Les lectures de Cécile

13
juin

Mini-Chro’s (pas si mini) #6 – Mes dernières déceptions… que je ne recommande pas

 

au dela de tes mots

 

Bon, je dois avouer que je ne suis pas une grande fan de romance Highlander à la base. (je sens que vous êtes contents de le savoir).

Ca se lit bien mais clairement je préfère de loin les romances historiques du 19ème siècle (pour toutes ces raisons).

Ceci dit, j’avais relativement bien apprécié la série des McCabe de Maya Banks et bon nombre de mes copines ont eu un coup de cœur pour « Au delà des mots ». Comme je suis faible, j’ai craqué, je l’ai commencé, j’ai adoré et puis… je ne l’ai pas terminé !
Et c’est bien dommage car j’ai dévoré la première partie. Je ne pouvais plus m’arrêter tellement j’étais prise dans l’histoire (malgré son manque de crédibilité)(mais jugez par vous-même).

Eveline Armstrong est considérée par tous, même par les siens comme une fille un peu « idiote », « simplette » depuis qu’elle a eu un accident de cheval 3 ans plus tôt, et qu’elle ne parle plus.
En vérité, Eveline est devenue sourde suite à cet accident, mais personne ne le sait, pas même ses proches.
Quant au fait de ne pas parler, c’est une volonté de sa part (car Eveline est maligne et non imbécile): ayant été promise à une brute qu’elle ne voulait pas épouser, elle a décidé de ne plus parler et de faire croire qu’elle était devenue simple d’esprit (car c’est bien connu, si tu ne parles pas, tu es bête).
Quelques années plus tard, elle doit subir un nouveau mariage arrangé, cette fois avec Graeme Montgomery, le laird d’un clan rival. Que dis-je ? Le laird DU clan rival.
Heureusement pour elle, Graeme n’est pas une brute, bien au contraire : il se refuse à partager sa couche car il ne veut pas abuser d’une femme simple d’esprit, même si elle est super bien foutue (non je n’invente rien).

Je vous disais donc que, bizarrement, et malgré l’histoire abracadabrante de base, j’ai adoré et dévoré la première partie du livre.
Et puis, du moment où le secret de l’héroïne n’en est plus un et que nos héros apprennent finalement à se connaitre  bibliquement, le soufflet retombe.

On se retrouve alors avec une héroïne qui fait la Cosette/Cendrillon pour être accepter d’un clan qui la méprise et si au début je trouvais ça sympathique, après 20% à la voir faire les corvées de tout le monde, à avoir mal, et à ne pas le dire, je me suis lassée…. Car sûrement, sû-re-ment, Edeline a bien vu que sa mère ne lavait pas les sols du château dont elle était la maitresse ?   Non ?

Alors, oui, on comprend qu’elle souffre du rejet de son nouveau clan et qu’elle veut prouver sa valeur en serrant les dents et en accomplissant des sales corvées pour se faire apprécier… Mais de là à y passer quasi 60 pages ?!

Je me suis finalement arrêtée quand elle se rend compte, après avoir passé 20% du livre à faire ça donc, que la gouvernante se moquait d’elle en lui demandant de faire des choses si difficiles (mais non, on vous dit qu’elle n’est pas débile !) et que, choquée de s’être faite avoir, elle s’enfuit en courant du château (les larmes ruisselant de son doux et beau visage, la robe dans le vent, dévalant la colline… Santtaaaa barbaraaaa, tu nous diras, pourquoiiiiiiiiii).

Et là, là, j’ai senti le truc arriver, l’accident ou l’enlèvement ou que sais-je encore… et je me suis dis que non, avec une PAL papier de 300 livres et un kindle remplit de beaucoup (trop) de livres, je n’avais pas envie de continuer.
En vrai, j’ai perdu mon intérêt pour ce livre quand il a tourné en un remake de cendrillon… Dommage.

Au-delà des mots (Les Montgomery et les Armstrong tome 1) – Maya Banks
Editions J’ai Lu – 374 pages

Highlander Challenge

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J’avais lu de bons avis sur ce livre dont le résumé promettait un livre original et plein d’émotions.
En effet, l’héroïne, dont je me souviens déjà plus du nom (fini il y a une semaine) souffre de schizophrénie, et de paranoïa couplés à des périodes de fortes dépressions.
Ses crises empirent avec l’arrivée d’hallucinations, suite au décès de sa soe    ur dont elle était très proche.
Nous suivons donc l’héroïne qui essaye de s’en sortir tant bien que mal et qui refuse de trop se rapprocher de Logan qui vient d’apparaître dans sa vie car elle sait qu’il ne l’acceptera jamais comme elle est.

Le résumé est donc plus que tentant et je m’attendais à beaucoup suivre sa maladie, à comprendre ce qu’elle vit au quotidien alors qu’elle entend des voix, qu’elle se sent seule, qu’elle a peur et qu’elle passe des périodes de déprime.

Je pensais et espérais qu’on allait vraiment parler de la schizophrénie, et ce livre avait donc pour moi beaucoup de potentiel, notamment celui de montrer un amour si puissant qu’il arrive à passer outre les difficultés d’une maladie si pesante et si présente.

Au final, malheureusement, si le style est sympa et que l’histoire avait donc du potentiel, c’est très lent, trop lent, et la relation entre la fille et Logan n’est pas crédible. En vérité, je ne suis pas une lectrice très patiente et je ne supporte pas les filles qui dorment dans les bras d’un mec, leur font des câlins à longueur de journée, passent tout leur temps libre avec lui sachant qu’il a des sentiments, mais qui en fait sont là « non vraiment on ne peut pas être plus que des amis ». Ici on doit attendre jusqu’à 70% pour le premier baiser il me semble.

Et si clairement elle a des raisons de ne pas vouloir s’investir, la façon dont ça évolue est plus agaçante que compréhensible.
Surtout que finalement le sujet de la maladie n’a pas du tout été abordé en profondeur, bien au contraire, on n’en parle à peine, et c’est bien là ma plus grande déception.
Ajouter à ça, des personnages secondaires un peu caricaturaux comme la meilleure amie nympho et la mère qui est une peste hyper méchante avec sa fille, et vous saurez pourquoi je ressors très déçue de cette lecture.
Je dois tout de même avouer que les points de vue de Logan rattrapent un peu le reste, tout comme les derniers 20% du livre où on ressent (enfin !!) un peu plus d’émotions… Malheureusement cela n’a pas suffit.

Dommage ! Une bonne idée et un bon style… ça aurait pu être un coup de coeur…

Perfectly Damaged – E.L Montes
Ebook – … pages

 

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love in english

 

Quelle déception que ce livre ! Plus d’une semaine pour le lire… Ca veut tout dire ;)
Si j’adore la plume de l’auteur dans sa série Experiment in terror, je dois avouer que le sujet de Love, In English, ne m’inspirait pas plus que ça à la base, vu qu’il est quand même question d’adultère.

Et puis, suite aux très nombreux avis positifs, je me suis laissée tentée, pressée de savoir comment Karina Halle allait se sortir de cette situation difficile et comment elle allait nous bousculer :)

Me voilà donc partie pour un voyage en Espagne…
On suit Vera, une canadienne, qui vient passer un mois en Espagne dans le cadre d’un programme où elle doit, avec d’autres anglophones, discuter et vivre en petit comité avec des espagnols, qui viennent pour perfectionner leur anglais. Le mot d’ordre du séjour : pas un mot d’espagnol (même par téléphone avec leurs proches donc).

C’est ainsi que Vera, étudiante en astronomie, 23 ans et tatouée de partout rencontre le beau Mateo, 38 ans,      espagnol, possédant plusieurs restaurants, ancien joueur de foot professionnel, et surtout marié et père d’une petite fille.
Comme le souligne ma copine Julia dans sa review sur GR, le livre manque dès le début de crédibilité car (et je la cite): » on ne sait pas très bien ce qu’il vient faire dans ce programme d’apprentissage de l’anglais, qui va le tenir coupé du monde pendant 1 mois, alors que:
1) il parle déjà très très bien anglais
2) il a une femme et une fille de 4/5 ans
3) sa femme parle anglais couramment et aurait pu l’aider
4) il doit gérer ses restos
5) il est suffisamment riche pour se payer un prof à domicile »

Mais bon, comme il faut bien qu’il y ait une histoire, passons.
Finalement, et j’en suis la première étonnée, ce n’est pas l’adultère qui m’a dérangée dans ce livre (même si j’ai trouvé très limite le fait que Mateo flirte avec Vera dès leur première rencontre)(et qu’il ne s’arrête pas par la suite)(rappelons quand même qu’il est marié).
Non ce que je n’ai pas aimé c’est que c’est très lent, qu’il ne se passe vraiment pas grand chose, que les personnages ne sont pas attachants mais surtout que je n’ai rien ressenti.
450 pages quand même et aucune émotion !
On suit le parcours de nos héros, leurs différentes interactions, et si on comprend vite qu’ils sont attirés, on ne comprend pas pour autant ce qui fait, pourquoi, de quoi et comment ils tombent amoureux.
On lit ce que eux ressentent mais nous, on ne ressent rien.

Zéro émotion et du coup, zéro crédibilité pour leur sentiment, et par là même, pour leur couple. Même les passages touchants ou les phrases mignonnes censées me faire couiner n’ont pas atteint leur but (et je suis bon public pour ça en temps normal).

Alors, on comprend quand on devrait avoir notre coeur qui se serre, ou quand on devrait devrait être en train de swooner et de baver sur Mateo, mais non, vraiment, on ne le ressent pas et on ne le vit pas.
Et je ne parle pas de la troisième partie où le héros fait un truc débile et la fin qui arrive un peu trop vite…

Dommage donc, car l’auteur a une écriture superbe et aurait pu nous transmettre beaucoup d’émotions (tumultueuses et contradictoires) vu le sujet.

Je lirai ses prochains écrits, c’est sûr, mais pour les romances contemporaines, j’y réfléchirai tout de même à deux fois.
Je vous invite à lire l’avis moins négatif, même si pas totalement convaincu, de Evenusia, la seule de mes co-lectrices à ne pas avoir abandonné cette lecture.

Love, In English de Karina Halle
Ebook – 456 pages.  

 

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nash

Et voilà la pire déception de cette année.
Si j’ai adoré Rule (au point de l’avoir lu 2 ou 3 fois) je dois dire que les tomes suivants (sur Jet et Rome) étaient déjà moins bons. Mais je restais néanmoins toujours fan de ces bad boys et du style de l’auteur qui arrivait toujours à nous faire ressentir parfaitement les émotions des personnages.
Je ressors d’autant plus déçue par ce 4ème tome sur Nash et Saint vu je n’ai rien retrouvé de ce qui m’a plu dans les tomes précédents.

Et si j’ai à peu près apprécié Nash, qui passe une période difficile vu que son plus proche parent va mourir d’un cancer, j’ai tout simplement détesté l’héroïne, Saint.

****Attention spoilers sur l’histoire de l’héroïne*****

Ce tome avait pourtant tout pour plaire.
Une héroïne que Nash aurait faite souffrir au lycée…
Lui qui est en train de perdre son oncle…
Leur attraction, leur soutien, leur entraide…

Mais non. Dès le prologue, on est calmé : la raison du traumatisme de Saint vis à vis de Nash et qui influencera TOUTE sa vie (sociale, sexuelle et relationnelle) depuis son adolescence jusqu’à l’âge adulte (enfin, elle a 25 ans) est RI-DI-CULE.

Si encore, par exemple, il avait couché avec elle et ne s’en était pas souvenu le lendemain alors qu’elle était amoureuse, on comprendrait qu’elle lui en veuille et n’ait pas confiance en elle et en les hommes.
Mais là. Là ! C’est juste pathétiquement ridicule.

Car voyez-vous, en vrai, ce qui s’est passé c’est que Saint était une ado un peu ronde qui avait un gros crush pour son voisin de casier, le beau et bad boy Nash qui, bien qu’inaccessible, avait néanmoins toujours un sourire pour elle.
Et puis un jour, elle passe près de lui et sa bande et elle l’entend dire d’une fille « qu’elle est trop laide pour qu’il couche avec». Bien entendu, elle croit qu’il parle d’elle.
Et c’est sur cette supposition qu’elle va être trau-ma-ti-sée pour le reste de sa vie.
Déjà, elle va quitter sa ville juste après le lycée dans l’unique but d’oublier ce méchant garçon qui a parlé méchamment d’elle, mais le plus dingue, donc, est que 8 ans après, cette supposition régit son comportement vis à vis de Nash pendant 80% du livre… alors qu’il est clair que c’est un garçon bien, qui est amoureux, et qu’en plus elle comprend qu’il ne parlait pas d’elle à l’époque (mais même, vous voyez, s’il a été assez méchant à 16 ans pour parler comme ça d’une fille, même si pas spécifiquement d’elle, alors c’est que vraiment, il est trop trop trop méchant et indigne de confiance)(je vous jure que je n’exagère pas)(vous sentez mon agacement là alors que ça fait 2 mois que je l’ai lu ?).

Mieux : la fille est hyper peu sûre d’elle depuis (alors qu’elle a un succès dingue), pleure à chaque fois qu’elle fait l’amour (depuis toujours hein), n’a jamais eu d’orgasmes avant Nash et tout ça car elle n’a pas confiance aux hommes…
Ce qui est normal: entre un ado qui aurait dit du mal d’une personne (c’est vrai que ce n’est pas courant à 16ans), et son père qui a trompé sa mère, vous comprenez, il y a de quoi être traumatisée.

Et je ne vous parle pas des histoires secondaires autour de ses parents qui prennent vraiment beaucoup de chapitres… Le mieux étant quand même quand Saint va voir sa mère (qui est devenue alcoolique après avoir été trompé et abandonné pour une jeunette (hello cliché !)) et qu’elle lui dit qu’il est temps de passer à autre chose ! Non mais est-ce que vous vous rendez compte du ridicule de la situation ?!!
On parle de la fille qui a cru entendre son amour d’adolescence parler méchamment d’elle et qui depuis (8 ans donc !) ne s’en remet pas, pleure à chaque fois qu’elle fait l’amour, est est hyper mal dans sa peau alors que tout le monde la drague et la trouve magnifique qui dit à sa mère de se remettre de son divorce après plus de 20 ans de mariage. Une blague ce livre je vous dis. Une vaste blague.

Bref, je ne vais pas continuer, ce sont censées êtres de petites chroniques, mais vous l’aurez compris : Saint est une héroïne sans intérêt et énervante, Nash est trop gentil et lisse et est loin du bad boy que l’auteur veut décrire et enfin, niveau histoire et avancée de la relation : c’est lent, lent lent lent lent. Il ne se passe rien dans tout le livre (à part peut-être quand Saint quitte Nash juste quand son oncle est en train de mourir).
Et bien sûr, pas un couinement : j’en suis même venue à zapper les scènes de cul à la fin, c’est dire ! ;)

Bref, je suis très déçue et je ne sûre de lire le prochain tome de cette série, surtout quand on lit le résumé…
Je tenterai néanmoins son autre standalone car ça reste une auteur dont j’aime le style.

L‘avis de Chi-Chi qui n’a pas aimé non plus.

Nash (Marked Man tome 4) – Jay Crownover
Ebook – 400 pages. 

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10
oct

3 romances de Kristan Higgins pour le prix d’une…

 

Higgins est une auteur que j’aime beaucoup mais je me rends compte en écrivant ce billet qu’elle est assez inégale. Enfin, c’est subjectif, bien entendu.
La preuve en est, je vous parle de 3 de ses livres aujourd’hui. Un que je n’ai pas du tout aimé, l’autre dont je suis sortie mitigée, et le dernier que j’ai adoré.
Pour ces 3 là, comme pour tous ses livres, l’histoire se passe dans une petite ville où tout le monde se connaît, la famille des personnages est très présente, et il y a de l’humour.

Mais voilà, ce cocktail qui me plait tant ne marche pas à tous les coups.

 

tout saufLucy a perdu son mari depuis environ 5 ans. Depuis elle n’est toujours pas passée à autre chose, et il est grand temps pour elle que cela change.
Ethan est son meilleur amie et également, le frère du mari décédé.

Bon j’avoue, l’histoire de la fille qui se tape le frère de son défunt mari, ça ne me motivait pas beaucoup mais finalement, ce n’est pas ce qui m’a dérangée.
Non, ce qui m’a le plus dérangée, c’est l’héroïne.
Qui est à claquer, il n’y a pas d’autres mots. Elle se décrit comme une fille optimiste mais elle ne fait que se plaindre et ressasser son passé, jusqu’à environ 5 pages avant la fin. Elle n’assume pas ses choix, ni ses sentiments et elle m’a tout simplement agacée avec ses jérémiades.
On est d’accord, il était nécessaire qu’elle pense à son défunt mari, à son passé et qu’elle se sente coupable d’aller de l’avant, le contraire aurait été peu crédible et tout aussi énervant, mais fallait-il que ça dure tout le livre?

J’ai trouvé ça long, il ne se passe rien et les chapitres se ressemblent.
Et pour une fois, la famille déjantée ne m’a pas faite rire, l’animal domestique non plus, et en bref on peut dire que je me suis ennuyée, en plus de vouloir sans cesse secouer l’héroïne.

Seul point positif du livre : Ethan.
Je dois dire qu’il rattrape un peu le tout. Doux, attachant, toujours présent, patient, Ethan a toutes les qualités qu’il faut à un héros digne de ce nom, et Lucy ne le mérite pas, si vous voulez mon avis.

Une grande déception donc vu que j’aime vraiment beaucoup le style de cette auteure en général.

– Non, Ethan, ça ne va pas du tout ! Si nus devons nous engager dans une véritable relation, il faut que tu t’autorise à m’en vouloir. Surtout quand je me conduis comme la dernière des idiotes.
– Je suis assez démuni face à toi, Lucy, réplique-t-il tout bas. 

Tout sauf le grand amour – Kristan Higgins
Editions Mosaic (Harlequin) – 448 pages

 

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catch of the dayMaggie tient un bar restaurant. Elle a tout pour être heureuse : des amis, une famille géniale même si loin d’être parfaite, un chien, des clients sympas.
Sauf que voilà. Maggie n’a pas de chance en amour. Et pour cause, elle est amoureuse d’un prêtre.

J’ai eu beaucoup de mal avec la première partie du livre.
Maggie est donc amoureuse d’un prêtre (qui devient en quelques sortes son ami) et n’a de cesse de se plaindre de cet état de fait. Elle enchaîne les rendez-vous foireux, et elle passe son temps à penser à lui.
En tout cas, pendant un bon tiers du livre.
Un bon tiers durant lequel le héros, Malone, n’apparaît pas une seule fois.
En outre, je n’ai pas vraiment retrouvé l’humour de Higgins qui m’accroche généralement dès le début et de fait, sans humour et sans héros, j’ai trouvé cette première partie longue et lente.

Mais à partir du moment où Malone apparaît enfin, tout en mystère et sexytude, j’ai dévoré ce livre.
Malone est un personnage comme je les aime. Il parle peu, est discret, mystérieux et on ne sait rien de son passé si ce n’est les rumeurs qui courent à son sujet.
Leur histoire évolue certes gentiment mais cela ne m’a pas empêché de couiner.
Dans l’ensemble j’en garderai donc un bon souvenir. Dommage toutefois pour ce début…

By three o’clock, I’m irritated with myself. By five, disgusted. 
By eight-thirty, I’m mad at Malone, and by ten, I hate him. 

Catch of the Day – Kristan Higgins
377 pages

 

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somebody to loveEt voilà enfin le livre qui me réconcilie avec l’auteur !

J’avoue que depuis « l’amour et tout ce qui va avec » que j’avais adoré, je commençais à croire que je n’allais plus autant apprécier un livre de Kristan Higgins.
Mais c’est sans compter sur Parker et James.
Parker, bien qu’auteur pour enfant, n’a jamais eu besoin de travailler. Et pour cause, elle vient d’une famille multimilliardaire. C’est pourquoi elle décide de verser le profit de ses livres à des associations.

Quand son père est ruinée et qu’elle doit quitter, avec son fils, le manoir familiale, Parker doit trouver une solution pour s’en sortir, et rapidement.
Elle décide donc de se rendre dans une petite ville du Maine, afin de voir la maison qu’elle a hérité d’une lointaine tante.
Le plan est simple : trouver la maison, la vendre, faire une bonne plus-value et trouver un emploi. Le plan parfait… si ce n’est un léger détail. La maison n’est pas plus grande qu’une remise et est horriblement délabrée.
Parker n’a que 3 semaines pour remettre tout en ordre avant que son fils, parti en vacances avec son père, la rejoigne.

Heureusement, elle peut compter sur James, l’avocat de son père qu’elle surnomme Thing One – et qu’elle déteste cordialement- pour l’aider à remettre le tout en l’état.
Dès le début les piques et sarcasmes entre les personnages m’ont donné bon espoir pour la suite. Et ça a été le cas.
Ce livre est drôle, touchant, les personnages sont très attachants, il y a des scènes super mignonnes, des jolies déclarations, des personnages secondaires qu’on a déjà rencontrés dans un autre livre et dont on suit avec plaisir l’évolution.

Bref, humour, couinements, ragots, sarcasmes… tout est là pour nous faire passer un bon moment ! C’est léger, c’est bien écrit, on en redemande !

“Parker,” he said, “always lovely to see you.”

Somebody to love – Kristan Higgins
425 pages. 

 

9
août

Après avoir senti tout son corps se tendre tel un arc, elle eut l’impression de fuser vers le ciel, de s’éparpiller en un million de lucioles à travers les étoiles.

maya10

Dans le tome précédent, Aeric abandonnait sa promise, Rionna McDonald, au pied de l’autel, pour épouser l’élue de son cœur (vous sentez à cette première phrase de billet que j’ai l’âme au romantisme aujourd’hui, n’est-ce pas ?).

Finalement, comme une alliance entre les McCabe et les McDonalds était toujours  d’une grande importance, c’est Caelen, le dernier de la fratrie, qui a donc choisi de l’épouser.

Rionna est un vrai garçon manqué. Elle se bande les seins, s’habille en pantalon et manie l’épée mieux que la plupart des hommes. (d’ailleurs, elle apprendra vite à manier un autre genre d’épée)( avec tout autant de doigté cela va sans dire)(si vous voyez ce que je veux dire).
Mais d’ici là, la route est longue (et semée de cunis d’embuches.).

Mais revenons donc à l’histoire en général, et aux seins de la belle, en particulier (car ma foi, on en parle plus que de nécessaire dans ce livre)(j’irai même jusqu’à dire que c’est le thème qui revient le plus souvent)(avec le miel, mais c’est un autre sujet, dont nous parlerons que plus tard vu que je n’aimerais pas m’éparpiller).
Donc parlons de seins,  puisque, comme vous le savez tous « les hommes sont friands de poitrines généreuses. » (too bad pour celles qui en ont des petits).
Car oui ! Personne ne s’en doutait, vu qu’elle les bandait, mais les seins de la damoiselle sont généreux.  (et ils « pointent vers le haut » quand elle est excitée, cela va sans dire).

Ainsi donc, quand Caelen les découvre il devient poète (d’après Rionna et non pas d’après moi)(mais jugez plutôt) :
– Vous êtes belle, Rionna. Ne cachez plus ce que dieu vous a donné.
Les paroles de Caelen lui allèrent droit au cœur, lui apportant le réconfort dont elle n’avait pas réalisé avoir besoin. Comment un homme capable de se montrer si dur et inflexible pouvait-il avoir une âme de poète ? (ou pas…)

De toutes façons, si Rionna a encore des doutes quant au fait de continuer de cacher ses seins ou pas, ils vont bientôt disparaitre comme neige au soleil ou oserais-je dire, comme érection après éjaculation, (oui  que voulez-vous: il n’y a pas que Caelen qui ait l’âme d’un poète)(il y a moi aussi) quand elle découvrira que ses seins ont une utilité :
Rionna comprit qu’il avait raison : son sexe s’était lubrifié lorsqu’il avait caressé ses seins. Ils avaient été pour elle durant si longtemps une telle source d’irritation qu’elle était émerveillée à présent de constater qu’ils avaient leur utilité. (pourquoi utiliser des lubrifiants quand on a des seins, je vous le demande ?)

Bref. Maintenant que vous êtes rassurées et qu’on sait que Rionna ne cachera plus cette généreuse et néanmoins si utile part d’elle-même, revenons à notre histoire.

Notre couple, une fois marié, s’en va retourner au clan McDonald (notez que je n’ai encore fait aucune blague sur Ronald)(et ce n’est pas l’envie qui manque), où Caelen doit prendre la place de laird.
Chemin faisant (ou une fois arrivés ? oups je ne me souviens plus : je confonds avec l’autre livre Highlander que j’ai lu) bref, très vite, Caelen, qui sait Rionna terrifiée par sa nuit de noce, lui fait un cuni.

C’est là que nous apprenons quel goût a Rionna, car, ma foi, ce serait négliger  et laisser sur sa faim le lecteur que de lui omettre ce détail d’importance, n’est ce pas ?
– Vous avez le goût de miel susurra-t-il. Je n’ai jamais rien goûté d’aussi doux. Vous me rendez fou de désir. Vous êtes tout ce qu’une femme doit être, Rionna. Ne cherchez plus à le cacher et n’en ayez plus honte.

Oh la la ! C’est trop. Ces paroles … et ce qu’il lui fait.. Mon dieu, Rionna ne sait plus quoi faire :
– Caelen ! gémit.elle, n’en pouvant plus. Je vous en prie… Je…. Je ne sais pas quoi faire. (oui oui, il est courant, dans les romances, que les héroïnes ne savent pas quoi faire quand elles ont un orgasme)(perso, je ne me suis jamais demandée quoi faire à ce moment là, mais bon si j’étais une héroïne de romance, ça se saurait)
– Laissez-vous aller, Rionna… Vous luttez contre l’inévitable. Je ne vous ferai aucun mal, je vous jure. Cela vous fera même beaucoup de bien.

Et Caelen n’est pas un menteur, tenez-vous le pour dit. Cela a en effet fait du bien à Rionna. Tellement de bien que ça lui grille un peu le cerveau vu qu’elle prendra ce cuni pour son dépucelage. (celle-là j’avoue, je ne l’avais encore jamais lue)
Elle se sentit dériver, et juste avant de sombrer dans l’inconscience, elle songea que l’on faisait tout une affaire de la nuit de noces. Ce n’était pas si terrible, après tout. (tu m’étonnes ! au contraire, non ?).

Mais voilà, dans tout ça, et le plaisir de Caelen ?

Rappelons que monsieur :
–       Vient de débarquer dans un autre clan en se déclarant leur laid.
–       Statut que le clan en question n’accepte pas du tout
–       Et en suce, (un jour, je me lasserai de cette blague, un jour)(mais pas aujourd’hui), il n’a toujours pas consommé son mariage ce qui le contrarie fortement.

Sans parler de son addiction au miel…
J’ai forte envie de goûter à vous de nouveau murmura-t-il. De sentir votre miel sur ma langue.

Ce qu’il fait.
Puis l’heure de la nuit de noce a enfin sonnée :
Une part d’elle-même aurait voulu serrer les jambes et se dérober à lui, une autre mourait d’envie de les écarter afin de lui faciliter la tâche. (je vous laisse  deviner qu’elle part d’elle même va gagner…)

Et comme toute héroïne qui se respecte, Rionna a un orgasme foudroyant lors de sa première fois. Et quand je dis « foudroyant » je n’exagère pas. Voyez vous-même :
La foudre tombant sur elle ne lui aurait pas fait plus d’effet. Après avoir senti tout son corps se tendre tel un arc, elle eut l’impression de fuser vers le ciel, de s’éparpiller en un million de lucioles à travers les étoiles. (moi aussi, quand j’ai des orgasmes, je m’imagine en train de fuser vers le ciel, vers d’autres planètes même, finissant par m’éparpiller en millions d’abeilles sur les anneaux de Saturne)(Et vous, mesdames, messieurs, où fusez-vous quand vous atteignez l’orgasme, et en quoi vous éparpillez-vous ?)(après réflexion, cette question est purement rhétorique pour les hommes).

Bref Rionna, après s’être éparpillée en un million de lucioles à travers les étoiles ne sent plus rien de ce qui l’entoure :
Tout ce qu’elle parvenait à percevoir c’était l’incroyable plaisir qui inondait ses veines tel un miel brûlant. (quand je vous disais que l’auteure avait une petite obsession pour le miel).  

Bref, Rionna et Caelen apprennent les joies du sexe, et peu à peu Rionna sent qu’elle tombe amoureuse. Mais voilà, Caelen s’est juré de ne plus jamais tomber amoureux. (je vous laisse découvrir pourquoi par vous-même)(je n’aimerais pas spoiler, ce n’est pas mon genre). Mais bon, cette situation est difficile pour Rionna.
S’il avait décidé de barricader son cœur, quelles chances avait-elle de parvenir à s’y faire une place ?? (moi je dis, plus de fellation ne peut que jouer en ta faveur).

Bref, à côté de ça, notre héros doit toujours se faire accepter par son nouveau clan. Clan qui doit absolument apprendre à se battre afin de s’allier au mccabe et vaincre le grand méchant de la trilogie.

Et ce n’est pas tout ! Voilà qu’à chaque fois que Caelen décide de partir à la chasse il se passe un malheur (dont une fois de plus, je ne vous révèlerai rien)(je sais, vous bouillez de savoir ce que c’est)(mais je suis une tombe)(et pas seulement car je ne me souviens plus de tout).

Quoi qu’il en soit, après des enlèvements, pas de kilts, des passages à tabac, une grossesse, une bataille, quelques morts,  des disputes entre le couple car l’un aimerait changer l’autre, voilà  que nos héros finissent ensemble, et, surtout, amoureux.

Car oui, mesdames, messieurs, tant pis si je vous spoile le gros suspens du livre : Caelen tombe à nouveau amoureux et ça, c’est aussi formidable qu’un orgasme qui vous envoi au ciel, ou je ne m’y connais pas.

Alors ? que dire de ce 3ème tome ?
Je n’ai rien vu des Highlands, et encore moins de kilt, mais j’ai passé un agréable moment.
Ca se laisse lire même si j’ai préféré le second tome mais c’est clair que je ne me souviendrai de rien (même pas des seins de Rionna, c’est dire), d’ici peu.
A lire si vous avez envie d’une romance mignonne qui fait passer le temps donc.

Highlander Challenge 2

Le Highlander qui ne voulait plus aimer, McCabe tome 3 – Maya Banks
J’ai Lu A&P – 376 pages