Les lectures de Cécile

15
mai

Mini-Chro’s #5 * – Trois livres très différents que je recommande

 

playJ’avais beaucoup aimé Lick le premier tome de cette série sur des rock stars qui tombent amoureux de filles ordinaires.
J’avais en tous cas  assez aimé et couiné  pour avoir envie de lire la suite sur Mal qui m’avait déjà fait rire dans le premier tome.
Et je peux vous dire que j’ai bien fait car Play est la romance parfaite !

« Don’t have sad eyes, Anne. I can’t fucking stand it when you’re sad. »
« You make it better. »
« Dude, of course I do. Have you seen me lately? »

Nous avons donc d’un côté, Mal, le batteur du groupe Stage Dive qui pour des raisons obscures cherche une fille bien pour « jouer » sa petite amie pendant quelques temps, et de l’autre, nous avons Anne, qui se retrouve avec des difficultés financières, à ne plus savoir comment payer son loyer…
Le vrai plus de ce livre sont les personnages : Anne a de l’humour et est sarcastique, Mal est très drôle (à la limite d’en faire trop) et les deux ensembles donnent des scènes marrantes, sexy et couinantes !

I got him a bottle of water and a couple of pills and sat back on the side of the bed. « Up. Swallow. »
He opened one bleary eye. « I’ll swallow if you will » 

Pas de disputes qui durent, pas de non-dits, pas de « je ne suis pas assez bien pour lui/elle », non, ici, juste des personnages qui se lancent et qui vont voir où ça va les mener.

Alors certes, niveau crédibilité, ce n’est vraiment pas ça (genre vraiment pas ça) mais vu qu’on passe un hyper bon moment à rire et à couiner, on passe largement outre… (et venant de moi, vous savez que ça veut dire beaucoup :)).
En bref, voilà une histoire à sortir quand on veut se changer les idées et passer un très léger mais très bon moment… Avis aux midinettes et aux éditeurs français :)
Vivement la suite sur Jimmy en Juillet :)

“Nice enough?” he asked, tendons tightening in his neck like he intended to Hulk out on me. “Did you just call my kiss ‘nice enough’?”

Les avis enthousiastes d’ Evenusia et Chichi.

Play (Stage Dive tome 2) – Kylie Scott 
Ebook – 304 pages. 

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tryUne première incursion dans l’univers gay avec cette romance MM  érotique. J’ai donc essayé  et je dois bien dire que j’ai adoré. :)
J’ai adoré la personnalité de Logan, avocat, bisexuel, qui n’a jamais de relation sérieuse et qui jette un jour son dévolu sur Tate, nouveau serveur du bar où il se rend régulièrement. Logan est sûr de lui, dit toujours ce qu’il pense, est arrogant et surtout il a décidé qu’il voulait Tate.

“I don’t care if I have to be here every fucking night. I’m going to have him.”

Tate, quant à lui, sort d’un divorce, n’a jamais été intéressé par les hommes et il ne comprend pas l’intérêt que lui porte Logan.
Et pourtant…
J’ai aimé que Tate se remette en question, qu’il prenne son temps, qu’il doute, qu’il ait peur, que ça évolue doucement mais qu’il laisse sa chance à l’inconnu. J’ai compris ses doutes, surtout face à un Logan qui n’a jamais eu de relation sérieuse.

« I want the man who sat down across from me and changed the way I look at the world. And if that’s wrong, then I’m confused because when I’m near you, it feels so damn right ».

J’ai aimé que Logan change également, même si plus subtilement et qu’il s’ouvre à Tate (sans mauvais jeu de mots :)).
J’ai aimé leurs échanges, leurs altercations, leur humour, leurs disputes et le fait qu’ils se disent les choses ! Au moindre malentendu, ils en parlent, et qu’est-ce que c’est rafraîchissant par rapport aux romances habituelles !

Par contre, c’est un érotique… et quel érotique !
C’était vraiment vraiment chaud entre ces deux là… et je ne vais pas mentir, j’ai beaucoup aimé ces scènes : l’auteur sait clairement comment émoustiller ses lecteurs, même si c’était son premier MM.
Et si j’ai trouvé que pour un érotique, c’était encore assez bien dosé, je regrette tout de même qu’il n’y ait pas eu davantage de scènes hors du lit  qui étaient toujours très sympas.

Mais c’est un détail, j’ai adoré ma lecture que j’ai dévorée.
Je pense que c’est un bon livre pour essayer le genre.
C’est chaud, prenant, touchant même, les personnages sont attachants, pas prises de tête et c’est même couinant ! :)

Vivement la suite en Juillet ! En attendant, je tenterai d’autres livres de l’auteur.
“You make me want things that I’d forgotten I wanted.”

Try (Temptation tome 1) – Ella Frank 
Ebook – 353 pages

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don'tUne bonne surprise que ce polar YA.
Si j’adore la série Lux de cet auteur, je dois dire que j’étais bien moins enthousiaste avec ses romans NA.
J’ai tout de même tenté cette lecture et je ne le regrette pas.

Samantha disparait avec Cassie, sa meilleure amie, pendant quelques jours. Elle est retrouvée couverte de sang et d’ecchymoses et a perdu la mémoire.
Sa meilleure amie, quant à elle, est toujours manquante…

Que leur est-il arrivé ? Pourquoi tout le monde craint Samantha au lycée ? Pourquoi n’a t-elle plus de mémoire et comment la retrouver ? Quelle était la relation entre elle et Cassie ?

J’ai trouvé cette lecture très prenante, l’intrigue est bien construite et j’ai élaboré un bon nombre de théories sur le coupable, sur les évènements, sur les relations entre les différents personnages… J’ai soupçonné les uns, les autres et j’avais toujours envie de reprendre le livre.

Malheureusement, les personnages sont très caricaturaux (la mère qui ne pense qu’à son statut social et aux « on dit », le meilleur ami d’enfance, Carson, hyper gentil et compréhensif malgré leur passé réçent, le petit ami qui fait ce que ses parents attendent de lui et l’ancienne Samantha, la peste hyper méchante détesté et crainte par tout le monde)
La fin est également un peu trop rapide, limite bâclée et il y a une explication qui ne me satisfait pas entièrement sur l’attitude de « l’ancienne Samantha ».

Ceci dit, si je ressors  donc déçue par la fin, ça reste un livre bien ficelé, original, qui m’aura quand même captivé et que je recommande pour une lecture légère et prenante :)

Don’t look back – Jennifer Armentrout
ebook – 384 pages. 

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* titre d’article trouvé chez Bleue&Violette

21
avr

Un tout petit rien de Camille Anseaume. Un tout petit rien qui touche, fait sourire, émeut et agace même un peu.

Unknown

C’est suite au billet plus qu’élogieux de Cajou que j’ai décidé de prendre ce livre avec moi en vacances.
Pour une fois, je vais reprendre la quatrième de couverture. En plus de résumer l’histoire, cet extrait tiré du livre donne un aperçu du style de l’auteur… Style qui fait le charme et l’originalité du livre.

« On n’a ni projets ni même le projet d’en avoir. Le plus gros engagement qu’on ait pris ensemble, c’était de se dire qu’on s’appellerait en fin de semaine. C’était quand même un mardi. On s’aime surtout à l’horizontale, et dans le noir, c’est le seul moment où on n’a plus peur de se faire peur, où on ose mélanger nos souffles sans redouter que l’autre se dise que ça va peut-être un peu vite. C’est beaucoup plus que sexuel, c’est beaucoup moins qu’amoureux. C’est nos culs entre deux chaises, c’est suffisant pour faire semblant de faire des bébés, pas pour en avoir. » Un tout petit rien raconte l’histoire d’un choix que doit faire une jeune femme enceinte de l’homme qui partage ses nuits, mais pas beaucoup plus… 

Ce livre, c’est donc l’histoire (autobiographique si j’ai bien compris ?), d’une femme qui découvre qu’elle est enceinte et qui vit ça comme un drame, de son compagnon qui la quitte après cette annonce, d’un choix à faire, d’un choix qui sera fait, et d’une décision non regrettée.

Cette histoire c’est ça et rien de plus. Je tiens à la préciser car ce livre de 244 pages a la taille parfaite : s’il avait été plus long, au vu de l’intrigue, il aurait finit par être lassant.

Mais il a la taille parfaite car les pages ne contiennent que très peu de lignes, au plus quelques paragraphes.
Des phrases courtes, un rythme intense, et une histoire qui ne s’essouffle juste pas.

Ce livre se lit d’une traite, on l’ouvre, on peste (j’y reviendrai !), on le dévore, on le vit, on rit et on sourit.

Ce livre est beau et tendre à la fois, on a envie de noter des tonnes de passages et pour cause… C’est touchant, c’est juste, c’est bien écrit et c’est impactant.

Ce livre, ce sont les pensées de la narratrice, de très belles phrases mélangées à quelques une au langage plus parlé, de très jolies métaphores aussi, de l’humour distillé par-ci par-là et un style original, qui nous apporte beaucoup d’émotions.

Putain qu’est ce que j’ai peur de tout ce qui nous attend. Bien sûr, il y aura l’odeur délicieuse de ton cou. Il paraît que le nez dedans, on oublie tout.
Sans vouloir lui mettre la pression, j’espère que ton cou sentira vraiment bon.

Oui c’est un très beau livre que j’aurais sans doute plus apprécié si la narratrice ne m’avait pas agacée au début.
J’ai trouvé sa réaction face à sa grossesse exagérée et un brin trop dramatisée. Elle ne vit pas ça seulement comme un drame, mais comme une erreur, que dis-je ?, une horreur dont elle aimerait se débarrasser, mais peut-être pas non plus, enfin, si ça pouvait se débarrasser tout seul de son corps ce serait encore mieux, peut-être que si elle monte souvent et vite les escaliers ce sera le cas ?
Une réaction qui m’a tendue, agacée, que je ne comprenais pas car j’avais l’impression qu’elle n’envisageait pas l’avortement alors qu’elle détestait son état.

… parce que soudain c’est évident, je me mens, on se ment, ce n’est pas comme avant, et malgré tous leurs efforts pour que je me sente entourée je m’endormirai quand même dans quelques heures seule avec ma tumeur.

Mais ce style, toujours, qui accroche et interpelle, qui donne envie de continuer…
Et finalement voir rapidement que oui, elle envisage l’avortement en fait, qu’elle se calme aussi, et qu’elle se pose les (bonnes) questions.
Et donc, oublier cet agacement, apprécier l’écriture, savourer certains passages, vouloir connaître l’évolution, et ne pas regretter sa lecture.

Mes parents m’ont demandé ce week-end comment je te l’expliquerai, « la situation ». Je leur ai répondu que ce n’était pas compliqué, quand tu feras la comédie, je t’expliquerai que c’est à cause d’attitudes comme ça que ton papa est parti.
Ils n’ont pas du tout apprécié. Les gens n’ont décidément aucun humour en matière de monoparentalité.

Un moment original, beau et touchant, et un avis un peu plus en demi teinte que les autres que j’ai lus jusque là, mais une lecture que je recommande tout de même.

Un tout petit rien de Camille Anseaume
Editions Kero – 244 pages 

18
avr

Big Easy de Ruta Sepetys, un voyage de 440 pages au coeur de la Nouvelle-Orléans.

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L’année passée, je suis tombée amoureuse de l’écriture de Ruta Sepety en lisant « ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre » que j’avais trouvé sublime, très bien documenté, et extrêmement touchant et juste.

Forcément j’avais placé la barre haute en ouvrant Big Easy qui est également un YA historique, et si cette fois je n’ai pas eu un coup de cœur, j’ai néanmoins passé un très bon moment en compagnie de Josie.

Josie est une adolescente de 17 ans qui vit à la Nouvelle Orléans dans les années 50.  Jeune fille très intelligente, elle  excelle en cours, rêve de quitter la ville, d’aller à l’université, et travaille à la fois comme femme de ménage dans une célèbre maison close où vit sa mère, mais également dans la librairie des Marlowe où elle dort depuis l’âge de 12 ans.

A l’instar de son premier roman, l’auteur confirme ici encore qu’elle a un style d’écriture entrainant et touchant qui fait qu’une fois commencé on s’immerge complètement dans l’univers crée et qu’on n’a pas envie de le quitter.

Ainsi, dès les premières lignes, j’ai directement aimé :

– me balader dans le quartier français où évolue Josie, entre maison close et librairie, entre rêves et réalités, entre mafia et prostitution…

– Cokie, le chauffeur de Willie, sa générosité, sa bonté, sa gentillesse,
– Josie, ma fille, tu pars pou’ Boston, alo’ me raconte pas des foutaises.

– Willie, sa force de caractère, son gros cœur derrière ses airs de maquerelle insensible

– Jesse, sa moto, ses attentions, son sourire, son charme,
Tu m’aimes, Josie Moraine, ajouta-t-il en reculant, lentement, très lentement, un petit sourir au lèvres. C’est juste que tu l’sais pas encore.

– Patrick, son père, la librairie, la complicité et les jeux avec Josie.
– Darcy ou Gatsby ? demanda Patrick.
– Oh, allons bon, Patrick ! Tu n’aurais pas pu trouver mieux ? raillai.je. C’est évident. Darcy.
– Je ne comprends pas pourquoi il est la coqueluche des femmes. Il est tellement complexé ! Gatsby, lui, a du style.

– Les rêves de Josie, ses espoirs, sa façon de penser, de se remettre en question, ses débats intérieurs, ses remords, son courage, ses mensonges, ses hésitations, son cœur, sa passion pour les livres, son envie de s’en sortir, de partir…

– l’entraide de certaines personnes, la perfidie de certaines autres,

– le contexte, la Nouvelle Orléans dans les années 50 si bien dépeinte et documentée par l’auteur, les coups durs et trahisons, les quelques rebondissements, la moral et l’espoir.

– les personnages, tous, les bons, les méchants, leur façon d’être unique, tous.

Il y avait là, tous unis comme les doigts de la main, une tenancière de bordel, un professeur de littérature anglaise, une cuisinière muette, un chauffeur de taxi quarteron, et une fille qui transportait un plein seau de mensonges et les jetait à la ronde comme des confettis, autrement dit moi.

Alors, ne nous mentons pas, aussi bien écrite que fut cette histoire, je n’ai pas autant ressenti d’émotions que pour « ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre » (mais le sujet n’est pas le même non plus.)
Si j’analyse vraiment ce livre, je peux même dire qu’il ne se passe pas grand chose de significatif au niveau de l’intrigue et que certains dénouements sont un peu faciles.

Mais peu importe à vrai dire, car pour moi, la magie a opérée, j’ai vécu à la Nouvelle Orléans pendant quelques jours, auprès de Josie, de Willie, Patrick, Jess,  Dora et Cokie et la prose magnifique de l’auteur m’a à nouveau charmée.

Un livre que je recommande et une auteure dont je sais désormais que je lirai tous les livres.

Big Easy de Ruta Sepetys
Editions Gallimard – 438 pages