Les lectures de Cécile

10
avr

JZB, marry me.

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Que dire sur ce tome que je n’ai pas encore dis lors de mes deux derniers billets ?
Une fois de plus, j’ai tout aimé. Il n’y a rien en trop à pars peut-être, trop peu de réponses à nos questions. Mais sinon, qu’est ce que cette relecture est jouissive ! Et comme pour les tomes précédents, j’ai préféré la relecture à la découverte.

– Aviez-vous une voiture précise en tête, Mademoiselle Lane ?
– La Viper.

– Et pour quelle raison devrais-je vous laisser la conduire ?
– Parce que vous avez une dette enver moi.
– Pourquoi ai-je une dette envers vous ?
– Parce que je vous supporte. 
Cette fois-ci il sourit pour de bon. Je ricanai en détournant les yeux.
– Les clés du garage se trouent dans le tiroir du haut de mon bureau, côté droit.

 

 

Je vous disais donc, qu’une fois de plus, j’ai tout aimé.

A commencer par Mac, qui continue d’évoluer et de devenir « primitive Mac » tout en essayant de se raccrocher à quelques brides de la Mac version 0.1… (Mention spéciale au gâteau d’anniversaire rose… Une de mes scènes favorite.)
En parlant de scènes favorites, certaines sont tout simplement mythiques dans ce tome trois.

Je pense notamment à celle du Mac Halo et de Barrons qui éclate de rire en découvrant cette invention (soupirs), la scène du gâteau d’anniversaire, celle de l’intrusion dans l’abbaye avec V’lane, les fois où Barrons est  jaloux, ou encore les leçons de « Voix ».
– Sautez à cloche-pied.

– Vous m’énervez, grommelai-je en m’exécutant.
– Le secret, pour résister à la Voix, m’expliqua Barrons, c’est de trouver cet endroit en vous que personne ne peut atteindre.
– Vous parlez de la zone sidhe-seer ? Demandai-je tout en sautant sur un pied.
– Non, un autre endroit. Tout le  monde l’a. Pas seulement les sidhe-seers. Nous sommes nés seuls et nous mourons seuls. Cet endroit.
– Je ne comprends pas.
– Je sais. C’est pour ça que vous continuez de sautiller

 

Et enfin la scène du premier face à face Barrons / V’lane.

Si vous m’expliquiez pourquoi vous vous détestez autant tous les deux ?
– Tu as couché avec elle ? demanda V’lane, m’ignorant superbement.
– Je n’essaie pas.
– Traduction : tous tes efforts ont échoué.
– Pas du tout, intervins-je. Il dit vrai. Pour votre information, messieurs, et j’emploie ce terme au sens large, j’offre d’autres intérêts que le sexe.
– Raison pour laquelle vous êtes toujours en vie, Mademoiselle Lane. Continuez de cultiver ces atouts.

 


Ce qui m’a le plus étonné pendant cette relecture c’est d’avoir été, bien plus que la première fois, sensible à l’environnement dans lequel évolue Mac.
Je ne me souviens pas m’être aussi bien imaginée Dublin envahit par les faes, les montres, les ombres. Il ne me semble pas avoir eu froid dans le dos en lisant certains passages comme ça a été le cas cette fois-ci. Mais surtout, je ne me souvenais pas que V’lane puisse être aussi effrayant durant certaines scènes où sa rage fait apparaître les flocons de neige. Lors de mes premières lectures, je voyais plus en lui un joyeux luron qu’un prince Fae aux pouvoirs infinis.
Je pense notamment à la scène où ils sont dans l’abbaye et qu’il parle à Rowena, ou encore, la fois où il comprend que Mac a raconté des choses à Barrons qu’elle n’aurait pas du.

– Et encore, je me suis retenu. L’expérience aurait pu être bien plus… quel est le mot ? Traumatique. Les humains ne sont pas faits pour tenir un nom faë sur la langue. Qu’en dis-tu, MacKayla ? tu as une part de moi dans ta bouche. En voudrais-tu une autre ?

 

 

Enfin, niveau histoire, Mac continue de chasser le livre et les objets de pouvoirs. Le Sinsar Dhub, d’ailleurs, apparaît ici plus terrifiant que jamais, et on apprend comment il se déplace.

La scène où Barrons est à deux doigts de l’attraper est très touchante.

Il laissa échapper un éclat de rire sec et sans joie.
– Moi non plus je ne peux pas le toucher.
– Vous ne pouvez pas, ou vous ne voulez pas ?
– Bonne question. Voilà une parfaite définition de l’ironie. La raison pour laquelle je veux le posséder ne m’intéresserait plus si je l’obtenais. Je perdrais tout pour ne rien gagner. Je n’ai pas de temps à perdre en futilités.

 

 

Sinon, moins de méchants dans ce tome, exit Mallucé et moins de Haut Seigneur par exemple, mais plus d’enjeux, plus de Dani, de Sidhe-seers, et de Christian, et un objectif commun : renforcer les murs, ne pas les laisser s’effondrer. Empêcher les Unseelies d’envahir la terre.

Je pivotais lentement sur moi-même en levant les yeux vers lui. Il tressaillit et prit une inspiration saccadée. Quelques instants plus tard, il effleura ma joue.
– Toute cette détresse… murmura-t-il.
Je tournai mon visage vers sa paume et fermai les paupières. Il passa ses doigts dans mes cheveux, caressa l’arrière de ma tête et effleura la marque qu’il y avait imprimée. A son contact, celle-ci me brûla. Sa main se posa à la base de mon crâne et serra. Très lentement, il me souleva sur la pointe de mes pieds. Je rouvris les yeux, et à mon tour, je pris une pénible inspiration. Il n’était pas humain. Oh, non, pas cet homme-là.
– Ne me la montrez plus jamais.

 

 

Et enfin, cette fin. On peut dire que KMM ne ménage pas son héroïne, ni ses lecteurs d’ailleurs, qu’elle laisse sur une fin particulièrement horrible.

Plus qu’une envie, commencer le 4, surtout quand on sait ce qui nous attend dans les premiers chapitres.  

Il n’était pas difficile de fantasmer sur Jéricho Barrons.
Barrons était un homme puissant, rayonnant d’une ténébreuse beauté, scandaleusement riche, effroyablement intelligent et doté d’un goût exquis… ainsi que d’un physique d’athlète qui émettait en permanence une sourde vibration. En un mot, il avait l’étoffe des héros…

Et des psychopathes meurtriers.

 

 

Pour terminer, un petit mot sur JZB.

J’ai une fois de plus aimé toutes les scènes où il apparaît. Son personnage est parfait, très bien travaillé, chacune de ses apparitions me sert le cœur ou me fait sourire. J’aime tout chez lui. Le mystère qui plane au dessus de lui, sa façon d’apprendre à Mac à contrôler la Voix, ses Mademoiselle Lane, ses crises de jalousie, et enfin le fait qu’il soit toujours là pour Mac. Je suis folle de lui, encore plus qu’avant, il me semble, et je me demande d’ailleurs comment c’est possible de tomber chaque fois encore plus amoureuse de lui que je ne l’étais déjà. 

– Superbe bronzage, Mademoiselle Lane. Comment va V’lane ? Avez vous passé une bonne journée ? Moi, je vous fais visiter les cimetières tandis que lui, il vous emmène à la plage. Est.ce cela, le problème ? Nos rendez-vous ne sont pas à la hauteur de vos attentes ? Vous charme-t-il ? vous raconte-t-il tous ces jolis mensonges dont vous raffolez tant ? Je vous ai un peu négligée, ces derniers temps. Je vais remédier à cela. Assise. Là.

 

 

 

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-jzb-marry-me-103150525.html

19
mar

Jericho, tatoue-moi !

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Une fois de plus cette relecture est encore meilleure que ma première lecture.
Comme cela a été le cas pour Fièvre Noire, j’ai trouvé dans Fièvre Rouge, connaissant la fin de la série, beaucoup d’indices nous permettant de comprendre certains mystères et questions que l’on se posait tout au long des tomes… Une fois de plus j’ai été bluffé par la maîtrise de KMM qui avait tout prévu avant d’écrire sa série. Rien n’est laissé au hasard, et je ne peux m’empêcher de me dire que je me serais posée moins de questions si j’avais su lire entre les lignes !

Mac est en Ireland depuis environ un mois maintenant et elle a déjà traversé beaucoup d’épreuves.
Dans ce second opus, elle continue de traquer le Sinsar Dubh et les reliques avec son mentor, Jericho Z. Barrons, tout en gardant son principal objectif en tête : venger sa sœur.
J’ai une fois de plus, beaucoup apprécié suivre son évolution.
Son Pink Side continue de céder la place à son Dark Side, et à quel prix !

 

« En moi apparaissait une autre Mac dont je n’avais jamais soupçonné l’existence. Elle n’aimait pas les fanfreluches, ne se pomponnait pas et sortait jamais en boite. Ses préoccupations étaient aux antipodes des miennes, et je priais pour qu’elle ne prenne pas un jour le commandement des opérations.

C’était une créature sauvage et primitive, assoiffée de sang.
Et elle détestait le rose. »

 

L’univers, ici, est encore plus sombre et plus inquiétant que dans le tome précédent: les Unseelies et les ombres sont partout, plus terrifiants que jamais. Alors que des nouvelles sortes apparaissent, on se rend compte que les anciennes évoluent et sont encore plus menaçantes et dangereuses qu’elles ne l’étaient auparavant. J’ai trouvé l’ambiance encore plus oppressante que lors de ma première lecture. Pour un peu, je ferais comme Mac et irais chercher dans mon vieux tiroir une lampe torche au cas où je serais amener à rencontrer certaines ombres.

Dans ce tome, Mac va comprendre qu’elle est la pièce maîtresse d’un échiquier grandeur nature.

La question est de savoir de quel côté placer les autres pions.

Du côté des méchants, nous retrouvons le Haut Seigneur qui aurait tué sa sœur et Mallucé s’il est encore vivant. C’est à peu près les seules certitudes de Mac.

Où placer les autres personnages comme V’lane et Barrons qui ne dévoilent pas tout mais qui ont besoin d’elle? Et qui sont Ryodan, Dani et Christian que nous découvrons dans ce tome ? Mac peut-elle leur faire confiance ?

Quant à la vieille Rowena, gentille ou méchante ?

Vous l’aurez compris, toujours autant de questions, et encore moins de réponses…

L’histoire prend une nouvelle ampleur dans ce tome, et tout comme Mac, on continue de patauger dans le floue.

 

Ceci dit, si je veux être tout à fait honnête, ce qui continue de retenir le plus mon attention, même après avoir déjà fini la série, c’est les questions que Mac se pose sur l’énigmatique Barrons.

Leur relation est toujours aussi jouissive avec, entre autre, leurs discussions silencieuses qui ne manquent jamais de me faire sourire (ah la la, la scène dans la grotte… j’en ai encore des palpitations !) (Je me réjouis des scènes où il va lui apprendre à maîtriser la Voix).
Barrons est toujours aussi mystérieux, voire plus, et moi, je continue de fondre littéralement à chacune de ses apparitions.

Car, voyez-vous, j’aime tout chez JZB.
Le fait qu’il soit hautain et arrogant…

– Même moi, je ne sais pas ce que vous faites, et pourtant, je sais tout ! Répliqua-t-il d’un ton agacé.

Dominant, jaloux, possessif, sensuel.
– J’ai aimé, Mademoiselle Lane, et même si cela ne vous regarde pas, sachez que j’ai perdu. Bien plus que vous ne pouvez l’imaginer. Je ne suis pas comme mes concurrents, et encore moins comme V’lane. Quant à mes érections, je vous rassure, elles n’ont rien d’occasionnel.
Il se pressa contre moi, m’arrachant un petit soupir de surprise.
Il arrive même que ce soit pour une gamine insolente qui n’a rien d’une femme.
Dernier point, c’est moi qui ai tout cassé au magasin, en ne vous trouvant pas.
  

Et quand il lui arrive quelques (rares) fois, d’être affectueux.  

– Recevoir une marque de tendresse de la part de Jéricho Barrons est une expérience unique et inoubliable. Cela vous donne le sentiment d’être la personne la plus extraordinaire au monde.
Bref, c’est Barrons quoi. Toujours là pour Mac même s’il ne dévoile rien de lui :
– Qui êtes-vous exactement, Barrons ?
– Celui qui ne vous laissera jamais mourir. Ce qui est bien plus que quiconque ait jamais fait pour vous, mademoiselle Lane. Bien plus que quiconque soit capable de faire pour vous.

 

J’ai beau me dire que c’est un personnage fictif, je n’en reste pas moins totalement amoureuse de lui. Oui je sais, ne dites rien…

Alors, voilà, que dire de plus ? Un excellent tome. Je suis totalement plongée dans l’univers de KMM et je continue sur ma lancée en attaquant Fièvre Fae.

abcvolage gris final 6 

 

 

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29
fév

Fièvre noire – Karen Marie Moning

fièvre

Depuis le temps qu’on se disait qu’on allait relire la série Fever en entier quand le dernier tome sortirait en français !
C’est désormais chose faite : la relecture a commencé et je viens de terminer le premier tome !

Et… QUE C’ETAIT BON !!!
Je me demande même si je n’ai pas plus apprécié ce livre à sa relecture que la première fois où je l’ai lu !

Déjà, car on se rend compte que KMM avait tout prévu depuis le (prologue du) premier tome : j’ai donc été bluffé par sa maitrise des détails!
En effet, quand on sait ce qu’il se passe à la fin (j’avais lu le dernier tome en VO), alors on se rend compte que beaucoup de choses et d’indices sont révélés dès le premier tome ! Et dire que je n’avais rien vu, et que je m’arrachais les cheveux à chaque fin de tome à me demander qui était Barrons, quel était le rôle du Haut Seigneur, ou ce qu’était la bête enfermée dans le sous sol de B&B&B etc…
Hé bien, croyez-moi, on avait pas mal d’indices dès le début…


Par ailleurs, cette relecture ne m’a pas empêché de plonger, cette fois encore, directement dans le monde de Mac : j’ai frémi avec elle devant les différents Faes, j’ai apprécié, que dis-je, j’ai a-do-ré les échanges entre elle et Barrons (surtout les discussions silencieuses), j’ai ri à ses premières rencontres avec V’lane, j’ai eu peur d’éteindre la lumière… j’ai… bref j’ai autant aimé ce premier tome que la première fois. Voire plus comme je le disais au début. Et j’apprécie toujours autant de voir l’évolution de Mac tout au long du livre. Car dès ce premier tome on voit un changement opérer en elle. Exit la poupée Barbie. A la fin de ce tome, déjà, Mac s’est endurcie et ne vit plus dans le monde des bisounours. Et quand on sait que tout se passe en quelques semaines, (même pas), on est encore plus admirative face à son évolution.

 

Quant à l’histoire, j’avoue qu’elle m’a semblée aussi compliquée qu’à la première lecture. Pffu quand même, entre les objets de pouvoirs, les quatre pierres, les reliques, les Seelies et les Unseelies, la reine et la concubine, le haut seigneur et le roi, il faut suivre la route… C’est complexe. Mais quand on commence à comprendre, c’est trop bon. (Merci Pimpi (qui en est à sa 3ème lecture de la série) pour les explications !).

 

Enfin je terminerai sur Barrons. Le seul. L’unique. J’ai un petit sourire à chaque fois qu’il apparaît. Voilà encore une chose qui n’a pas changé : j’adore tout chez lui. Son air hautain, ses sarcasmes, ses réparties, ses rares moments où il nous laisse entrevoir de la tendresse et de l’humanité. J’aime le mystère qui plane autour de lui, sa façon d’appeler Mac « Mademoiselle Lane » et de nier les moments de faiblesse où il n’a pas pu retenir un « Mac ». Bref j’aime cet homme.
Il est de très loin le potentiel masculin le plus abouti que j’ai pu lire, et il est sans conteste celui qui me plait le plus.

 

Bref une excellente relecture. Je ne la regrette pas ! Merci Mlle P, Pimpi et Sandy pour les échanges de mails ! 
Et c’est parti pour Fièvre Rouge, avec en plus, dans la boucle, Lily et Rose !

 

tour des genres 9 

 

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