Les lectures de Cécile

21
avr

Travelling Man de Jane Harvey-Berrick : une atmosphère magique, des personnages originaux, une histoire unique : un très bon moment malgré quelques bémols…

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Pour ses 10 ans, Aimee demande à aller voir le carnaval qui passe pour la première fois dans sa ville et qui s’installe en face de chez elle.
Depuis sa fenêtre, elle regarde avec émerveillement la grande roue, les grands 8, les stands se monter.

I was old enough to know that magic didn’t exist, and young enough to hope that I was wrong. I was sure that if magic belongs anywhere in the world, it was living and breathing right across the road in Mr. Peterson’s field.

 

Elle y rencontre Kes, un garçon de son âge qui voyage avec le carnaval et participe aux spectacles
Une amitié rare et touchante va se construire entre eux et chaque année, ils se retrouvent pour deux semaines.
Deux semaines où ils sont inséparables. Deux semaines qui illuminent le reste de leur année.
Et ce qui commence par une amitié va finir par se transformer en un amour passionnel lors de l’adolescence.

 

“I felt as if I’d met my soulmate, but he was always being taken away from me.”

 

J’ai adoré l’histoire. A la fois originale et magique, elle m’a transportée dès la première page dans une ambiance unique.
On assiste à la découverte de ce monde à travers les yeux, pleins de paillettes, d’Aimee et on assiste, avec plaisir, à l’évolution d’une amitié d’enfants en un amour d’adolescents qui continue d’évoluer à travers les années…

J’ai également beaucoup aimé l’héroïne.
Aimee est une fille qui a du caractère, de la force et qui est honnête. Elle dit ce qu’elle pense et évite ainsi les non-dits auxquels on pourrait s’attendre avec un héros comme Kes qui n’est pas très expressif et qui réagit des fois de manière impulsive.
Le fait qu’Aimee lui tienne tête et lui réponde n’en est que plus appréciable.

 

Kes, quant à lui, est un personnage très différent. Il n’a peur de rien, est aventureux, communique peu.
C’est le genre de personnage qui ne s’excuse pas, ne réfléchit pas avant d’agir, le genre de personnage qui ne montre pas ses faiblesses. Du coup, quand il dévoile un peu ses incertitudes et ses doutes, il n’en devient que plus touchant.
Tout les oppose, et on se demande comment leur relation va pouvoir évoluer et fonctionner.

 

“I care about you !” he roared. “Christ!” He took a deep breath. “I’m trying here, Aimee. Maybe I don’t say it pretty enough for you. But this is me, trying.”

 

La première partie était vraiment mignonne et originale : j’ai adoré voir leur relation évoluer entre l’innocence de leur 10 ans et les sentiments et hormones de leurs 16 ans.
La suite est également prenante, de par la situation entre nos héros, et j’ai vraiment apprécié que l’on survole certains évènements et que l’on ne tombe pas dans des longueurs déprimantes. Le manque de drames est d’ailleurs appréciable, d’autant plus que les évènements sont crédibles.
Malheureusement j’ai trouvé le derniers tiers moins captivant.

Cette partie m’a moins charmée, moins transportée et j’ai peu ressenti d’émotions durant ce passage.
C’est d’ailleurs un peu un bémol général au livre : globalement je n’ai pas ressenti assez d’émotions, surtout dans la seconde moitié du livre donc.
Et c’est d’autant plus dommage que ce livre avait le potentiel de me faire ressentir des émotions bien plus forte.

 

On a le coeur serré, mais on ne souffre pas.
On est content pour eux, mais on ne couine pas.
On sourit, mais on ne rit pas.
Le sexe est présent mais pas assez chaud.

 “Kes grinned, his eyes sliding to mine. “Jealous?” 
I huffed a little, but then admitted the truth. “Yes, I’m jealous.” 
His gaze softened. “You don’t need to be,” he said softly. “Sorcha’s just a friend.” 
“That’s what you call me,” I said, stupid tears making my eyes prickle. 
Kes shook his head slowly. “No, you’re my girl.”

He reached out and brushed his thumb along my bottom lip. 
“You’re my girl, Aimee. No one else.” 
Then he leaned forward and pressed his lips against mine.”

Tout les ingrédients sont là pour en faire un coup de coeur: une histoire et un univers uniques, des personnages originaux et qui ont du caractère, un style fluide, une atmosphère spéciale et magique mais je ressors avec un léger sentiments de « pas assez » …
Pour autant, ces bémols ne m’ont pas empêchée de passer un très bon moment et c’est pourquoi je recommande quand même ce livre même si, dans notre groupe de LC, les avis diffèrent.

Coup de cœur pour Julia, très bon moment pour moi, et un livre sans plus pour Bérengère et Fleur qui ne liront pas la suite.
Quant à moi, je la lirai, c’est sûr, surtout avec cette fin qui est certes logique mais également frustrante !

 

« Kes will never be easy, and the person who loves him won’t have it easy. But if he loves you back, it’ll be worth it, because he’ll love you with every part of him ». 

 

Et parce que j’ai vu l’auteur à Londres, je lui ai posé une question dont voici sa réponse : 

TM

 

Ma question : 
Je suis française, quel mot Kes voudrait-il que je lui apprenne parmi les 3 qu’il a le plus de mal à dire: « merci », « excuse-moi » ou « je t’aime » ? 
Et quel phrase voudrait-il savoir murmurer à Aimee ? 

La réponse de l’auteur : 
Kes a besoin d’apprendre à dire « pardon » en français mais le plus pratique serait « je t’aime ». 
Il aimerait pouvoir murmurer à Aimee: « tu es la magie de mon monde »

5
mar

Never Never de Colleen Hoover & Tarryn Fisher : prenant, mystérieux et très bien ficelé !

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J’ai adoré cette histoire qui m’a happée dès la première page.

On alterne les points de vue de Charlie (diminutif de Charlize) et de Silas, deux lycéens qui se « réveillent » un jour, en plein milieu de la matinée, dans leur lycée.
Sauf que voilà, ils ne se souviennent de rien. Où sont-ils ? Qui sont-ils ? Que leur est-il arrivé ?

She smells like lilies, and I don’t know how I can possibly remember what lilies smell like, but somehow not remember the actual person standing in front of me who smells like them.

On rentre directement dans le vif du sujet et on prend beaucoup de plaisir à les suivre et à les voir enquêter.
On découvre les choses en même temps qu’eux et on a partage et vit leurs réactions en direct quand ils en apprennent plus sur leur famille, sur leur lien, sur leur passé, sur leur amour et sur leur relation.
Avec eux donc, on s’interroge, on recherche la vérité, on croise les informations et on note les moindres indices qui pourrait nous aider à comprendre quoi, pourquoi, comment.

Her eyes are like two open books and I suddenly want to devour every page.

Never never a été co-écrit par Colleen Hoover dont j’adore la plume toujours très touchante et Tarryn Fisher dont le livre « Mud Vein » m’avait chamboulée, captivée et sortie de ma zone de confort et dont je n’ai jamais pu dire si j’avais adoré ou pas. 
Ici, il ne m’a pas fallu longtemps pour reconnaitre qui avait écrit quel personnage et si Silas m’a davantage touchée, j’ai également beaucoup apprécié le caractère de Charlie même si elle est un peu moins attachante. 

En somme, ce livre est très mystérieux et très bien ficelé malgré quelques facilités (comme le personnage qui se souvient du code d’accès à son ordinateur mais pas d’où il a mis son chargeur) et on le referme avec beaucoup de questions et d’hypothèses mais aussi très frustré avec une fin aussi brillante qu’horrible !  

If I knew her better, I’d hug her. Hold her hand. Something. I don’t know what to do. There’s no protocol on how console your girlfriend of four years who you just met this morning.  

Et si j’espère de tout cœur que les auteurs ne vont pas nous fournir une explication paranormale –  que je trouverais sûrement trop facile – pour résoudre ce mystère de perte de mémoire, mon seul gros bémol actuellement concerne le format du livre qui tient plus de la nouvelle que du roman.
Quand on sait que les auteurs prévoyaient un standalone à la base, qu’elles ne savent finalement pas combien de tomes la série comportera et qu’elles décident de faire un tome de 150 pages alors qu’elles auraient pu en faire un de 300, j’avoue me sentir un peu flouée ! :-) (spéciale dédicace pour toi, B). 
Mais ça ne m’empêchera pas de me jeter sur la suite à sa sortie !  

I begin to dip my head, just as she presses her hands against my forearms. « Look », she says, pointing at the building next door. The flickering light has stolen her attention and I want to curse the universe for the simple fact that a light bulb just interfered with what was about to become my absolute favorite of very few memories.

12
fév

The Album de Ashley Pullo – Une parenthèse de rires, de larmes, d’amour et d’amitié

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Plus d’un mois et demi à lire sans vraiment lire, à apprécier mes lectures sans jamais les vivre, à vouloir lire mais à pouvoir m’en passer…
En bref, un mois et demi de de pseudo panne livresque qui commençait à s’éterniser et limite, à me déprimer.
Autant vous dire qu’il me fallait rien de moins qu’un très bon livre pour me sortir de là.
J’ai eu le droit à une petite pépite. 

Une petite pépite d’émotions, de rires, de larmes, d’amour et d’amitié.
 
The Album c’est l’histoire de deux cousines,  Chloé et Nathalie – pleines de vie, pleines de rêves, pleines d’espoir- dont nous suivons la vie au fil des années.
Deux cousines hilarantes, vraies, authentiques et libres, qui s’aiment, se comprennent et se soutiennent sans jamais se juger et qui croisent le chemin d’Adam, de Zach, de Chris et des autres…. 
 
« Are you ready?” 
“No,” I say.
“Good. Let’s face the world together.”

« Est-ce que tu es prête ? »
« Non »
« Bien. Allons affronter le monde ensemble »

 
The Album, c’est la face A et la face B d’une cassette, d’une histoire que Ashley Pullo nous raconte avec brio, humour, finesse, et émotions.
C’est des destins qui se croisent, se décroisent, se frôlent d’abord pour se percuter ensuite, c’est des lettres qui nous font rire et pleurer, des moments hilarants, des sorties mythiques, des scènes de sexe remplies de sentiments et d’émotions, des idéaux, des déceptions, des drames. 
The Album, c’est des références à Sex and the city, à Felicity, à Friends, à Beverly Hills, c’est un poster de Mario Lopez et de ses fossettes, c’est les paroles de Edith Piaf et c’est aussi le petit prince de St Exupéry. 
Sometimes when I’m deep in my thoughts, I wonder if I imagined him – like a little prince that fell from the sky in search of a friend.

Des fois, quand j’y réfléchis, je me demande si je ne l’ai pas imaginé – comme un Petit Prince qui est tombé du ciel à la recherche d’un ami. 

 
En lisant ce livre, j’ai ri aux éclats, j’ai du descendre du bus tellement je pleurais, j’ai eu le coeur serré, j’ai surligné des passages, j’ai eu envie de plonger dans le livre et de rencontrer Chloé et Nathalie et de devenir leur meilleure amie, de faire la fête avec elles et de les prendre dans mes bras.
J’ai eu envie de regarder sauver par le gong, de rencontrer Zach dans un train, de découvrir « Say something » de Carmeron Crowe, de me rendre au « Bridge » pour écouter Chloé chanter et d’aider Nathalie à trouver du sable à NYC. 
 
“Mom, I want you to meet Natalie. She’s like a little star that fell from the sky.”

« Maman, j’aimerais te présenter Nathalie. Elle est comme une petite étoile qui est tombée du ciel » 

 
Pendant les quelques jours qu’ont duré ma lecture, j’ai été obsédé par ce livre, par ses personnages, par les événements qui s’y déroulent, j’ai vécu les histoires, senti les mois passer, et j’ai pensé très souvent à mes amies Chloé et Nathalie, à leur rêves, à leurs amours, à leurs coeurs brisés. 
J’ai vécu ce livre, et qu’est ce que ça fait du bien ! 
 
“Nat, it’s noon. Get dressed – I want to talk to you.”
“Oh c’mon, like anyone in the history of the world jumped into a shower so they could get ready for a talk .” 

« Nat, il est midi. Habille toi – j’ai besoin de te parler ».
« Oh allez, comme si quelqu’un dans l’histoire du monde allait se jeter sous la douche pour pouvoir avoir une discussion ». 

Malheureusement, j’ai un bémol, et il est quand même assez grand pour me faire passer à côté du coup de coeur : la fin est décevante. Trop rapide, trop expédiée, les années passent sans détails et sans nous finalement. On ne comprend pas tous les événements, on ne reconnait pas forcément la Chloé que l’on a connue et cette fin nous laisse, en plus, avec des questions en suspend et des personnages masculins qui auraient mérité d’être bien plus développés. 

Without warning from my friend, Sadness, my face erupts into ugly tears.

Sans avertissement de mon ami Tristesse, j’ai éclaté en sanglot. 

Mais que cela ne vous arrête pas pour autant de lire ce livre car si j’ai bien compris, le tome 2 reviendrait justement en détails sur les années « expédiées »  à la fin du tome 1.
Oui, ne vous arrêtez pas à ce bémol parce qu’au final, quand on lit The Album, on rit beaucoup, on pleure très fort, on aime tout le monde, on adore l’auteur, on lui en veut aussi, on tombe amoureuse, on a le coeur brisé et on est extrêmement  touché par la beauté des mots, la justesse des réflexions et par ces moments magnifiques même dans la tristesse.
Et surtout, on vit.
Car The Album, c’est plus qu’un simple livre, c’est aussi une apologie de la vie. 

 

Et si la fin m’a laissée sur ma faim, cela ne m’en donne que plus envie de retrouver ces personnages dans The Ballad. 
Bientôt, le temps de les quitter un temps, pour mieux les retrouver. 

PS : Ma copine B me fait part, à juste titre, d’un oubli important dans ce billet, à savoir que le livre est rempli de cul.
Alors ce n’est certes pas un érotique et je n’ai pour ma part pas trouvé le cul trop présent, mais c’est vrai que ce n’est pas du tout un YA et ce n’est pas ce à quoi vous devez vous attendre…
Vous voilà prévenus !
 
 
The Album – Ashley Pullo 
Kindle Editions- 400 pages