Les lectures de Cécile

19
juin

The River Leith de Leta Blake : et si j’avais un vlog… :)

leith

Je préfère prévenir dès le début : ce billet contient des spoilers sur l’histoire et je me moque du Vlog d’un personnage. 
Mais je ne regarde pas les vlogs, donc je ne me moque pas de tous les vlogs. 
Je me moque ici des explications écrites (qui ne font pas naturelles) de ce que le personnage fait quand il est face à la caméra. Et je me moque également du fait qu’il y raconte sa vie privée. :-)
Maintenant que vous êtes prévenus voici mon avis sur le livre.

 

Ce livre avait pourtant bien commencé. 
On suit Leith qui s’est pris un coup lors d’un tournoi de boxe et qui se réveille à l’hôpital avec une amnésie des trois dernières années de sa vie. 
Période qui coïncide juste à la période où il a accepté son homosexualité et rencontré l’homme de ses rêves : Zach

Zach qui a un vlog
Un vlog, comme dans « je fais des vidéos Youtube où je raconte ma vie intime à des inconnus qu’il appelle « mes amours ». 

« Il hausse les épaules et soupire en regardant le plafond, puis de nouveau la caméra, avec une étincelle dans les yeux.
Eh bien, Leith m’a envoyé un texto. Que puis-je dire? Je suis resté assis pendant des heures sur ce canapé à regarder les mots qu’il avait envoyés, et j’ai su que je ne pouvais pas partir.
Il a dit que je lui manquais. Il prend une profonde inspiration et expire lentement 

Vous pouvez imaginer ce que c’était de l’entendre. »


Ou encore

« Les lèvres de Zach se tordent en un rictus avant qu’il éclate en sanglots. 
Je sais que ce n’est pas de sa faute, mais je suis quand même en colère. Je me sens tellement… brisé.  Comme, qu’il aille se faire foutre. Il m’a oublié? Qu’il aille se faire foutre. 

Il agite ses mains et ferme les yeux.
Je voulais juste oublier. Je voulais juste oublier et me sentir entier à nouveau. Alors j’ai fait ce que j’avais l’habitude de faire lorsque j’étais un gosse stupide. Je voulais me perdre, et j’ai pensé que tout irait mieux avec une bonne baise vide de sens. 

Zach pointe le lit par-dessus son épaule alors que ses larmes coulent
Cela a marché. J’ai oublié—pendant à peu près dix minutes. Et puis tout s’est écroulé autour de moi, et j’ai eu l’impression de ne plus pouvoir respirer. Cela a été inutile, plus que vide de sens, et maintenant… »



Donc je disais, Zach a un vlog

Vous me direz : la bonne nouvelle c’est que ça aurait pu être pire : Il aurait pu poster toutes ses humeurs sur des statuts facebook avec 50 hashtags sans majuscules ! 

Ex de statut :
Zach est…
 au bout du rouleau :(
Leith ne se souvient pas de moi et je lui en veux même si je ne devrais pas mais je suis quand même trop mal et du coup j’ai fait un truc con en espérant que ça me ferait oublier et j’ai couché avec un type dans notre lit. J’ai bien pu oublier pendant 10 min mais maintenant je suis encore plus triste.
#AuBoutDuRouleau #AmnésieTuPuesDuCul #UneBonneBaiseNeRésoudPasTout #Triste #MeSensCoupable #Sad #EnLarmes #Colère #BaiseVideDeSens #Sanglots #laVieEstNulleDesFois #LifeSucksSometimes #QueFaire #TellementSeul #MerciPourVosMessages #VotreSoutienM’estPrecieux #MesAmours
(j’espère que vous appréciez l’effort de mettre des majuscules). 


Bref, donc la bonne nouvelle c’est que ça aurait pu être pire.

La mauvaise c’est que moi, suivre son vlogs avec ses « mes amours » je ne suis pas arrivée à passer outre. Ça sonnait faux. Il faisait bien plus jeune que ses 28 ans et bon les descriptions de ce qu’il fait face à la caméra…. Non. 
Dommage car l’idée de base de Zach qui se confie, je trouvais ça sympa. Mais via un carnet écrit cela aurait suffit je pense.

Non, je ne suis pas arrivée à passer outre donc.
Mais la deuxième bonne nouvelle de ce billet c’est que ça m’a donné une idée, mes amours.
Et si je faisais un billet vlog moi  aussi ? Hein ? 

Allume la caméra, se recoiffe, souris à la caméra et sautille.
Trop chouette hein cette idée de billet vlog ? Hiiii

Se rassoit, se recoiffe, prends une inspiration.
Bon, mes amours, c’est la première fois que je fais une vidéo et je suis un peu nerveuse mais bon, ce livre méritait que je vous en parle.

Lève les yeux au ciel, regard perdu au loin, 10 secondes passent puis son regard se fixe sur la caméra à nouveau et elle sourit :
Je cherchais par où commencer. C’est difficile d’organiser ses pensées en live. 
Donc, le livre commence un mois après le réveil de Leith à l’hôpital, sans souvenirs de ses trois dernières années.
Son frère Arthur est là, ils plaisantent et on suit Leith un peu perdu.
Arthur lui dit que son meilleur ami Zach, dont il n’a plus de souvenir, est là pour le voir. 
Et là, en effet, plus de souvenir. 
Zach a des yeux tristes qui rappellent à Leith le petit oiseau blessé qu’il avait voulu sauver enfant mais qui s’était envolé en l’abandonnant. 
Il parle de cet oiseau à Zach qui lui dit qu’il ne va nul part. 
C’est beau.
(Et il ne va nul part en effet, il va juste baiser un autre homme dans leur lit, mais ne pinaillons pas). 
Donc, l’oiseau, sachez-le, revient souvent dans le livre. Comme l’image d’une rivière. Des images dont je n’ai pas vraiment compris l’intérêt et le sens (l’auteur devait tenter de placer des passages plus philosophiques).
et d’ailleurs, Mme Blake, si vous regardez cette vidéo,..

se recoiffe, prends une inspiration, fait un gros sourire faux cul à la caméra :
… je pense que vous devriez arrêter les passages pseudo métaphorico-philosophiques dans vos livres. 
C’est chiant et sans intérêt. 
Sans vouloir vous offenser bien sur. 

Sourit franchement à la caméra et reprend. 
Donc mes amours, que vous racontais-je ?
Ah oui. La visite de Zach qui fait penser à un oiseau et bref je ne sais pas comment mais Leith serre Zach dans ses bras et là il sent son odeur et là, bim !, il est totalement conquis

Roule des yeux.
Oui son corps se rappelle ce que sa mémoire a oublié. 
C’est beau. 

Explose de rire et reroule des yeux.
Ah je viens de rouler des yeux. Christian si tu me regardes… (clin d’œil)

Se mords la lèvre. Longtemps.
Puis chuchote avec un air de conspiratrice :
Autant mettre toute les chances de mon côté si Christian me regarde.  

Explose de rire en rejetant la tête en arrière.
Donc où en étais-je ? 
Ah oui. Leith comprend directement son attirance pour Zach.
Mais Zach ne revient pas le voir de suite (vu qu’il est occupé à coucher avec un inconnu et se morfondre) et il manque à Leithpour une raison qu’il ne comprend pas lui-même. 
Il lui écrit des SMS et comprend après avoir vu des photos de lui et Zach qu’il était amoureux de lui.
La fois d’après Zach l’embrasse, ça devient chaud chaud, petite fellation sous un arbre dans le jardin de l’hôpital et grosse séance de frotti frotta dans le lit.


S’interrompt. Réfléchis. Reprend : 
Vous voulez peut-être vois le passage du vlog de Zach après ce passage ? 
Voilà : 

Zach est assis à la table de la salle à manger dans l’appartement. La porte menant au couloir est ouverte derrière lui, et ses cheveux sont encore humides de la douche. Un hématome est visible sur son menton. 
Bonjour mes amours! J’ai des nouvelles incroyables. Incroyables! Je sais que vous comprendrez, mes merveilleux, mes superbes, mes fantastiques amis, combien je suis incroyablement heureux aujourd’hui. Leith m’a embrassé hier! Eh bien, techniquement, je l’ai embrassé. Mais! Il a été incroyablement enthousiaste dans sa réponse, et puis il m’a demandé de rester avec lui à l’hôpital, et il a su être très persuasif. 

Il sourit et s’agite sur son siège. 
Et encore mieux, il parle au médecin ce matin pour revenir à la maison demain. Je suis tellement impatient de l’avoir à nouveau ici. (…)

Il pousse sa chaise et indique ses jambes tremblotantes
Ouais, j’ai du mal à gérer mes émotions. Il m’a embrassé! Nous avons fait l’amour. Il m’a tenu et m’a touché, et c’était exactement comme—non, ce n’était pas comme avant. C’était différent. Il est différent, mais en même temps tellement le même.  

Il soupire et secoue la tête. 
Je dois être prudent. Je ne peux pas me permettre de prétendre ou d’imaginer, même pour un instant, que Leith n’a pas été changé par cette expérience

 

Cess soupire et secoue la tête, comme Zach. 
Donc, moi aussi je dois être prudente, je pourrais passer mon billet à citer des moments du Vlog de Zach.

S’agite sur son siège, se mord la lèvre inférieure au cas où Christian la regarde (oui même par vlog elle aime bien le comique de répétition), regarde le plafond et reprend :
Donc Leith continue de voir son psy qui lui parle de rivière et de sa femme indienne et de la grand mère de sa femme qui est indienne aussi et qui parle de rivière… (quand je disais que c’était chiant) il lui dit, en métaphores, de prendre la rivière en contre sens, ou dans le bon sens je ne sais plus mais en gros il lui dit d’avancer et de reprendre la boxe si ça lui fait plaisir. 
Et Leith travaille sur lui-même et essaye de ne pas s’emporter car il s’emporte souvent comme la fois où il a essayé de refaire l’oiseau de ses rêves en argile lors d’une cession thérapeutique basée sur l’art et qu’il n’y est pas arrivé et a tout cassé dans la salle…. 
Je lui dirais bien de laisser couler, pour moi aussi faire une référence à la rivière, mais je ne peux pas lui parler et je ne crois qu’il suive mon vlog. 

S’interrompt pour rire de sa propre mauvaise blague, envoie un bisou à la caméra pour que vous, ses amours, voyez qu’elle vous aime, et reprend :
Donc il sort de l’hôpital, ils vont dans un cabane dans les bois pendant 3 jours, se font des fellations, font l’amour, c’est beau, c’est bon c’est bonbon. 
Et bref les jours passent, Zach, on l’apprend par son blog, se languit de l’ancien Leith même s’il aime le nouveau, et il s’en veut pour ça, vous comprenez mes amours ? 
Il aimerait tellement que le Leith fort qu’il a connu et qui le rassurait sur tout soit là et pas que ce soit à lui d’être fort, vous comprenez mes amours ? 
Et bon un soir, dans le bar de Zach et Arthur.


S’interrompt. Fixe la caméra d’un air sérieux.

Vous avez oublié qui est Arthur hein ? (Vous méritez d’être fessé. (oops, je lis GREY, excusez-moi je fais comme une obsession)). 

Sourit en coin, attend quelques secondes et explose de rire. 
Arthur c’est le frère de Leith allons ! Et il tient un bar avec Zach
Donc, Leith est installé au bar quand un couple gay débarque et s’assoit à côté de lui. 
Et là un des deux dit à l’autre en parlant de Zach qu’il est beau et l’autre dit que oui il se l’est même tapé un mois avant.
Et là Leith pète un câble, le frappe et il se casse. 

Oui mes amours, Zach est triste, vous l’avez bien deviné. Il a essayé de s’expliquer et de dire que ça ne voulait rien dire mais Leith est parti quand même. 
Mais ne vous en faites pas. Il revient le lendemain, voit les vidéos du Vlog et ils se réconcilient.

Et voilà, le livre termine là après 170 pages. Mais attendez je ne vous ai pas parlé du meilleur. 
Deux secondes je reviens. 


Se lève, sort de la pièce. Revient avec une cannette de coca. 
Ouvre la canette, bois une gorgée, repose la canette, lève des yeux brillants (dus au coca) vers la caméra et reprend. 
Donc, je vous ai gardé le meilleur pour la fin, mes amours. 

Sourit en coin.
Savez vous que :
Il y a 3 ans Leith sortait de prison où il a passé deux ans pour avoir fait des matchs de boxe illégaux et avoir faillit tuer un ado ?
Ah et il faisait ces matchs car ça rapportait bien et qu’il avait besoin d’argent pour subvenir aux besoins de son père qui jouait tout le temps…
D’ailleurs son père est mort pendant les 3 dernières années et Leith ne s’en souvient plus et ça l’attriste à peu près 10 secondes. 
Bon allez j’exagère. Au moins 15 secondes.
Mais ce n’est pas tout.

Se rapproche de la caméra et parle à voix basse. 
Figurez-vous qu’Arthur lui apprend à un moment que leur mère était en fait dépressive et qu’elle s’était suicidée quand Leith avait 11 ans et le pauvre chaton tombe des nus. 
C’est un choc pour lui mais rassurez-vous mes amours, ça dur 3 lignes et on en reparle plus après. Il n’est pas traumatisé et ça c’est quand même tant mieux pour lui, même si ce n’est pas crédible. (C’est qu’il a d’autres chats à branler, heu, à fouetter). 
En parlant traumatismes, il n’est pas franchement non plus trop dérangé d’apprendre que son frère s’est prostitué il y a quelques années auprès de femmes mais surtout auprès d’hommes (car ça paie mieux)(Artgur a le sens pratique) pour se faire de l’argent pour acheter son premier bar. 

 

Se radosse à sa chaise, sourit, secoue la tête et lève les yeux au ciel.
Non mais franchement des fois, les auteurs savent pas quand s’arrêter. 
Enfin, rassurez-vous, mes amours, Arthur ne se prostitue plus, il sort avec une de ses serveuses, celle qui a 19 ans, et 10 ans de moins que lui. 
Et pour finir sur les révélations à peine too much, on apprend aussi que Zach a couché a l’âge de 13 ans avec un mec (ou plusieurs je suis pas sûre d’avoir compris) dont il ne connaissait pas le nom. Mais ce n’est pas grave qu’il ne sache pas son nom, Zach avait des envies particulières et l’important c’est que ces envies soient passées et assouvies et que tout ce qu’il a fait dans son passé l’ait finalement mené ici, aujourd’hui, avec Leith
C’est beau l’amour. 

Roule des yeux, ce qu’elle aurait fait présentement même sans espérer que Christian la voit.
Je vous ai dit au fait que Leith étudiait dans une université qui s’appelle CUNY ? 


Explose de rire. 
Avouez que c’est drôle quand même, même si l’université aurait du s’appeler PIPE.

Re-rit de son humour pourrave et secoue la tête pour se reprendre.
Bref, honnêtement ? Ce livre avait beaucoup de potentiel, niveau style et surtout au niveau de l’histoire que je trouvais originale et que j’ai d’ailleurs dévorée au début.

Mais après c’était lent, lent lent, et je ne me suis pas attachée aux personnages, surtout à Zach qui se plaignait tout le temps. 
Et puis c’était lent mais en même temps c’était baclé car on ne les a pas vu tomber amoureux, on ne sait pas comment ils se sont rencontrés, si ça a été difficile pour Leith d’accepter son homosexualité…
Et puis les Vlogs.
Ne le prenez pas mal, mes petits poussins en sucre d’orge enrobé de chocolat au lait, mais je n’accroche pas au Vlog.

S’arrête, baisse la tête, la secoue, se recoiffe, prend une inspiration.
Relève la tête et a les yeux tout mouillés.

Oui, mes amours, ne le prenez pas mal, mais moi et les Vlogs, ça ne fait pas bon ménage. 
Je ne pense pas réitérer cette expérience même si je vous aime fort.
Vous pouvez quand même me laisser pleins de messages de soutien et d’amour et peut-être que je referai un jour une vidéo pour vous.
En attendant, je termine ici mon histoire sur Leith et Zach en vous disant que tout va bien pour eux et que Leith fait des études de psychologie.
Je vous embrasse fort. Mouaaahhhh. 


Embrasse la caméra et se penche pour l’éteindre.
Ecran noir.
 

3
juin

Mini-Chro’s (pas si mini) #13 : du bon, du très bon … et du moins bon

 

l'ours la louttreDepuis que je lis des MM (Romance Gay) j’entends parler de ce livre.
 Et autant dire que quand on en entend parler une fois, on ne l’oublie pas, vu son titre et/ou sa couverture. (Pourquoi, mais pourquoi tant de haine envers les couvertures MM ???).

Bref, j’ai mis le temps (et vu la couverture ET le titre, je crois que personne ne peut m’en blâmer) mais je l’ai finalement sorti de ma PAL.
Et bon… clairement, je crois que je n’aurais pas du le lire :
– en français,
– après une autre série MM (Temptation) que j’ai adorée et dont j’ai lu les 3 tomes à la suite (et qui m’a laissé un gros book-hangover).

Quoi qu’il en soit, alors que la majorité de mes copines (et des personnes qui l’ont lu, d’ailleurs) ont adoré (ce livre a quand même une note de 4.23/5 sur les 8000 personnes qui l’ont lu et noté), je ressors déçue de cette lecture.

Pour commencer, j’ai trouvé que les dialogues sonnaient faux et peu naturels, tout comme l’humour que j’ai trouvé quelque fois un peu forcé.
Peut-être est-ce dû à la traduction (qui comportait quelques coquilles et beaucoup, BEAUCOUP trop de fois le mot « patte » au lieu de « main »)(personne n’a de mains dans ce livre, que des pattes ?), je ne sais pas.
Toujours est-il que le style s’améliore (ou qu’on s’y habitue, ce qui est une possibilité tout à fait réaliste) et gêne beaucoup moins une fois passé les premiers chapitres même si globalement certains passages sonnent toujours faux.
Par contre, il y a un aspect qui ne s’améliore jamais avec l’avancée du livre : le côté « Ado » du personnage principal Bear.

En effet celui-ci a 21 ans alors que Oliver en a 29 mais il se décrit lui-même comme petit, gringalet et sans charisme (de quoi faire rêver, vous en conviendrez).
Si on ajoute à ça que c’est un héros qui passe son temps à réfléchir (à se masturber l’esprit plutôt)(non je ne ferai pas de jeu de mots, je gagne en maturité que voulez-vous) et qui « subit » beaucoup sa vie, j’avais l’impression d’être face à un ado de 17 ans. 

Cet aspect là m’a particulièrement gênée car j’avais l’impression de suivre une relation entre un homme et un ado et que je ne comprenais pas trop ce qui faisait craquer Lotter chez Bear.
A la fin, je dois bien avouer que je n’en pouvais plus de tous ses monologues intérieurs que j’ai donc commencé à zapper (et franchement je fais rarement de lecture diagonale). 

« la voix veut parler, me dire que j’ai exagéré, que je n’avais aucun droit d’agir comme je l’ai fait. Je la refoule, et elle est emportée par les flots ». 

Enfin, j’ai trouvé que l’auteur en faisait trop en forçant les traits des personnages.
Le moustique (le petit frère) qui a 9 ans et qui parle fist fucking et bdsm avec la vieille voisine qui parle de vanille sexe, je dis NON. Juste NON.  
Je veux bien que le gamin soit un génie mais là ce n’est même pas drôle tellement c’est surréaliste et surjoué. 

Oh dit le moustique. Alors, est-ce que les fessées et le fist-fucking engendrent aussi des bébés?  Je veux dire, si c’est entre un homme et une femme ?
Je m’étouffe avec ma langue. Mme Paquinn prend un air sévère.
– Je ne pourrais rien dire là-dessus. Mon Joseph, Dieu ait son âme, n’a jamais été enclin à ces choses-là. Il était plutôt vanille, comme on dit aujourd’hui. 

A côté de ça, et malgré tous les défauts listés, je dois bien avouer que j’ai dévoré ce livre.
J’étais vraiment prise par cette lecture et je n’ai pas pu m’en détacher et rien que pour l’aspect prenant, je comprends un peu mieux les notes et avis dithyrambiques.

 

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sinceJ’ai passé un très bon moment avec ce livre dont j’adore la couverture (représentative du contenu).
Un vrai roman doudou (et il ne faut pas se fier au titre qui peut faire penser que ça se finit mal).  

Alors qu’elle rentre d’un week-end avec ses parents, Emily cherche à joindre sa meilleure amie Sloane mais elle n’obtient pas de réponses.
Quand elle se rend chez elle, elle se rend compte que celle-ci n’est plus là. Où est-elle ? Comment la joindre ?
Emily se sent perdue sans elle et débute son été à la chercher partout. 
Jusqu’au jour où elle reçoit une lettre qui contient une liste. Une liste dont Sloane a le secret.

Une liste de 13 choses qu’Emily doit faire comme prendre un bain de minuit, faire un calin à un Jamie, casser quelque chose, se rendre à un endroit etc…
Emily se raccroche donc à cette liste et espère qu’en la complétant elle pourra retrouver sa copine…
Commence alors un été particulier pour notre héroïne…

Voilà une histoire très originale et prenante.
Les personnages (aussi bien principaux que secondaires) sont attachants, on ne s’ennuie pas et c’est assez drôle…
C’est la lecture « cute » par excellence même s’il m’a manqué quelque chose pour en faire un coup de coeur… 

“You’re the brightest thing in the room, » he said. He lifted his hand from my waist, and slowly, carefully brushed a stray lock of hair from my cheek. « You shine.”

Quoi exactement, je n’en suis pas sûre…
Plus d’émotions peut-être (j’aurais pu rire ou être touchée davantage) ? Une écriture plus poétique et touchante ? Plus de rythme (car il y a bien quelques petites longueurs) ? Plus de couinements (définitivement !)?
Je ne suis pas sûre mais comme dirait ma copine B, contrairement à mes coups de coeur, je n’ai pas passé mon temps à surligner des passages. 

Cela dit, ça ne m’a pas empêché de passer un très bon moment.
Un roman doudou donc, que je conseille pour les fans de YA. 

“In a well-ordered universe…” 

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loganSouvenez-vous, j’ai adoré The Deal, de cet auteur.
C’est donc avec un peu d’attente que j’ai débuté ce second tome qui parle de Logan et de Grace.
Nous avions laissé, à la fin du tome 1, un Logan amouraché de Hannah et j’appréhendais un peu cet aspect là, redoutant un « pseudo » triangle.
Je vous rassure de suite, ça n’est pas du tout dérangeant et une fois de plus, j’ai passé un moment très sympa.

On retrouve ici ce qui m’avait plu dans le premier tome : c’est bien écrit, il y a des passages super drôles, des personnages secondaires géniaux, et des personnages très drôles et qui ont du caractère. 

Malheureusement, passé 40% j’ai trouvé ça plus lent, l’histoire « personnelle » de Logan met du temps à se décanter (beaucoup de temps)(genre, tout le livre)(pour finalement se décanter de manière totalement prévisible et « bisounouresque »), et leur histoire elle-même n’évolue pas spécialement vite non plus…

Et si certains passages m’ont fait vraiment rire (notamment la liste que Grace donne à Logan pour se racheter), je dois dire que globalement j’ai quand même moins couiné et été touché par leur histoire que par celle de Garrett et Hannah.
Et puis honnêtement, vers la fin, il y a quelques petits drames (celui de la meilleure amie et celui du père par exemple) complètement inutiles d’après moi. Le gros plus de The Deal était justement de ne pas tomber là dedans. 

Un bon moment donc, vraiment, mais pas du niveau du premier tome.

Ceci dit, que mon avis ne vous décourage pas car elles ont toutes adoré (voire préféré au premier) : Chi-chi (qui doit encore apprendre ce que le mot C de LC veut dire…)(désolée, j’étais obligée), Emilie, Sabrina…

Vivement le tome sur Dean ! :-)
Et bientôt une petite interview de l’auteur ! :D

“Just as the door opens, I look intently at the screen and act like I’m still chatting with her mother. ‘–And she stuck her finger in my ass when she was blowing me, which was fucking incredible. I never thought I’d enjoy having anything up there, but–‘
Grace screams in horror.”  

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never neverJ’avais beaucoup aimé la première nouvelle de cette série qui posait les bases, nous laissait avec beaucoup de questions, aucune réponses et surtout sur notre faim.

J’étais donc impatience de lire cette seconde partie que j’ai adorée et qui reprend là où la première nous avait laissé. 
Silas et Charlie se retrouvent dans la même situation que 48h avant, c’est à dire sans mémoire.
Cette fois on ne sait pas où se trouve Charlie et on suit principalement Silas dans sa quête de savoir et de découverte. 

Alors, une fois de plus, les auteurs font preuve de facilité sur certains aspects et détails mais globalement ce n’est jamais vraiment dérangeant tant on est pris par l’histoire. 
C’est très bien écrit, vraiment prenant et les auteurs arrivent à nous captiver dès la première ligne, à nous faire sourire, couiner, flipper, halluciner et tout ça en 100 pages environ ! C’est quand même fort. 

“If it were possible to hear a smile, hers would be a love song.”

On commence (enfin) à avoir des éléments de réponses, à entrevoir une piste, on échafaude de nouvelles théories mais on ressort également avec de nouvelles questions et l’envie d’avoir le tome 3 sous la main (tome qui devrait sortir à la fin de l’été). 

Je continue de penser que c’est dommage d’avoir choisi de publier 3 nouvelles au lieu d’un tome et si j’ai un conseil à vous donner, attendez que la série soit complète pour la commencer!

“I know that’s weird, but that’s what you love about me. You love how much I love you. Because yes. I love you way too much. More than anyone deserves to be loved. But I can’t help it. You make normal love hard. You make me psycho-love you.”

 
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26
août

Wonder de R.J Palacio ou quand les avis dithyrambiques vous font penser que vous allez adorer un livre et que ce n’est pas le cas…

wonder

 

Je ne suis pas un garçon de dix ans ordinaire, c’est certain. Oh, bien sûr, je fais des choses ordinaires. Je mange des glaces. Je fais du vélo. Je joue au ballon. J’ai un Xbox. Tout ça fait de moi un enfant comme les autres. Sans doute. Et puis je me sens normal. Au-dedans. N’empêche, lorsqu’un enfant ordinaire entre dans un square, les autres enfants ordinaires ne s’enfuient pas en hurlant. Quand un enfant est normal, les gens ne le fixent pas partout où il va. 

 

Le résumé du livre mentionne ceci :
Ne jugez pas un livre garçon à sa couverture son apparence.

Oserais-je ajouter :
Ne jugez pas (et ne lisez pas) un livre à ses avis dithyrambiques ?

Car des avis dithyrambiques sur Wonder, il y en a eu. Beaucoup.
Et peut-être en attendais-je trop du coup ?

 

L’histoire est celle de August, né avec une malformation faciale et qui, a 10 ans, a subit de très nombreuses opérations.
Scolarisé à la maison, le livre débute alors qu’il s’apprête, pour la première fois, à se rendre à l’école pour débuter le collège.
L’heure pour August de faire face à ses peurs et de faire face aux autres enfants…

 

Comme un agneau qu’on mène à l’abattoir. 
Une expression qui veut dire que quelqu’un se rend quelque part docilement, sans savoir que quelque chose de désagréable va bientôt lui arriver. 
J’avais regardé sur Google la veille. Et c’est ce à quoi je pensais lorsque Mlle Mimosa m’a appelé et que, tout à coup, c’était à mon tour de parler.  

 

« Intelligent » « une leçon de vie » « intense et émouvant »  « un coup de coeur » etc…
Je ne vais pas mentir, si j’ai trouvé cette lecture sympathique je suis loin de partager les très nombreux avis élogieux que j’ai pu lire dessus.

Alors oui, j’ai dévoré ce livre en moins de 24 heures, eu le cœur serré une ou deux fois (et même eu les larmes aux yeux). Oui j’ai trouvé des passages touchants et j’ai apprécié, du moins au début, l’alternance des points de vue (6 au total il me semble).
Mais ce livre, pour moi, a de grandes faiblesses.

Il aurait mérité d’être plus approfondi notamment au niveau des sentiments, que ce soient ceux d’Auggi ou ceux de sa famille et de ses amis.
Le quotidien d’Augustin n’est certes pas facile mais mon cœur n’a pas saigné pour lui, alors que ça aurait du être le cas vu le sujet.
Oui, ce livre n’a pas réussi le pari de m’émouvoir et de me toucher  comme peut le faire un livre de Green, ou comme ont pu me toucher, dernièrement, Eleanor et Park ou Ari et Dante.

Il m’a semblé que, malgré l’abondance et l’alternance de différents points de vues, les sentiments et émotions des narrateurs étaient à peine évoqués, et seulement en surface. Je n’ai ni été transporté par le style, ni par les émotions.

 

En écrivant le précepte de M. Browne, je sentis que j’allais aimer cette école. Quoi qu’il arrive. 

 

La diversité des points de vue était d’ailleurs une bonne idée, mais certains n’ont strictement rien apporté à l’histoire. Pourquoi privilégier celui de Justin plutôt que celui des parents ? Pourquoi ne pas approfondir celui de Via, de loin le plus intéressant et celui qui m’aura finalement le plus touchée et parlé ?
Qu’apporte celui de Miranda (et non Amanda, ahem) ?
Alors oui, le sujet est touchant. Un enfant si défiguré que personne ne supporte de le regarder, c’est touchant.  Comment rester insensible ?
Mais justement, avec un tel sujet, je pense que l’auteur aurait pu faire tellement plus. Tellement plus juste. Tellement plus touchant.

Ou tellement moins peut-être ?
Car il y avait des points qui étaient simplement « trop ».
Les gentils étaient trop gentils pour être crédibles, les méchants trop méchants, limite caricaturaux, les points de vues trop similaires niveau style, et la fin. Mon dieu la fin. Trop cheesy. Trop hollywoodienne. Trop bisounours, trop guimauve… trop.

 

Je me rends compte en écrivant mon avis qu’à part le fait que je l’ai dévoré, il n’y a quasi rien de positif.
Si en refermant mon livre je pensais que mon avis serait simplement mitigé, je me rends compte, 3 jours après, que je n’arrive même pas à me souvenir d’une seule scène qui m’aura vraiment touchée.
Force est de constater, donc, que je n’ai finalement rien trouvé de mémorable à ce livre, si ce n’est le sujet original: ni le style, ni les personnages, ni certaines scènes qui m’auraient faite vibrer. Rien.
Malheureusement, même le personnage principal ne me marquera pas.

Une déception donc.

 

Si je me suis fait pousser les cheveux cette année, c’est en partie pour que ma frange couvre mes yeux : comme ça, j’arrive mieux à ne pas voir ce que j’ai pas envie de voir. 

 

Je vous invite cependant à lire les avis plus élogieux de mes co-lectrices du whatsapp book club :
Celui de La Fée Lit qui a beaucoup aimé, et ceux de Cajou et Fée Bourbonnaise qui, si elles sont plus mitigées que la moyenne, n’en restent pas moins bien plus positives que moi.
Julia, qui l’a lu en même temps, partage pleinement mon avis et trouve même le livre « donneur de leçon » et trop guimauve.
Quant à Bérengère, elle a abandonné au quart environ.
Une lecture commune qui n’aura donc pas fait l’unanimité…

Et pour les avis très positifs voire coups de coeur je vous invite à lire ceux de : Simi, Karine, Jess, Mylène, Azilis, Karen