Les lectures de Cécile

23
mai

Barrons. Barrons. Barrons. Barrons. Barrons….

Jerichobarrons
Vous le savez, je suis amoureuse de Barrons. 
Du coup, après avoir fini la relecture des 5 tomes, je me suis dit que j’allais faire un best-of des meilleurs moments avec lui. 

Attention, il y a de très gros spoilers. 
Si vous n’avez pas lu un tome, ne lisez pas les citations du tome en question !!!

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Barrons1
FIEVRE NOIRE


« – Jéricho ? répétai-je sans comprendre. La ville de la Bible ?
– Jéricho Barrons, répondit une voix masculine derrière moi. À qui ai-je l’honneur ?
Celui qui venait de parler s’exprimait avec un accent que je n’aurais su définir, et son intonnation dénotait un homme cultivé. Je pivotais sur moi-même pour me présenter, mais les mots restèrent coinés dans ma gorge. Pas étonnant que Fiona ait paru si troublée à sa vue ! De l’homme qui me faisait face semblait émaner un charme magnétique. Il me fallut quelques instants pour me ressaisir et lui tendre la main. »

« L’homme m’examina d’un long regard perçant qui me donna la chair de poule. À mon tour, je l’observai. Le dénommé Jéricho Barrons n’occupait pas l’espace, il le saturait littéralement. Avant son arrivée, la pièce était emplie de livres. À présent, elle était emplie… de lui. »


« Barrons venait de poser sur moi le regard le plus brûlant, le plus sensuel, le plus sexuellement explicite que j’aie jamais vu… et j’étais à peu près certaine qu’il ne s’en était même pas rendu compte… »
 

« – Et faites quelque chose de vos cheveux, comme la nuit où je suis venu vous voir dans votre pension, par exemple.
– Vous voulez que j’ai l’air de sortir de mon lit ?
– Ou du mien, de préférence. » 


« – Tu changes de registre, on dirait ! Pas mal la gamine… D’où la sors tu ?
– De mon lit, et elle y retourne bientôt.
– Elle sait parler ?
– Uniquement avec ma permission, mais en général, elle a la bouche trop pleine pour discuter. » 


« – Si vous faites de nouveau une de vos pénibles allusions à ma bouche et à une fellation sur votre personne, ne comptez plus sur mon aide.
Je le vis croiser les bras, tandis que son regard se posait sur mes lèvres rouge vif.
– Dois-je en déduire qu’il existe d’agréables allusions à votre bouche et à une fellation sur ma personne, Mademoiselle Lane ?
Si c’est le cas, je serai heureux de les entendre. » 
 
 

« Hélas, à en croire le regard noir qu’il me lança, la perspective de vernir mes orteils de Myrtille Glacée ne l’enthousiasmait pas outre mesure.
– Pourtant, je connais des hommes qui se battraient pour m’aider à vernir mes orteils, l’informai-je d’un ton détaché.
D’un air grave, il appliqua une couche de vernis avec un soin minutieux.
Le spectacle de cet homme si viril, un minuscule flacon violet dans sa grande main brune, était infiniment drôle… et délicieusement troublant.
Je me mordis les joues pour réprimer un éclat de rire.
– Je n’en doute pas un instant, mademoiselle Lane, marmonna-t-il en fronçant les sourcils.
Et voilà, il m’appelait de nouveau par mon nom. Après tout ce que nous avions vécu ensemble ! Comme s’il n’avait pas trouvé la carte où j’avais marqué d’une croix parme ma destination dans la Zone fantôme, qu’il ne m’y avait pas suivie, qu’il ne m’avait pas sauvée, guérie, pansée… et embrassée. »
 

 

 

*********
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FIEVRE ROUGE 
 

« – J’ai aimé, Mademoiselle Lane, et même si cela ne vous regarde pas, sachez que j’ai perdu. Bien plus que vous ne pouvez l’imaginer. Je ne suis pas comme mes concurrents, et encore moins comme V’lane. Quant à mes érections, je vous rassure, elles n’ont rien d’occasionnel. Il se pressa contre moi, m’arrachant un petit soupir de surprise. Il arrive même que ce soit pour une gamine insolente qui n’a rien d’une femme. Dernier point, c’est moi qui ai tout cassé au magasin, en ne vous trouvant pas. »  

« – Est-ce qu’il embrasse bien, au moins ? demanda alors Barrons, m’arrachant à mes pensées. 
En  levant  les  yeux,  je  vis  qu’il  m’observait  avec  attention.  Je frissonnai au souvenir des baisers de Derek et essuyai mes lèvres du dos de ma main. 
– J’ai eu l’impression d’être un objet. 
– Certaines femmes aiment ça. 
– Moi pas. 
– Cela dépend peut-être du propriétaire ? 
– Permettez-moi d’en douter. Je ne pouvais même pas respirer.
– Peut-être qu’un jour, mademoiselle Lane, vous embrasserez un homme  sans  qui  vous  ne  pourrez  plus  respirer,  et  vous  vous apercevrez que ce n’est pas si important que cela. 
– C’est ça, et un jour, mon prince viendra. 
– Il n’en sera peut-être pas un. Les hommes le sont rarement. »
 

« – Qui êtes-vous exactement, Barrons ?
– Celui qui ne vous laissera jamais mourir. Ce qui est bien plus que quiconque ait jamais fait pour vous, mademoiselle Lane. Bien plus que quiconque soit capable de faire pour vous. »
 

« Je m’en vais Ryodan. Il me ment, il me manipule. Il ne me dit jamais rien. Il m’a trahie.
– Ca, je ne peux pas le croire un seul instant.
– Croire quoi, exactement ? Qu’il soit menteur ? Manipulateur ? 
– Qu’il vous ait trahie. Le reste est du… comment l’appelez-vous, déjà ? du Barrons tout craché. En revanche, il ne trahit jamais. » 
 

« – Je ne voyais même plus la différence entre vous et lui ! rugit-il.
Je le frappai au visage. Les mensonges jaillissent aisément. Ce sont les vérités que nous gardons le plus jalousement.
– Alors, vous ne regardiez pas assez ! Moi, je suis celle qui a des seins !
– Je le sais fichtre bien ! Je les ai sous les yeux en permanence !
– Il faudrait apprendre à contenir votre libido, Barrons ! 
– Allez au diable, péronnelle !
– J’y suis déjà, merci ! Grâce à vous, ma vie est devenue un enfer !
– Serait-ce ma présence qui vous enflamme, mademoiselle Lane ? 
– Je vous en prie. Epargnez-moi vos vantardises.
– Vantardises ? Répéta-t-il d’un ton offensé. Je vous prouve le contraire quand vous voulez. 
– Essayez, et je vous tue. 
Il m’attrapa par mon tee-shirt et m’attira à lui jusqu’à ce que nos visages se touchent.
– Je vais faire plus qu’essayer, mademoiselle Lane. Et souvenez-vous que c’est vous qui m’avez défié. Ne vous imaginez pas qu’il vous suffira de crier : « Pouce ! » pour interrompre la partie. 
– Vous avez entendu quelqu’un demander grâce, Barrons ? Pas moi.
– Très bien.
– Parfait. 
Il lâcha mon tee-shirt, me prit par les cheveux et écrasa ses lèvres sur les miennes. 
Il me sembla alors qu’une digue cédait en moi. » 


 » Nous nous regardions comme deux étrangers qui s’éveillent après une nuit d’amour et, ne sachant que se dire, s’éloignent chacun de leur côté sur la promesse de se téléphoner. En général, lorsque ces amants-là  posent  les  yeux  sur  le  téléphone  dans  les  jours  qui suivent,  ils  se  souviennent  avec  embarras  de  l’impudeur  dont  ils ont fait preuve devant un parfait inconnu, et ne rappellent jamais. Ce  qui  s’était passé entre  Barrons  et  moi  ce soir-là  était  plus  que de  l’impudeur,  c’était  un  accès  de  folie  érotique  dont  le  seul souvenir  me  faisait  rougir.  Nous  avions  partagé  une  intimité soudaine, brutale, dans laquelle certains secrets s’étaient dévoilés. J’étais sur le point de détourner les yeux lorsqu’il tendit soudain la main vers moi. Je me figeai. Avec une douceur dont je ne l’aurais jamais  cru  capable,  il  caressa  mon  visage  de  ses  longs  doigts fuselés. 
Recevoir  une  marque  de  tendresse  de  la  part  de  Jéricho  Barrons est  une  expérience  unique  et  inoubliable.  Cela  vous  donne  le sentiment  d’être  la  personne  la  plus  extraordinaire  au  monde. »

 

 

*********
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FIEVRE FAE


« Je fondis en larmes.
Barrons parut horrifié.
– Cessez immédiatement, Mademoiselle Lane. 
– Je n’y arrive pas.
Je plongeai le nez dans ma tasse de chocolat pour lui cacher mon visage.
– Essayez encore. 
Je hoquetai, reniflai et contins mon chagrin.
– Je ne suis plus son amant depuis… un certain temps, dit-il en m’observant avec attention.
– Oh je vous en prie ! Ce n’est pas pour ça que je pleure !
– Pourquoi alors ? » 
 

« Ma voix s’étrangla dans ma gorge, tout mon enthousiasme retombé. Inutile de me regarder dans un miroir pour savoir à quel point je devais avoir l’air stupide ! Je considérais longuement Barrons d’un regard furieux, puis je me dirigeai vers le sounddock pour aller l’éteindre.
En entendant un son étouffé derrière moi, je pivotai sur mes talons pour lui décocher un coup d’œil assassin. Il arborait son éternelle expression d’ennui arrogant. Je me remis en chemin, et le son s’éleva de nouveau. Cette fois en me retournant, je vis que les coins de sa bouche s’étiraient. Je le fixai jusqu’à ce qu’il se morde les lèvres.
Je parvins au sounddock, coupai le son… et entendit un éclat de rire sonore. Je fis prestement volte-face.
– Je n’avais tout de même pas l’air aussi ridicule grinçai-je entre mes dents.
Ses épaules se soulevèrent convulsivement.
– Oh ça va, grommelai-je. Arrêtez un peu !
Il toussota pour éclaircir sa voix et cessa de rire mais à peine ses yeux avaient-ils remonté vers mon MacHalo tout illuminé qu’une nouvelle crise d’hilarité le secoua. Sans doute était-ce les crochets dépassant de l’extérieur qui l’amusaient tant. Ou peut-être aurais-je mieux fait de choisir un casque noir et non rose. »
 

« – Superbe bronzage, Mademoiselle Lane. Comment va V’lane ? Avez vous passé une bonne journée ? Moi, je vous fais visiter les cimetières tandis que lui, il vous emmène à la plage. Est-ce cela, le problème ? Nos rendez-vous ne sont pas à la hauteur de vos attentes ? Vous charme-t-il ? Vous raconte-t-il tous ces jolis mensonges dont vous raffolez tant ? Je vous ai un peu négligée, ces derniers temps. Je vais remédier à cela. Assise. Là. »


« – Sautez à cloche-pied.
– Vous m’énervez, grommelai-je en m’exécutant.
– Le secret, pour résister à la Voix, m’expliqua Barrons, c’est de trouver cet endroit en vous que personne ne peut atteindre.
– Vous parlez de la zone sidhe-seer ? Demandai-je tout en sautant sur un pied.
– Non, un autre endroit. Tout le  monde l’a. Pas seulement les sidhe-seers. Nous sommes nés seuls et nous mourons seuls. Cet endroit.
– Je ne comprends pas.
– Je sais. C’est pour ça que vous continuez de sautiller. »

 


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FIEVRE FATALE

« Il me caresse le visage. Il y a quelque chose de différent dans son geste, j’ai l’impression qu’il me dit au revoir et je traverse un moment de panique.
– Ne me quitte pas. Je m’agite entre les draps.
– Je ne m’en vais pas, Mac.
Puis je sais que je rêve car les songes sont les royaumes de l’absurde et ce qu’il me dit est plus qu’absurde.
– C’est toi qui me quittes, ma poupée arc-en-ciel. »


« Il me semble que vous allez bien,. Mieux que bien, même, n’est-ce pas ? Vous êtes partie en franchissant mes protections, sans un mot d’adieu. Sans même un petit mot sur la table de nuit. Vraiment, dit-il d’un ton moqueur, après tout ce que nous avons partagé, Mademoiselle Lane… »


« J’étais devenue insensible au charme érotique du prince Fae de volupté fatale. A présent, ma drogue, c’était Jéricho Barrons. »


« – Vous me détestiez en arc-en-ciel, repris-je, et maintenant, vous ne m’aimez pas en cuir. Y a-t-il quoi que ce soit qui vous plaise, sur moi ?
– Le HS  comme vous l’appelez, a envoyé ses princes vous violer et il l’a peut-être fait lui-même, et vous m’annoncez d’un ton léger qu’il vous a… comment dites-vous ? rendu visite ? Vous a-t-il apporté des fleurs ? Et la réponse est : votre peau et rien d’autre, Mademoiselle Lane. »


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FIEVRE D’OMBRES
 

« Ah mais c’est bien là le problème, très chère Mademoiselle Lane. Vous m’avez tué, me répondit Jéricho Barrons. »
 

« – Soyez maudit, Jéricho !
– Trop tard, Miss Arc-en-Ciel.
Il me prit par les cheveux
– Quelqu’un s’en est chargé avant vous.
Il éclata de rire, et lorsqu’il ouvrit sa bouche tout contre la mienne, ses crocs frôlèrent mes dents.
Oui c’était de cela que j’avais besoin. Sa langue dans ma bouche. Ses mains sur ma peau. » 

 

« – Dans « directement » qu’est-ce que vous ne comprenez pas ?
– La même chose que vous ne comprenez pas dans « traiter les autres correctement » ô, Grand Grincheux ! marmonnai-je.
A ma surprise, il éclata de rire. Je ne sais jamais ce qui va déclencher son hilarité. Aux moments les plus incongrus, il semble s’amuser de son mauvais caractère.
– Je serai infiniment moins grincheux si vous admettiez que vous avez envie de coucher avec moi et que nous réglions cette question.
Une vague de fièvre monte en moi. Barrons disait « coucher avec moi » et j’étais prête.
– C’est tout ce qu’il faudrait pour vous mettre de bonne humeur ?
– Cela y contribuerait grandement.
– Aurions-nous enfin une conversation Barrons ? Etiez-vous vraiment en train d’exprimer des sentiments ?
– Sentiments ? Si c’est votre façon de dire « érection », Mlle Lane… »

 

« – Je ne sais plus comment m’habiller alors j’ai essayé de tout concilier.
– Et nue ?
– Il fait encore un peu frais.
Nous nous dévisageâmes par-dessus la table basse.
Ses yeux ne dirent pas Je vous réchaufferai, et les miens ne répondirent pas Qu’attendre-vous ? Et comme il refusa de s’écrier Pas questions de faire le premier pas ! je m’abstins de répliquer J’aimerais que vous le fassiez parce que je ne peux pas, parce que je suis et il ne m’interrompit pas en demandant Trop orgueilleuse pour le faire ?
– Comme si vous le n’étiez pas, vous !
– Pardon ?
Vraiment, Barrons, dis-je  sèchement. Je ne suis pas seul à ne pas avoir eu cette conversation et vous le savez. 
Ses lèvres esquissèrent de nouveau ce petit sourire en coin.
– Vous êtes un sacré numéro, Mademoiselle Lane.
– Autant pour vous. »


« Je me tournai vers V’lane pour lui effleurer le bras.
– Pourriez-vous me trouver Dani et lui demander de venir demain à vingt heures à la librairie ?
Tes désirs sont des ordres, MacKayla, répondit-il en souriant. Veux-tu que nous passions la journée de demain à la plage, tous les deux ?
Barrons s’approcha de moi.
– Elle a déjà des projets.
– Est-ce vrai, MacKayla ?
– Elle travaille avec moi sur des textes anciens.
V’lane m’adressa un regard compatissant.
– Ah. Les textes anciens. Un jour à marquer d’une pierre blanche à la librairie.
– Nous traduisons le Kama Sutra, expliqua Barrons. Avec une mise en application des exemples. »

 

« – Bon sang, Mac, que s’est-il passé ? Que s’est-il passé nom de nom ? répète-t-il en boucle.
Il a le regard fou, le visage livide, les lèvres serrées.
– Que vous a-t-il pris d’aller là-bas sans moi ? Je vous y aurais emmenée, si j’avais pensé que vous seriez aussi stupide. Ne me faites pas cela ! Bon sang, vous n’avez  pas le droit de me faire cela !
(…)
J’aurais dû faire l’amour à cet homme. J’avais toujours peur de me montrer tendre. Je suis effarée par ma propre stupidité
Il tressaille.
– Ne vous imaginez pas une seule fichue minute que vous pouvez mettre tout cela dans votre regard, et mourir. Ce sont des foutaises. Je ne recommencerai pas. »

 

« Ils essaieront de vous éliminer.
– Alors c’est une bonne chose que je sois coriace.
– Et vous ?
– Jamais. Je suis celui qui veille sur vous, quoi qu’il arrive. Je serai toujours là pour coucher avec vous jusqu’à ce que vous retrouviez la raison, chaque fois que vous en aurez besoin. Je suis celui qui ne vous laissera jamais mourir.
Je passe ma chemise par-dessus ma tête et me débarrasse de mes chaussures.
– Qu’est-ce qu’une femme pourrait demander de plus ?
J’ote mon jean mais en retirant mon string je me prends le pied dedans. Je perds l’équilibre.
Il est sur moi avant que j’aie touché le sol. « 
 

« – Je n’en ai jamais assez, Mac. Cela me rend dingue. Je devrais vous tuer pour ce que vous me faites ressentir.
Je comprends parfaitement. Il est mon point faible.
(…)
Je suis de nouveau Pri-ya. Je le serai toujours avec cet homme. »

 

« – Tu es Mac, dit-il. Et je suis Jéricho. Et rien d’autre ne compte. Rien d’autre ne comptera jamais. Tu existes dans un endroit qui est au-delà de toutes les règles pour moi. Est-ce que tu comprends cela ?
Oui.
Jéricho Barrons vient juste de me dire qu’il m’aime. »

 

« – Dès l’instant où j’ai posé les yeux sur toi, j’ai compris que tu créerais des problèmes.
– J’en ai autant à ton service.
– J’ai eu envie de t’attirer entre les rayonnages, de te baiser jusqu’à t’en faire perdre la raison et de te renvoyer chez toi.
– Si tu avais fait cela, je ne serai jamais parti.
– De toute façon, tu es toujours là.
– Tu n’es pas obligé de dire de le dire sur un ton si désobligeant.
– Tu as mis ma vie sens dessus dessous.
– Très bien je m’en vais.
– Essaye et je t’enchaîne. »

 

« Il me regarda. Je frissonnai. Je ne me lasse pas de lui. Je ne me lasserai jamais de lui.
Il vit.
Il respire.
Je le veux. Lui. Toujours.
Du feu sur la glace. De la glace sur ma fièvre. »
 
 


*********
 


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22
mai

Ne vous imaginez pas une seule fichue minute que vous pouvez mettre tout cela dans votre regard, et mourir. Ce sont des foutaises. Je ne recommencerai pas.

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J’avais adoré ce 5ème tome. A tel point que pendant un an, j’ai continué d’y penser.
Pourtant, je savais que je n’avais pas tout compris et qu’il me faudrait le relire en français.
C’est désormais chose faite. Et je peux vous dire j’ai encore plus savouré cette relecture…
 

Si le premier billet que j’ai fait ne contenait pas de spoilers, celui-ci, par contre en est plein. Donc si vous n’avez pas lu ce dernier tome, arrêtez-vous ici ! 

 

Comment vous parler de ce livre ?
Que dire ?
Par où commencer ?
 

Déjà par les premiers chapitres qui m’ont brisé le cœur. On y retrouve une Mac triste, affaiblie, seule au monde, pour qui plus rien ne compte.
Elle prend pleinement conscience de son amour pour Barrons et la perte de ce dernier la tue. Son désespoir est palpable.
Mon cœur a saigné pour elle. 

Excusez-moi, Barrons, d’avoir été trop jeune pour savoir ordonner mes priorités comme vous le faisiez ; je n’ai pas souffert l’enfer que vous avez enduré, quel qu’il soit. J’aurais du vous plaquer contre un mur, vous embrasser jusqu’à perdre haleine et faire tout ce dont j’ai eu envie le jour où je vous ai vu pour la première fois dans cette fichue libraire. Vous troubler comme vous me troubliez, vous obliger à me voir, à me désirer – moi la fille rose bonbon !


S’en suit l’alliance avec Darroc ! Je me souviens avoir détesté ces passages lors de ma première lecture. Je savais qu’elle manipulait Darroc mais cette alliance avec celui qui l’avait faite pri-ya m’avait dépassée.
Autant vous dire que j’ai mieux vécu ces passages lors de cette seconde lecture.
Le moment le plus touchant de cette période, pour moi, est celui où elle croise Dani :

– Il se passe quelque chose ici que j’ai pas capté, Mac ? demande-t-elle d’une voix tendue. Parce que tu vois, je suis là, en train de chercher une raison, n’importe laquelle, pour que tu embrasses ce salaud, mais j’en trouve aucune.
Elle me lance un coup d’oeil furieux.
– Je crois que c’est encore pire que de mater un film porno. Man.
Bon elle est furieuse. Elle vient de me dire man et n’a pas demandé pardon.
Je me raidis.
– Il se passe beaucoup de choses que tu ne captes pas, dis-je froidement.

Suivi de peu par le moment qui m’avait fait hurler de joie la première fois et qui m’a fait hurler de joie à nouveau :

Elle nest pas perdue dans le réseau des Miroirs, en détresse.
Elle se tient dans mon allée, en train d’embrasser ce salaud qui l’a violée et transformée en Pri-ya.
Non, soyons tout à fait précis. Elle se frotte contre lui en lui enfonçant sa langue dans la bouche jusqu’aux amygdales.
Le monste en moi secoue les barreaux de sa cage.
Violemment.

 

Dans ce tome, tous les personnages secondaires sont réunis.
Si j’ai aimé les MacKeyltar et leurs femmes imposantes, les parents de Mac (Barrons aime la tarte aux pommes ?!!!), si j’ai eu envie de connaître plus les 9 de Barrons (Ryodan, épouse-moi), il y a une personne que j’ai encore plus détesté cette fois-ci, en comprenant tout: j’ai nommé, Rowena (la salope).

– V’lane refusera de me donner la pierre répliquai-je. Il est impossible qu’il se contente de nous la confier sans contrepartie.
– Ouvre les cuisses un autre faë et fais ce qu’il faut pour qu’il te la procure, dit-elle platement. Ensuite tu nous les remettras. Tu n’as pas besoin d’assister au rituel.

  

Aussi, j’ai aimé suivre Mac qui ne cesse d’évoluer et de se poser des questions sur ce (ou qui) elle est. 
J’ai aimé l’accompagner dans ses réflexions qui la pousse à se remettre sans cesse en questions… J’ai eu le cœur serré devant ses incertitudes et ses doutes…

Il ne respirait plus. Il était mort. Une fois de plus. 
Je le regardai. 
Je regardai dans les ténèbres du Miroir.
Celui-ci ne m’avait pas tuée… mais il l’avait tué, lui.
Je n’aimais pas du tout ce que cela signifiait.
Cela voulait dire que j’étais effectivement la concubine.
Et aussi, que Jéricho n’était pas mon roi.

 

Mais Fièvre d’Ombres, ce n’est pas que des doutes et des trahisons.
C’est aussi ces moments entre Mac et de Barrons qui donnent le sourire… Je pense notamment à leurs dialogues muets qui ne manquent jamais de me faire rire…

– Je ne sais plus comment m’habiller alors j’ai essayé de tout concilier.
– Et nue ?
– Il fait encore un peu frais.
Nous nous dévisageâmes par-dessus la table basse. 
Ses yeux ne dirent pas « Je vous réchaufferai », et les miens ne répondirent pas « Qu’attendrez-vous ? » Et comme il refusa de s’écrier » Pas questions de faire le premier pas ! »  je m’abstins de répliquer « J’aimerais que vous le fassiez parce que je ne peux pas, parce que je suis »  et il ne m’interrompit pas en demandant « Trop orgueilleuse pour le faire ? »
– Comme si vous le n’étiez pas, vous !
– Pardon ?
– Vraiment, Barrons, dis-je  sèchement. Je ne suis pas seul à ne pas avoir eu cette conversation et vous le savez. 
Ses lèvres esquissèrent de nouveau ce petit sourire en coin.
– Vous êtes un sacré numéro, Mademoiselle Lane.
– Autant pour vous.

Et après plus de 700 pages, il y a enfin, enfin, (enfin !!!!!!) ce que j’attendais depuis le premier tome : 

– Tu es Mac, dit-il. Et je suis Jéricho. Et rien d’autre ne compte. Rien d’autre ne comptera jamais. Tu existes dans un endroit qui est au-delà de toutes les règles pour moi. Est-ce que tu comprends cela ?
Oui.
Jéricho Barrons vient juste de me dire qu’il m’aime.

Malheureusement pour nous, lectrices amoureuses de Barrons, cette parenthèse de « bonheur », ces quelques jours entre eux ne sont qu’une trêve. La chasse au Sinsar Duhb continue…
Dans cette dernière partie, Barrons apparaît différent. Il aime Mac, il a peur pour elle, et ça le rend différent. Moins arrogant. Plus vulnérable aussi.

– J’ai besoin de toi, dis-je simplement.
Un voile pourpre teinta ses iris. Il enfila un pull-over, faisant saillir ses muscles et rouler ses tatouages.
– Il n’est pas trop tard, dit-il d’un ton rude. Nous pouvons laisser le monde aller au diable. Il y en a d’autres. Plein d’autres. Nous pouvons même y emmener tes parents. Qui tu voudras.

 

Mais ce que je retiendrai de ce tome, bien sûr, c’est avant tout et surtout les twists et les révélations inattendues…  

A commencer par V’lane qui est Cruce…
Accepte-moi ou tue-moi, MacKayla, mais décide toi. Décide-toi, bon sang ! 

V’lane ! Un traitre ? V’lane et ses tentatives pour parler comme un humain ? V’lane et sa peau dorée ? V’lane et ses efforts pour conquérir Mac, le 4ème violeur ? Nooooooooon !!!

La tête de V’lane retomba et ses yeux s’ouvrirent.
sa réaction ne fut pas du tout ce que j’avais cru.
Ses lévres s’étirèrent en un sourire tranquille.
– Vous vous montrez enfin, vieil homme. Il était temps.
– Ah, dit le roi unseelie. Cruce.

 

Mais il n’y a pas que lui…
Il y a aussi Rowena qui s’avère en effet être une vraie salope, Mac qui est une partie du sinsar, le dreamy-eye boy qui est le roi, la concubine qui est la reine, et bien sûr Dani…
Dani que j’ai encore plus apprécié lors de cette relecture et à qui je ne peux pas en vouloir (que pouvait-elle faire ? Ella agissait sous les ordres de la vieille).
Dani, la bouffée d’oxygène de ce monde lugubre, avec ses Man et ses gros mots, Dani la superwomen, la future « proie » de Ryodan (hiiiiiiiiiiiii). … Dani, qui s’échappe pour ne pas revenir et dont nous ne savons rien au moment où l’on tourne la dernière page.

J’ai enfin eu ce que j’étais venu chercher à Dublin.
Je sais qui as tué ma sœur.
C’était celle que j’avais commencé à prendre pour une autre sœur.
Je me roule en boule sur le pavé glacé et je pleure.

 

Enfin, les dernières lignes. Cette fin qui nous convient mais qui promet des temps difficiles pour Mac et pour tous ces personnages auxquels on s’est attaché pendant cinq tomes…

Et des questions, toujours des questions…
Comment Barrons et les siens sont-ils devenus ce qu’ils sont ? Qui est la mère du fils de Barrons ? Pourquoi Fio n’avait-elle pas été tué quand elle était la maîtresse de Barrons ? Que va devenir Dani ? Qui est le petit copain dont elle parle dans ce tome ? Va t-il se passer quelque chose avec Ryodan ? Que vont demander le Roi Unseelie et la Dame Grise à Mac en échange des services rendus ?
Bref, vous l’aurez compris, si cette fin m’a satisfaite en un sens, elle me laisse bien frustrée également.

 

Mais qu’importe, ce tome a remplit toutes ses promesses :
Il a été riche en émotion et en révélation.
Il m’a fendu le cœur, m’a fait rire, m’a fait crier et hystériser.
Un tome qui a mis en avant une Mac 5.0 bien différente du premier tome, un Barrons sexy en diable, des personnages secondaires aussi attachants que détestables, un Sinsar-Dhub plus vicieux que jamais et une histoire toujours aussi complexe et riche.

 

Un dernier tome à la hauteur de cette série : parfait. Un coup de cœur, et bien plus encore…

Il me regarda. Je frissonnai. Je ne me lasse pas de lui. Je ne me lasserai jamais de lui.
Il vit.
Il respire.
Je le veux. Lui. Toujours.
Du feu sur la glace. De la glace sur ma fièvre


Les chroniques de MacKayla Lane, tome 5, Fièvre d’ombres – Karen Marie Moning
J’ai Lu, 887 pages.  

NB : Merci à Bella, Lily, Mlle Pointillés, Pimpi, Rose et Sandy pour tous les échanges de mails… Cette relecture avec vous, c’était génial ! Vivement la sortie de Iced et n’oubliez pas : Ryodan is mine !  

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21
avr

A présent, ma drogue, c’était Jéricho Barrons

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Comme j’ai déjà chroniqué ce livre sans spoilers ici, j’ai décidé de ne pas me censurer sur ce billet qui contient donc des spoilers sur les tomes précédents ET sur la fin de la série.
 

Attention GROS SPOILERS.

 

J’avoue que je ne sais pas par où commencer ni comment organiser cet avis… En plus d’avoir beaucoup de choses à dire,  le problème c’est surtout que je ne sais pas comment exprimer l’intensité des émotions que j’ai ressenties pendant cette relecture.
Premier constat, je crois être encore plus entrée dans l’histoire cette fois que lors de ma première lecture; sûrement car j’en ai compris tous les détails, ce qui, je m’en rends compte maintenant, était loin d’être le cas lors de ma lecture en version anglaise…

Second constat qui n’a rien d’étonnant :  j’ai tout aimé dans ce livre. Enfin. Aimer est un euphémisme.  J’ai a-do-ré ce livre… Il n’y a pas un seul paragraphe que je jetterais à la poubelle…

On rentre, pour une fois, directement dans l’action :
Le viol, le sauvetage de Dani, puis Barrons  et ses acolytes qui viennent délivrer Mac.

 
Et puis, bien sûr, le moment qu’on attendait tous : du sexe entre Barrons et Mac. En-fin !
Alors, certes, ce passage n’est pas aussi savoureux que ce qu’il pourrait être (et sera), vu son état de pri-ya. C’est même dur de voir Mac rabaissée à un animal pris de frénésie sexuelle, mais je ne vais pas mentir, cette partie là m’a fait fondre. Pas seulement car ils couchent ensemble, ça, c’est clairement plus appréciable dans Shadowfever quand Mac a tous ses esprits. Non, ce qui est jouissif, là, c’est Barrons.
Voir Barrons ne pas être sur la retenue, le voir danser et rire, l’imaginer déchiré quand il comprend que tout ça va bientôt s’arrêter, voilà ce qui m’a fait succomber. Comment peut-il en être moment ?
En tous cas, moi, les rares fois où Barrons se laisse aller à nous montrer qu’il est capable de tendresse, je fonds. Littéralement.
Il me caresse le visage. Il y a quelque chose de différent dans son geste, j’ai l’impression qu’il me dit au revoir et je traverse un moment de panique.
– Ne me quitte pas.
Je m’agite entre les draps.
– Je ne m’en vais pas, Mac.
Puis je sais que je rêve car les songes sont les royaumes de l’absurde et ce qu’il me dit est plus qu’absurde.
– C’est toi qui me quittes, ma poupée arc-en-ciel.
 

Et puis, la suite. Mac se réveille de son état de Pri-ya.
Exit Pink Mac. Welcome to Black Mac. 
Si je survivais, je passerais du rose au noir. J’aimais encore le rose – j’aimerais toujours le rose – mais il n’y avait plus rien de rose en moi. J’étais peut-être de retour, mais à présent, j’étais Mac version noire. Black Mac.
 

A partir de là, impossible de décrocher, malgré les 600 pages.
J’ai eu peur quand je me suis retrouvée dans la ruelle avec Mac, face au Livre et que celui-ci lui parle, j’ai été étonné en découvrant les OFI, j’ai adoré m’attacher à Dani, ce qui avait moins été le cas durant ma lecture en anglais, peut-être car je ne comprenais pas tout son langage, en anglais, peut-être aussi parce que maintenant je comprends certaines de ses attitudes, et ses phrases du type « entre sœurs on se pardonne tout ? ».
– Alors Rowena t’a dit où étaient toutes les bibliothèques interdites ?
Cela ne ressemblait pas à la Grande Maîtresse que je connaissais ! 
En vérité, non, m’expliqua Dani, pas tout à fait. Enfin, bon, peut-être avait-elle appris l’essentiel de ce qu’elle savait  sur l’Abbaye avant que Rowena et les autres comprennent que la présence d’un léger souffle signifiait qu’elle était dans les parages, à l’époque où elle pouvait encore fureter en toute liberté.

 

J’ai ri quand Barrons et V’lane se sont retrouvés à nouveau dans la même pièce.
Comme Barrons, il était vêtu d’un élégant complet noir, d’une chemise blanche impeccablement repassée et d’une cravate rouge sang.
– Trouve-toi ton style personnel, bougonna Barrons
– Peut-être ai.je décidé que j’aime bien le tien ?
– Peut-être t’imagines tu que si tu me copies, elle te laissera la sauter ? Rétorqua Barrons.
 

J’ai hystérisé quand Barrons réapparaît après quelques chapitres. J’ai insulté V’lane qui, je le sais maintenant, ment quand il accuse Barrons d’être le 4ème violeur afin de semer le doute dans l’esprit de Mac.

J’ai pesté, j’ai ri, j’ai été émue, j’ai aimé, j’ai fantasmé. Et j’ai écrit des dizaines et des dizaines de mails aux copines pour relever des faits, pour insulter Rowena et Fiona « les salopes », pour crier mon amour à Barrons, pour demander « mais il l’aime hein ? et là il est jaloux  on est d’accord? et là, c’est trop triste ce passage, quand Mac imagine que Barrons a pu la trahir et qu’elle a l’impression de recevoir un couteau dans le coeur »…
 

Vous l’aurez compris, j’aime cette série d’amour et pour le moment ce tome est mon préféré. Tant au niveau de l’intrigue que des émotions qu’il fait passer.
Il marque aussi un tournant décisif pour Mac qui continue son évolution.
J’étais devenue insensible au charme érotique du prince Fae de volupté fatale.
A présent, ma drogue, c’était Jéricho Barrons.
 

Et enfin, j’ai autant détesté cette fin que la première fois. Voire plus en fait.
Quand la bête  agonise et regarde Mac comme si elle avait été trahie… ah la la.
Et de savoir que c’est Barrons, ça m’a encore plus fendu le cœur. J’ai cru que la bête me regardait moi…

Plus qu’une envie. Continuer. Enchainer sur le 5ème tome. Retrouver Barrons. Et Mac. Et Dani. Avoir à nouveau des réponses aux questions que je me repose, revivre ce premier chapitre si touchant, ressentir la trahison de certains, en aimer d’autres…
– Et vous pourrez dire à Darroc, ajouta Barrons, que Mademoiselle Lane est à moi. S’il la veut, qu’il vienne donc la chercher !

 

Merci les filles d’avoir supporté mes milliards de mails… 
 

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