Les lectures de Cécile

7
jan

C’est drôle… Nous portons tous des épaisseurs de vêtements, attachés, boutonnés, serrés, alors qu’en dessous, nous sommes ainsi.

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(c’est moi ou la position des bras dans la première photo n’est genre, pas du tout naturelle ??)
(vous me direz, celle de la main dans la seconde couverture est aussi un peu particulière. Si je devais tourner sur moi-même, en tenant mes jupons, pas sûre que ma main droite se retrouverait dans cette position)(m’enfin tout le monde sait que je ne suis pas vierge, ni étroite et donc que je ne suis pas une héroine de romance).
(quant à la 3ème couverture, j’espère que la fille n’est pas censée représenter l’héroine, car celle-ci n’aurait pas les moyens de porter un manteau en peau)(bref, excusez-moi, j’espère ne pas vous avoir déjà perdu…).  

Il y a quelques semaines, donc, j’ai commencé « le monde de Charlie » et puis, je m’ennuyais tellement que j’ai fini par lire 3 romances.
Les 3 premiers tomes de la série « le fantôme de Maiden Lane » de Elizabeth Hoyt.
 

Les 3 tomes se déroulent en partie dans le quartier le plus malfamé de Londres : St Gilles.

  

Dans le premier tome on  fait la connaissance de Tempérance (oui oui ce n’est pas une blague mais nous y reviendrons) qui s’occupe d’un orphelinat et qui a besoin d’argent pour le maintenir en l’état, et de Lazare Caire un homme de la haute société (oui j’ai oublié son statut mais bon personne ne m’en tiendra rigueur je pense) qui se retrouve dans le quartier de St Gilles afin de retrouver l’assassin de sa maîtresse.
Mais comme il ne connaît pas bien ce quartier ni ses habitants, il propose à Tempérance (oui je sais, ça fait mal aux yeux à chaque fois)(et non ça ne s’arrange pas au fil du tome) de l’aider à se guider et à interroger des gens. En échange, il l’introduira dans la haute société pour qu’elle y trouve des bienfaiteurs prêts à l’aider à sauver l’orphelinat.
Question « particularité » des personnages nous avons une Tempérance qui s’apitoie depuis des années car elle a des « envies » pas très catholiques (en gros c’est une chaudasse qui ne s’assume pas). Et ça tombe bien car Lazare est un coquinou qui ne voit que des prostituées qu’il aime attacher et dont ils bandent les yeux (mais il ne les fouette pas, où est l’intérêt ?)…
La particularité de ce cher Caire est que personne ne peut le toucher (du coup il attache les femmes, fait son affaire et s’en va).
Enfin… personne, sauf Tempérance, je vous rassure. Même qu’à la fin, ils se marient, se touchent, se bandent les yeux, s’attachent les mains et se mordent les lèvres (ah non je confonds avec Ana) jusqu’à la fin de leur vie. Magnifique.
Dans ce tome, en vrac, on a le droit à un « suce-moi » très classieux et à une partie de jambe en l’air dans un attelage (entre autre…). 

 

Dans le second tome, nous faisons la connaissance de Hero (une des bienfaitrices de l’orphelinat suce-mentionné) (oui je ne m’en lasse pas), la sœur d’un duc (cette fois j’ai retenu le titre)(envoyez-moi une fraise tagada pour me féliciter), qui est promise à un homme (ok je ne me souviens plus de son prénom)(et encore moins de son titre)(mais je me souviens qu’il en aime une autre qui a les cheveux roux et qui est trop vieille pour avoir des enfants)(avouez que je retiens l’essentiel)(qui n’est pas que dans Lactel malgré ce qu’on vous a fait croire). Bref devinez de qui Hero va tomber amoureuse ? Du frère de son fiancé pardi ! Griffin (qui est un « libertin de la pire espèce, qui ne vit que pour ses plaisirs. Il mène une existence dissolue, la morale lui est complètement étrangère et il se porte très bien ainsi »). (Griffin à qui elle fera une petite séance de touche-popole dans un attelage pendant que le frère de celui-ci (le fiancé d’Hero donc, suivez un peu)(oui ça serait plus simple si j’avais retenu son nom, on est d’accord) est invité chez elle et l’attend pour déjeuner)(pendant que branlette dans voiture il y a, donc)(je suis désolée mais je n’ai pas trouvé de meilleur terme pour décrire la situation). What else ? Ah oui, les deux frères se détestent cordialement depuis que la (première) femme du fiancé d’Hero (je vous ai perdu ?) est morte en couche en lui avouant qu’elle avait couché avec son frère (Griffin donc)(ce qui est faux bien sûr)(il préfère seulement coucher avec les fiancées de son frère).
Bref en gros voilà, ils finissent ensemble et le frère/fiancé avec la femme qu’il aime et tout le monde est réconcilié (elle est pas belle la vie de héros de romances?)

 

Le troisième tome  on parle de (attention, accrochez-vous bien) Silence (si si c’est vrai), et de Mickey (lol). Silence est la sœur de Tempérance (oui leur parents ne les ont pas gâtés niveau prénoms) et a remplacé celle-ci à l’orphelinat (Vu que Tempérance est trop occupée à se faire bander les yeux en lune de miel). Silence a perdu son mari en mer et élève une petite fille (Mary quelque chose)(qu’on appellera Mary pour faire plus court) qu’elle a trouvé devant chez elle.
Sauf qu’alors que la petite à désormais un an, elle se fait enlever et Silence découvre avec horreur que c’est par le pirate du quartier (oui les pirates ne sévissent pas que sur l’eau)(et non ils n’ont pas tous un œil en moins)(comment ça je suis la seule à me les imaginer comme ça ?). Bref c’est Mickey le pirate qui a enlevé Mary. Et pour cause : c’est sa fille. Il l’avait abandonné chez Silence (ils s’étaient déjà rencontrés mais c’est une longue histoire) pour la mettre en sécurité mais maintenant que son pire ennemi veut l’atteindre, il préfère savoir sa fille à l’abri chez lui (ne cherchez pas la logique dans tout ça, je crains qu’il n’y en a pas)(car pourquoi ne l’a t-il pas gardé chez lui si c’est là qu’elle est en sécurité).
Sauf que Silence refuse de laisser Mary là-bas (pensez-vous, Mary a peur de Mickey, chaque fois qu’elle le voit, elle dit « mé-ssant »)
Qu’à cela ne tienne, elle n’a qu’à rester aussi, dans ce palais où la richesse est ostentatoire… (genre, en fait, l’auteure s’est trompé de prénom : c’est Picsou que notre héros aurait du s’appeler et non Mickey, étant donné qu’il se tient en haut d’un trône dans une salle où sont entassés tous les bijoux et richesses qu’il a volé dans sa vie)(sauf un livre de papillons qui est caché autre part et qui est finalement son bien le plus précieux)(que c’est beau, tenez un mouchoir, pour essuyez vos larmes).
C’est ainsi que Silence va habiter près de Mickey.
Dans ce tome, on n’a pas le droit à une scène olé olé dans un attelage mais à une métaphore sur un artichaut qui vaut tous les attelages du monde et on comprend également pourquoi Mickey est ce qu’il est. Il y a aussi une pendaison… Oui mesdames. Une pendaison… (avouez que je sais ménager le suspens)(quand je ne spoile pas…)

 

Alors, voilà, on est d’accord ces histoires ne se ressemblent pas. Et pourtant.
Et pourtant elles ont plus de liens et de points communs que vous ne l’imaginez

1) il y a le quartier de St-Gilles où se déroule une partie de l’intrigue de chaque tome et où un :


2) Mystérieux fantôme habillé en harlequin apparaît de temps en temps. (d’où le titre de la série). On dit que le fantôme est un tueur qui égorge ses victimes mais en fait c’est un peu le batman de St-Gilles, toujours là pour aider et sauver des gens. (non, on ne se doute pas du tout dès sa première apparition de qui il s’agit…).


3) Ils ont tous ou presque, des prénoms débiles. (non mais sérieusement ? Lazare ? Tempérance ? Silence ? Mickey ?)

 

4) Ils arrivent à nos 3 héros d’exprimer une mâle satisfaction » (Une quoi? Une mâle satisfaction allons !)

 

(Lazare à Tempérance :)
– Ecarte les jambes, ordonna-t-il d’une voix rauque fort persuasive.
Elle s’exécuta.
– A présent, soulève-les un peu.
Elle obéit de nouveau, ce qui lui arracha un grognement de mâle satisfaction.


Ou encore :


– J’adore te regarder, avoua-t-elle.
– C’est vrai? Répliqua-t-il d’un ton de mâle satisfaction.

 

(Hero et Griffin:)

Quand les derniers spasmes du plaisir eurent reflués, Hero rouvrit les yeux. Le regard posé sur elle exprimait une mâle satisfaction, et durant quelques instants, elle éprouva un sentiment de paix incongru.

 

(Silence et Mickey:)
Elle rouvrit les yeux (après l’orgasme fulgurant). Mickael la contemplait avec une expression de mâle satisfaction comme jamais elle n’en avait vu. (et elle n’est pas la seule…)

 

 


5) Certains des personnages sont vraiment croyants :


(Lazare) :
– Jésus… murmura-t-il, alors qu’elle léchait l’extrémité de son sexe.

 

(Mickey) :
Elle fit une pause, puis se laissa glisser sur lui. Ce n’était pas douloureux, mais elle n’en avait pas moins l’impression d’être écartelée (lol).

– Mickael! Haleta-t-elle.

– Jésus… souffla-t-il, la tête renversée en arrière.

 
 

 

6) Alors que les 3 hommes ont connu des nombreuses femmes (genre vraiment beaucoup) aucun d’eux n’a jamais fait l’amour. (mais bien sûr Herbert…)(oui ça ne rime pas. So what ?)

 

(Tempérance et Lazare)
– Je dois avouer que je suis moi-même novice en la matière.
– Quoi? Que veux-tu dire?
– Pour faire l’amour, précisa-t-il d’un ton extraordinairement neutre, avant de lui mordiller l’autre sein.
(…)
– Je me suis laissé dire que c’était une merveilleuse expérience. Malheureusement, je n’ai pas encore pu le vérifier par moi-même. Car si j’ai couché avec de très nombreuses femmes, je n’ai jamais fait l’amour.

 

(Hero et Griffin)
Il ne lui avait pas menti. Ce qui n’avait jamais été qu’une étreinte purement charnelle avec ses précédentes maîtresses devenait avec elle une expérience inédite, qui impliquait autant l’âme que le corps.
Avec Hero, il avait l’impression de faire l’amour pour la première fois de sa vie.

 

 

(Mickey et Silence)
– Je ne suis pas habituée à faire l’amour de cette façon, confessa-t-elle.
Il demeura un moment silencieux, avant d’avouer:

Pour dire la vérité, moi non plus.

 
 

 

7) Certaines de nos héroïnes ont un Mont « à la place » du sexe.

 

(Tempérance et Lazare)

« Sa grande main reposait avec possessivité sur son mont de Vénus »


(Mickey et Silence)
Il sema des baisers, donna des coups de langue autour de son mont de Vénus, prenant tout son temps, comme si rien ne pressait.

 
 

 

8) Le sexe des hommes aussi, ont un point commun…

 

(Hero et Griffin)

« C’était beaucoup plus long, et plus gros, qu’elle ne l’imaginait. »

 

(Silence et Mickey)
« Il était brûlant, tout humide de sa jouissance à elle, et très, très gros »

 
 

 

9) Les héroines « volent » quand elles ont un orgasme…


(Hero et Griffin)

– Jouis, mon ange… Jouis pour moi. (tiens ça faisait longtemps…)

Obstinée, elle secoua la tête.

– Jouis pour moi, répéta-t-il, avant de happer la pointe d’un de ses seins dans sa bouche.

Elle vola en éclats entre ses bras.

 

(Mickey et Silence)

« Et soudain, elle eut l’impression de franchir l’arrivée après une course folle. Elle ferma les paupières, et vola dans les airs, son corps se convulsa une, deux, trois fois, tandis que la jouissance la transperçait de toutes parts. »

 

 
 

10) Ces 3 tomes ont des phrases mythiques…

 

(Tempérance et Lazare) 
– Tempérance, murmura-t-il, sa voix rauque résonnant dans la pièce silencieuse. Suce-moi.

 

 

(Halo et Griffin)
Elle posa sa main légère sur son torse, puis descendit plus bas.
– il n’y a jamais de poils là sur les statues, observa-t-elle.
– Ca te dégoûte ?
– Non pas du tout. C’est juste étrange.
– toi aussi, tu as des poils là, murmura-t-il, approchant les doigts de sa toison. (mythique non ?)
– C’est drôle, reprit-elle. Nous portons tous des épaisseurs de vêtements, attachés, boutonnés, serrés, alors qu’en dessous, nous sommes ainsi… (L.O.L)(j’ai trouvé le prochain sujet de bac de philo, je vous le dis moi !)…

 


Et enfin, last but not least, après la pèche à la truite ici, le citron  et quelques fruits par ci par là, nous avons le droit à la métaphore de l’artichaut !!

« Toujours est-il que je me suis retrouvé avec ces artichauts, et que j’y ai pris goût. Depuis, j’en mange régulièrement.
Silence fit la moue.
– Ca n’a pas l’air très goûteux.
– Ne vous fiez pas aux apparences. L’artichaut est un légume très pudique (really ? Pudique, un artichaut ?). Il s’abrite sous un monceau de feuilles qui doivent être pelées soigneusement afin de révéler son cœur. Lequel est lui-même protégé par une couche de poils légèrement piquants. Le cœur d’artichaut est un trésor qui se mérite (mais L.O.L non cette comparaison ?)(car il y a une allusion sexuelle où je ne m’y connais pas en clichés de romances). »

 

Alors ? Bilan de ces 3 lectures ?

Si je les ai dévoré (un par jour) et si j’ai bien aimé que Hoyt ose y aller franchement niveau cul, je ne les ai pas tous apprécié de la même manière.
Sans bouder mon plaisir pour autant dans les 2 autres tomes, ma préférence va au premier sur Tempérance et Lazare.
Il manque peut-être un peu d’actions et de rebondissements dans les autres, et de nouveauté aussi… Mais là c’est de ma faute, je n’aurais pas du faire ma gourmande en les enchaînant les uns après les autres… Trop de romances peut tuer la romance… 
Ceci dit, c’est une bonne série, vraiment, (lire un livre en un jour est un signe qui ne trompe pas) et je lirai la suite sans aucun doute (Winter !!)

 

 

 

Les fantômes de Maiden Lane, tome 1 : Troubles intentions – Elizabeth Hoyt
Editions J’ai Lu (Aventures & Passions), 342 pages.


Les fantômes de Maiden Lane, tome 2 : Troubles plaisirs – Elizabeth Hoyt
Editions J’ai Lu (Aventures & Passions), 312 pages.

 

Les fantômes de Maiden Lane, tome 3 : Désirs enfouis – Elizabeth Hoyt
Editions J’ai Lu (Aventures & Passions), 344 pages.  

 

 

 

L’avis de Sandy sur le tome 1 (qu’elle n’avait pas du tout aimé !).  

 

 

 

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11
oct

Je pense que je ne pourrai plus jamais goûter à un citron sans penser à toi

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Non non les amis, je ne me suis pas trompée pour le « regard du héros qui est intense ». C’est juste que dans le livre son regard est souvent intense mais comme il a un œil en moins, je me permets d’en douter légèrement…

 

 

Bon alors, pour le topo…
Helen est l’ancienne maîtresse d’un duc (comprendre : c’était une femme entretenue)(comprendre : qui couchait avec le duc contre une belle maison et des beaux bijoux), (non ce n’est pas une fille de joie) avec qui elle a eu 2 enfants.
Alors que le duc commence à la délaisser pour aller voir ailleurs (s’il y est) (c’est qu’elle a déjà 28 ans la petite dame), elle décide de s’enfuir avec ses deux enfants même si elle sait que le duc ne sera pas du tout du tout content. Car, voyez-vous, même s’il n’en a rien à faire de ses enfants, ils sont, avec Helen, sa propriété : et personne ne lui échappe ! (Mmmh, vous voyez le truc venir avec le duc ou pas ?)
Bref, une amie à elle l’envoie en Ecosse, chez un naturaliste qui vit reclus chez lui (car, le pauvre chou, n’a pas un physique facile)(comme Thérèse qui n’est pas moche)(si vous ne comprenez pas cette référence, il est grand temps pour vous de louer « le père noël est une ordure), dans un immense château qu’il laisse à l’abandon… Helen décide donc d’y trouver refuge en se présentant comme gouvernante (elle va donc lui mentir sur son identité)(vous voyez déjà pourquoi j’ai coché « quiproquo / mal entendu » ?)

Maintenant que vous saisissez toute la profondeur de l’histoire, permettez-moi de vous présenter les personnages.

Helen :  « Ses cheveux étaient d’un blond superbe, et elle arborait une poitrine que n’importe quel homme, même un reclus défiguré comme lui (depuis quand les hommes reclus et/ou défigurés n’ont pas le droit de regarder les femmes ?), aurait trouvée alléchante.

 

 

Comprendre :

Helen a des gros seins.



Elle a « son cou et sa gorge d’une blancheur si pure qu’ils évoquaient les ailes d’une colombe » (mais méfiez de la colombe qui dort car dans ce cas précis, la blanche colombe n’est pas vierge).
L’odeur citronnée des cheveux (l’odeur de citron :check) de la jeune fille lui chatouillait déjà les narines (et vous quelles odeurs vous chatouillent les narines ?)(à part celle de la bouffe, s’entend)»
De plus, Helen, en bonne femme entretenue qu’elle est, ne sait même pas préparer du thé (comment ça on s’en fout ?) et… bon OK, c’est vrai qu’on s’en fout. Passons donc sans plus attendre à :

 

Abigail :  La fillette de 9 ans est très sérieuse. « Elle ne savait pas rire comme les autres petites filles de son âge, elle ne jouait pas à la poupée et elle n’avait pas d’amies… »

 

Comprendre :

 

  

Rien à dire sur son petit frère dont j’ai déjà oublié le nom (oui je l’ai fini hier, so what ?), si ce n’est que, comme moi, il adore manger et pourrait passer son temps à ça.
Par contre il aime la pêche, et moi pas.


Venons en donc à :


Alistair : Défiguré lors d’une embuscade du convoi de l’armée à laquelle il était rattaché en tant que naturaliste, il lui manque deux doigts à la main droite : l’index et l’auriculaire.


Il ne peut donc pas être cool et faire  :
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YO.



En plus de ses doigts, il a un côté de son visage défiguré par des cicatrices et il lui manque également un œil.
Mais les blessures ne sont pas que physique : « Il n’avait pas seulement perdu son œil et deux doigts aux colonies, mais aussi son âme. L’homme qui était rentré, prématurément vieilli, à Castle Greaves n’était plus apte à vivre en société. »

 

Et pour cause : voilà la première réaction de Helen en le voyant sans son cache œil :

Et celle de sa fille :

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Il paraît même que les femmes s’évanouissent quand elles le voient (les auteures de romances ont quand même toutes cette particularité de ne pas savoir s’arrêter à temps : elles vont toujours un poil trop loin niveau crédibilité)(mais bon, du coup, on comprend bien qu’il est assez repoussant hein).


Mais ne vous en faites pas, Helen finira par tomber amoureuse et ne plus voir ses cicatrices et son œil en moins.

 

Ouais c’est ça bien sûr… 

 


Bon ceci dit, c’est possible : car si il lui manque quelques doigts, sachez qu’il sait se servir de ceux qui lui restent…
(if you see what I mean). Et puis, un œil en moins n’empêche pas de faire des cunis merveilleux et ça, ça tombe plutôt bien quand même. 
Enfin, last but not least, il a un membre impressionnant. Helen a même peur qu’il ne rentre pas (mais lol non ?). Mais Alistair sait trouver les mots pour la rassurer :
– Ne t’inquiète pas, c’est de la biologie, ça va rentrer (bon j’avoue, ce n’est pas exactement ce qui est écrit, mais l’idée est là)(et croyez-moi sur parole, c’était classe).
 

Vous l’aurez compris : à environ la moitié du livre, Helen connaît les vrais premiers orgasmes de sa vie (car le duc était quand même largement moins bien monté)(et doué) (comme quoi, rien ne sert d’avoir 5 doigt, quand 3 suffisent à faire des merveilles) et Alistair, lui, commence à espérer.
Ah en fait non.  On me souffle à l’oreille que je ne comprends vraiment rien et que justement, il ne veut pas espérer.

 

« Sur ce, il s’éloigna sans attendre ses compagnons.
Son attitude, il en était conscient, pouvait laisser penser qu’il les fuyait. Mais ce qu’il fuyait était bien plus dangereux : c’était un fol espoir en l’avenir. »

(Pauvre chou à la crème va, vient me faire un cuni au citron pour te remonter le moral).(ah ! mais qu’est ce que c’est que cette histoire de citron ???)(avouez que je sais comment vous teaser…)(j’aime à croire que je titille aussi bien votre curiosité qu’Alistair le clito d’Helen).
Mais voilà que je m’égare, encore, et dans tout ça, on en oublierait presque le passage qui m’a valu d’être un peu surprise/hallucinée/morte de rire (ne pas rayer, toutes les mentions étant utiles).
 

 

 

Pour vous remettre dans le contexte…
Alors qu’ils vont coucher pour la 3ème fois ensemble, Alistair sort de sa poche un petit citron  en guise de… préservatif !

Ma tête quand j’ai lu ça :

 

Bref Alistair coupe donc son citron en deux et décide de la caresser avec :

« La caresse du citron était si délicieuse qu’elle l’empêchait de se concentrer… (…)
La caresse du citron la rendait folle de désir. (…) (Ca papote en même temps et quand Helen veut répondre :)

Helen fut empêchée de répondre. Il venait d’introduire le demi-citron dans sa féminité, lui arrachant un sursaut (et à moi aussi hein)(car j’étais vraiment en train de me visualiser la scène). Il retira la main, laissant le citron à l’intérieur. »
Et c’est là qu’il entreprend de lui faire le cuni « laissant le nectar du citron couler sur ses lèvres)(à lui)(m’enfin, à elle aussi d’ailleurs), et après avoir donné un quintuple orgasme à sa chair (et) tendre (je sens que ça va être mon nouveau jeu de mot favori)(chère et tendre vs chair tendre)(pour les blondes qui me lisent):
– Je pense que je ne pourrai plus jamais goûter à un citron sans penser à toi, observa-t-il, toujours sur le mode de la conversation. (et je peux le comprendre, rien que moi, maintenant, quand je vais voir un citron, je vais… heu non rien en fait).

 

à Bref, je vous avoue que je m’interroge quand même sur le fait que le citron soit un contraceptif (et sur le fait qu’on puisse jouir avec un citron coincé dans le vagin). (mais au moins j’ai pu cocher la case fruit / agrume / légumes). 

 

 

  
Bon et sinon, que se passe t-il de folichon dans cette romance ?

– Et bien, les enfants se font bien sûr kidnapper par le duc (oh alors celle là, on ne s’y attendait pas hein), et Alistair (le sauveur) va aller à Londres et les retrouver.

– Il y a une partie de pêche pleine de sous entendu :
– Si vous voulez, je peux vous montrer comment manipuler une canne, ajouta-t-il de façon à n’être entendu que d’elle seule.
Helen sentit ses joues s’enflammer.
– Merci. Je crois que j’ai compris l’essentiel.(qui n’est pas dans Lactel)(ok elle est nulle celle là)
– Vraiment ? fit-il avec un sourire diabolique.
– J’apprends vite, vous savez. (on n’en doute pas, coquine).
– Je n’en doute pas. Mais je suis convaincu que vous aimeriez devenir une experte. Et pour cela, il suffit d’un peu de pratique. (moi je veux bien devenir une experte de la pêche : des volontaires pour m’apprendre ?)

à ceci dit, on sous estime le pouvoir érotique de la pêche. Souvenez-vous, ici aussi, une pêche à la truite très chaude…

 

 

– un peu de classitude :

Tu as l’air d’une vierge sur l’autel du sacrifice, commenta-t-il, attendant qu’un dieu vienne… la baiser.
Ce mot grossier la fit gémir de plaisir. Personne ne lui avait jamais parlé de cette manière. Personne ne lui avait jamais fait l’amour ainsi.
– Prends-moi, l’implora-t-elle, écartant largement les jambes

à Je crois que je ne m’habituerai jamais à voir le mot « baise » dans une romance historique. (je suis une prude, tout le monde le sait).


– Elle qui le quitte et on a le droit à une scène très émouvante avec des au revoirs entre les enfants et Alistair tout ce qui a de plus poignant. J’en ai même versé ma larme. (Je deconne, faut pas exagérer hein).

 

– et, bien sûr, la happy end avec, pour notre plus grand plaisir, en suce sus, une demande d’Alistair de ne plus utiliser le citron.
Elle va pouvoir avoir des orgasmes sans avoir un citron coincé dans son vagin d’autres enfants : elle est pas belle la vie ?

Bon alors, que dire ? Si j’ai beaucoup aimé le tome précédent, surtout pour l’humour, j’ai beaucoup moins apprécié celui-ci que j’ai trouvé moins drôle, moins prenant, moins vulgaire (donc moins hilarant), moins « panache » et… moins tout en fait.
Ceci dit, je n’ai pas mis un jour pour le lire ce qui veut quand même dire que je ne me suis pas ennuyée, c’est juste que dans le genre, ce n’est pas celui que je recommanderais.

Mais le côté positif est tout de même que cette histoire de citron m’a permis de m’interroger avec Chichi (vous connaissez toutes les princesses Chi-Chi et Tam-Tam j’espère ? Si non, sachez simplement qu’elles sont LA référence en terme de romance, leur blog est une bible en la matière)(et en plus elles sont super sympas et conseillent très bien), sur « comment on enlève le demi citron après ? »  et d’apprendre que le vinaigre était un bon contraceptif à l’époque.
Et puis, toujours grâce à ce citron, j’ai eu un gros fou rire avec ma binomette adorée à propos d’une pomme. ;)
Comme quoi, les romances, ca répend joie et bonne humeur. C’est merveilleux.

 

 

La légende des quatres soldats – Tome 3 : Le reclus – Elizabeth Hoyt
Editions J’ai Lu (Aventures & Passions) – 313 pages.  


 

 

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21
sept

Une héroïne de romance historique qui n’est pas vierge… La romance, c’est plus ce que c’était : tout se perd.

 

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Voilà une liste (non exhaustive) de certains clichés que l’on retrouve souvent dans les romances et que je reprendrai souvent dans mes billets de ce genre…

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Et donc, dans « Séduire un séducteur » (un titre plein de promesses), vous ne rêvez pas : LA FILLE N’EST PAS VIERGE !!!! Je vous sens sceptiques, vous ne me croyez pas, mais SI, c’est vrai et il y a mieux.
Je fais une pause, votre cœur risquerait de lâcher si je vous annonce tout de go.
Je disais donc, il y a mieux.
………
L’héroïne ne se contente pas d’être une cochonne de ne plus être vierge, mais en plus, elle n’a pas de triple orgasme lors de leur premier rapport (elle n’en a d’ailleurs pas)(avouez que ça vous en bouche un coin !)!

 

Mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs (ou : ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué, comme vous préférez), et parlons un peu de l’histoire avant.
En gros, l’histoire s’ouvre (comme les cuisses de Beth quand elle voit Kholer) sur Jasper (pas le vampire, un autre)(ni le fantôme, car c’est Casper et non Jasper), vicomte de son statut, séducteur adepte des gros seins (ben quoi ? je ne fais pas de rétention d’informations afin que vous puissiez cerner le personnage), de jeux, de soirées arrosées et qui vient de se faire larguer par sa fiancée devant l’autel. Loin d’être malheureux il se demande comment atténuer la migraine due à la cuite qu’il s’est prise la veille (à ce stade, j’étais déjà conquise par l’humour de Elizabeth Hoyt) quand Melisande, une fille qu’il a déjà croisé quelques fois sans franchement la remarquer (la faute aux petits seins peut-être ?) vient le demander en mariage (On peut dire qu’elle n’a pas peur, surtout que ça ne devait pas être commun au 18ème siècle)(En fait, Melisande, c’est l’ancêtre des femmes Barbara Gould : « une femme pas comme les autres »)(ok je sors)(surtout qu’après vérification,  la femme Barbara Gould est « une femme qu’on n’oublie pas », et non « une femme pas comme les autres »)(Vous ais-je déjà perdu ?)!

Voilà qui n’est pas vraiment banale donc… Et bien sûr Jasper accepte (malgré les petits seins)(la faute au lapin devant l’autel ou à la cuite, nul ne le sais mais je peux encore écrire à l’auteure pour demander des précisions si vous voulez) et moins de deux semaines après, les voilà mariés.

 

Lors de leur nuit de noce (tant attendue)(pas par moi mais par Melisande qui est secrètement in love de Jasper (le vicomte donc, pas le vampire)(ni le fantôme)(excusez ma lourdeur et les répétitions, mais ça me fait marrer) (ce qui est suffisant pour justifier leurs présences dans ce billet) depuis 6 ans !)(qu’elle est amoureuse, si vous aviez perdu le fil). Bref, monsieur débarque dans sa chambre et après 3 coups de reins (alors qu’il la pensait vierge) s’effondre sur elle puis quitte la chambre, la laissant très frustrée sexuellement (et on la comprend). Melisande pense de son côté « ça pour du rapide, c’était du rapide. Heureusement que je ne suis plus vierge » tandis que l’éjaculateur précoce du côté de son mari ça donne : « Jasper était parfaitement conscient que sa prestation de ce soir ne resterait pas dans les annales » (dans les miennes si, en tout cas).

 

A ce stade là, j’avoue que j’ai écris aux princesses Chi-Chi et Tam-Tam pour leur demander si je lisais bien une romance.
Car bon, moi je lis des romances pour l’orgasme multiple ressenti lors de la défloraison du jardin interdit (appelez-moi Danielle Steel) pas pour lire des histoires de filles dévergondées et de maris qui ne pensent qu’à leur plaisir ! Allons.
Tout se perd, vraiment.


Du coup, oui, je l’avoue, mesdames, j’ai une peur : étais-je en train de lire une romance dénuée de clichés ?! (Et si je n’avais rien à noter, mon billet n’allait pas être drôle, m’inquiétais-je alors ! (à raison comme vous pouvez le remarquer))

 

Ne vous en faites pas, comme vous pouvez le voir ci-dessus sur ma liste, cette romance comporte quand même son petit lot de clichés :


Le fruit :
Melisande aime les fraises :

– Ah ? fit-elle en sélectionnant une fraise pour la déposer dans son assiette.
Elle n’avait pris ni la plus grosse ni la plus petite (madame n’est pas difficile), mais son choix s’était porté sur une fraise d’un rouge uniforme (c’est pas rose une fraise ?) et bien mûre. Elle la caressa du bout du doigt, comme si elle anticipait le plaisir de la manger. (moi aussi je caresse des doigts mon fromage, ça me permet d’anticiper le plaisir de le manger)(et vous ? que caressez-vous avant de le mettre en bouche ?)
Jasper but une autre gorgée de vin : sa bouche était devenue brusquement sèche.
– (…)
– Pauvre homme, murmura-t-elle, avant de mordre dans la fraise.
Jasper la regardait, hypnotisé, incapable de la moindre pensée logique (bizarrement, je ne fais pas le même genre d’effets à mon mari quand je croque dans le suce-mentionné fromage).
(…)
Il prit une fraise dans ses doigts qu’il fit tournoyer entre ses doigts par la queue (comme la souris verte).
(…)
– L’issue était inévitable, dit-il en tendant le bras avant d’approcher la fraise de ces lèvres souriantes.
Elle les écarta (les lèvres, pas les cuisses, suivez un peu) légèrement pour mordre dans le fruit, et Jasper sentit ses sens s’échauffer.

 

Le passé :
– Jasper a un passé horrible (dont je tairai les détails, car pour une fois, je ne vais pas vous spoiler)(vu que j’ai bien aimé cette romance) et depuis son retour de l’armée, il ne dort plus que sur des paillasses. (pauvre chou va)(viens là que je te fasse un calin).

– Melisande aussi, à connu son lot de chagrin : son ex fiancé l’a quitté pour une autre (en même temps, a-t-on idée d’avoir des petits seins, je vous le demande ?)…  

                                             

« Jouis pour moi » :
– Viens avec moi, chuchota-t-il, la voix rauque. Viens avec moi…
Elle ouvrit enfin les yeux. Ses prunelles turquoise brillaient dans la pénombre.
– Viens avec moi, répéta-t-il.
Son pouce la caressait avec dextérité et il murmura :
– Viens avec moi. (à ce stade là, si j’avais été Melisande, j’aurais simulé rien que pour qu’il arrête de se répéter…)
Comment aurait-elle pu refuser sa requête (en lui balançant ton poing dans la tête ?)? Melisande sentait le plaisir monter, monter (comme la petite bête) (qui monte, qui monte qui monte)(oups, pardon)…
– Viens avec moi. 
– Ta gueuuuuuuulllllle cria-t-elle en jouissant. (non c’est pas vrai, ça vient de moi. Voilà ce qui s’est passé en fait :)
Elle renversa la tête sur l’oreiller et poussa un long gémissement, qu’il cueillit avec ses lèvres, comme le trophée de la victoire…

  

Et je finis sur les « extraits à recracher son café » (ou son eau, ou son coca (mais pas par le nez svp, c’est dégueulasse) :
– Tu la veux ? Demanda-t-il. Tu veux ma queue ? (amis de la classitude, bonsoir !)
– Oui ! s’écria Melisande, qui le désirait tellement qu’elle était prête à jeter tout fierté et tout pudeur aux orties. Oui, je la veux !
(…)
– Prends-moi, implora-t-elle.
(…)
– Non, mon cœur. Je ne vais pas te prendre. Je vais te faire l’amour.
Il plongea de nouveau en elle, la pilonnant sauvagement comme s’il avait soudain perdu tout contrôle. (c’est marrant, à lire cette phrase, on penserait plus qu’il la prend qu’il ne lui fait l’amour.)(mais bon, tant qu’il la fait jouir hein…)


Et il y a l’autre extrait du même style : ICI

Bon alors, oui il y a des clichés, mais on est loin quand même de certaines romances.
Ici, l’héroïne n’a pas la langue dans sa poche (mais sur le membre de son mari), elle est différente des autres héroïnes de romances et j’ai bien aimé cet aspect.
De plus, l’humour m’a tout de suite conquise et j’ai passé un très bon moment même si mon enthousiasme et mon intérêt ont un peu diminués au fur et à mesure de ma lecture :
L’histoire de fond ne va pas marquer les esprits (enfin le mien tout du moins) et l’intrigue en rapport avec le passé du héros ne m’a pas intéressée plus que ça et je retiendrai donc davantage l’humour et le style différent de l’auteur que l’histoire et les personnages.
Une romance sympathique qui ne devrait pas décevoir les adeptes et qui change les idées… que demander de plus ? 

 

Séduire un séducteur – Hoyt Elizabeth
Editions J’ai Lu (Aventures et passions) – 313 pages.  

 

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