Les lectures de Cécile

12
juin

Every breath de Ellie Marney : un YA policier intelligent, bien construit, couinant, prenant avec des personnages géniaux !

everybreath

Rachel Watts et James Mycroft sont voisins et amis.
Elle vient de la campagne et a du mal à se faire à la ville, est douce, naïve, intelligente, un peu sarcastique, et surtout, vraie et entière.
Lui est un génie, excentrique, un peu torturé, touchant et intriguant.
Alors qu’ils se rendent vers le zoo retrouver leur ami SDF, ils retrouvent ce dernier égorgé. 
Mycroft décide d’enquêter sur ce meurtre qui n’est pas la priorité de la police et il entraine avec lui son acolyte Watts.

 

He pointed out it was perfectly appropriate in our case, anyway.
He said if Sherlock had Watson, it was only fair that Mycroft should have Watts.

Pour faire court : j’ai tout aimé dans ce livre.

– L’intrigue policière pour commencer: intelligente, bien construite et prenante. Et si l’on soupçonne le coupable avant la révélation, cela ne gêne en rien notre plaisir ni le rythme de l’histoire.
C’est prenant, bien ficelé, on ne s’ennuie pas et surtout, c’est crédible (ce qui n’était pas gagné vu que l’on a affaire à des adolescents). 

– Nos héros ensuite, Watts et Mycroft auxquels je me suis vraiment attachée : j’ai aimé leurs personnages, leur façon de penser, d’agir, leurs qualités et leurs défauts qui sont bien mis en avant et les rendent d’autant plus réalistes.
J’ai adoré suivre leur amitié, si vraie et particulière, et la voir évoluer, lentement mais sûrement, en quelque chose de plus. 
Ces deux là sont arrivés à me donner le sourire avec des petits gestes, des regards et petits attouchements tout au long du livre, et ils m’ont même fait couiner vers la fin.

– J’ai aimé les personnages secondaires également: Gus, Mai, Mike, qui sont bien développés et apportent un vrai plus à l’univers, au contexte et à l’histoire. Même les parents de Watts sont crédibles et apportent du réalisme à ce YA policier. 

You don’t have to pretend with me, you know.’ He reaches out and tucks a strand of my hair behind my ear. His expression is so open and honest I feel it like a sucker punch. ‘I used to pretend, all the time, so I can spot it a mile away. If you’re feeling shit, then just say so. I don’t need to know the reason, it might be none of my business—’ 
‘I’m feeling shit’.

Oui, j’ai vraiment tout aimé.
Every breath est un très bon moment que je conseille à tous: j’ai été prise dès la première page, j’ai aimé Watts, j’ai fondu pour Mycroft, j’ai souri, couiné, élaboré des théories et j’ai dévoré ce livre !
La lecture qui fait du bien et qui mérite d’être traduite ! Avis aux maisons d’édition françaises ! :) 

I admit to being a moron at lots of things. Being a moron in one or two areas serves to highlight my extraordinary brilliance in everything else.

Merci à Alya pour la recommandation <3
Julia a fondu et couiné pour Mycroft, adoré Rachel, apprécié Gus, Mai et Mike. Elle a trouvé l’intrigue très bien construite et ce livre a été une révélation pour elle.
Quant à l’avis hyper enthousiaste de Lily  (pour qui ce livre est un coup de coeur), vous pouvez le retrouver ici. 

 

23
avr

Life in outer space de Melissa Keil : une parenthèse (très drôle) dans ce monde de brutes…

LIOS

Disons le d’emblée, ce livre est un coup de cœur. Pas le gros coup de cœur. Mais le coup de cœur que j’attendais depuis Aristotle et Dante discover the secret of the universe et Eleanor and Park.
Depuis un an quoi.

Je vais vous expliquer pourquoi j’ai adoré ce livre et essayer, j’espère, de vous convaincre de le lire, mais avant cela, une petite introduction s’impose.

Dans mon billet la fache cachée de Margo, je vous expliquais pourquoi John Green est mon auteur chouchou.
Vous pouvez retrouver en détail tout ce que j’aime dans ses histoires ici, mais pour faire court, voici ce qui me plait et qu’on retrouve dans tous ses livres:

– Des héroïnes qui ont du caractère, qui sont mures, attachantes et qui ont un côté inatteignables pour nos héros.
– Des héros en marge des adolescents populaires, sans être pour autant des looseurs : ce sont des nerds, des geeks, des garçons très sarcastiques, qui ont beaucoup d’humour et qui sont bien dans leurs peaux.
– Des personnages secondaires très présents et indispensables,
– sans oublier l’humour, les questionnements des personnages & les dialogues qui sont uniques.

Mais voilà. Si John Green est un auteur que j’aime particulièrement et dont j’ai lu tous les romans, j’ai un aveu à faire : je n’ai jamais eu de coup de cœur pour ses livres.
Je les adore, oui… J’adore sa plume, son humour, ses personnages et ses histoires mais il y a toujours un passage plus lent ou certains détails qui font que je passe à côté du coup de cœur.

Maintenant que j’ai fait mon coming out sur John Green, vous vous demandez peut-être quel est le lien avec le livre dont je vous parle aujourd’hui ?
Le lien est simple : « Life in outer space » m’a fait penser, par bien des aspects, aux livres de J.Green.

 

However – having a girl hum a song from a musical at you that implies she will be watching out for you at a party ou are too scared to attend is new level of feebleness, even for me. 
I am pretty sure my manhood does not approve. 

 

On y retrouve ce que je cite plus haut :
– Un héros nerd, geek, qui accepte sans complexe le fait qu’il est différent, qui est très drôle et sarcastique,
– une héroïne plus sûre d’elle, qui se démarque, qui est plus à l’aise en société que notre héros,
– et enfin des amis, présents, originaux, drôles, indispensables, sans qui le héros ne serait pas ce qu’il est.
– et beaucoup d’humour.

Has anyone ever made a film about homework ? Probably. I bet it was French. 

Oui, j’ai retrouvé dans ce livre tout ce que j’aime et adore dans les livres de Green, sauf qu’ici, je n’ai aucun bémol. J’ai TOUT aimé et je n’ai pas lâché mon livre pendant les deux jours qu’a duré ma lecture.

 

Life in outer space ou La vie dans l’espace en françaisporte bien son nom.
Car on vit, pendant quelques heures, dans une autre planète.
Celle de Sam. 

Sam, ce nerd qui fait sans cesse des références à des films et des jeux vidéo.
Sam qui veut écrire un scénario,
Sam dont les monologues intérieurs m’ont faite rire, sourire et même éclater de rire.
Sam qui ne veut pas être appelé Sammy.
Sam dont l’humour, l’auto-dérision et le sarcasme sont présents dans chaque scène et monologues intérieurs.
Sam dont les amis sont parfaits jusque dans leurs défauts.

Mike is the brother I never had, then Adrian radley is the possibly inbred cousin who came for a visit and never left. 
I guess some people enter your orbit and get stuck, and there’s nothing either of you can do about it. 

Car dans la planète Sam, vous trouverez :
Adrian, qui passe son temps à manger et qui ne filtre jamais ses pensées.

It will never cease to amaze me how many people are capable of appreciating Adrian Radley. 
I think it’s a mystery that is destined to remain unsolved.

Allison la timide, au corps de fillette, aux cheveux fins, qui aime Hello Kitty et le cinéma japonais.
Et Mike, le meilleur ami qui pense être gay et qui a décidé d’abandonner le judo pour une raison indéterminée.

I check the content of my backpack; Mike has shoved a spare T-shirt and bottle of SPF30+ from our bathroom into it. 
« Thanks, mum » I mutter.
He whips the towel from around his neck and shakes it out on the other side of mine. « i’m not the one who cried last time he got sunburnt ».
« I was nine »
« Dude, you still cried ».

Et enfin, il y a Camilla. La nouvelle du lycée dont le père est un journaliste de rock très connu.

She has British accent. Plus two. She is, objectively attractive. Plus three. Although she is dressed pretty weirdly. I have no idea what girls find acceptable but I suspect her clothes might be a minus. (…). She has a British accent. Plus twenty. 

Camilla donc:
Qui est populaire mais qui traine avec nos geeks,
Qui joue à World of Warcraft,
Qui s’habille en jaune,
Qui joue de la musique…
Qui est drôle, intelligente et différente.
Et surtout, Camilla dont l’arrivée casse la routine et l’univers de Sam.

She smiles at me. I smile back. It feels strange on my face.
Routine is weird thing.
Camilla Carter is having dinner at my house.
And our group, apparently, has expanded from four to five.

 

En lisant ce livre, on suit Sam et ses réflexions, on surligne 45 passages du livre, on sourit, on s’attache à des adolescents exceptionnels, on se demande pourquoi Mike a arrêté le judo, on lit des phrases sans points d’exclamations, on voit Sam compter des secondes, on voit son monde être bouleversé, on découvre beaucoup de top 5, on ne comprend quasi aucune référence cinématographique, on imagine un chapeau bleu en velours avec une plume de paon, on rit beaucoup, on couine un peu, et on vit cette histoire, passionnément.
Ah… et… est-ce que j’ai mentionné qu’on souriait tout le temps?

 

I realise the angry-girl is waving a stamp in my face.
Then she pounds a black horseshoe onto my wrist. Adrian blows on his stamp like Mum she’s drying her nail polish. He end up with a crescent of ink on his top lip.
Somehow, this is not how I pictured my first bar experience.

 

Alors, certains trouveront peut-être qu’il ne se passe pas grand chose. D’autres, que ce genre de personnages n’existant pas vraiment. Et ils auront raison. Mais personnellement, rien ne m’a dérangé : j’ai adoré suivre sa vie sans drames qui se voit chamboulée par l’arrivée d’une fille, et j’ai adoré que tous les personnages soient différents des adolescents que l’on croise dans le bus et qui n’ont jamais ouvert un livre de leur vie.

If I lived to be seven hundred years old, and spent most of those seven hundred years searching for the elixir of coolness, i might possibly attain one-eighth of the coolness of Henry Carter. 

Cette histoire est certes simple, mais elle est parfaite de simplicité et j’ai aimé chaque seconde de cette lecture. 

Merci à B de me l’avoir recommandé. Je te dois mon premier coup de cœur. <3

Vous l’aurez compris, si vous lisez en anglais, jetez-vous sur ce livre.
Sinon, priez pour qu’une maison d’édition française lise ce billet et s’intéresse à ce livre !

 

7
avr

The Deal de Elle Kennedy : rire et couiner en lisant un NA, c’est possible :)

24504048

Disons le d’emblée, voilà, pour moi, LA romance New Adult à lire.

Alors que la grande majorité de ce genre reprend toujours les mêmes codes à savoir :
– un des personnages qui ne se remet pas des drames passés
– des « il/elle est trop bien pour moi, je ne le/la mérite pas »,
– un héros qui couche avec tout ce qui bouge mais qui est prêt à attendre des mois pour pouvoir ne serait-ce qu’embrasser l’héroïne,
– du sexe plus ou moins chaud, 
– des non-dits à la pelle, 
– une séparation qui nous fait rouler des yeux, 

ce livre là fait exception !

I flash a smile, the one that makes my dimples pop out and never fails to make girls melt.
– « Does that usually work? » she asks curiously.
– « What? »
– « The aw-shucks little boy grin? Does it help you get your way? »
– « Always » I answer without hesitation.
– « Almost always, » she corrects.

The Deal c’est l’histoire de Hanna qui craque pour le joueur de football de son université. Joueur de football qui s’avère ne pas être notre héros. Car notre héros, Garrett, lui, joue au hockey.
Il n’a, au début de l’histoire, jamais remarqué notre héroïne et a lamentablement échoué  son test de philo qu’Hanna a parfaitement réussi.
Quand il l’apprend et qu’il lui demande de l’aider à réviser pour le test de rattrapage, il ne s’attend pas à essuyer un refus…
Sauf qu’Hanna n’a pas de temps à perdre pour lui, que Garrett est du genre têtu (pour notre plus grand bonheur) et qu’il va tout faire pour convaincre Hanna de l’aider.

“Him: Confession: I deleted all the 1 Direction from your iPod when u were in the can.
You’re welcome.
Me: WHAT?? I’m going to kiss u!
Him: With tongue?
It takes me a second to realize what happened, at which point I’m completely mortified.
Me: Kill u! I meant KILL. u. Damn autocorrect.
Him: Surrrrrre. Let’s blame it on autocorrect.
Me: Shut it.
Him: I think someone wants to kiss me…” 

Si je devais résumer ce livre, je dirais qu’il est drôle, couinant et  rafraîchissant !
Oui, rafraîchissant ! Car contrairement à liste susmentionnée, ici :

– Les héros se parlent : pas de non-dits (et qu’est-ce que ça fait du bien !)
– Hanna est drôle, intelligente et a de la répartie
– Garrett est arrogant, sûr de lui, mais aussi hyper touchant et gentil !
– Les personnages ont des passés douloureux mais ont évolué et essayent de passer à autre chose : pas d’over drama ! Je répète : PAS DE SURENCHERE DE DRAMES !
– Ais-je mentionné que c’était vraiment drôle ?! :) Ces deux là ont de la répartie, on rit et ça fait du bien !
– C’est chaud, mais juste ce qu’il faut : tout l’histoire n’est pas qu’un prétexte au cul. (Spécial dédicace à la scène avec évocation de la grand-mère qui m’a fait mourir de rire).
– On n’échappe pas aux clichés, mais pour une fois, ils font rire plus que rouler des yeux (et vous savez que je suis facilement agacée), sûrement car ils sont rares et amenés avec humour.
– On couine (avec classe et raffinement, certes, mais on couine quand même !)
– La « rupture » est crédible et même traitée avec humour.

– « I’m sorry I can’t come over and kiss all your boo-boos, but I’m working on the song. »
–  » It’s okay. There’s only one boo-boo I want you to kiss, and you sound too distracted for that.He pauses. » « I’m talking about my dick, by the way. »
I choke down a laugh. « Yep. I got that. No need to clarify. »

 

Alors, soyons honnête, ça ne révolutionne pas le genre, on est d’accord, l’histoire est même déjà vue, et pourtant on se laisse charmer ! Comme quoi, un bon style fait toute la différence…

RDV le 28 mars pour le prochain livre sur Logan ! :-)

– « Holy shit. Was that a laugh? I didn’t think you were capable of showing amusement. Can you do it again and let me film it? »
– « I laugh all the time. » I pause. « Mostly at you, though. »

 

Elles ont aussi aimé  : Sandy, Emilie, Evenusia, Sab  

The Deal – Elle Kennedy
358 pages