Les lectures de Cécile

4
fév

Les anges déchus tome 1 : Convoitise de J.R Ward ou les noms improbables

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Jim Heron (héron, petit patapon) a un accident. Quand il se réveille, il est entouré de 4 anges qui lui expliquent qu’il a été choisi par les anges et par les démons pour influencer la vie de 7 personnes.
« Sept péchés mortels, Sept âmes ballotées. Sept personnes à un tournant de leur vie, confrontées à un choix. Vous pénétrez dans leur vie et influencez la voie qu’ils emprunteront. S’ils choisissent la vertu plutôt que le péché, nous triomphons. Dans le cas contraire, l’autre camp gagne. »

La première personne que Jim doit connaître et guider est Vin, un milliardaire avide d’argent qui ne s’attache à personne et qui a besoin de tout contrôler.

Et Vin se trouve en effet à un tournant dans sa vie.
Il est sur le point de demander en mariage la femme avec qui il vit.

Une femme splendide qui s’appelle Céleste Suce. Ah non pardon, je me suis trompée. Elle s’appelle Divine Avale (et non ce n’est pas une mauvaise blague de ma part)(c’est la vérité. Je le jure sur les tous les bonbons qui piquent que je compte manger le reste de ma vie).
Sauf que Divine n’est pas celle qu’elle prétend être… et n’est pas celle vers qui Jim devra pousser Vin même si c’est ce qu’il croit au début.

Non la rédemption de Vin a un nom : Marie-Terese (non Terese n’est pas moche, elle n’a pas le physique facile).
Quand Marie-Terese croise le regard de Vin, c’est le coup de foudre.

– Marie-Terese… Quel joli prénom.
– Vous trouvez ? (non, il veut juste te sauter).
– Lorsqu’il acquiesça, elle marmonna une phrase qu’il n’entendit pas distinctement mais qui ressemblait beaucoup à « c’est pour ça que je l’ai choisi ».

Car oui. Marie Terese n’est pas son vrai prénom.
Avant elle s’appelait Gretchen (Comme dans Ansel et Gretchen)(ou presque)(vous avouerez que Ward n’a pas son pareille pour trouver des noms à ses personnages).
Bref Marie-Terese a changé d’identité. Elle aussi traine quelques casseroles.
Des dettes jusqu’au coup, un fils à nourrir, une identité à préserver, elle n’a d’autres choix que de se prostituer.

Vin quant à lui, n’a pas eu une enfance dorée non plus :
Avec les bagarres d’ivrognes de ses parents en fond sonore il ne souhaitait qu’une chose : partir. Loin de ce quartier minable. Sa mère ne sortait jamais de chez elle, fumait comme un pompier et son haleine empestait l’alcool au point qu’elle aurait pu décoller du papier peint. (ah les métaphores de Ward…)

Bref quand ils se voient, Vin sait : En fait il voulait vraiment jouer les Richard Gere, sauf qu’il ne voulait pas l’acheter pour une semaine, mais plutôt pour des années.

Oui il est comme ça Vin. Au fond, c’est un romantique.
Un romantique avec des couilles de la taille de cloches d’église, apparemment.
– Donc vous voulez me faire croire que vous avez des couilles, c’est ça ?
– Oh que oui. Et pour votre gouverne, aussi grosse que des cloches d’églises.

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(pour vous faire une idée).

Des cloches qui ne demandaient apparemment qu’à être sonnées :
Glissant sa main sous la délicate dentelle, il caressa sa moiteur chaude et lâcha un juron à travers ses dents serrées, son corps se raidissant de la tête au pied, les muscles du cou se contractant avec force.
-Oh…putain… lâcha-t-il. Oh… merde. D’un coup il recula et baissa les yeux.
– Quoi ? demanda-t-elle dans un souffle.
– Je crois que je viens d’avoir un orgasme.
(J’aime le fait qu’il croit avoir eu un orgasme. Mec ? t’as éjaculé dans ton pantalon ou pas? c’est pas compliqué, si?)

Bref, rassurez-vous, il se rattrape bien les fois suivantes.

D’ailleurs, alors qu’il est en elle, Vin ne peut s’empêcher de rêver :
Il avait ressenti la même sensation  lorsqu’elle l’avait pris dans sa bouche- le genre d’instant qu’il aurait voulu être éternel… même si c’était impossible.
(et heureusement pour la fille j’ai envie de dire).

Et Jim dans tout ça ?
Jim était un mercenaire. Maintenant c’est une sorte d’ange.
Sa particularité ? Il parle arabe, dari, pashto et tadjik.
(Parce que bon, l’espagnol, le français et le portugais, c’est surfait).
Et puis Jim avait déjà été blessé par balle. Poignardé aussi. Pendu, un jour. Sans compter toutes les fois où on l’avait tabassé à coup de poing, de pied, de barre de fer, de couteau. On l’avait même empalé avec un stylo Montblanc.
(Il faut voir les choses du bon côté :au moins il s’est fait empalé par un stylo de luxe et ça, c’est quand même toujours mieux que par un gode de luxe)(genre (en or) massif par exemple).

 

Mais dans ce livre, voyez-vous, il y a aussi des passages vraiment profonds, des pensées limite philosophiques. De celles que l’on pourrait proposer comme sujet au bac :
L’un des nombreux avantages de la nuit était de plonger le monde dans l’obscurité. Ce qui la rendait bien préférable au jour.

Ou encore :

A un tournant on prend à gauche ou à droite (ou le mur), se dit Jim. (un sage je vous dit).
Quand on arrive à une intersection, on est bien obligé de choisir une direction, puisqu’on ne peut plus continuer tout droit : soit on prend l’autoroute, soit on reste sur la nationale. Soit on double le véhicule de devant, soit on reste sagement derrière- Quand le feu passe au orange, soit on accélère, soit on ralentit.

Tant de profondeur, je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me donne envie d’aller danser nue dans un champs de tulipes.

 

Et puis il y a des moments pleins de tendresse aussi :
Pendant leur route, ils passèrent devant un couple qui marchait côte à côte, mains dans la main. Cependant, il ne s’agissait pas de deux jeunes gens ; ils étaient vieux. Très vieux. Mais seulement en apparence, pas dans leur cœur.
Ahlalala. C’est beau. C’est bon. C’est bonbon.

 

Et je ne vous parle pas de ces moments de complicité si drôles:!
Tu sais ce que j’ai la dedans ? demanda-t-il en pointant le pouce vers la salle de bains en marbre.
– Quoi ?
– Six pommes de douches !
– Naaaaaaaaan ?
– Si. Larry, Curly, Moe, Joe et Franky.
– Attends ça ne fait que cinq, là.
– Eh bien, il y a aussi Zarbi, mais je ne suis pas sûr qu’il soit bien présentable.
Elle s’esclaffa. Son rire était pour lui comme un orgasme, d’un genre différent, une délicieuse sensation qui le réchauffait de l’intérieure.
Mais non, vous ne rêvez pas, Vin a donné des prénoms à ses pommes de (reinettes et pommes d’api, tapis tapis rouuuuuges) douches. Si ce n’est pas un homme surprenant ça, je veux bien arrêter de manger des Daims pendant une semaine.
D’ailleurs, je dois vous avouer que je ne comprends pas la blague sur Zarbi. Et je n’arrive toujours pas à savoir si je dois voir une connotation sexuelle à cette précision sur le nombre de pommeaux de douche ou pas. (quand on ne comprend plus les blagues de Ward, c’est là qu’on commence à remettre en cause son intelligence).

 

Sans oublier le moment guimauve :
– Je t’aime, dit Vin en se tournant vers elle. A tel point que cela me fait mal.
Elle se pencha vers lui en souriant.
– Hum… Je pense que c’est plutôt dû à ton épaule.
– Non, c’est plus proche de ma poitrine. Comment ça s’appelle, déjà ? Le cœur, non ? Je n’en suis pas sûr. C’est la première fois que je le sens.
Chabadabada, chabadabada, chaaaabaaaadaaaaaa…..
Prenons-nous la main et roulons des yeux en chœur les amis.

 

Bref. Je me moque, je me moque, mais sérieusement ?
J’ai bien aimé. C’est très différent de la confrérie. Pas aussi vulgaire pour commencer.
Pas de pantalons en cuir sans sous-vêtement en dessous non plus….
On s’attache aussi moins aux personnages mais l’histoire est très originale.
Ce tome pose les bases. On y rencontre Jim, Eddie et Adrian qui œuvreront pour le bien, ainsi que Divine qui œuvre pour le mal.
Le concept des 7 péchés, des 7 âmes à sauver est bien trouvé et assez bien rendu.
Le seul point négatif de ce livre est qu’il traine en longueur à un moment donné. Il aurait vraiment gagné à faire 150 pages de moins. Mais sinon, l’idée et les personnages m’ont suffisamment plu pour me donner envie de continuer la série.
D’autant qu’il paraît que les tomes suivant sont vraiment meilleurs. Tant mieux !

 

Les anges déchus tome 1 : Convoitise – JR Ward
Editions Milady – 544 pages (quand même !)

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10 commentaires sur “Les anges déchus tome 1 : Convoitise de J.R Ward ou les noms improbables

  1. J’ai commencé à glousser en lisant « Divine Avale », j’ai explosé de rire devant la cloche d’église et j’ai pleuré de rire en lisant le reste. Merci Cess, merci J. R (qui a soit un sens de l’humour débile très développé, soit zéro sens de l’humour et ne se rend pas compte de ce qu’elle écrit, le jury délibère). :D

  2. Bérengère le 4 février 2014 à 11h00 a écrit :

    J’ai tellement aimé les prénoms!!! Sinon effectivement, il y a vraiment du potentiel. Je n’ai pas fini celui-là car je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages principaux mais j’ai bien envie de lire la suite un jour.

  3. Tant de profondeur, je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me donne envie d’aller danser nue dans un champs de tulipes.

    >>> Ward te donne toujours de drôles d’envies, nan ?

    Joli billet, j’adore la comparaison avec la cloche d’église – même si celle avec le démonte-pneu garde ma préférence – faudra vraiment que je lise Ward un de ces jours – et bref, dans cette matinée de râlage en tous genres, tu m’auras donné le sourire! ;-))

    • Le démonte-pneu j’avoue c’est une de ses meilleures comparaisons :-)
      Contente de t’avoir donné le sourire. Toi aussi avec ton billet !

  4. Magali le 4 février 2014 à 13h58 a écrit :

    J’ai beaucoup aimé lire ton avis sur ce premier tome, tu m’as beaucoup fait rire ^^
    Sauf que, eh ben, y a que le premier tome qui soit potable.
    Personnellement, j’ai lu jusqu’au troisième tome, à cause des allusions plus ou moins subtil à la Confrérie. Et d’ailleurs pour le tome trois, si on a pas lu le tome 10 de la Confrérie, on ne peut pas comprendre
    Bref, déçue par cette série

  5. Comme tu le sais j’ai bien moins accroché que toi, snif !

  6. J’avais bien aimé aussi ce premier tome. Je n’ai toujours pas attaqué les autres mais je compte le faire. Cependant je reste plus accrochée à la confrérie malgré les pantalons de cuir sans rien en dessous^^

  7. Divine Avale…? Really…? Punaise, je crois que je pourrais pas lire un truc pareil !!

  8. Syl. le 5 février 2014 à 16h45 a écrit :

    Divine Avale ??? Mais c’est une horreur ! tout au long de ta lecture, tu as dû riper sur le Avale…
    Divine Anale, Divine Avale, Avale bouillie ! Avale le Vin… ding ding dong…
    Waouh ! et quand on imagine le truc…

  9. M’enfin, j’avais fait un commentaire hyper glam sur les coucougnettes hypertrophiées de Vin et il n’est pas passé… je crois que ton blog me censure ! XD

  10. Il est dans ma PAL :)

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