Les lectures de Cécile

2
août

Cygne Noir Tome 1 : fille de l’orage – Richelle Mead

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J’adore les séries « Vampire Academy » et « Succubus » de Richelle Mead.

Ainsi, est-ce tout naturellement que je me suis plongée dans la lecture de sa nouvelle série « Cygne noir » tome 1 : fille de l’orage.

 

Je l’annonce d’emblée, j’ai été un peu déçu.

 

Eugénie est un chaman, elle chasse les esprits qui s’aventurent dans notre monde, et les envoie, au choix : dans l’Inframonde (comprenez l’enfer) ou dans l’Outremonde : monde parallèle au notre où vivent esprits et faes, où plusieurs royaumes se côtoient avec à leurs têtes des rois ou reines dotés de puissants pouvoirs.

 

Un jour Eugénie se rend dans l’Outremonde pour sauver une ado enlevée, et prend connaissance d’une prophétie dans laquelle elle est impliquée et qui va changer sa vie de manière irrévocable. Finie la routine habituelle (chasser les esprits et faire des puzzles), place aux tentatives d’assassinats, de viols et à la découverte de nouveaux pouvoirs insoupçonnés. (plus excitants que les puzzles vous en conviendrez).

 

Pour faire face à ces nouvelles révélations, essayer de maîtriser ses nouveaux pouvoirs et tenter de sauver l’adolescente, Eugénie va devoir s’allier avec un roi de l’Outremonde, j’ai nommé : Dorian. Beau (Sooo amazing !), jovial, joueur (héhé), avec un bon sens de l’humeur mais dont les motivations sont douteuses…

 

Elle pourra également compter sur Kiyo, un changeforme (mi renard / mi humain) dont nous ferons la connaissance dans un bar dès le second chapitre. (Au risque de vous spoiler, je vous l’annonce : ils ne resteront pas longtemps dans le dit bar. En fait, ils vont aller jouer au monopoly avec des petits enfants malades dans un hôpital du coin). Si si, et vous savez pourquoi ? Car Kiyo est petit, gros, il a un œil vert et un œil brun, il n’a aucun sens de la répartie, fait très mal l’amour, mais il est gentil, vraiment, et il aime répandre la joie autour de lui. C’est d’ailleurs pourquoi Eugénie ne lui résiste pas : elle regarde l’être plus que le paraître.

 

Contrairement à vous, elle n’est pas superficielle, elle.

Oui ne le niez pas, je vois déjà certaines d’entre vous perdrent tout attrait pour ce livre… 

 

Bon donc, où en étais-je ? Ah oui… Kiyo : a les cheveux mi-longs, bruns, un corps à se damner, et il fait superbement l’amour. Ouf, nous voilà rassurées ! (et non ils ne quitteront pas le bar pour jouer, enfin si, mais pas au monopoly).

 

Vous l’aurez donc compris, nous avons une fois de plus le droit à un superbe triangle amoureux (et pour une fois, je suis plus du côté de l’outsider.)

 

Dans ce livre, comme dans « Vampire Academy » et « Succubus », nous avons le droit à:

– Une héroïne qui a du caractère, et de la répartie. Une battante qui n’écoute personne et qui agit de manière impulsive.

– Un amour compliqué, voire impossible.

– Ce qu’il faut de scènes olé olé.

– Et une bonne dose d’actions.

 

Seulement voilà, la mayonnaise n’a pas prise aussi bien cette fois.

Je ne me suis pas vraiment attachée à Eugénie, pas autant qu’à Rose ou à Georgina en tous cas.

L’intrigue ne m’a pas franchement tenue en haleine non plus.

Sans être long ou sans intérêt, c’est moins rythmé à mon goût.

J’ai eu un peu de mal au début à m’imaginer l’Outremonde ainsi que ses habitants (esprits, monstres et autres créatures).

Enfin j’ai trouvé que les relations manquaient de suspens, qu’elles étaient trop « faciles » et pas assez longues à se mettre en place pour qu’on y croit ou qu’on y adhère pleinement.

 

 Finalement, si cette lecture ne m’a pas enthousiasmée autant que les 2 autres séries de cette auteure, elle se lit bien, et par conséquent je lirai la suite.

 

  (Non : Pas seulement pour savoir si elle finira avec Dorian ou Kiyo : aussi pour savoir combien d’esprits elle va envoyer dans l’Inframonde, combien dans l’Outremonde et surtout pour savoir combien de puzzles elle va finir dans le second tome).

 

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-cygne-noir-tome-1-fille-de-l-orage—richelle-mead-54813731.html

9
juil

Hush Hush – Becca Fitzpatrick

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Attention: risque de spoilers.

 

Présentation de l’éditeur :

 

Dans la ville brumeuse de Portland, Nora tente de mener une vie ordinaire depuis la mort violente de son père. Lors d’un cours de biologie, elle fait la connaissance de Patch. Il est séduisant, mystérieux, toutes les filles en sont folles, mais Nora est perplexe. Comment Patch peut-il en savoir autant sur son compte ? Pourquoi est-il toujours sur sa route quand elle cherche à l’éviter ? Sans le savoir, Nora se retrouve au beau milieu d’un combat séculaire agitant des êtres dont elle ne soupçonnait même pas l’existence. Et en tombant amoureuse de Patch, elle va découvrir que la passion peut être fatale. Premier roman de Becca Fitzpatrick,

 

Mon avis :

 

J’ai enfin lu le fameux “Hush Hush” !
Verdict : je n’ai pas été « Patché ».

Je n’ai pas trouvé ce livre aussi mauvais et prévisible que « Envoûtement » mais je n’ai pas non plus été transporté.
Nora n’a rien de spécial, je ne l’ai pas trouvé attachante, je ne me suis pas identifiée. Elle n’a pas vraiment de répartie, quand elle se pose des questions elle ne va pas jusqu’au bout pour obtenir des réponses, je l’ai trouvé assez passive.

 

Patch quant à lui, ne m’a pas fait rêver non plus. Hormis quelques sorties sympas et un peu rentre-dedans, je ne l’ai pas trouvé très crédible.
Il est là pour tuer Nora, mais sans qu’on sache pourquoi et comment, il tombe amoureux.
Si on avait vu ses sentiments évoluer, son choix de renoncer à son plus grand rêve aurait pu être crédible, mais finalement, quand on apprend qu’il tient à elle par un « tu m’as dans la peau et moi aussi je t’ai dans la peau », non ça ne m’a pas convaincue.
Bien sûr, c’est un roman YA, on se doutait qu’ils tomberaient amoureux mais j’aurais aimé que l’auteur approfondisse l’évolution de leurs sentiments, au fur et à mesure du livre… Pareil pour Nora : Patch ne lui dit rien, il l’envoie chier, lui fait peur, mais elle tombe amoureuse. Comment c’est possible ?
Et puis, comme dans « Envoûtement », Nora croit à l’incroyable trop facilement.!
Quelle fille normale, terre à terre, brillante, intello, qui se méfie de tout, peut croire aux anges déchus sans se poser de questions, sans enquêter, sans vouloir aller se faire soigner ?

Quant à l’histoire, je l’ai trouvé originale, il y a une bonne intrigue, des personnages secondaires intéressants et qui ont leurs importances, mais là encore je n’ai pas trouvé que c’était assez développé.
En fait, comme on vit l’histoire via le point de vue de Nora, et que celle-ci ne ressent pas vraiment d’émotions forte, on n’est pas transporté.
Il m’en faut plus qu’un « j’ai eu peur » ou un « je suis contente » pour ressentir de l’angoisse ou de la joie. J’exagère le trait, mais vous voyez ce que je veux dire…

Ceci dit, ça se lit vite, on ne s’ennuie pas pour autant, le style n’est pas non plus à pleurer, (comparé à « Envoûtement »), mais bon je n’ai tout simplement pas été convaincue.

Je crois que je deviens difficile ou peut-être que je me lasse tout simplement des romans YA ?

En tous cas, la fin me convenant parfaitement et ne me laissant pas sur ma faim, je passerai donc mon tour pour le second livre.

 

L’avis de Mlle Pointillés qui a plus apprécié que moi.

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-hush-hush—becca-fitzpatrick-53677188.html

28
juin

Frisson – Maggie Stiefvater

frisson

 

Attention, risque de spoilers.

 

Grace a été mordue par des loups à 12 ans et est sauvée in extremis par l’un d’entre eux.
Ce dont elle se souvient de son sauveur : ses yeux jaunes, si humain (c’est vrai que l’on croise souvent des hommes aux yeux jaunes hein ?).


Aujourd’hui notre héroïne à 17 ans et tous les hivers elle voit (et attend) son loup qui ne s’aventure pourtant jamais hors de la frontière de son jardin. (la relation est déjà platonique, et je peux vous dire que nous ne sommes pas au bout de nos peines).

Un jour, alors qu’un des élèves du lycée est mordu par un loup une chasse est organisée, et un loup est touché, je vous laisse imaginer lequel…
Et devinez qui se transforme alors miraculeusement en humain (agonisant) et se retrouve dans le jardin de Grace en tenue d’adam ? (quelle chance quand même qu’il ait pu se traîner jusqu’au jardin de la belle, ça aurait été dommage qu’il se transforme dans la forêt et qu’il meure de la suite de ses blessures). Rassurez-vous, il va s’en sortir et au cas ou vous ne vous y attendiez pas : ils vont tomber amoureux.

Mais attention, leur amour n’est pas simple : Sam peut à tout moment se retransformer en loup, car c’est l’hiver et qu’il fait froid.
Comble de leur malheur, il sait que quand il reprendra son apparence lupine, il ne redeviendra jamais plus humain…
C’est pourquoi pendant 350 pages platoniques, nous avons le droit à toutes les mises en scène possibles pour que Sam ne soit que le plus rarement exposé au froid.
C’est vrai qu’il faut bien 350 pages pour que nous autres lecteurs puissions comprendre qu’une exposition au froid transformerait notre cher Sam.

Bon je suis mauvaise langue, il se passe quand même quelque chose pendant ces pages : Un loup (femelle) de la meute vient faire pipi sur la terrasse de Grace, histoire de marquer son territoire et montrer sa jalousie… Et ça, je peux vous dire que quand on s’ennuie sévèrement, ce n’est pas rien!

Par contre n’espérez pas de sensualité non plus. Quand je vous dis qu’il ne se passe rien, c’est à tous les niveaux… Non pas que je sois obsédée mais bon, si déjà il n’y a pas d’intrigue, ni de rebondissements, au moins qu’on les sache heureux et épanouis.  Mais non je vous dis, pas la peine d’espérer : même pas un petit bisou plus appuyé, alors qu’ils dorment ensemble pendant des plombes… 

Reconnaissons tout de même que les 100 dernières pages sont prenantes (mieux vaut tard que jamais) : d’autres personnages prennent enfin de l’importance, il y a du suspens, des rebondissements inattendus (ou presque), on est (enfin) pris par l’histoire et on ressent finalement toutes les émotions qui ont tant manqué au trois premiers quart du livre !

En ce qui me concerne, je trouve que la fin peut être une fin en soi : mais bien sûr,  il y a une suite, et du coup, je ne suis pas encore convaincue que je la lirai (même si il faut l’avouer, on a quand même envie de savoir si Sam trouvera une solution pour rester humain)…

Vous l’aurez compris, je ne suis pas emballée, il aurait fallu 200 pages de moins pour que ce livre soit bon.

 

((J’ai écrit ce commentaire fin Avril et je l’avais publié sur livraddict : je sais que tout le monde n’est pas d’accord, et je me dis que peut-être je n’étais pas dans une bonne période, (un peu comme pour « Envoûtement » dernièrement, où j’ai focalisé sur les détails qui m’énervaient au lieu de passer outre et de profiter de l’histoire): quoi qu’il en soit, comme je le dis à la fin : je lirai sûrement la suite, c’est juste que 300 pages pour démarrer, c’est un peu long)).

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-frisson—maggie-stiefvater-53077507.html