Les lectures de Cécile

14
jan

Le loup et la colombe – Kathleen Woodiwiss

loup
Oui, cette couverture vent du rêve.

Il y a environ 6 mois, j’ai lu « le loup et la colombe ».
Déjà car ce livre rentrait dans le challenge « Harlequins 90’s » de Karine (terminé depuis) (je mets un point d’honneur a ne pas réussir mes challenges) et aussi car c’était la romance préférée de ma copine B durant sa jeunesse.

Aujourd’hui, le souci, c’est que je me souviens de très peu de choses. Voire, de rien en fait, si je veux être tout à fait franche…
Du coup, pour me souvenir de ce livre, j’ai décidé de recopier ici tous les passages que j’ai soulignés durant ma lecture et d’en commenter certains, en espérant que le tout formera une histoire cohérente à vous raconter, pleine de détails over intéressants (comme vous vous en doutez).

 

« Les mains appuyées par terre, Aislinn leva vers son tourmenteur deux yeux violets brillants de haines. »
Bien. Nous savons désormais que l’héroïne s’appelle Aislinn et qu’elle elle a des yeux violets (si communs).
On apprend aussi qu’elle est tourmentée ce qui me rappelle qu’en effet, son village a été attaqué, et que son père, qui en était le chef, est mort.

 

« Là, incapable de se contenir davantage, elle poussa un cri de rage et leva la main pour le souffleter ».
Bon. Nous pouvons déduire de cette phrase qu’Aislinn ne gifle pas. Elle soufflète.
Et on apprend également que je ne mens pas quand je dis que ce livre date…

 

« les cheveux de la jeune fille captaient la lumière du feu à chacun de ses mouvements. Ils étaient d’une couleur peu commune pour une Saxonne. Elle avait aussi des yeux étonnants. Ils semblaient noirs sous l’effet de la colère provoquée par l’examen dont elle se sentait l’objet. Mais, au repos, ils étaient violet clair ».
Une mine d’informations que ce passage !
– Les cheveux d’Aislinn captent la lumière du feu quand elle bouge et ce sans avoir besoin d’utiliser un shampooing à la gelée royale réflecteur de lumière.
– Ses yeux changent de couleur selon ses émotions et peuvent passer du violet clair au noir en moins de temps qu’il n’en faut aux héros de la Confrérie pour bander.
– Enfin, on apprend que ses yeux peuvent être au repos, comme son érection (si c’était un homme).

 

« D’un mouvement vif, il se retourna pour faire face à Aislinn qui en eut le souffle coupé. Ses lèvres retroussées découvraient de puissantes dents blanches ».
Voilà une information des plus capitales sur notre héros même si nous ne connaissons (ou plus exactement, même si nous ne nous rappelons) pas encore son nom.  Il a des dents puissantes. Oui ces dents là ne sont pas de simples dents, mes amis, elles ont du pouvoir, de l’énergie, de la force. Elles sont puissantes. Et ça, je veux bien croire que ça coupe le souffle de notre héroïne.  Car vous savez ce que dit le dicton « plus les dents sont puissantes, plus le zgueg l’est aussi » (désolée, je devais placer le mot « zgueg » dans un billet depuis mon week-end à Marseille en Mars dernier. C’est chose faite)(Allez, souffletez-moi, je le vaux bien).

 

« Et celui-là, qu’en pensez-vous ? Il m’a torturée et violée. En ferez-vous autant ? ».
Ses yeux violets, voilés de larmes, brillaient d’indignation.
Wulfgar secoua la tête, et d’une main, lui souleva la tête.
– Non, j’ai d’autres méthodes pour dresser une fille comme vous. Le plaisir peut faire merveille quand la douleur ne sert à rien. »
Ouh la la mais qu’apprenons-nous là ??? Notre héroïne s’est donc faite violée par un des méchants et ses yeux restent violets quand ils brillent d’indignation alors qu’ils sont noirs quand elle est en colère (toi aussi, joue et gagne un skittles violet en répondant correctement à  la question suivante: de quelle couleur sont les yeux d’Aislinn quand ils brillent d’un plaisir tout orgasmique ?)
Nous apprenons également que notre héros s’appelle Wulfgar (vous ne pouvez vraiment pas m’en vouloir d’avoir oublié) et qu’il dresse les filles en leur donnant du plaisir plutôt qu’en les violant, ce qui selon moi, n’est pas un mauvais principe.
Pour ce qui est de son affirmation que la douleur ne sert à rien, je le laisserai argumenter avec Christian Grey, je ne veux pas prendre partie.

 

« Elle avait conscience de son corps dur, menaçant, contre le sien. D’un bras, il lui serrait la taille, implacable et, d’une simple pression de la main qui lui tenait la tête, il pouvait lui briser le crâne. (C’est ce qu’on appelle avoir une poigne de fer). Mais quelque part, tout au fond de son être, une étincelle jaillit, secouant son corps et son esprit de leur réserve glacée, les entraînant dans un tourbillon d’émotions inconnues. Le contact, le goût, l’odeur de cet homme lui procurèrent soudain une sensation étrange faite d’une sorte d’ivresse merveilleuse. Elle cessa de se débattre. D’eux même, indépendamment de sa volonté, ses bras se levèrent, enlacèrent son dos, et une vague de feu brûlant la fit fondre. Peu lui importait qu’il fût un ennemi et qu’on l’ait violé la veille et qu’on les regardât, les entourant de près. Elle était seule avec lui. »
Que nous apprend ce passage ? Rien à part que nous sommes seulement à 8% et que ce livre risque d’être long. M’enfin à ce stade, on espère encore que le héros saura nous sortir de notre réserve glacée, en nous faisant ressentir une sensation faite d’une sorte d’ivresse merveilleuse (à mes souhaits) et qu’une vague de feu brûlant nous fera fondre (enfin pas littéralement, bien sûr). En bref. On veut du cul et on espère que le héros saura nous échauffer. (ce qui n’arrive pas, si vous vous posiez la question).

 

« Ses cuisses étaient littéralement soudées aux siennes et elle sentit le désir qu’il avait d’elle. »
Encore une auteur qui a bien compris le terme « littéralement ».

 

« Prends garde ! Tu n’es pas la première et tu ne seras pas la dernière.  Aucun lien ne peut m’attacher à une femme. Ne me donne pas ton cœur. »
Comme quoi les héros qui pensent ne jamais pouvoir tomber amoureux existent depuis fort longtemps. Rassurez-vous, il tombera amoureux quand même va. Car Aislinn suce bien. (ça va je déconne).

 

« Il fût à nouveau conscient de son parfum délicat, comme celui de la lavande en mai. »
Ah ! L’odeur de notre héroïne, je ne l’espérais plus ! Mais je ne regrette rien, il est d’une précision déconcertante vu que nous savons désormais qu’elle ne sent pas la lavande de fin avril, ni celle de début juin mais précisément celle de mai.

 

« Son pouce, lentement, passa sur le bout de son sein :
– Oh ! qu’as-tu là, petite ! Cela m’intéresse.
– Messire, vous avez déjà joué à ce jeu avec moi. Vous m’avez vue sans vêtements et vous savez parfaitement ce qu’il y a sous ma robe. »
Bon. Ce dialogue de haut niveau nous apprend :
– Que Wulfgar est débile.
– Qu’il prend sa copine pour une demeurée
– Que l’auteure ne maitrisait pas encore tout à fait bien l’art d’exciter ses lecteurs
– Qu’Aislinn ne maitrise pas l’art de l’ironie et de la question rhétorique.
– Que B, ma copine, était une ado très facile à complaire.

 

« Je voudrais davantage. Oui, il n’a pas été le premier à se servir de moi, mais ses attentions n’ont donné un droit, si petit soit-il, sur lui. Je ne suis pas une fille des rues que l’on prend et laisse. »
Je ne sais pas pourquoi j’ai souligné ce passage (des fois mon esprit est un peu bizarre, même pour moi)(heureusement, c’est rare) mais au moins, il me rappelle que notre héroïne passe tout le livre à nous souler (et à souler Wulfgar) pour qu’il se marie avec elle. Vraiment, ce livre était passionnant. Vraiment.

 

« Putain à Normands qui couche avec ces porcs, que tes oreilles s’allongent comme celles d’un âne et que ton nez devienne verruqueux comme celui d’un crapaud ! »
C’est sûr, c’est plus classe que « Sale pute, va te faire foutre connasse, je t’emmerde ».

 

« Le printemps éclata dans une myriade de fleurs dont la plus belle était Aislinn. »
Une romance des années 90 quoi.

 

Alors, finalement est-ce que vous avez compris la romance avec mes extraits ?
Non ?
Bon.
Mais vous avez compris l’essentiel à savoir qu’elle croit qu’elle se fait violer par un méchant, qu’au final ce n’est pas le cas, qu’elle tombe amoureuse d’un de ses ennemis, que lui résiste jusqu’à la fin mais finit par reconnaître qu’il l’aime aussi, et qu’ils vont avoir un enfant ensemble ?
Oui ?
Bon alors vous avez compris l’histoire, faites pas chier, c’était pas compliqué.
Et qu’est-ce qu’on retient de tout ça ?
Que B a de meilleurs goûts en romance maintenant qu’avant ? Oui.
Que cette romance était ennuyante ? Oui m’dame.
Que du coup, ça risque d’être la première et la dernière que je lirai pour le challenge de Karine ? Tout à fait mon capitaine. (en même temps le challenge est terminé depuis 6 mois, ça tombe bien).
Que vous m’aimez ? Bien sûr.

 

Le loup et la colombe – Katheen Woodiwiss 
Editions J’ai Lu – 370 pages (et 369 de trop). 

65408451_p D’autres billets chez Stephie.

28 commentaires sur “Le loup et la colombe – Kathleen Woodiwiss

  1. J’ai reçu hier la réédition chez J’ai lu de L’inconnue du Mississippi, hâte de le lire du coup :D (surtout pour voir si ça fait année 80 !)

  2. Roanne le 14 janvier 2014 à 10h39 a écrit :

    « Pour ce qui est de son affirmation que la douleur ne sert à rien, je le laisserai argumenter avec Christian Grey, je ne veux pas prendre parti. »
    En fait, c’est subtil, il dit « Le plaisir peut faire merveille quand la douleur ne sert à rien. »
    Ce que j’interprête personnellement par le fait qu’il tente d’abord de dresser les filles par la douleur.
    (erk)
    (sombre con)
    Bref, ils risquent plutôt de bien s’entendre avec Christian, non ? (j’en sais rien, pas lu Fifty)

    Hmmm cette lecture m’avait l’air charmante, en tout cas. A défaut d’être mémorable. ^^

  3. Cess en pleine forme!
    En même temps, on ne peut pas dire que tu ne l’as pas cherché… ;)

  4. Non mais loooool ce billet!!!
    Je ris tellement!! ^^^^^
    Trop drôle.
    Et placer Zgueg?? Check.

    Elles devaient être drôles B et Ju ados quand même….
    Entre la fan de romances et la fan de Grosquick, tu m’as comprise.
    M’enfin, j’aurais pas pu les connaître de toutes façons, j’étais encore occupée à apprendre à marcher.
    Hinhinhin

  5. mmmmhhhhh, c’est vintage quoi ^^

  6. Gene le 14 janvier 2014 à 13h43 a écrit :

    Oh, ça me fait penser à « Catherine, il suffit d’un amour » elle avait aussi les yeux violets qui deviennent noirs quand elle *** …fait des trucs… ;) ça devait être à la mode dans les années 80.
    je comprends B, moi j’étais fan des romances de Laurie Mc Bain quand j’avais 13/14 ans, et j’ai été bien déçue quand je les ai relu récemment …

  7. Je te remercie d’avoir tout tenté pour participer ce mois-ci, hi hi !

  8. La lavande en mai… je demande la variété moi, parce qu’il me semble que la lavande, c’est plutôt en juillet ! Je sens venir le même type que pour la violette qu’était-elle violette ou bleue ??! ^^

  9. ehhhh be , c’est sur woodiwiss ne plait plus autant maintenant
    mais quand ce livre est sorti ainsi que quand l’ouragan s’apaise , a part J benzoni et B cartland , euhhhhhhh on avait pas grand chose a se mettre sous la main…………
    alors passer de b cartland a woodiwiss a été un regal et une decouverte .
    depuis la romance historique a fait son entrée dans mon monde et i on trouve un large choix d’auteur maintenant et du bon (balogh :kleypas, ……..)
    j’ai aimé ce livre et il restera toujours en haut de mon top 10 (deuxieme place )
    bonne lecture
    LaFée

  10. Caro Bleue Violette le 14 janvier 2014 à 17h17 a écrit :

    Haha, on connaissait déjà le moyen de déterminer la taille (faut regarder le nez et les pieds), on connaît donc désormais aussi le moyen de déterminer la puissance !

    Sinon que B se rassure, on a toutes eu des goûts discutables en matière de romances quand on était ado…perso mon grand kif c’était la collection Blanche de Harlequin :D

  11. Je devrais m’inspirer de cette technique pour rédiger tous mes billets en souffrance tiens… C’est que maintenant je ne me rappelle plus bien de quoi ça parle hein..! –

  12. Bien joué pour avoir réussi à replacer le mot zgueg dans cette chronique ! Personnellement, j’adore le mot « zboub »… ils sont un peu siamois, non ? ! :)

    Je dois confesser que j’ai lu une fois du Woodisis dans mon adolescence (que celle qui n’a jamais commis d’erreur de jeunesse me jette la première pierre !^^) et à lire ton billet, j’ai l’impresssion que les romans de cette auteure se ressemblent tous… je ne me rappelle plus le titre mais le mien de héros ne s’appelait pas Wulfgar, je m’en serais souvenu, tu penses bien, mais il avait les mêmes dispositions de bellâtre arrogant !!

  13. Julia le 14 janvier 2014 à 18h07 a écrit :

    J’ai essayé de le lire, je veux dire vraiment…
    Mais c’était au-dessus de mes forces !
    L’obsession des dents (WTF???), la fille qui se fait violer (mais en fait non mais on ne le sait qu’à la fin, tout comme elle d’ailleurs, credibilite is a main word) et qui a envie d’un autre mec des le lendemain du viol, le style… Bref c’était juste pas possible…
    Il aurait fallu que je le lise ado peut-être…
    Désolée B :D

  14. Je crois que je l’ai lu au début des années 80 (il est sorti dans les années 70) mais je n’en garde aucun souvenir ! Ce qui est sûr c’est que j’ai lu Shanna de la même auteur (mais dont je ne me rappelle rien non plus !^^) !

  15. Syl. le 14 janvier 2014 à 18h46 a écrit :

    Que c’est vieux !!! Tu sais que Woodiwis est morte ? et qu’elle peut aussi figurer dans les classiques de chez Stéphie ???
    Ze l’ai lu. Il y a trèèès longtemps, à l’époque de mes tresses. C’est la religieuse responsable du cagibi-bibliothèque qui me l’avait passé. C’est fou hein ?! Elle aimait Cartland and Co.

  16. Zéline le 14 janvier 2014 à 21h25 a écrit :

    Ce n’est pas mon préféré de W., maintenant je me rappelle pourquoi !!
    Ton billet résume parfaitement ce livre, qui il y a 20 ans était pourtant un must dans le genre comme l’a rappelé LaféedesHighlands…
    Mon préféré reste Cendres dans le vent…. d’ailleurs cela me donne envie de le relire!!
    Ca aurait été dommage de ne pas le publier!!!

  17. Berengere le 14 janvier 2014 à 22h04 a écrit :

    J’avais 14 ans, j’étais vierge et très innocente. J’ai lu ce livre des dizaines de fois entre 14 et 18 ans en alternance avec des Harlequins. On faisait avec ce qui existait!!! Mais j’avoue, relecture tres décevante !

  18. Lol, comme tu arrives toujours à faire des billets désopilants avec n’importe quoi (désolée pour l’auteure du livre ^^) (nan mais quelle idée de lire ça lol)
    Cajou
    PS : la couverture… ohmondieu ohmondieu, comme dirait Nell.

  19. Hyper drôle ! Je me suis bidonnée. En tout cas le Harlequin des années 90 ne sera jamais dans ma PAL, c’est sûr !

  20. Bella le 16 janvier 2014 à 20h57 a écrit :

    Wulfgar ?! really ? Ma sœur me parle tout le temps de cette Woodiwiss (elle adore… et elle en parle comme si c’était LA référence en matière de romance) ! Je vais lui demander si elle connaît Wulfgar… ;-p

    J’adore ce billet :-)

  21. sympa ton billet , j’ai bien ri … d’autant plus que j’étais moi aussi « une ado très facile à complaire » et que j’ai adoré ce livre (à 13 ans) Bon je vais pas le relire (j’ai eu aussi ma période Benzoni ET C davenat ;-)
    Finalement je suis contente qu’au même âge ma fille dévore Hunger Games ;-) (que je viens de finir ;-))
    .

  22. Laurie le 19 janvier 2014 à 21h03 a écrit :

    Lu aussi dans ma folle adolescence et pas aimé. Le coup du viol (qui n’en est pas un finalement) et de la fille qui s’en remet en moins d’une journée ne m’avaient pas plu.
    Le héro appartient à la catégorie « héro torturé par son passé » (une question de père qui l’a renié si mes souvenirs sont bons) mais apparemment ça ne t’a pas marqué. :-))
    Woodiwiss était clairement une des « grandes dames de la romance » à l’époque. Et ses livres que tout le monde adoraient ne me plaisaient pas. :-) Souvent des héroines paillassons et des hommes ultra-dominateurs (la première scène de sexe étant souvent un viol) , mais c’était plutôt la norme à l’époque. Je ne parle pas du vocabulaire « fleuri » lors des ébats amoureux qui m’a fait rire plus d’une fois. Mais là encore symptomatique d’une époque (d’ailleurs même aujourd’hui…). :-)

  23. Mouahahahahah !
    J’ai ri tout du long !
    Les extraits..OMG, lol pour avoir placé « zgueg » ^^, et la ref à Grey
    Tu as passé un moment magique avec ce livre :D

  24. Pingback : Aujourd’hui « difficile de  – 2 mars | «La jument verte

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