Les lectures de Cécile

3
nov

Sempre de J.M Darhover, une histoire d’amour, de redemption, d’espoir, de vie, de mort, de mafia, d’esclavage… Une histoire à lire…

 sempre bis

Dans le prologue de ce livre, nous pouvons lire « qu’il y a environ 27 millions de personnes dans le monde forcées d’être des esclaves (sexuels ou non). La majorité de ces esclaves est composée de jeunes femmes, mais pas seulement.
Ces esclaves, ce sont nos mères, nos pères, nos sœurs, nos frères. Ce sont nos amis, nos amours, nos voisins, nos enfants. Nous. Cela peut arriver à tout le monde, même à vous.
Le trafic d’humains est la seconde organisation criminelle la plus lucrative au monde, faisant plus d’argent en une année que Google, Nike et Starbucks réunis. 
Elle existe partout, dans les provinces les plus pauvres du Cambodge comme dans les quartiers les plus réputés de Californie. 
Deux enfants par minute sont forcer de rejoindre ce trafic, soit 2880 par jour. 
Si nous ne nous battons pas pour eux, qui le fera ? »

 

Et avec un tel prologue, il est légitime de penser que ce livre va être sombre, et qu’il risque même d’être trop sombre pour vous.
Mais vous auriez tort, car ce livre est parfait sur de nombreux aspects, et la façon dont l’esclavage et la traite d’humains sont abordés l’est également.

S’il vous fait un peu réfléchir, le sujet reste abordé de manière secondaire et jamais nous ne rentrons dans le glauque ou dans le « pesant ».

Haven Antonelli, 17 ans, esclave de deuxième génération, a grandi isolée du monde, passant ses journées à travailler dur et à être traitée comme une moins que rien.
Carmine DeMarco, quant à lui, est un garçon issu d’une famille de la Mafia qui a grandi dans un environnement privilégié. C’est le bad boy par excellence, qui fait ce qu’il veut sans se soucier des conséquences.

Quand le père de Carmine, le Dr Vincent DeMarco achète Haven et l’amène chez lui, les destins se croisent et se mêlent, le futur se redessine et nous assistons, nous autres lecteurs, à un choc entre bien et mal, entre peur et espoir, passé et présent, vie et mort, amour et haine, maitre et esclave… 

Nous assistons à l’évolution de Haven, jeune adolescente terrorisée qui ne connaît rien au monde extérieur et qui se voit offrir une chance de vivre une vie plus « normale ». Une vie qui lui permettra de ressentir des émotions jusque là interdites. Celles d’espérer, d’aimer, et d’être aimer.

Nous suivons alors l’évolution de Carmine, garçon taciturne et nerveux, qui en veut au monde entier et qui va voir son monde, ses connaissances et son avenir vaciller au contact de Haven.

 

Mais Sempre, ce n’est pas une romance. Enfin si. Mais pas que. Ce n’est pas juste Carmine et Haven, deux adolescents qui se trouvent et qui vont tomber amoureux. C’est tellement plus.
Tellement plus.

Who are you anyway? What are you even doing here?”
“Haven,” she said quietly, peeking at him.
He gazed at her peculiarly. “Heaven? No, this definitely isn’t Heaven. But I get why you’re confused, since I’m standing in front of you.” She stared at him, and he cracked a smile. “I’m kidding. Well, kinda… I have been told I’ve taken a girl to Heaven a time or two.”
“Haven, not Heaven,” she said, louder than before. Nothing about the conversation made sense to her. “My name’s Haven.”

 

Sempre…

C’est d’abord des personnages secondaires parfaits jusque dans les moindres détails de leurs imperfections.
Des personnages tellement, tellement rafraichissants tels que…

Vincent et ses contradictions qui nous décontenancent. Est-il bon ou mauvais ? Médecin ou Mafieux ? Généreux ou impitoyable ? Vincent, ce personnage secondaire qui a tout d’un héros et qui nous déstabilise. Un personnage tout en contradiction que nous avons envie de serrer dans nos bras un moment et de tuer la seconde d’après.

Des personnages rafraîchissants et originaux donc, comme…
Dom, le geek, le grand frère, la bonne humeur personnalisée, Tess la peste, Dia la super copine, Corrado qui ne parle que quand c’est important (je l’aime !), Celia et sa douceur.

Comme Haven avec sa naïveté, sa force de caractère, son besoin d’apprendre. Ou encore comme Carmine et son impulsivité, ses erreurs, son envie de bien faire, son passé qui l’étouffe.

Des personnages rafraichissants… qui ont des défauts et qui font des conneries, des personnages qui souffrent et qui le disent, des personnages qui s’aiment, et qui se le disent aussi.

 

Sempre, c’est un pavé de 560 pages que l’on dévore de la première à la dernière ligne.
C’est une écriture magnifique, qui fait vibrer, qui touche, qui fait rire, qui fait même presque pleurer. 
Sempre, c’est bien plus qu’une histoire d’amour, c’est la Famiglia, la mafia, et ces serments dont on ne peut pas se défaire.
C’est un lien que l’on ne connaît pas, que l’on cherche à comprendre, à deviner… 
C’est des morts, des vies, des doutes, des révélations inattendues, de l’horreur et de l’espoir.
C’est une intrigue géniale, prenante, intrigante et très bien menée.
C’est des papillons dans le ventre, puis la peur qui nous étreint, des sentiments contradictoires et beaucoup de tension et de justesse. 

 

Et Sempre, c’est toutes les questions qu’on se pose tout au long du livre.
Que cache Vincent ? Pourquoi a-t-il acheté/sauvé Haven ? Comment les mondes de la mafia et celui de l’esclavage vont-ils se mêler ? Quel est le lien ? L’amour de Haven et Carmine va-t-il pouvoir s’épanouir ou est-il voué à l’echec ? Qui est qui ? Qui sait quoi ?

C’est toutes ces questions et bien d’autres encore qui apportent une tension constante qui ne nous lâche pas de toute la seconde moitié du livre.
C’est une histoire qui se met lentement en place, sans jamais nous ennuyer, et un stress qui monte crescendo dans la dernière partie du livre car on sent, on sait qu’il va se passer quelque chose. Ce quelque chose qui fait qu’on ne veut pas poser le livre.

Besides, there’s a reason we don’t know how the story ends.
Why?
Because it doesn’t.”

 

Je pourrais continuer longtemps de vous vanter tous les aspects positifs de ce livre original et addictif mais je vais essayer de conclure et de résumer.
Sans omettre le fait que j’ai trouvé un passage de la fin un peu lent qui a cassé le rythme, ce qui est mon seul bémol, je retiendrai de Sempre que c’est un livre captivant, aux personnages principaux et secondaires parfaitement développés, une intrigue prenante, une écriture très juste qui fait passer beaucoup d’émotions.
C’est une belle histoire d’amour, intense et vraie, des moments qui nous font couiner, d’autres qui nous attristent, et une tension constante qui ne nous quitte pas jusqu’à la fin.
C’est une auteur qui ose, pas tout, mais déjà beaucoup.
Et c’est aussi une recherche Google dont on se serait passer (ou comment la curiosité peut en effet s’avérer un vilan défaut).
En bref c’est un livre original qui traite d’amour, d’espoir, de rédemption, des démons du passé, de angry dragon, de lucioles, de vie et de mort. C’est un livre qui se dévore, un livre à lire, un livre à adapter en français.

Avis aux maisons d’édition… :)

Sempre (Forever) est un premier tome mais la fin est une fin en soi.

Lu avec B qui a adoré aussi et Fleur qui a eu un coup de coeur et dont je vous invite à lire l’avis ici. 
 

« I think sometimes good men just find themselves doing bad things »

12 commentaires sur “Sempre de J.M Darhover, une histoire d’amour, de redemption, d’espoir, de vie, de mort, de mafia, d’esclavage… Une histoire à lire…

  1. Bérengère le 3 novembre 2014 à 08h41 a écrit :

    Hiiiii trop bien ce livre. Carmine et Vincent sont des personnages comme on en croise peu. L’intrigue est vraiment bien. Et notre cœur de midinette est comblé. Que demander de plus?

  2. Purée, ton billet est parfait. Je vais faire un copié collé, hein… Pourquoi je m’embête à chercher mes mots 50 ans ;) Tu as parfaitement retranscrit ce qu’on a vécu durant cette lecture !

  3. Julia le 3 novembre 2014 à 10h30 a écrit :

    Merci de m’avoir incitée à lire ce livre que j’ai complètement vécu !
    Carmine et Vincent <3

  4. Welcome back! :)
    Tu en parles magnifiquement bien, mais l’esclavage… je ne peux pas. Trop dur… Rien que l’idée de, je me mets déjà à pleurer, je ne tiendrais pas560 pages…

  5. Syl. le 3 novembre 2014 à 12h15 a écrit :

    barrage de la traduction, mais je note…

  6. Je ne sais si c’est le bon moment pour le lire! Je n’ai pas trop envie de me faire malmener par ma lecture …
    Mais noté, surnoté, surligné ! ^^

  7. Alya le 3 novembre 2014 à 20h47 a écrit :

    Pareil que Lily. Ce n’est pas trop le genre de bouquin que j’ai envie de lire en ce moment (et puis, 560 pages… gloups). Mais je le note dans un coin pour plus tard !

    • C’est un pavé mais tu ne le vois pas passer. Et comme je le disais à Lily : malgré ce que l’on peut croire ce n’est pas dark. Vraiment. C’est une romance avec une intrigue prenante. Mais ce n’est pas plus simple que certains NA :) je pense vraiment que ça pourrait te plaire Alya.

  8. je suis faible, j’ai cliqué sur commander sur BD …. avec Jellicoe :P

  9. Lily9489 le 4 novembre 2014 à 20h49 a écrit :

    Encore un livre que je vais devoir lire en VO ! ^^’

  10. Fée Bourbonnaise le 14 novembre 2014 à 15h08 a écrit :

    Il est trop tard pour me donner envie (vos commentaires de LC m’avaient déjà persuadée) mais j’aime ce billet. Je le lirai ce livre. Vraiment.

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