Les lectures de Cécile

28
jan

Demonica tome 1 : Plaisir déchainé – Larissa Ione

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**** Attention ! Risque de SPOILERS sur l’histoire et sur les personnages ****
Bon bon bon. Par où commencer ?

Vous avez d’un côté Eidolon qui est un démon à moitié incube, à moitié je sais plus quoi (mais si je ne l’ai pas retenu c’est que c’est pas essentiel). Donc, Eidolon l’appolon est à moitié incube et à moitié démon autre chose.
Il va sur ses 100 ans et s’approche dangereusement du s’genesis (à vos souhaits).
Qu’est-ce que le s’genesis vous demandez-vous à juste titre car vous sentez que c’est important ?
Un groupe de musique qui chante « I can dance» dont le chanteur phare est Phil Collins ? Non. Ça aurait pu, mais non. (Vous sentez que je vais être super drôle aujourd’hui ? Tant mieux.)

Le s’genesis c’est une période de transformation. Notre démon atteint une sorte de maturité sexuelle et s’il ne trouve pas une compagne avec qui passer le reste de sa vie, il changera et deviendra une bête sans intelligence, ne fonctionnant plus qu’à l’instinct. En d’autres termes, il deviendra un démon obsédé par le sexe. (Difficile d’imaginer qu’il pourrait l’être plus mais bon ne soyons pas mauvaise langue)
A savoir : « Un mâle post-s’genesis ne pouvait pas se contrôler en présence d’une femelle fertile et prenait aussitôt la forme de celle-ci pour tenter de la séduire. Et si cela ne fonctionnait pas il la prenait de force. »
C’est seulement moi ou si quelqu’un prenait ma forme et mon apparence cela me ferait plus flipper que cela ne me séduirait ?

 

Elle s’appelle Tayla  :

– Tayla est une Aegis qui est un groupe de guerriers qui avaient juré d’exterminer les démons. (c’est une ennemie de Eidolon donc)
– Elle est à demi démon (mais ne le sait pas)
– Elle se mouvait avec une grâce mortelle (avant de lire Demonica, je ne savais pas que la grâce pouvait être mortelle, maintenant, je le sais.)
– Elle a un furet qui s’appelle Mickey et qui court qui court le furet, le furet du bois joli.
– Elle ne vit que pour tuer des démons, car la haine était tout ce qui l’aidait à survivre (mais bientôt ce sera les orgasmes)(Merci Eidolon, tu mérites une petite gâterie pour la peine).
– L’enfance de Tayla n’avait pas été si rose. Dans les bons jours, elle avait dormi sur une paillasse et pour Noel, elle recevait un jouet d’occasion… quand elle avait de la chance. Elle avait eu faim et avait dû se protéger des pochtrons presque tous les jours. (comme quoi la vie d’héroïne n’est pas toujours faite de joie, d’orgasmes et de skitles aux gouts de raisin).
« Après ça, elle a vécu dans la rue. Et elle a fait ce qu’il fallait pour survivre. Ce n’était pas joli. » (car c’est bien connu, on ne peut que se prostituer pour survivre).
– Tayla n’a jamais d’orgasmes à part quand elle se touche.
– Je répète, Tayla n’a jamais d’orgasme.
– Je répète : Elle feignait l’orgasme comme d’autres faisaient semblant de rire d’une blague foireuse. (mais ne croyez pas un instant que Eidolon et son saucisson se laisseront duper).
– Elle a divers goûts:
a) Sa langue envahit aussitôt la bouche de Tayla, et il grogna en découvrant le goût de la jeune femme. Il était à la fois audacieux et malicieux, comme l’odeur de son excitation. (oui son goût est malicieux, le coquin).
b) Elle a un goût à la fois sucré et salé, de miel et de feu de l’enfer. (nous pouvons en déduire que le feu de l’enfer a un goût salé)(comme le sperme quoi).
– Quant à son odeur ? Elle avait un parfum à la fois suave et mystérieux, de clou de girofle et d’agrume. (pas si mystérieux que ça donc) (en fait elle sent comme du vin chaud quoi)

 

Mais lui ? Il n’a pas de particularité vous étonnez-vous ?
Bien sûr que si.
J’y viens.
– Ses yeux à lui changent de couleur quand il est excité. Avant ils avaient été bruns, du ton chaud et velouté d’un bon café (peu importe que le café soit de couleur noire, ne pinaillons pas)(ayons des orgasmes plutôt, c’est meilleur pour la santé)(Moi je fais une fixette sur les orgasmes ?). A présent, ils étaient dorés, hypnotiques et décadents (un adjectif qu’on utilise souvent pour décrire des yeux).
– Il sent le chocolat noir épicé. (on en croquerait et on se l’étalerait partout, graooou).
– Mais a-t-il le goût du chocolat noir ?
Ce que je peux vous dire c’est qu’il a un goût viril et audacieux. (il paraît que les goûts courageux sont les meilleurs, ça tombe bien).
– Il avait sauté des tas de femelles mais il n’avait jamais fait l’amour à aucune. Pourtant c’était ce qu’il avait fait avec Talya. (Il ment : il l’a fait sauter aussi « Il rejeta la tête en arrière et cria, donnant un tel coup de reins qu’elle fut soulevée du bureau. ») (lol).
– Il ne peut pas éjaculer en se touchant.
– Mais sa plus grande particularité c’est son sperme.

Oui mesdames. Car voyez-vous, son sperme est aphrodisiaque.  Ses petits spermatozoïdes ont comme des petits doigts (guili guili guili guili) « il lui sembla que des millions de doigts minuscules la caressaient, lui procurant un tel plaisir qu’elle ne pouvait que haleter et frissonner ».
Oui. Sa semence est «  très puissante, une stimulation à elle toute seule.
C’était comme si on la léchait, suçait, et caressait en la gardant au bord de l’extase, jusqu’à ce que le besoin de jouir devienne une torture. »
En gros ses spermatozoïdes doivent ressembler à ça, des petites mains baladeuses en plus :

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(Avouez que ça fait rêver).

 

Sinon un peu d’histoire ?
– Dans ce livre, il y a du cul.
Dès 7% donc quand Tayla débarque dans l’hôpital (spécialisé dans les démons et qui est caché des humains) d’ Eidolon (qui est médecin diplômé d’Harvard)(tout de même hein).
Elle est mal au point, il l’examine et se rend compte qu’elle est à moitié démone et bon après quelques heures, elle fait un rêve érotique.
Et là. Bam. Il la baise. Alors qu’elle représente tout ce qu’il déteste. (elle pendant ce temps croit toujours qu’elle rêve)(crédibilité : premier mot rayé du vocabulaire des auteurs).
Il lui déchire son sous vêtement (cliché du jour bonjour), fait sa petite histoire et continue même après car elle n’a pas jouit. Mais ça ne sert à rien. Elle ne jouit pas.
Ce qu’Eidolon à peine à croire, laissez moi vous le dire « – C’est impossible de ne pas avoir d’orgasme avec moi, retorqua-t-il, redoublant d’efforts. Ça doit venir de tes blessures. ».
Bon finalement il doit partir pour une urgence et elle se lève :
« Tandis qu’elle marchait, la preuve indiscutable de leur union charnelle se mit à couler entre ses cuisses, et elle se demanda pourquoi cela la picotait si agréablement, au point qu’elle aurait eu envie de se l’étaler partout ? » (really ??? Ça c’est encore un tour des petites mains des spermators ou je ne m’y connais pas).
Et c’est alors qu’elle se pose une question tout à fait légitime : « Qui était cet homme qui venait de la baiser si intensément ? » (mieux vaut tard que jamais il parait).

Bref après ça, il y pleins de cul mais pas d’orgasmes jusqu’à 70% rendez-vous compte.
Ça ne marche même pas quand il lui ordonne et qu’elle le veut, oh oui qu’elle le veut :

– Jouis, haleta-t-il, la voix dure (mais moins que sa queue rassurez-vous).
– Je le veux, oh, Seigneur, je le veux. (je compatis)
– Ça ne marchera pas. Ça ne marchera pas (elle secoua sauvagement la tête)(j’adore les héroïnes qui secouent la tête comme si elles étaient possédées). Merde !
– Je vais te donner ce que tu désires, lui jura-t-il.

Et Eidolon est un homme de parole (en plus d’avoir une grosse bite et des spermatozoïdes aux doigts de fée)(cet homme ne manque pas de qualité vous en conviendrez).
Bref, donc rassurez-vous elle arrive à avoir des orgasmes à la fin après qu’elle lui ait parlé de son traumatisme. (je ne dirais rien, je n’aimerais pas vous spoiler)(LOL).

Alors à part du cul, il y a :

a) des clichés :
– A moi, grogna-t-il contre sa gorge fine. Tu es à moi.
– Oui… oh oui !

Ou encore :

– tu es si mouillée, dit-il de sa voix grave qui la traversa comme un courant électrique. Prête et à bout de patience.

b) Des méchants qui kidnappent des démons pour vendre leurs organes au marché noir des humains
(A qui doit-on s’adresser pour avoir une bouteille de sperme de démons ?).

c) Des démons pas gentils-gentils :
– Trainée, dit-il d’une voix rauque. Sale traînée humaine. Je vais te bouffer les organes, les aspirer par ta chatte en t’écoutant hurler.
Ni très poétiques.

d) des phrases touchantes :
– Je ne te hais pas, déclara-t-elle d’une voix enrouée. Que Dieu me vienne en aide, je ne te hais pas (mais baise moi stp).

e) des tentatives d’humour :
– Merde, c’est une Buffy ! Je préférerais encore me faire un cadavre vieux d’un mois.
– Tu l’as sans doute déjà fait.
Wraith ricana.
– Au  moins, ça m’épargne le câlin obligatoire après coup.

f) des bruits qui résonnent étrangement :
Les bruits sourds de leurs corps contre le mur résonnaient dans la pièce et se propageaient jusqu’à ses testicules.

g) une happy end :
– Seul l’avenir compte maintenant. Grâce à toi, j’en ai un.
– Et grâce à toi, j’ai enfin le sentiment d’avoir ma place dans ce monde…

 

Alors ?! Que dire ?!
C’était pas mal. Un peu lent mais un univers original.
En romance paranormale j’ai déjà lu pire et j’ai beaucoup apprécié certains personnages secondaires.
En bref, je ne vais pas me jeter sur la suite mais un jour, pourquoi pas.

 

Demonica tome 1 : plaisir déchainé de  Larissa Ione. 
Editions Milady – 474 pages 

17
jan

Rules of Entanglement – Gina L. Maxwell

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Oh.My.God, Jax, épouse-moi.
Je vous présente Jax, fighter, surfer, brun, tatoué, bien foutu, toujours en train de se moquer et qui prend la vie comme elle vient, sans contrainte, sans pression et sans se prendre la tête.

« Oh, he was definitely doable. Did Hawaiians have a saying ‘Save a surfboard, ride a surfer?’ If not, she was totally starting it. »

Et Vanessa, procureur, freak du contrôle, mais très fun et qui sait aussi prendre du bon temps, du moment que c’est ce qu’elle décide.
Elle a 7 règles qu’elle suit au quotidien et grâce auxquelles elle est devenue celle qu’elle est:

7. Never take your responsibilities lighty. (ne jamais prendre tes responsabilités à la légère)
6. Never indulge in the poison of lies. (ne jamais rentrer commencer à mentir)
5. Never let a fling last more than three days. (ne jamais laisser une liaison durer plus de 3 jours)
4. Never date a man who chooses fists over words. (ne jamais sortir avec un mec qui choisit ses poings aux mots).
3. Never date a man who lacks a stable future. (ne jamais sortir avec un homme qui n’a pas l’air d’avoir un futur stable)
2. Never relinquish control. (ne jamais renoncer au contrôle).
1. Never fall in love. (ne jamais tomber amoureuse).

 

Quand ces deux là se rencontrent et sont obligés de passer du temps ensemble car ils doivent organiser le mariage de leurs meilleurs amis en une semaine, c’est explosif.
J’ai adoré :

– leurs échanges et leurs réparties, souvent très marrantes, ou tout du moins piquantes.
– L’héroïne intelligente, qui sait ce qu’elle veut et qui a une grande gueule.
« I promise you’ll like it, V. »
« You can spank me if I get to shave your balls with a straight razor. » Then she added in a mocking tone, « I promise I won’t slip, Jax. »

– Le héros qui aime flirter, rire et dominer (enfin seulement à certains moments)(et il le fait bien)(oh my).
“I only want control in the bedroom, so to speak. Outside of that, you can boss me around all you want.”
“No.”
Gently. Firmly. “Yes.”
“I can’t,” she said weakly.
“You can. All I’m asking is you let me take the lead. I’ll never ask you to do anything you don’t want.The minute you tell me to stop, I stop. But I promise that whatever I do to you, the last thing you’ll want is for me to stop.”

– Une certaine soirée avec de la tequila.
– L’histoire.

 

Franchement peu de choses à redire à ce livre. On passe un très bon moment. On couine, on rit, et … on a chaud.
En gros, j’aimerais de la tequila. Et Jackson. Tout de suite. Merci beaucoup

“Reid turned to Jax and with nothing more than a look, they said more things in three seconds than most women could say in three hours.
Thanks for always being there for me.
No problem, you’ve done the same for me.
I love your sister, man, I’ll do whatever it takes to make her happy.
I know you do, and I know you will. Plus, if you don’t, I’ll break your fucking legs.
Fair enough.
Then let’s do this.
Hell yeah.”

 

 Fighting for love, tome 2 : Rules of Entanglement – Gina L.Maxwell.
Ebook – 247 pages.
(sortie prévue en France en mars 2014 chez J’ai lu)

 

 

24
oct

La meute du Phénix, tome 1, Trey Coleman – Suzanne Wright

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Oh je sais ce que vous vous dites… Si ce billet est aussi long c’est qu’il doit contenir pleins de spoilers… et vous avez raison ! :-) Il contient même toute l’histoire, pour être précise.
Mais que cela ne vous empêche pas de prendre 5 minutes de pause…
Installez-vous confortablement et laissez vous embarquer par cette histoire qui est d’une profondeur rarement égalée… 

Il était une fois, une jeune fille, Taryn, qui se réveille dans un endroit qu’elle ne connaît pas.
Taryn est une latente c’est-à-dire qu’elle ne peut pas se métamorphoser même si sa louve s’exprime très bien en elle.
C’est donc dans le lit d’un homme qu’elle se réveille.
L’odeur de cet homme ? Celle de Febreze, senteur  promenons-nous dans les bois, tant que le loup n’y est pas : « Fraicheur de pin, pluie de printemps et bois de cèdre. »

Elle décide de sortir de ce lit inconnu et se dirige vers la cuisine où elle rencontre pour la première fois Trey.
Trey, à l’expression renfrognée et au regard perçant d’un bleu arctique qui ne font que renforcer son sex-appeal (l’expression renfrognée, ça a un petit quelque chose, c’est sûr)(un petit quelque chose de désagréable plutôt que sexy, aurais-je dit de prime abord mais bon il m’arrive aussi de me tromper)(même si c’est rare, pour être tout à fait honnête avec vous). Son tee-shirt moulant soulignant avantageusement ses épaules larges, ses pectoraux imposants et ses abdos taillés dans le roc. (comme un roc… solide comme un roc…)(ne dites rien, je sais que ma culture musicale vous épate)(et vous n’avez rien vu)(la prochaine fois je cite Willy Denzey).

Mais revenons à nos loups.
Trey (l’Alpha, bien sûr) détaille lui aussi Taryn :
« Ses lèvres étaient pulpeuses, charnues, et ne pouvaient que provoquer des pensées impures.» (En d’autres termes, une bouche de suceuse quoi).
«Par instinct, il inspira profondément pour explorer l’odeur de cette jeune femme, comme il le faisait chaque fois qu’il rencontrait quelqu’un pour la première fois (rien de plus normal). Putain. Un bouquet exotique mêlant noix de coco, citron vert et ananas (pourquoi utiliser un gel douche Tahiti quand on sent naturellement meilleur, je vous le demande ?) le heurta de plein fouet et se répercuta aussitôt jusque dans sa queue raidie, qui eut un soubresaut.» (la puissance d’une bonne odeur est clairement sous-estimée)(et celle d’un soubresaut bien placé également). (Amie de la classitude, pour vous servir!).

Bon pour vous la faire courte (ce que la queue de Trey n’est pas, je vous rassure tout de suite)(et ce que mes billets ne sont pas non plus, soyons honnêtes) : Trey a enlevé Taryn pour lui proposer de s’unir provisoirement à lui. Elle échapperait ainsi à l’Alpha d’une meute à qui son père l’a promise et qu’elle déteste… et lui pourrait gagner un soutien de la meute d’origine de Taryn (tout ces mots en ine sans même y penser… je crois que je suis une poète qui s’ignore). Bref, l’union, pensent-ils, ne sera que temporaire et la séparation peu douloureuse, car les deux ont perdu leurs âme-sœurs plus jeunes (sauf que… Non allez je ne vais pas vous spoiler)(enfin, pas tout de suite, ce serait dommage de gâcher tout le suce-pens).
Bref.

J’ouvre une parenthèse concernant le mâle auquel son père la destine. Juste pour prouver que je ne mens pas quand je vous dis qu’elle ne l’apprécie pas :
« Si tu veux tout savoir, l’idée qu’on m’insère un porc-épic très énervé dans le rectum sans vaseline m’attire beaucoup plus que celle de devenir ta compagne. » voilà voilà voilà…
(quand je vous dis que Ward a du soucis à se faire par rapport à ses métaphores de haut niveau)(mais on ne me croit jamais).

Taryn va accepter, et en discuter, tout en buvant son café dans la cuisine, assise sur le plan de travail. Détail d’une importance capitale pour l’auteur (et beaucoup moins pour nous lecteurs, je dois bien l’avouer) qui nous le rappelle quand même 22x en tout dans le livre (oui, j’ai compté, merci à mon kindlechou, aussi appelé JZB, pour cette information capitale qui changera sans nul doute le cours de votre journée).

Donc Taryn est sur son plan de travail et là :
« Ce fut le corps tout entier de Trey qui se tendit (comprendre, pas seulement sa queue) lorsque Taryn se suça le bout des doigts, où perlaient quelques gouttes de café (comment est-elle arrivée à se mettre du café sur les doigts au point de devoir les sucer, je n’en ai aucune idée).Putain de merde. (Je précise que les phrases en italiques sont d’origine, je ne suis pas si vulgaire, vous me connaissez). Ce qui rendait la scène encore plus excitante, c’était que la jeune femme n’avait à l’évidence pas conscience d’être scrutée par tous les hommes qui l’entouraient. Sans rien faire pour, en toute innocence, elle dégageait une sensualité folle.» (Cette histoire de sensualité (non je ne chanterais pas Axelle Red, soyez rassurés, ce n’est pas comme si mon billet était déjà long) dont elle n’aurait pas conscience revient également environ, laissez moi réfléchir, 666 fois dans le livre)(à vue de nez hein).

 

Bref, passons directement à la première scène de cul (vu que c’est tout ce qui vous intéresse, je le sais bien), environ 3 pages et demi plus tard soit à environ 15% du livre.
« L’eau lui vint subitement à la bouche lorsque son regard descendit jusqu’à l’entrejambe de Taryn: son sexe était entièrement épilé.
– Mienne, gronda-t-il. »

Déjà le « mienne »m’a fait sourire. Mais, moins, quand même, que la phrase qui suit qui est une compilation exhaustive de tous les termes qu’on retrouve dans ce genre de livre. Depuis que j’ai lu cette phrase, je dois bien l’avouer, mon admiration pour l’auteur ne connaît plus de limites…
« Ce que tu es étroite, gémit-il. Si étroite, si chaude. Si mouillée. Et mienne. »
Non mais sérieusement, cette phrase est magique non? (Limite j’aurais pu la mettre en titre de mon billet.)(Si j’avais envie que les gens continuent d’être dirigés sur mon blog quand ils tapent des trucs salaces sur Google. Ce qui n’est pas le cas).

Et pour continuer dans la poésie :
« Tu aimes ça ? Voulut-il savoir. Tu aimes sentir ma bite qui te baise ? »

Heureusement, Trey n’est pas seulement un poète qui s’ignore. C’est aussi un  homme qui sait apprécier le plaisir quand il le trouve (tout comme il sait trouver les points G de Taryn quand il la pine)(quand je vous dis que j’ai une âme de poète) : « Merde, Trey n’avait jamais baisé comme ça, n’avait jamais joui aussi intensément. » Tant mieux pour lui, j’ai envie de dire.

Bon, et comme je sais que vous doutez de la véracité de mes propos quand je vous parlais de répétition et que je sais également que vous aimez les métaphores dignes de ce nom :
« Chacun de ses gestes dégageait une sensualité naturelle, une grâce, une fluidité. Sa bouche si charnelle, mise en avant par la manière dont la jeune femme dévorait sa nourriture, le fit bander au point qu’il aurait sûrement pu se servir de son sexe comme d’une matraque. » (m’enfin, un sexe pour assommer quelqu’un, ça doit quand même être moins pratique qu’une matraque)(enfin, je dis ça, je dis rien).

Bien sûr, pendant leurs parties de jambe en l’air, il y a aussi le fameux :
«-  Jouis pour moi, Taryn, susurra une voix rauque et autoritaire.
– Jouis. Maintenant, intima-t-il en lui mordant durement l’épaule. ».
(ce qu’elle fit, n’en doutez pas un instant).

Bref. Nos tourtereaux passent une période sympa, ils se rapprochent (et pas que bibliquement)(m’enfin quand même beaucoup hein) et nous on apprend des choses fort intéressantes, comme le fait qu’elle a une saveur (et attention je ne parle pas de la saveur de sa peau ici) à son image : « épicée et sensuelle ». Plus loin, on apprend également que son goût n’est « qu’épices et séduction »(j’avoue je suis curieuse de savoir quel goût à la sensualité. Sans parler de la séduction…(ah la la ce que je peux être tatillonne sur les détails, vraiment… mordez-moi tiens, je le mérite bien)(et il paraît que ça donne des orgasmes en plus). Vous comprenez, c’est comme un aphrodisiaque pour lui (le goût du sexe de Taryn donc, pas de mordre) car « c’est crémeux et piquant et surtout, c’est à lui ». Miam, bon appétit my friends !
Bref ça se léchouille, ça baise, tout va bien dans le meilleur des mondes quoi.

 

MAIS VOILA, (je mets des majuscules au cas où vous commenciez à trouver le temps (enfin mon billet) long pour que vous compreniez qu’il va enfin se passer quelque chose :) MAIS VOILA, donc, Trey sent qu’il s’attache trop et pour je ne sais trop plus pour quelle raison, il veut garder ses distances avec Taryn (sûrement ne la mérite-t-il pas comme dans tous ces livres).
Du coup, il ne la touche plus, il ne l’approche plus. Et elle et sa louve souffrent, mais souffrent, je ne vous raconte pas. Et lui aussi, pauvre petit sucre d’orge à la cannelle, il souffre.
Et je ne vous parle même pas de son loup. Vous l’aurez compris, tout le monde est triste.
Surtout quand le malheur s’abat sur Taryn.
Oui. Le malheur s’abat sur elle et, attention, c’est du lourd.
Quelqu’un va … non je ne sais pas comment vous parler de ce twist sans vous avoir préparé à l’horreur de ce qui suit… Bon, je me lance.
Quelqu’un a taggué la voiture de Taryn.
Oui je sais, c’est horrible. Et Trey qui ne veut pas la réconforter, la pauvre fraise tagada…
« Trey s’approcha un peu, et la louve de Taryn se calma légèrement. Mais il ne la toucha pas, alors qu’elle en avait tant besoin, alors qu’il sentait forcément qu’elle en avait besoin.
– C’est ma voiture, répéta-t-elle ».
Oui c’était sa voiture et un membre de la meute (que celle qui ont pensé au sexe en lisant le mot membre lèvent la main) de Trey la déteste tellement qu’il a tagué sa voiture en l’insultant car c’est une Latente. Si c’est pas dramatique ça.

Au final ils s’expliquent et se remettent ensemble (et ce, bien plus loin dans le livre):  « Chaque matin, il réveillait sa compagne en enfouissant sa langue entre ses cuisses, et chaque soir, c’était sa queue qu’il enfonçait profondément en elle, pour qu’ils s’endorment tous les deux rassasiés de sexe. Puis, durant la nuit, il se réveillait toujours pour remettre ça. ». (Amen). (Insatiables ces loups garous.)(Et si classe avec ça.)

Mais si nos tourtereaux se sont réconciliés, quelqu’un en veut toujours à Taryn. Et le lui fait savoir de la plus horrible manière qui soit (genre pire que le coup de la voiture)(oui je sais c’est dur à croire… mais pourtant…)
Attention je vous spoile l’évènement le plus important du livre là hein… J’espère que vous ne m’en voudrez pas.
Sortez vos mouchoirs…
Que fait le méchant traitre de la meute?
Et bien… il tue son oiseau.
« Elle était au bord des larmes, de voir son si bel oiseau mort. Et pas simplement mort, mais pendu la tête en bas contre la vitre, qu’il heurtait au gré du vent qui le ballottait. »

Si c’est pas monstrueux de faire une chose pareille franchement ?
Un drame je sais. Je vous propose d’ailleurs d’observer une minute de silence en la mémoire de ce petit oiseau mort pendu pour le seul crime d’avoir été aimé d’une louve latente.
Pour ma part, je vais supprimer quelques lignes et méchancetés de ce billet pour prouver mon incrédibilité et mon écœurement face à un tel acte barbare.

….
….
….
….
….
….

Bon, vous savez quoi, je vais faire mieux que de supprimer quelques lignes, je vais vous faire un (court) résumé de la suite et fin.

Après ce terrible évènement, Taryn s’assoit 18 fois sur le plan de travail, elle se retrouve 134 fois à être sensuelle sans s’en rendre compte, il y a 3 fellations, une sodomie (true story), une attaque du méchant sur Taryn qui tombe de l’escalier, une sortie au victoria secret, 6 pages sur la journée d’anniversaire de Trey durant laquelle tout le monde se rend dans un parc d’attraction (on a le droit à la description de toutes leurs activités et choix de manèges : grand 8 qui fait peur à Trey, le taureau mécanique, les autos tamponneuses etc…)(bref le moment fort du livre, s’il en est), une bagarre finale qui est gagnée par la meute de Trey en 3 min 2 secondes (c’est pas comme si on avait attendu de l’action pendant tout le livre, non non), 666 parties de jambes en l’air, une transformation de Taryn en louve (dont on ne se doutait pas du tout du tout), qui n’est plus une latente donc,une découverte importante qui est qu’ils sont finalement des âmes sœurs (là aussi on ne l’avait pas vu venir) et enfin un mariage où ils baisent devant la meute sous forme de loups.
Et ils vécurent heureux et copulèrent, jusqu’à la fin de leurs jours…
Tout ça en 573 pages, quand même.

Voilà. Qui a ricané et ne m’a pas cru quand j’ai utilisé le mot « court » plus haut quand j’ai dit que j’allais faire un court résumé ? Mon adresse mail est leslecturesdececile@gmail.com. J’attends vos emails pour me demander de quels bonbons j’ai envie en ce moment. Merci.

 

Franchement ? J’ai beaucoup aimé le début. Pendant environ ¼ du livre je me suis marrée, j’ai aimé les personnages, l’histoire, les scènes chaudes… et puis… et puis… je me suis ennuyée, j’ai trouvé ça répétitif, j’ai roulé des yeux, j’ai trouvé ça long et surtout, j’ai attendu qu’il se passe quelque chose pendant tout le livre… En vain. L’évènement le plus dramatique est vraiment la mort de l’oiseau.
Aussi, j’ai trouvé l’humour « trop » lourd (oui, je sais, c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité) pas assez naturel, c’était marrant au début mais à la fin je trouvais que ça sonnait faux. Personne ne sort des sorties comme celles que je vais vous citer plus bas en continue…
Bref. C’est dommage, la meute du phénix avait du potentiel.

Du coup, pour me remonter le moral, je me permets de vous laisser sur des métaphores et des citations qui valent leur pesant de michokos.

– Comme dirait Taryn: si je voulais entendre de la merde, j’irais aux chiottes.

– J’espère que tu lui as répondu que tu préférerais sodomiser un ours en pleine crise d’hémorroïdes plutôt que de le revoir. (j’avoue elle m’a fait rire celle-là)

– Oh, arrêtez les conneries. Vous nous sortez tellement de salades que j’ai l’impression d’être tombée en pleine foire à la laitue.

– Viens maintenant, et on pourra éviter le pire.
– J’aimerais mieux être ligotée sous un éléphant diarrhéique. (celle-là aussi m’a fait sourire. Tant de finisse…)

– Et tu vas faire tout ça gentiment, sans me faire chier, sinon je te jure que je te fais avaler tes dents, au point que pour les brosser tu devras te carrer ton dentifrice dans le cul!

Magique, non ? 

 

La meute du Phénix, tome 1, Trey Coleman – Suzanne Wright
Editions Milady – 573 pages (quand même !!)