Les lectures de Cécile

23
avr

Life in outer space de Melissa Keil : une parenthèse (très drôle) dans ce monde de brutes…

LIOS

Disons le d’emblée, ce livre est un coup de cœur. Pas le gros coup de cœur. Mais le coup de cœur que j’attendais depuis Aristotle et Dante discover the secret of the universe et Eleanor and Park.
Depuis un an quoi.

Je vais vous expliquer pourquoi j’ai adoré ce livre et essayer, j’espère, de vous convaincre de le lire, mais avant cela, une petite introduction s’impose.

Dans mon billet la fache cachée de Margo, je vous expliquais pourquoi John Green est mon auteur chouchou.
Vous pouvez retrouver en détail tout ce que j’aime dans ses histoires ici, mais pour faire court, voici ce qui me plait et qu’on retrouve dans tous ses livres:

– Des héroïnes qui ont du caractère, qui sont mures, attachantes et qui ont un côté inatteignables pour nos héros.
– Des héros en marge des adolescents populaires, sans être pour autant des looseurs : ce sont des nerds, des geeks, des garçons très sarcastiques, qui ont beaucoup d’humour et qui sont bien dans leurs peaux.
– Des personnages secondaires très présents et indispensables,
– sans oublier l’humour, les questionnements des personnages & les dialogues qui sont uniques.

Mais voilà. Si John Green est un auteur que j’aime particulièrement et dont j’ai lu tous les romans, j’ai un aveu à faire : je n’ai jamais eu de coup de cœur pour ses livres.
Je les adore, oui… J’adore sa plume, son humour, ses personnages et ses histoires mais il y a toujours un passage plus lent ou certains détails qui font que je passe à côté du coup de cœur.

Maintenant que j’ai fait mon coming out sur John Green, vous vous demandez peut-être quel est le lien avec le livre dont je vous parle aujourd’hui ?
Le lien est simple : « Life in outer space » m’a fait penser, par bien des aspects, aux livres de J.Green.

 

However – having a girl hum a song from a musical at you that implies she will be watching out for you at a party ou are too scared to attend is new level of feebleness, even for me. 
I am pretty sure my manhood does not approve. 

 

On y retrouve ce que je cite plus haut :
– Un héros nerd, geek, qui accepte sans complexe le fait qu’il est différent, qui est très drôle et sarcastique,
– une héroïne plus sûre d’elle, qui se démarque, qui est plus à l’aise en société que notre héros,
– et enfin des amis, présents, originaux, drôles, indispensables, sans qui le héros ne serait pas ce qu’il est.
– et beaucoup d’humour.

Has anyone ever made a film about homework ? Probably. I bet it was French. 

Oui, j’ai retrouvé dans ce livre tout ce que j’aime et adore dans les livres de Green, sauf qu’ici, je n’ai aucun bémol. J’ai TOUT aimé et je n’ai pas lâché mon livre pendant les deux jours qu’a duré ma lecture.

 

Life in outer space ou La vie dans l’espace en françaisporte bien son nom.
Car on vit, pendant quelques heures, dans une autre planète.
Celle de Sam. 

Sam, ce nerd qui fait sans cesse des références à des films et des jeux vidéo.
Sam qui veut écrire un scénario,
Sam dont les monologues intérieurs m’ont faite rire, sourire et même éclater de rire.
Sam qui ne veut pas être appelé Sammy.
Sam dont l’humour, l’auto-dérision et le sarcasme sont présents dans chaque scène et monologues intérieurs.
Sam dont les amis sont parfaits jusque dans leurs défauts.

Mike is the brother I never had, then Adrian radley is the possibly inbred cousin who came for a visit and never left. 
I guess some people enter your orbit and get stuck, and there’s nothing either of you can do about it. 

Car dans la planète Sam, vous trouverez :
Adrian, qui passe son temps à manger et qui ne filtre jamais ses pensées.

It will never cease to amaze me how many people are capable of appreciating Adrian Radley. 
I think it’s a mystery that is destined to remain unsolved.

Allison la timide, au corps de fillette, aux cheveux fins, qui aime Hello Kitty et le cinéma japonais.
Et Mike, le meilleur ami qui pense être gay et qui a décidé d’abandonner le judo pour une raison indéterminée.

I check the content of my backpack; Mike has shoved a spare T-shirt and bottle of SPF30+ from our bathroom into it. 
« Thanks, mum » I mutter.
He whips the towel from around his neck and shakes it out on the other side of mine. « i’m not the one who cried last time he got sunburnt ».
« I was nine »
« Dude, you still cried ».

Et enfin, il y a Camilla. La nouvelle du lycée dont le père est un journaliste de rock très connu.

She has British accent. Plus two. She is, objectively attractive. Plus three. Although she is dressed pretty weirdly. I have no idea what girls find acceptable but I suspect her clothes might be a minus. (…). She has a British accent. Plus twenty. 

Camilla donc:
Qui est populaire mais qui traine avec nos geeks,
Qui joue à World of Warcraft,
Qui s’habille en jaune,
Qui joue de la musique…
Qui est drôle, intelligente et différente.
Et surtout, Camilla dont l’arrivée casse la routine et l’univers de Sam.

She smiles at me. I smile back. It feels strange on my face.
Routine is weird thing.
Camilla Carter is having dinner at my house.
And our group, apparently, has expanded from four to five.

 

En lisant ce livre, on suit Sam et ses réflexions, on surligne 45 passages du livre, on sourit, on s’attache à des adolescents exceptionnels, on se demande pourquoi Mike a arrêté le judo, on lit des phrases sans points d’exclamations, on voit Sam compter des secondes, on voit son monde être bouleversé, on découvre beaucoup de top 5, on ne comprend quasi aucune référence cinématographique, on imagine un chapeau bleu en velours avec une plume de paon, on rit beaucoup, on couine un peu, et on vit cette histoire, passionnément.
Ah… et… est-ce que j’ai mentionné qu’on souriait tout le temps?

 

I realise the angry-girl is waving a stamp in my face.
Then she pounds a black horseshoe onto my wrist. Adrian blows on his stamp like Mum she’s drying her nail polish. He end up with a crescent of ink on his top lip.
Somehow, this is not how I pictured my first bar experience.

 

Alors, certains trouveront peut-être qu’il ne se passe pas grand chose. D’autres, que ce genre de personnages n’existant pas vraiment. Et ils auront raison. Mais personnellement, rien ne m’a dérangé : j’ai adoré suivre sa vie sans drames qui se voit chamboulée par l’arrivée d’une fille, et j’ai adoré que tous les personnages soient différents des adolescents que l’on croise dans le bus et qui n’ont jamais ouvert un livre de leur vie.

If I lived to be seven hundred years old, and spent most of those seven hundred years searching for the elixir of coolness, i might possibly attain one-eighth of the coolness of Henry Carter. 

Cette histoire est certes simple, mais elle est parfaite de simplicité et j’ai aimé chaque seconde de cette lecture. 

Merci à B de me l’avoir recommandé. Je te dois mon premier coup de cœur. <3

Vous l’aurez compris, si vous lisez en anglais, jetez-vous sur ce livre.
Sinon, priez pour qu’une maison d’édition française lise ce billet et s’intéresse à ce livre !

 

5 commentaires sur “Life in outer space de Melissa Keil : une parenthèse (très drôle) dans ce monde de brutes…

  1. ça m’inquiète un peu que tu le compares à John Green vu qu’à part ses romans tristes, je passe souvent à coté ! :(

    • Ah… Alors non je ne pense pas que tu aimeras. Ça ressemble par beaucoup d’aspects et son roman triste n’est pas représentatif de ce qu’il fait habituellement pour moi et que j’ai retrouvé ici !

  2. Syl. le 23 avril 2015 à 09h17 a écrit :

    Quand il sera traduit, tu me le diras ? Curieuse de voir ce coup de cœur.

  3. Je me le note, je le lirai quand je me remettrai aux YA, il a l’air top

  4. Ceeeeeeeeess… Tu fais suer. Vraiment suer. Ma PAL numérique va exploser !

    (oui, te blâmer diminue ma culpabilité :-P)

  5. Priscilla le 3 mai 2015 à 09h36 a écrit :

    AAAAAAAAAH Cécile merci mille fois UN MILLIARD DE FOIS ! Sans ton article je crois que j’aurais toujours repoussé ma lecture de ce livre, même si j’en avais déjà entendu du bien il y a longtemps. Et donc grand bien m’a pris de le commencer, pour le terminer en deux jours, un sourire accroché à mon visage et des éclats de rire toutes les dix pages.
    Sans toi je n’aurais pas découvert Sam et Camilla, sans oublier Mike <3, Adrian et Allison. Je n'aurais pas couiné, mon coeur aurait battu moins vite, et je serais passée à côté d'une petite pépite.
    Donc merci encore, et je rejoins absolument tout ce que tu as dit dans ta review !

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