Les lectures de Cécile

24
juin

Confess de Colleen Hoover : quand trop de drames gâchent un livre magnifique…

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Confess, en quelques mots, c’est l’histoire d’Auburn qui, a 21 ans, est à la recherche d’un travail supplémentaire pour pouvoir faire évoluer une situation qui la ronge. 
En rentrant chez elle, elle tombe sur Owen, un artiste qui peint de magnifiques oeuvres basées sur les confessions d’inconnus.
Owen qui cherche justement une assistante pour son exposition du soir et qui a des secrets qu’il ne veut et ne peut confesser. 

 

J’ai adoré la première moitié du livre.
Colleen Hoover a su une fois de plus me happer dès les premières pages avec son histoire unique et son écriture qui est, comme d’habitude, magique.
En effet, avec Confess, l’auteur nous confirme une fois de plus qu’elle a un réel don pour nous toucher avec des phrases magnifiques, sublimes et poétiques.

L’histoire est quant à elle hyper bien pensée et originale : j’ai particulièrement adoré l’aspect artistique avec les peintures d’Owen qu’il réalise à partir de confessions anonymes.
Ces confessions sont d’autant plus touchantes qu’elles sont vraies, comme nous l’indique l’auteur au début de son livre.
Certaines font rire alors que d’autres sont tout simplement intolérables et j’ai adoré son idée de les exprimer à travers l’art.

« Which way is your place ? » he asks.
« You aren’t coming over », I immediately say.
« Auburn » he says, laughing, « it’s late. I’m offering to walk you home, not asking to spend the night ».
I inhale, embarrassed at my assumption. « Oh ». I point to the right. « I’m about fifteen blocks that way ».
He smiles and waves a hand in that direction, and we both begin walking. « But if I were asking to spend the night… »
I laugh and push him playfully. « I would tell you to fuck off ». 

 

Un autre aspect unique et très bien pensé et le fait que Colleen Hoover s’est associé à un vrai peintre, Danny O’Connor, pour réaliser des peintures que l’on retrouve dans ce livre.
Ici Auburn dessinée par Owen (ou Danny O’ Connor). 

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Je vous conseille vivement de cliquer sur la page Facebook de ce peintre : j’adore ce qu’il fait et les couleurs qu’il utilise.

Pour revenir au livre, j’ai donc été complètement charmée par la première moitié du livre, par les personnages, par leur relation, par les confessions (qui auraient d’ailleurs mérité d’apparaître tout au long du livre et pas seulement au début), et même par leur rencontre, même si elle relève plus de la magie que de la réalité :-)

Tous les ingrédients étaient là pour le coup de cœur : papillons, répliques touchantes et drôles, phrases magnifiques.
J’ai ri, été touché, couiné et même versé des larmes lors du prologue…

« But »… I turn and face him. « I thought you learned your lesson about mixing business with pleasure. Isn’t that how you found yourself in a bind today? »
He grins with a very subtle laugh « Consider yourself fired ».
 

Et puis… cette seconde partie…
Cette seconde partie qui a ôté toute possibilité au livre d’être un coup de coeur…

Si j’ai été surprise par une révélation (qui d’habitude aurait pu me faire lever au ciel), j’ai trouvé qu’elle était bien amenée et bien expliquée. Cette révélation donne d’ailleurs lieu à un passage très touchant.
Malheureusement, elle donne également lieu à des choix que l’héroïne se sent obligée de faire et auxquels je n’ai pas du tout adhéré.
Ainsi, j’ai eu beaucoup de mal avec un de ses choix par rapport à Trey.

Un choix dont découle un certains nombres d’évènements mélodramatiques qui sont un peu la marque de fabrique de Colleen Hoover.
Malheureusement, cette tendance à l’over-drama ne passe pas toujours bien et c’est le cas ici.

Surtout qu’un de ses personnages s’en sort très bien à la fin ce que je trouve tout simplement scandaleux. Quel message cela est-il censé véhiculer ? *

“I’m scared I’ll never feel this again with anyone else, » I whisper.
He squeezes my hands. « I’m scared you will.” 

Aussi, pendant tout le livre, Owen a deux vérités (confessions) qu’il ne veut pas dévoiler. Une qu’il finira par confesser à Aubern, et l’autre pas… Et comment dire ?
La première est très peu crédible et vraiment « too much »** et la seconde… well… la seconde (et la dernière du livre que nous seuls apprenons) et bien je ne comprends tout simplement pas pourquoi il n’en parle pas à Auburn et en quoi cela pourrait briser leur couple.
C’est dommage car j’ai bien aimé cet épilogue mais il est gâché par le fait que c’est une vérité qui aurait pu ne pas rester secrète, au contraire.

En résumé, je suis toujours impressionnée par son écriture, si belle et poétique, par ses détails qui font toute la différence, qui nous font rire, nous font nous attacher à ces personnages et qui nous font ressentir beaucoup d’émotions.

Et j’ai aimé l’histoire. Unique. Bien pensée.
Mais ce livre ne tient malheureusement pas ses promesses sur la longueur et je garde une impression de gâchis et de déception.
Comme je le disais, les livres de cette auteure ont toujours un côté mélo-dramatique, on s’y attend, on le sait. Malheureusement, dans Confess, cet aspect là est poussé à la limite de la crédibilité. Dommage.

 

LA PARTIE SUIVANTE CONTIENT DES SPOILERS.
NE LISEZ LA SUITE QUE SI VOUS AVEZ LU LE LIVRE OU SI VOUS NE COMPTEZ PAS LE LIRE.

 

* Trey tente de violer Auburn mais est interrompu par la colocataire de celle-ci.
J’ai bien compris pourquoi elle n’ose pas porter plainte juste après, vu les conséquences que cela peut avoir par rapport à son secret (même si cela est quand même déjà sidérant), mais à la fin ?
Donc finalement Trey est un personnage obsessionnel, qui est prêt à user de son statut de policier pour condamner des innocents et qui tente de violer une fille, mais il s’en sort sans rien ????  Quel message cela est-il supposé véhiculer ?
Il n’est pas allé jusqu’au bout et ne l’a pas violé donc c’est OK ? Il peut s’en sortir et refaire ça à la prochaine fille qui va l’obséder ?
Le fait qu’elle ne porte pas plainte et qu’il s’en sorte sans même un procès me si-dère.

** Dommage le coup du père est peu crédible d’autant qu’il reçoit vraiment des prescriptions médicales pour ce médicament. Il aurait prendre le blame sur lui et montrer une ordonnance après.

 

FIN SPOILERS****FIN SPOILERS****FIN SPOILERS****FIN SPOILERS****FIN SPOILERS****FIN SPOILERS****FIN SPOILERS**

 
Les avis également en demi teintes de Karine et Francesca 

14
mai

Trust (Temptation 3) de Ella Frank : la parfaite conclusion d’une parfaite série

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Après avoir lu quelques romances érotiques l’année passée, j’avais fait deux billets sur le sujet “Les 10 fondamentaux pour écrire un mommy-porn” et “les 10 détails dans un livre érotiques qui ont l’air de ne gêner que moi”.
Et vu que ce billet risque d’être long, je vais faire un résumé de ces billets et puis je comparerai ces points avec la série gay et érotique “Temptation” dont je viens de terminer la lecture. (mon avis sur le tome 1 ici, et sur le tome 2 là). 

Donc, en général, dans les livres érotiques, nous avons :

 

1) Un héros riche et jeune.
Et quand je dis riche, je veux dire vraiment vraiment riche. Il est propriétaire d’immeubles, a un chauffeur, pleins de magnifiques voitures qu’il ne conduit pas (vu qu’il a un chauffeur)(et parce que baiser et conduire peut s’avérer dangereux). Il est même propriétaire de l’immeuble où vit l’héroïne ou de l’entreprise dans laquelle elle travaille (non mesdames, nous ne discuterons pas ici de cette coïncidence, aussi belle et pratique soit-elle). 
Mais ce qui est génial, c’est que notre héros a toujours moins de 30 ans (d’ailleurs, je ne voudrais pas paraitre tatillonne mais j’aimerais beaucoup comprendre comment notre héros, à la tête d’une énorme multinationale (en plus d’être à la tête d’une énorme queue)(oops, pardon, je m’égare), donc qu’est-ce que je disais ? Ah oui, j’aimerais qu’on m’explique comment notre héros peut passer tout son temps (et quand je dis tout son temps je veux vraiment dire TOUT SON TEMPS) à baiser et quand même arriver à faire fructifier sa multinationale. 
Parce que bon, soyons honnêtes, s’il y a un moyen d’être aussi riche tout en passant ses journées à jouir, je veux bien le connaitre… merci du tuyau donc…

 

2) Un héros dominant et autoritaire.
Oui, notre héros n’est pas seulement magnifique, doté d’une voix de velours qui provoque des orgasmes, d’une odeur musquée et épicée qui provoque aussi des orgasmes, et foutu comme un dieu (ce qu’est assurément notre héros, et pour cause : baiser 10 fois par jour maintient en forme), il sera également dominant.
Soit vraiment dominant du genre « je vais te faire signer un contrat qui me donnera le droit de contrôler ce que tu manges, ce que tu dis, à qui, et si tu peux ou pas traverser la rue toute seule). Ou dominant plus en nuance (mais pas de Grey)(oui je suis hilarante, je sais) à savoir seulement au niveau sexuel.

Mais dans tous les cas, il aime le contrôle.
Avant de continuer, il faut savoir que j’adore les héros Alpha. Mais pas quand ils changent du tout au tout avant la fin du livre ou de la série comme c’est le cas dans ces livres.

Ici, notre héros si autoritaire (« êtes vous célibataire ? » « ça ne vous regarde pas » «  si ça me regarde car je veux te baiser »), au début du livre, change complètement après être tombé amoureux et devient pire qu’une serpillère. (Une belle serpillère, soit, mais une serpillère quand même).
Il change pour la fille donc, devient monogame, il arrête de passer son temps à bosser (parce que bon, baiser est quand même plus important), est prêt à mettre de côté son orgueil pour la fille et s’avère ne presque plus être dominant (à part pour le fameux « jouis pour moi » sur lequel nous reviendrons plus tard)… et bref notre héros devient un homme ordinaire en somme (enfin un homme ordinaire avec une grosse b*** et très riche)(pas de quoi se plaindre quoi). Il n’empêche qu’à la fin du livre, notre héros n’a plus la personnalité qui nous faisait craquer au début.

 
3. Le passé 
Notre héros devra, et c’est une obligation, avoir un passé trouble et torturé. Sœur décédée, mère droguée, viole, coups et blessures, privé de nutella ou de coca dans sa jeunesse (ou comme l’auteur de ce billet, de peluche Popples) : il n’y a pas trop de restrictions de la part des auteurs. D’ailleurs, plus le héros sera traumatisé, plus la lectrice aura envie de le réconforter et d’être la femme qui arrivera à lui chasser ses démons.
J’avoue que personnellement, je pense pouvoir être excitée sans que nos héros aient vécu plus d’horreurs dans leur jeunesse que princesse Sarah dans la sienne (oui on a les références qu’on a…) mais bon, je suis une rebelle, que voulez-vous !

 

4. Les particularités de l’héroïne et les phrases « type ». 
L’héroïne, quant à elle, pourra être banale, une femme comme nous toutes, en somme, ou elle-même traumatisée. Peu importe tant qu’elle est (impérativement) étroite, mouillée et toujours prête à recevoir le héros de sorte que ce dernier puisse lui dire 15x par tome les phrases suivantes :

– Tu es si mouillée pour moi
– tu es si étroite putain. Parfaite pour moi.
– Jouis pour moi (maintenant). (mmmh, je pourrais pas jouir pour moi plutôt ?)(car laissez moi vous dire que si je pouvais jouir sur commande, je le ferai avant tout pour me faire plaisir)(mais comme je vous le disais, je suis une vraie rebelle)(et bon, ok, aussi un peu égoïste apparemment).

 

5. La communication entre les personnages et leur réconciliation (sur l’oreiller) 
Souvent, tes deux héros se disputeront. Soit à cause d’une ex, soit par incompréhensions, souvent à cause de non-dits. Mais finalement, peu importe la raison de la dispute, ce qui est important, c’est la réconciliation sur l’oreiller.
Finalement pas besoin qu’ils communiquent et s’expliquent, s’ils baisent et que l’héroïne à ses 32 orgasmes d’affilée, ce n’est pas grave si le problème de base n’est pas résolu. 
(En même temps, pourquoi parler quand on peut avoir des orgasmes ? Je ne peux les blâmer !).
Surtout que bon, notre héros a une endurance hors du commun ! Pas besoin d’avoir peur : le héros n’aura jamais, jamais d’orgasmes avant l’héroïne même si celle-ci vient de lui faire une fellation de compét (et puis bon, même s’il jouit, ce n’est pas un héros pour rien : il sera directement près pour 4 autres tours).
Conclusion : le héros de ces romances érotiques a l’endurance d’un sex toy, la langue et les doigts en plus. (mmmh, comment on fait pour devenir une héroïne déjà ?).

Bref, maintenant que nous avons passé en revu les plus gros clichés des livres érotiques, je vais vous dire pourquoi la série Temptation de Ella Frank, qui est une série gay érotique, est parfaite et en quoi elle se différencie des clichés ci-dessus.

 

1) Héros riche et âgés de moins de 30 ans ? Non !
Tate a 29 ans et est un barman qui a mis un peu d’argent de côté mais qui n’est de loin pas multimilliardaire. Logan, quant à lui, a 34 ans (oui 34 !), et est un avocat qui a de l’argent et une très belle voiture (qu’il conduit !) et qui a même une maison de campagne mais qui n’est pas pour autant milliardaire. Et surtout : il travaille pour gagner son argent.
Je ne dis pas qu’ils ne baisent pas hein. Car ils le font. Beaucoup. Mais ils le font avant et après le boulot. On les voit même travailler, et je peux vous dire que c’est bien plus réaliste que ce que j’ai pu lire jusque là dans les livres érotiques.

 

2) Ils passent de dominants à serpillères ? Non !
Ils ne changent pas de personnalité. Car être dominant n’est pas ce qui les caractérise à la base. Ils le sont quand ils doivent l’être (pour notre plus grand plaisir) mais ils sont aussi drôles, sarcastiques, honnêtes, tendres, têtus…
Leur personnalité ne change pas pendant les différents livres : ils sont exactement pareil à la fin de la série qu’ils ne l’étaient au début. Seuls leurs sentiments et leur manière de pensée ont évolué !

 

3) une passé traumatisant ? Non !
Ils n’ont rien vécu de traumatisant dans leur passé. Bien sûr, ils ont eu des problèmes, des moments de remises en questions, des périodes plus difficiles durant leur enfance et leur adolescence, et ils en ont même pendant la série. Mais ce sont des problèmes tellement réalistes par lesquels ils sont passés et par lesquels ils passent, que nous ne roulons jamais des yeux (ce que je fais souvent en temps normal)(comme Ana dans 50 nuances de Grey)(oui je sais, je mérite la fessée).
Donc, ici, tout somme juste et c’est vraiment rafraichissant de ne pas avoir de drames inutiles. (D’ailleurs, en parlant d’adolescence : j’aurais adoré connaître le Logan-ado-intello-geek et le Tate-ado-cool-musicien).

 

4) clichés ? Non !
Bon okay… ils sont étroits… mais bon : c’est normal dans ce cas ;))
Et nous n’avons le droit qu’à deux « jouis pour moi » dans les 3 livres et chaque fois c’est car le premier a déjà jouit, et donc ça passe très bien. Car vous savez quoi ? Ca aussi c’est parfait. Ils jouissent quand ils en ont envie. Ils savent que l’autre va suivre donc ils font selon leur besoin. Bien sûr qu’ils font attention au plaisir de l’autre mais ce n’est pas une obligation pour celui qui est au dessus de finir après l’autre.

 

5) que du sexe, pas de communication ? Non !
Ils communiquent. 
Attendez, laissez-moi répéter ça : ils communiquent ! et c’est vraiment vraiment vraiment rafraichissant et parfait. 
Ces deux personnages n’acceptent pas les conneries de l’autre. Ils agissent exactement comme tous les héros de romances (et je parle de toutes les romances) devraient le faire : ils laissent du temps à l’autre pour venir leur parler mais après quelques jours ils confrontent l’autre et n’acceptent pas de ne pas avoir de réponses.

 

Et maintenant que je vous ai expliqué en quoi cette série est différente des autres, laissez moi vous expliquer pourquoi vous devez essayer de la lire.

Je viens de finir de relire les deux premiers livres et j’ai enchainé sur le troisième tome et c’est comme si j’avais lu un gros et long livre de 800 pages (aucune référence phallique ne se cache dans cette phrase), un livre de 800 pages ou plus, parfait depuis la première à la dernière page.

Durant ces trois livres :
– je suis tombée amoureuse de Tate et Logan,
– je suis tombée amoureuse de leur honnêteté, de leur humour (douteux), de leur côté dominateur qui apparaît de temps en temps, de leur possessivité et leur tendresse
– je suis tombée amoureuse de leur manière de communiquer, de leur façon de comprendre et d’avoir besoin de l’autre,
– je suis tombée amoureuse du fait qu’ils se protègent avec des préservatifs systématiquement.

J’ai aimé que logan soit un intello, qu’il soit sur de lui malgré quelques insécurités, et qu’il n’arrête jamais de parlé.
J’ai aimé son humour, ses sarcasmes, son esprit affuté, son frère Cole…

J’ai aimé Tate, ses doutes, sa confiance, son amour, son côté jaloux. J’ai aimé qu’il devienne autoritaire quand il boit trop, qu’il soit têtu, qu’il se batte pour ce en quoi et à qui il croit.

J’ai aimé suivre l’évolution de leur relation, la chasse, les nons, le déni, l’expérience, le oui, l’acceptation, les sentiments, l’amour, la confiance…

J’ai aimé l’écriture, l’humour, l’absence de clichés, les dialogues, les déclarations d’amour, les réactions des héros, les moments tendres, les SMS, les appels, les sarcasmes et les scènes chaudes chaudes chaudes chaudes !

Bref, j’ai quasi tout aimé et tout le monde. Ella Frank a écrit, à mon avis, une série qui sonne juste. Rien de faux, rien de « trop », juste une histoire originale, bien menée et intense durant laquelle j’ai…

Couiné, ri et été touché.
Trois livres qui m’ont rendu triste, heureuse, et qui m’ont donné chaud !
Trois livres dont je suis tombée amoureuse et qui me laisse en état de manque ! 

Et comme ce billet portait initialement sur le dernier tome Trust, je vais simplement dire que ce 3ème tome est comme les deux premiers. Non, rectification : il est encore meilleur que pour les premiers.
Encore plus drôle, touchant, chaud (la scène a 70% !!), touchant, juste et triste (j’ai même versé ma larme) que les deux premiers.
Les scènes de cul n’ont jamais été trop présentes dans les deux premiers livres mais presque. Dans Trust, je dirais que c’est encore mieux balancé : on les suit dans leur quotidien mais l’histoire n’est pas une excuse pour les faire coucher ensemble (scènes qui sont présentes mais juste quand nécessaires).
En résumé : comme dirait Fleur, ce troisième livre est un peu l’apothéose de la série. Tate et Logan sont simplement parfaits dans Trust, dans toutes leurs actions et réactions. 

Si vous les avez aimé dans les deux premiers livres, vous allez les adorer dans celui-ci. Sans aucun doute.

Et pour celles qui lisent seulement en français, bonne nouvelle : cette série va sortir bientôt chez J’ai Lu ! 

Les avis de Zaza, Sandy, Lily… 

23
avr

Life in outer space de Melissa Keil : une parenthèse (très drôle) dans ce monde de brutes…

LIOS

Disons le d’emblée, ce livre est un coup de cœur. Pas le gros coup de cœur. Mais le coup de cœur que j’attendais depuis Aristotle et Dante discover the secret of the universe et Eleanor and Park.
Depuis un an quoi.

Je vais vous expliquer pourquoi j’ai adoré ce livre et essayer, j’espère, de vous convaincre de le lire, mais avant cela, une petite introduction s’impose.

Dans mon billet la fache cachée de Margo, je vous expliquais pourquoi John Green est mon auteur chouchou.
Vous pouvez retrouver en détail tout ce que j’aime dans ses histoires ici, mais pour faire court, voici ce qui me plait et qu’on retrouve dans tous ses livres:

– Des héroïnes qui ont du caractère, qui sont mures, attachantes et qui ont un côté inatteignables pour nos héros.
– Des héros en marge des adolescents populaires, sans être pour autant des looseurs : ce sont des nerds, des geeks, des garçons très sarcastiques, qui ont beaucoup d’humour et qui sont bien dans leurs peaux.
– Des personnages secondaires très présents et indispensables,
– sans oublier l’humour, les questionnements des personnages & les dialogues qui sont uniques.

Mais voilà. Si John Green est un auteur que j’aime particulièrement et dont j’ai lu tous les romans, j’ai un aveu à faire : je n’ai jamais eu de coup de cœur pour ses livres.
Je les adore, oui… J’adore sa plume, son humour, ses personnages et ses histoires mais il y a toujours un passage plus lent ou certains détails qui font que je passe à côté du coup de cœur.

Maintenant que j’ai fait mon coming out sur John Green, vous vous demandez peut-être quel est le lien avec le livre dont je vous parle aujourd’hui ?
Le lien est simple : « Life in outer space » m’a fait penser, par bien des aspects, aux livres de J.Green.

 

However – having a girl hum a song from a musical at you that implies she will be watching out for you at a party ou are too scared to attend is new level of feebleness, even for me. 
I am pretty sure my manhood does not approve. 

 

On y retrouve ce que je cite plus haut :
– Un héros nerd, geek, qui accepte sans complexe le fait qu’il est différent, qui est très drôle et sarcastique,
– une héroïne plus sûre d’elle, qui se démarque, qui est plus à l’aise en société que notre héros,
– et enfin des amis, présents, originaux, drôles, indispensables, sans qui le héros ne serait pas ce qu’il est.
– et beaucoup d’humour.

Has anyone ever made a film about homework ? Probably. I bet it was French. 

Oui, j’ai retrouvé dans ce livre tout ce que j’aime et adore dans les livres de Green, sauf qu’ici, je n’ai aucun bémol. J’ai TOUT aimé et je n’ai pas lâché mon livre pendant les deux jours qu’a duré ma lecture.

 

Life in outer space ou La vie dans l’espace en françaisporte bien son nom.
Car on vit, pendant quelques heures, dans une autre planète.
Celle de Sam. 

Sam, ce nerd qui fait sans cesse des références à des films et des jeux vidéo.
Sam qui veut écrire un scénario,
Sam dont les monologues intérieurs m’ont faite rire, sourire et même éclater de rire.
Sam qui ne veut pas être appelé Sammy.
Sam dont l’humour, l’auto-dérision et le sarcasme sont présents dans chaque scène et monologues intérieurs.
Sam dont les amis sont parfaits jusque dans leurs défauts.

Mike is the brother I never had, then Adrian radley is the possibly inbred cousin who came for a visit and never left. 
I guess some people enter your orbit and get stuck, and there’s nothing either of you can do about it. 

Car dans la planète Sam, vous trouverez :
Adrian, qui passe son temps à manger et qui ne filtre jamais ses pensées.

It will never cease to amaze me how many people are capable of appreciating Adrian Radley. 
I think it’s a mystery that is destined to remain unsolved.

Allison la timide, au corps de fillette, aux cheveux fins, qui aime Hello Kitty et le cinéma japonais.
Et Mike, le meilleur ami qui pense être gay et qui a décidé d’abandonner le judo pour une raison indéterminée.

I check the content of my backpack; Mike has shoved a spare T-shirt and bottle of SPF30+ from our bathroom into it. 
« Thanks, mum » I mutter.
He whips the towel from around his neck and shakes it out on the other side of mine. « i’m not the one who cried last time he got sunburnt ».
« I was nine »
« Dude, you still cried ».

Et enfin, il y a Camilla. La nouvelle du lycée dont le père est un journaliste de rock très connu.

She has British accent. Plus two. She is, objectively attractive. Plus three. Although she is dressed pretty weirdly. I have no idea what girls find acceptable but I suspect her clothes might be a minus. (…). She has a British accent. Plus twenty. 

Camilla donc:
Qui est populaire mais qui traine avec nos geeks,
Qui joue à World of Warcraft,
Qui s’habille en jaune,
Qui joue de la musique…
Qui est drôle, intelligente et différente.
Et surtout, Camilla dont l’arrivée casse la routine et l’univers de Sam.

She smiles at me. I smile back. It feels strange on my face.
Routine is weird thing.
Camilla Carter is having dinner at my house.
And our group, apparently, has expanded from four to five.

 

En lisant ce livre, on suit Sam et ses réflexions, on surligne 45 passages du livre, on sourit, on s’attache à des adolescents exceptionnels, on se demande pourquoi Mike a arrêté le judo, on lit des phrases sans points d’exclamations, on voit Sam compter des secondes, on voit son monde être bouleversé, on découvre beaucoup de top 5, on ne comprend quasi aucune référence cinématographique, on imagine un chapeau bleu en velours avec une plume de paon, on rit beaucoup, on couine un peu, et on vit cette histoire, passionnément.
Ah… et… est-ce que j’ai mentionné qu’on souriait tout le temps?

 

I realise the angry-girl is waving a stamp in my face.
Then she pounds a black horseshoe onto my wrist. Adrian blows on his stamp like Mum she’s drying her nail polish. He end up with a crescent of ink on his top lip.
Somehow, this is not how I pictured my first bar experience.

 

Alors, certains trouveront peut-être qu’il ne se passe pas grand chose. D’autres, que ce genre de personnages n’existant pas vraiment. Et ils auront raison. Mais personnellement, rien ne m’a dérangé : j’ai adoré suivre sa vie sans drames qui se voit chamboulée par l’arrivée d’une fille, et j’ai adoré que tous les personnages soient différents des adolescents que l’on croise dans le bus et qui n’ont jamais ouvert un livre de leur vie.

If I lived to be seven hundred years old, and spent most of those seven hundred years searching for the elixir of coolness, i might possibly attain one-eighth of the coolness of Henry Carter. 

Cette histoire est certes simple, mais elle est parfaite de simplicité et j’ai aimé chaque seconde de cette lecture. 

Merci à B de me l’avoir recommandé. Je te dois mon premier coup de cœur. <3

Vous l’aurez compris, si vous lisez en anglais, jetez-vous sur ce livre.
Sinon, priez pour qu’une maison d’édition française lise ce billet et s’intéresse à ce livre !