Les lectures de Cécile

24
sept

Mini-Chro’s #10 – Ces livres qui ne me marqueront pas et qui, pour certains, m’auront beaucoup déçue…

 

 

unbelovedJe ressors globalement déçue de cette lecture.
Ce que j’aime dans cette série, hormis son originalité, c’est son intensité.
Dans les précédents tomes, surtout dans le 1 et le 3, l’auteur arrive à nous mettre mal à l’aise, elle arrive à nous faire aimer des personnages vraiment dérangés à qui on souhaite le meilleur malgré leurs agissements souvent immoraux, elle arrive à nous faire ressentir beaucoup d’émotions contradictoires et à nous plonger dans un monde aux antipodes du notre.

Dans cette série, il y a beaucoup de vulgarité, du sexe, des scènes violentes et trashs, ainsi que des personnages atypiques mais néanmoins touchants ou du moins attachants. C’est une série que j’adore, et dont j’attends chaque tome avec impatience tant elle est originale et change de tout ce qu’on lit habituellement.
Et là. Là. Ben non. Non, ça ne l’a pas fait. 

L’histoire parle de Dorothy que l’on a connue dans les tomes précédents, ainsi que de Jase et de Hawk.
(Oui !!! J’étais même prête à lire un triangle amoureux, c’est dire que j’aime cette série !)
Le point positif c’est que justement, il n’y a pas de triangle amoureux. Dorothy fait son choix, s’y tient, n’hésite pas, et ne revient pas sur sa décision. Et j’ai aimé son choix ce qui tombait bien ! 

Quant aux points négatifs, ils sont plus nombreux… L’histoire m’a semblé plus plate que d’habitude, il n’y a pas vraiment de surprise, rien de dérangeant, à peine vulgaire (même pas de « fuck » à toutes les pages franchement ! Où va le monde des bikers, je vous le demande ?), et même côté sexe, c’était plat.
Alors même si le passé de Hawk est intéressant, les personnages sont lisses, pas assez originaux, différent, ni assez fucked-up… L’histoire de Jase, quant à elle, nous laisse un goût d’inachevé et si j’adore toujours l’écriture et le style de Madeline Sheehan (j’ai quand même versé ma larme à certains moments) je suis déçue de ne pas avoir ressenti autant d’émotions que dans les tomes précédents.

Globalement, un 4ème tome moins intense.
Ce qui ne m’empêchera bien évidemment pas de me ruer sur le prochain tome sur Preacher.
Après l’épilogue, j’avoue mourir d’envie de lire le tome sur ZZ mais si l’auteur dit que l’histoire de Preacher est indispensable à lire avant, alors on la croit, et en attendant sa sortie, on élabore bon nombre de théories. 

“…I turned to Hawk and smiled. « Do you even remember how to ride? »
His answering laughter was the most beautiful thing I’d heard.
« Woman, » he said, an eyebrow cocked as he looked down at me. « It’s like f***in’. You don’t ever forget how.”

 
Unbeloved (Undeniable tome 4) – Madeline Sheehan
Ebook – 255 pages

 

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dirty angels“You must feel your soul is dirty then.” He gave me a wry smile. “Oh, my darling. No,” he said, opening the French doors for me. “I don’t even have a soul.”

L’histoire débute avec Luisa qui s’enfuit de la maison de son mari, le boss du plus gros cartel de Mexico.
Alors qu’elle arrive enfin à s’évader, elle ne s’attend pas à se faire kidnapper par le boss d’un cartel rival, Javier Bernal.
J’ai passé un très bon moment avec Javier que je ne n’ai découvert qu’à travers la nouvelle qui lui est consacrée dans la série Sin & Needles de l’auteur.
Javier est un vrai méchant et j’ai beaucoup apprécié suivre son évolution, ainsi que celle de Luisa.
Ces deux personnages sonnent très vrais, leurs histoires m’ont touchée, particulièrement celle de Luisa dont j’ai aimé la force de caractère.

Dirty Angels est un livre globalement prenant, avec une histoire assez sombre, dans le milieu de la drogue au Mexique, des scènes (de torture entre autres) sûrement très réalistes, d’autres assez chaudes et des moments touchants.

Malheureusement, ce n’est pas un coup de coeur pour autant. Il m’a manqué quelque chose. Outre la fin qui est trop rapide et un peu facile, j’ai trouvé que globalement ça aurait pu être « plus ». Plus prenant, plus sombre, bien plus sombre même, Javier aurait pu être plus bad boy encore et les scènes de sexe encore plus chaudes…

Le potentiel pour en faire un coup de coeur était là mais j’aurais aimé que l’auteur aille plus loin.

Ceci dit, Karina Halle montre une fois de plus l’étendu de son talent à travers une très belle écriture et de très belles phrases et pensées. Je suis assez admirative qu’elle puisse changer de style si facilement passant d’une série fantastique comme Experiment in Terror, à une romance contemporaine comme Love, in English pour finir sur un livre plus sombre comme Dirty Angels. Chapeau donc à l’auteur, et rendez-vous pour le prochain sur la soeur de Javier.

“They would not break my soul. They would not see my pain.”

Dirty Angels (Dirty Angels tome 1) – Karina Halle
Ebook – 309 pages

 

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addictedVoilà un scénario tout ce qu’il y a de plus original.
Lily est accroc au sexe. Loren est alcoolique.
Ils sont amis d’enfance, et pour cacher à leurs proches leurs addictions, ils font croire à tout le monde qu’ils sont un couple.

“I love you, but I want to love you enough that I never choose alcohol over you. Not even for a moment. I want to be someone you deserve.”

J’ai vraiment beaucoup aimé l’originalité de ce livre et la façon dont il est écrit.
J’avais du mal aussi à décrocher et le reposer… et pourtant… j’ai globalement trouvé ça lent.
J’ai trouvé que les personnages n’évoluaient quasiment pas dans tout le livre, si ce n’est dans leur relation. Spécialement Lily, qui même si elle se remet en question, ne veut strictement pas évoluer, et ce, jusqu’à la quasi fin du livre, ce que j’ai trouvé dommage et qui m’a limite agacée les derniers 20% du livre.

Globalement, j’aurais aimé qu’ils se passent plus de choses, voir plus de drames, que Lily et Lo se bougent ou réagissent plus tôt, ce qui me fait ressortir de cette lecture mitigée…
Pourtant, j’ai particulièrement aimé Lo, ainsi que leur relation, la description très juste de leur addiction, leurs réactions qu’on apprend à comprendre. Mais j’aurais voulu que ça aille plus vite, qu’il se passe plus de choses…

Il n’empêche que j’ai très envie de lire la suite, et de lire les spin off sur les personnages secondaires qui sont eux aussi très intéressants… Simplement, je ne vais pas me jeter dessus.

Si ce livre vous tente, je pense qu’il faut lui laisser une chance.
Pour ma part, je l’ai lu après une lecture que j’ai adorée et qui n’avait pas une minute de temps mort… et ça n’a peut-être pas aidé !

“Wait for me.” The words come out choked and pained. “I need you to wait for me. »

 
Addicted to you (tome 1) – Krista and Becca Ritchie
Ebook – 324 pages

 

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spellmanAttention spoilers

Mais comme je dis toujours, il faut toujours savoir faire preuve de tolérance.*
* C’est sans doute la première fois que je le dis.

 Je n’aurais jamais cru mettre 2 étoiles à un Spellman, et pourtant.
J’ai trouvé ce tome beaucoup moins drôle que les précédents, limite déprimants à certains moments, et je n’ai pas du tout adhéré à l’évolution de certains personnages.
J’ai trouvé l’évolution de David ridicule, Henry complètement effacé et inexistant, je n’ai pas retrouvé ce qui me plaisait tellement dans ses échanges avec Izzie, et j’ai trouvé cette dernière ridicule à fuir toutes discussions.

Pour vous dire, je n’ai même pas été déçue par la façon dont évolue leur relation à la fin du livre et pourtant, vu que je m’étais spoilée, c’est quelque chose que j’appréhendais. Mais finalement leur relation tout au long du livre est tellement décevante que cela atténue l’impact de leur décision finale.

Heureusement, Rae et les parents, toujours aussi drôles, ont rattrapé un peu le reste.

« Bonjour, Rae. Je peux faire quelque chose pour toi ?
– Eh bien oui. J’aimerais récupérer ma voiture.
– Moi, j’aimerais récupérer mes cheveux, a répondu papa.
– Si je les avais, je te les rendrais.
– Je crois que tu les garderais plutôt pour une éventuelle rançon.
– Peut-être. Mais je finirais par te les rendre, parce que j’en ai à moi.
– Merci. Je suis vraiment content de l’apprendre. Mais tout ça reste dans le domaine des hypothèses. Je ne veux pas avoir à vendre mes cheveux aux enchères.
– Tu vas me rendre ma voiture ?
– Non, pas tout de suite. J’en ai besoin.

La série aurait peut-être dû s’arrêter après le tome 4.

Et même si cela ne m’a pas dérangée vu l’évolution que cela prenait, je dois quand même dire que je ne comprends pas le choix de l’auteur de mettre 4 tomes pour réunir un couple très attendu pour finalement les faire rompre le tome suivant. C’est ridicule.
Finalement, je ne garderai pas du tout un bon souvenir de ce tome mais je lirai la suite tout de même étant donné qu’il s’agit là à priori le dernier tome.

Rae m’a ignorée et a continué sa conversation avec maman.
« Il se passe quelque chose que vous ne me dites pas.
– Ca ce n’est pas nouveau », a répondu ma mère, énigmatique.
Rae a renoncé à discuter avec les parents et m’a regardée d’un œil noir.
« C’est toi qui es à l’origine de tout ça. Je le sais et quand je découvrirai comment, tu le regretteras.
– Jamais les enfants de mon amie Lydia ne se lancent des menaces, a dit maman.
– Lydia n’est pas ton amie, a rétorqué Rae. C’est juste un membre du groupe de tricot qui te sert de couverture.
– Crochet, a rétorqué maman.

 
Rien ne va plus chez les Spellman (tome 5) – Liza Lutz
Editions Albin Michel – 456 pages

 

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oppoAttention spoilers

J’avais adoré le tome 4 et j’attendais ce 5ème et dernier tome avec impatience.
Tome dont je ressors finalement assez déçue.
En effet, force est de constater qu’un mois après l’avoir lu,  je ne me souviens d’aucun détail. Et quand je dis aucun, c’est que j’ai même du demander à Ju de me rappeler ce qui se passait dans ce tome. (En fait j’ai aussi demandé à B mais bon elle ne m’a pas été d’un grand secours, comme j’aurais pu m’en douter :D). 
En résumé, c’était bien parti, le début était assez prenant bien que Dee manque de crédibilité dans son rôle de bitch.
Et puis, le tiers passé, certaines scènes n’ont plus du tout été  crédibles (le chef des Arum sur son trône de crânes, ridicule…), d’autres étaient trop cheesy (il me semble que Kate et Daemon passe le tome à coucher non ?), et enfin Kate dans le rôle de la justicière badass et un peu moralisatrice (quand elle fait la leçon de moral au chef des Arums, à mourir de rire)(ou c’est au chef de la sécurité du gouvernement américain ?) bref, ça ne l’a pas fait du tout !!! Je préférais la jeune fille pas très sûre d’elle des premiers tomes je crois. 

Pour autant, c’est une série que j’ai beaucoup appréciée dans sa globalité.
Une série originale, pleine de rebondissements et de révélations au fil des tomes, dont j’ai vraiment adoré certains aspects.
Je pense notamment au fait qu’entre Arum, Luxen et le Gouvernement, il n’y a finalement pas de vrais méchants. Ceux qu’on pensait être gentils se retrouvent odieux, ceux qu’on pensait méchants deviennent des alliés et enfin ceux dont on n’a jamais su quoi penser avaient des bons et des méchants dans leur camp.
Je trouve cet aspect là de la série très réussi car vraiment bien pensé et original. 
Et puis bon, la série Lux, c’est aussi et surtout Daemon, toujours parfait, avec des réparties très drôles, et ce, depuis le tome 1. Il ne m’aura jamais déçue, jusqu’à la fin.
Un dernier tome décevant et qui ne me laissera pas un grand souvenir mais qui conclut tout de même bien cette très bonne série YA que je recommande chaudement ! 

Opposition (lux 5) – Jennifer L. Armentrout
Ebook – 534 pages

 

27
sept

Where in motherfucking-shit-fucking-hell-fucking bullshit had that come from?

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Pour résumer Undeniable, le premier tome de cette série (qui porte chaque fois sur de nouveaux personnages) j’avais employé le mot « intense ».
Je n’en trouve pas de meilleur pour résumer ce 3ème tome.

Que j’ai adoré.

Pour vous rappeler le contexte, on évolue dans un monde de bikers. Un monde aux antipodes du notre.
Dans le premier tome, nous suivions l’histoire de Deuce, le président d’un gang de motard et son histoire improbable avec Eva.
Le second tome parlait de Danny, la fille de Deuce, et de Ripper, un membre du gang plus âgé et défiguré.
Ce troisième tome traite à la fois de Cage, le fils de Deuce, et de Tegen, ainsi que d’un personnage très particulier que tout le monde nomme Dirty.

L’histoire de Dirty m’a plus touchée que celle de Cage.
Alone, he could cry. Alone, he could let the fear out and, Jesus fuck, there was so much fear. He lived and breathed fear every day, every night, all the motherfucking time

Son passé m’a brisé le cœur, ses agissements m’ont vraiment remuée, et ses pensées m’ont achevée.
He was nothing. He was shit. He was a damaged, deranged, sick motherfucker who deserved to be put the fuck down. He shouldn’t have lived for as long as he had; he didn’t deserve to share the same earth with people like Ellie, people who laughed over burnt popcorn even after they’d been stripped of their dignity.

Son histoire, en gros, m’a simplement chamboulée.
Then watching her cry while she asked to stay with him. With him? No one needed him. No one had ever once, not fucking once, needed him for anything. But she’d needed him.

J’ai ressenti exactement tout ce qu’il ressentait, j’ai été bouleversé et je me suis étonnée à ressentir de la tendresse pour lui alors que si on y réfléchit, c’est un personnage tellement dérangé qu’il en est presque psychopathe.
Et pourtant, pourtant, l’auteur a tel talent qu’on ne peut qu’être bouleversé et touché par son histoire. On ne peut que vouloir le meilleur pour lui.
Suddenly he didn’t want to take her to the club. He didn’t want her around the boys; he wanted to keep her here. With him. Well, not with him, but near him, a room or two away, so every once in a while he could hear her laughing. Or something.

C’est d’ailleurs là le point le plus fort  – et le plus dérangeant sans nul doute – de l’écriture et du style de l’auteur qui a cette faculté de nous faire éprouver de la compassion, de la compréhension et de l’espoir pour des situations et des personnages qui sont loin d’être normaux, pire, qui ont tout pour être condamnables.
L’histoire de Cage et Tegen, qui m’a moins touchée que celle de Dirty et Ellie m’a néanmoins également beaucoup plu, et pour cause, là aussi, l’auteur décrit tellement bien les émotions de ses protagonistes, avec un choix de mots tellement parfaits, qu’ils ne peuvent que nous toucher et nous transporter jusqu’à ce que nous vivions leurs histoires à leurs places.
“Since when are you so nice?” I whispered.
Cage’s nostrils flared slightly. “Only once, since the day I met you, Teacup, that I haven’t treated you right. Am I right?”

Oui, j’ai adoré ce livre.
J’ai aimé voir l’évolution – lente et difficile – de Dirty qui commence après l’arrivée de Ellie dans sa vie.
J’ai aimé le voir ressentir enfin des émotions, et en découvrir de nouvelles.
J’ai même aimé grincer des dents en comprenant ce qu’il a subit et fait subir.
J’ai aimé la grande gueule qu’est Tegen et la façon dont elle ne peut s’empêcher de fondre pour Cage et ses fossettes.
J’ai aimé leur passé, et leurs retrouvailles.
J’ai ri aux nombres de « fuck » que peuvent dire tous ces personnages en une phrase.
J’ai aimé leur manière de jurer, de baiser, d’être intenses.
J’ai aimé passer deux jours à écrire exclusivement des whatsapp à base de « fuck », « bitch », « whore » à ma camarade de LC.
Et enfin, j’ai quand même été un peu agacé par le nombre de fois où leurs narines « flared » (just for you, B, you fuckin’ little bitch).

Alors oui. C’est trash. C’est glauque. Et c’est extrêmement vulgaire.
“For fuck’s sake, Tegen, stop overthinkin’ every damn thing. Just get on my goddamn dick and start fuckin’ bouncin’.”
Well, how could I deny such sweet talk?”

On entre dans un monde de viols, de putes,  de meurtres, un monde décrit de manière cru, grossière et sans fioriture.
Un monde qui ne plaira pas à tout le monde, c’est une certitude.
Mais un monde d’amour aussi, différent de ce qu’on connait, mais non moins intense. Un monde qui me remue à chaque fois, qui me rend accroc, dans lequel je plonge tellement intensément qu’il m’obsède toujours quelques jours après l’avoir quitté.
Pour ça, pour la puissance des mots qu’elle utilise et qui nous immerge tellement dans ses histoires, je tire mon chapeau à  Madeline Sheehan.

“Tegen, that’s a hot piece of ass.”
Cage’s already rising temper flared to life and his arm shot out. Gripping Cox’s shirt collar, he pulled them nose to nose. “My hot piece of ass,” he growled. “Which you do not fuckin’ talk about.”
Cage froze. What?
What the fuck?
Why the fuck…
Where in motherfucking-shit-fucking-hell-fucking bullshit had that come from?

Unattainable (Undeniable 3) – Madeline Sheelan
Ebook – 306 pages

10
juil

Fucking whore. Fucking fucked in the head stupid fucking whore.

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Intense.
C’est le premier mot qui me vient à l’esprit quand je pense à cette lecture.
Et « complètement fucked-up »  aussi.

Ce livre ne ressemble à aucun autre.
Qu’on aime ou qu’on déteste, on ne peut pas rester insensible en lisant Undeniable.
C’est dur, cru, trash et vulgaire.
Clairement, ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains.

Vous parler en détail de l’histoire serait une erreur, car c’est une histoire qu’il faut découvrir soi-même et surtout, sans à priori.
Sachez simplement qu’on entre dans le monde des motards, qu’Eva et Deuce ont 18 ans d’écart, que leur histoire s’étend sur des années (on fait souvent de grand saut dans le futur), et que leurs habitudes et mode de vie sont à des années lumières de ce que nous connaissons.

Ca baise, ça tue, ça trompe, et ça jure non-stop. J’ai lu quelque part qu’il y avait plus de 500 « fuck, fuckin’, fucked… » dans les 300 pages que comptent ce livre, et j’avoue qu’après avoir l’avoir lu quasi d’une traite, j’ai juste envie de mettre le mot « fuck » partout dans mon billet.

« Bitch, I don’t wanna fuck you so I ain’t gonna buy you drinks and tell you how fuckin’ hot you are hopin’ you’re gonna spread those bony legs for me, cuz one, you’re not hot, you might be someday if you start eatin’ but as it is right now, you are not.  And two, I don’t wanna fuck you so I’m givin’ it to you straight. Fuck off. »

Que dire ? Ce livre m’a happée.
Si j’ai eu du mal avec le langage super vulgaire et « parlé » au début, j’ai vite réussi à m’immerger dans le monde dans lequel évoluent Eva et Deuce.

He let her go and backed away from her. “what’s wrong with you?” He sneered. “You’re not her, that’s what’s wrong with you. What’s she got that you don’t ? Bitch, she’s got me and you never fuckin’ did.”

Les deux sont complètement dérangés à leur manière, leur relation est particulière, passionnée et pourtant, ils passent plus de temps sans l’autre qu’ensemble.

Si j’ai hurlé de frustration à certains passages, si j’en ai détesté d’autres, ne comprenant pas ce que faisait Eva, si j’ai eu envie d’arracher les yeux (et le sexe) de Deuce à plusieurs reprises, si j’ai été choquée par moments, frustrée à d’autres, j’ai néanmoins adoré ma lecture. Car je l’ai vécue pleinement et j’ai ressenti des dizaines d’émotions différentes, aussi bonnes et mauvaises soient-elles.
Pendant les deux jours qu’ont duré ma lecture, je me suis immergée dans un monde aux antipodes du mien. J’ai échangé ma petite vie pépère pour un monde trash, inconnu, et j’ai adoré ça car je l’ai vécu intensément.

J’ai rencontré Eva petite, je l’ai suivi à son adolescence, j’ai applaudit sa première escapade, détesté ce qu’elle a fait par obligation, eu envie de la secouer, de la consoler, de lui dire de rester puis de partir. J’ai rencontré Deuce, aimé ses déclarations, détesté certains de ses choix, eu envie de l’étriper. Et j’ai rencontré les autres… Kami, son amitié et son propre côté historique, Cox, Jase et les autres « boys » de Deuce, Frankie et sa folie (ce fils de p*** !), les old-lady et ce qu’elles doivent « endurer », Chase et sa perfidie, etc…

And baby, true freedom is the open road, the wind on your face and a good woman on the back of your bike holdin’ you tight like you’re her reason for breathin’ because she sure as fuck is yours.

J’ai rencontré tout ce beau monde et je fais partie de celles qui ont aimé ça (même si, je le répète, j’ai détesté certains passages et égarements de nos protagonistes), mais je comprends que ce livre puisse ne pas plaire, qu’il puisse perturber, et qu’on le déteste.

Sexe, guerre de « gang », insultes, meurtres, jalousie. Voilà ce qu’on trouve dans Undeniable avec force détails…
Rien n’est épargné et nos personnages vont vraiment descendre très bas à certains moments, mais malgré tout, je n’avais qu’une envie, continuer le livre, connaître la suite tant j’étais happée par le récit et immergée dans ce monde.

Vous voilà prévenues, je ne me porte pas garante de ce livre. Certes, j’aimerais que vous le découvriez mais je n’insisterai pas pour autant pour que vous le lisiez. Car il y a quand même des chances que vous détestiez, comme ça a été le cas pour Mlle Pointillés, et dieu sait que nous sommes normalement d’accord sur nos impressions livresques.

Vous savez donc à quoi vous attendre, à vous de voir si cela pourrait vous plaire.
Pour ma part, j’ai aimé, vraiment, et j’ai hâte de lire le prochain livre qui traitera d’autres protagonistes.

But we got through it. Together. It didn’t happen overnight and it wasn’t easy.
Nothing worth doing ever is.
And love is worth everything.

Alors merci à Clotho, Julie et Evenusia qui m’ont forcé à lire ce livre. Vous aviez raison, cette histoire était « ouf, pleine de bad boys, et même de papillons » pour citer Clotho !
Et merci à toutes pour avoir lu mes 6000 messages, pour m’avoir spoilée quand j’en avais besoin et pour m’avoir supportée pendant cette lecture :D Vivement le prochain tome. (déjà lu à l’heure où je publie enfin ce billet !).

Undeniable – Madeline Sheehan
332 pages