Les lectures de Cécile

2
jan

Embrouilles à Manhattan – Meg Cabot

Embrouilles_Manhattan.jpg 

Fandesleaterkinney : JE ME FOUS DE SES MAINS ! C’EST SON CUL QUI M’INTERESSE !
Katylafait : D’accord, d’accord ne t’énerve pas. Ci-dessous les renseignements basiques. Taille : environ un mètre quatre-vingts. Poids : normal pour quelqu’un de cette taille. Il m’a paru pas mal… développé, sous ses fringues. Difficile de juger. Et puis comparé à Dale tout le monde semble bien bâti. Beau costume, strict mais égayé par une chouette cravate Tite et Grosminet. 
Fandesleaterkinney : Grosse menteuse !
Katylafait : Pas d’insultes, je te prie. (…). Mitchell est plus grand que son frère. Et il ne se dégarnit pas, lui. Il a une fossette au menton. Et des yeux verts. Superbes. A moins qu’ils soient noisette. Sauf qu’ils m’ont paru verts, Je t’ai dit qu’il avait de belles mains ?
Fandesleaterkinney : Son cul, STP. 
Katylafait : Je ne l’ai pas regardé !!!
Fandesleaterkinney : A d’autres ! 
Katylafait : Bon, d’accord. J’avoue. Petit derrière genre ferme et invitant à la caresse.
 

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Chère Madame Cabot,

Je viens de finir de lire  votre livre « embrouilles à Manhattan » qui m’a fait sourire et rire quasi tout du long, tant et si bien que je l’ai dévoré en un jour…
Je peux vous dire que ce livre me réconcilie avec vous, car après « Insatiable », que vous avez sorti pour surfer sur la vague des vampires ?, j’ai bien cru qu’entre vous et moi, c’était fini…

Puis, alors que nous parlions de lectures épistolaires, Pimpi m’a parlé de cette série de livres que vous aviez écrite. Je me suis alors souvenue avoir lu et adoré le premier « Melissa et son voisin », et ce fut donc une très bonne surprise d’apprendre que vous en aviez écrit deux autres du même genre ! 
Hop, ni une ni deux, le second livre était commandé et déjà prévu en lecture commune avec la tentatrice !

Dès les premières pages j’ai été embarquée.
Entre e-mails, factures, menus de restaurants, compte-rendu de réunion, messagerie instantanée, petits mots collés sur les portes, pages de carnet intime, et j’en passe, vous arrivez à nous raconter une histoire qui tient bien la route et qui a son lot de rebondissements tout en nous présentant beaucoup de personnages, tous très différents les uns des autres.

J’ai adoré suivre tous ces courts échanges, surtout ceux entre Kate et sa meilleure amie Jen, j’ai détesté ce petit rapporteur de Stuart (et sa tête de titi hihi) ainsi que sa fiancée, la peste d’Amy (alias la RATT), j’ai craqué pour Mitch et ses réparties, pour ses sœurs (en manque de sexe pour l’une, et en recherche d’identité pour l’autre), pour Dale, l’ex petit copain rocker et bon à rien, sans oublier celle sans qui l’histoire n’existerait pas, Ida et ses recettes de dessert…

Alors, bien sûr, on devine la fin avant même d’avoir passé le premier quart du livre mais qu’importe car vous arrivez, à travers toutes ces correspondances et petits mots, à nous emporter, à nous faire tourner les pages à toute vitesse, et à nous faire rire toute seule dans notre coin pendant que mari et beaux-parents nous prennent pour une folle.

J’ai aimé commencer mes vacances à la montagne par cette lecture.
J’ai aimé votre façon d’appréhender ce style si particulier qu’est l’épistolaire, que vous maitrisez ici avec brio et humour (que l’on retrouve à chaque coin de page).
J’ai aimé que vos personnages soient légèrement clichés mais qu’ils nous fassent tout de même délirer…

Du coup, forcément, une fois le livre terminé, je n’ai pas pu m’empêcher de commander le dernier de la série : « Mariage en douce à l’italienne».
Un titre des plus prometteurs !  

Vous l’aurez compris, Meg, (je peux vous appeler Meg ?), je vous conseille donc de revenir vers ce style de livre, bien plus drôle et efficace que celui d’Insatiable dont je ne garde aucun souvenir si ce n’est qu’un des personnages fait à un moment donné une comparaison entre la peau de l’héroïne qu’il trouve « aussi lisse que le fart qu’il utilise au ski ».

Soyez donc assurée que si j’ai critiqué Insatiable, je recommanderai chaudement « Embrouilles à Manhattan » à mes amies si elles ont besoin d’un livre détente, drôle, mettant en scène des personnages attachants qui vont vivre des situations abracadabrantes, non dénuées de clichés, certes, mais qui font rire à tous les coups !

Bien cordialement,
Cécile

  

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Si vous voulez savoir de quoi ça parle :

Kate travaille au NY Journal dans le service des Ressources Humaines avec sa meilleure amie, Jen.

Un jour, leur cheffe, Amy, demande à Kate de virer la personne la plus populaire du journal : Ida, qui s’occupe de distribuer les pâtisseries.
La raison est simple : Ida refuse de servir certaines personnes qui, selon elle, ne le méritent pas (ce qui est inacceptable, surtout quand une des personnes qui se voit essuyer un refus est le chef du cabinet juridique du journal, Stuart, aussi connu comme le fiancé d’Amy ! La cheffe si vous avez perdu le fil !).

Finalement, l’histoire commence vraiment quand Ida décide de poursuivre le journal pour licenciement abusif car c’est là que Mitch, le frère de Stuart, fait son entrée en étant chargé de s’occuper de ce cas.

Or il se trouve que Mitch, lui, a non seulement le droit aux pâtisseries d’Ida, mais qu’en plus il ne s’entend pas vraiment avec son frère (c’est un euphémisme) et qu’il n’apprécie pas franchement sa coincée de fiancée (Amy).

Par contre, la petite Kate, là, celle avec qui il lui arrive toujours des catastrophes, c’est autre chose…

Place aux échanges entre toutes ces personnes, ainsi qu’avec les membres déjantés de la famille de Mitch et Stuart… 

  

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De : Stacy Trent <JMTITI@freemail.com>
A : Stuart Hertzog <stuart.hertzog@hwd.com>
Sujet : Janice

Tu as sniffé de la colle ou quoi ? Pas question de payer une société qui enlèvera Janice et l’expédiera dans l’Utah pour la transformer en hétéro. Bon Dieu, Stuart, tu aimerais, toi, qu’on loue les services de gros bras afin de te kidnapper pour t’empêche d’épouser une garce qui a un bâton dans le cul ? Je ne crois pas. Alors laisse-nous donc, Mitch et moi, nous charger de Janice.
Il me semble que nous en sommes capables.
Stacy.

De : Margaret Hertzog <margaret.hertzog@hwd.com>
A : Stacy Trent <JMTITI@freemail.com>
Sujet : Janice

Stacy, Stuart m’a transféré le dernier mail que tu lui as expédié. Permets-moi de te dire qu’il est d’une rare grossièreté. Je ne t’aurais jamais soupçonnée d’autant de méchanceté. Il a fallu que je le lise pour le croire. J’en suis réduite à voir derrière cette histoire de « bâton » la déplorable influence de Mitch sur toi.
(…)
Quoi qu’il en soit,  jeune femme, j’exige que tu présentes tes excuses à ton frère ainé pour les atrocités que tu as proférées à l’encontre de sa fiancée. Et tu as intérêt à ne pas tarder, parce que j’ai eu des nouvelles de ton père. Il rentre à la maison.
Maman.


L’avis de Pimpi qui a eu autant de plaisir lors de cette relecture qu’à la première (CLIC) et l’avis (très) négatif de Fée (CLIC).
 

Embrouilles à Manhattan
Auteur : Meg Cabot
Editeur : Marabout (Hachette livre)
Titre Original : Boy meets Girl

 


importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-embrouilles-a-manhattan-meg-cabot-95120235.html

11
juil

Soutien-gorge rose et Veston noir – Rafaële Germain

soutien-gorge-rose.jpg

CALISSE que ce livre était bon !!
 

Comment ça vous ne connaissez pas le mot Calisse ?
Demandez à Karine et Pimpi, elles pourront vous expliquer…
Hé oui, car si les québécois parlent français, ils ont certaines expressions qui leur sont propres… et je peux vous dire qu’elles sont toutes plus exquises les unes que les autres…
Voici un exemple de dialogue tout à fait savoureux qui m’a tout simplement éclaté (et qui hors contexte, ne vous fera sûrement absolument pas rire).
 

– Ostie que tu m’écoeures
– Pardon ? 
– Mais t’as raison ma maudite. Je suis vraiment ridicule.
– Ah, veux tu bien ?
 

E-cla-tant je vous dis…
Mais  il n’y a pas seulement les expressions québécoises qui sont éclatantes, même si j’ai ri à chaque fois (vraiment à chaque fois je veux dire) que le mot « ostie » était employé.
Non, outre ces expressions, c’est tout le livre qui est marrant.
Ajoutez à ça que je suis tombée amoureuse (d’Antoine…) et vous obtiendrez tout ce qu’on demande à ce genre de livres : on passe un excellent moment, on oublie tout, on sourit, on maudit les personnages pour leur aveuglement,  on soupire et… on ne veut pas tourner la dernière page… on en veut plus : plus de dialogues québécois, plus d’Antoine, plus de colloc drag queen, plus de famille déjantée (les parents sont excellents), plus de pages, plus de tout quoi…


Vous l’aurez compris : un super moment, une super histoire, un petit délice de livre québécois que je ne peux que vous recommander…
Pour ma part, je pense même l’acquérir pour pouvoir l’ouvrir en cas de coup de blues…
(car ce livre est un prêt de Sandy (merci) qui m’avait tellement donné envie pendant sa lecture et ses échanges avec Pimpi)…

 
Bon et pour la petite histoire (quand même) Chloé, Antoine et Juliette ont signé le « manifeste » il y a de ça quelques années : ne pas tomber amoureux, ne pas s’investir dans une relation durable, s’amuser un point c’est tout…
Mais finalement Chloé décide qu’elle en a marre, elle aussi veut connaître le grand amour…

Excellent en tous cas, je ne peux que vous le conseiller !

Et pour les québécoises, un petit jeu :

Placer les mots et expressions suivantes en une phrase (ou 2):  (le point virgule est autorisé)…
Chum, ciboire, ostie,  crisse, « pêter les bretelles » « veux tu bien » , Tabarnak, vodka, amour, parapluie et fraises. (vous pouvez rajouter tous les mots que vous voulez bien sûr).

 

Les billets de Sandy, Pimpi, Karine 

 

 

 

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-soutien-gorge-rose-et-veston-noir-rafaele-germain-79090796.html