler, s’exprimer, faire des colères, affirmer son caractère, me répondre, être puni, sourire, rire aux éclats, essayer de sauter en laissant un pied à terre, tomber, danser, chanter, répéter le même mot à longueur de journée (assis !), faire le clown, dire « ata » au lieu de merci, aller à la crèche, aimer les bébés, foncer avec sa voiture, se parquer, donner la main avant de traverser, comprendre tout ce qu’on dit, changer de lit pour un sans barreau, commencer à se défendre quand on lui pique ses jouets, et toujours ne pas être un grand téméraire.
Depuis deux ans, je pleure, je ris, je dors moins, je suis fatiguée, mais j’aime, j’aime, j’aime comme je n’ai jamais aimé et je suis aimée d’une nouvelle manière, différente, entière, sans condition et sans remise en question.
Depuis deux ans, j’ai une autre vie mais je ne reviendrais pas à « l’avant Solal» pour tout l’or du monde (ou plutôt pour toutes les heures de sommeil du monde)(quoi.que).
Bref, je suis maman depuis deux ans, et heureuse de l’être.

 

2anssolal

Et pour résumer :

parenting-finalblog2

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12
nov

Making Faces – Amy Harmon : “Si Dieu crée tous nos visages, est-ce qu’il a ri quand il a fait le mien ?”

makingfaces

Il est de ces livres qu’on a envie de relire alors  même qu’on vient de tourner la dernière page.
Making Faces en fait partie.

“If God makes all our faces, did he laugh when he made me?”
« Si Dieu crée tous nos visages, est-ce qu’il a ri quand il a fait le mien ? »

L’héroïne, Fern, est amoureuse d’Ambrose depuis son enfance mais c’est à peine s’il sait qu’elle existe.
Il est le champion de lutte du lycée, l’adolescent à qui tout sourit, elle est la jeune fille timide, mal dans sa peau, celle que personne ne remarque.

Après les évènements du 11 Septembre, Ambrose décide de partir faire la guerre et arrive à convaincre ses 4 meilleurs amis de le suivre en Irak. Il reviendra seul et pas indemne. Défiguré, se sentant coupable, il décide de se cacher du monde.
C’est Fern, sa force, son intelligence et sa sincérité, ainsi que Bailey et son optimisme qui vont peu à peu le ramener à la vie.

“You are still beautiful,” Fern said softly, her face turned to his. He was quiet for a moment, be he didn’t pull away or groan or deny what she’d said.
“I think that statement is more a reflection of your beauty than mine”
« Tu es toujours beau » dit doucement Fern, son visage tourné vers le sien. Il resta silencieux un moment, sans essayer de s’échapper, sans grogner ou nier ce qu’elle venait de dire.
« Je pense que cette affirmation est plus un reflet de ta propre beauté que de la mienne ».

 

Comment vous parler de ce livre ? Comment lui rendre justice ?
Cette histoire était magnifique.  Simplement magnifique.

Ce livre, c’est un condensé d’émotions, c’est des dizaines de passages soulignés, c’est la tristesse, la peur, la beauté. Intérieure et extérieure.
C’est l’amitié, l’amour, du rire, de l’optimisme, des larmes.
Ce livre, c’est avoir le cœur brisé puis ressoudé.
C’est l’espoir, le courage, des citations de Shakespeare, le pouvoir, la perte.

« Scripture comforts me, and romance novels give me hope. »
« Oh yeah ? hope for what ? »
« Hope that I’ll be doing more than quoting scripture with Ambrose Young in the very near future ».
« Les textes sacrés me réconfortent, et les romances me donnent de l’espoir. »
« Ah oui ? De l’espoir pour quoi ? »
« L’espoir que je ferai plus que citer les écritures saintes avec Ambrose Young dans un futur proche ».

 

Ce livre  :

* C’est Fern, sa passion pour les romances, son intelligence, sa loyauté, sa force de caractère, sa douceur, ses livres, sa beauté intérieure.

* C’est Ambrose, ses pensées, ses pertes, son évolution, son intelligence, ses amitiés, ses phrases qui m’ont brisé le cœur, et celles qui m’ont faites couiner.

« How did you know I needed you? »
« Because I needed you too. »
« Comment as-tu su que j’avais besoin de toi ? »
« Parce que moi aussi, j’avais besoin de toi».


* C’est Bailey, le cousin de Fern, son meilleur ami aussi, atteint de dystrophie musculaire.
C’est le geek qui aime les héros, qui aimerait en être un. C’est la joie de vivre, l’optimisme, celui qui vous fait rire et vous fait réfléchir en même temps. Celui que vous aimez, à qui vous vous attachez, pour qui votre cœur ne peut que succomber mais si vous savez qu’il finira brisé.

“Do you think there’s any way someone like Ambrose could fall in love with someone like me?”

“Only if he’s lucky.”
« Est-ce que tu crois qu’il serait possible, un jour, que quelqu’un comme Ambrose tombe amoureux d’une personne comme moi ? »
« Seulement s’il est chanceux ».

 

Ce livre, c’est une histoire d’amour, mais pas n’importe laquelle. Celle qui est spéciale, puissante et qui met du temps à s’installer sans que cela vous dérange. Celle qui vous parle de deux âmes un peu brisées qui vont se trouver.
Cette histoire d’amour, c’est l’émotion, la beauté, beaucoup de tristesse mais de celle que l’on a envie de relire encore et encore.

« If he didn’t understand pain, he wouldn’t appreciate the hope that he’d stated to fell again, the happiness he was hanging onto with both hands so it wouldn’t slip away « .
« S’il n’avait pas connu la peine, il ne pourrait apprécier l’espoir qu’il commençait à ressentir à nouveau, le bonheur qu’il retenait à deux mains pour l’empêcher de s’évaporer ».

 

Cette histoire d’amour, c’est celle qui vous fait espérer, qui fait battre votre cœur, qui vous empêche de reposer votre livre et qui vous hante à chaque seconde où vous ne pouvez pas lire.

« everybody is a main character to someone (…) There are no minor characters »
 » tout le monde est un personnage principal pour quelqu’un (…) Il n’y a pas de personnages secondaires. »

 

J’ai tellement aimé les personnages de ce livre qu’il m’est impossible de leur rendre justice.
Je les ai compris, j’ai souffert et espéré avec eux. Je les ai aimé comme si je les avais connus.
J’ai aimé les petits mots à entourer, le premier baiser, les suivants, les messages que l’auteur fait passer avec tellement de talents, les citations, parfaites, Bailey cet ange, Fern, Ambrose, les autres, la vie, la mort même.
J’ai aimé le style « doux-amer » comme dirait ma copine B, le choix des mots, la beauté des phrases, la nostalgie qui nous habite, et ce sentiment rare que l’on a en réalisant qu’on tient là une perle.

Oui, j’ai tout aimé, il n’y a pas une phrase à changer, pas un moment à raccourcir, pas un personnage qui ne soit pas juste.
Ce livre, c’est plus qu’un coup de cœur, c’est un coup de poing.
A lire absolument.

« I need you because it hurts when we’re apart. I need you because you make me hopeful. You make me happy. »
« J’ai besoin de toi parce que ça fait mal quand on est séparé. J’ai besoin de toi parce que tu me redonnes espoir. Tu me rends heureux. »

 

Making Faces – Amy Harmon
Ebook – 405 pages