Les lectures de Cécile

13
juin

Mini-Chro’s (pas si mini) #6 – Mes dernières déceptions… que je ne recommande pas

 

au dela de tes mots

 

Bon, je dois avouer que je ne suis pas une grande fan de romance Highlander à la base. (je sens que vous êtes contents de le savoir).

Ca se lit bien mais clairement je préfère de loin les romances historiques du 19ème siècle (pour toutes ces raisons).

Ceci dit, j’avais relativement bien apprécié la série des McCabe de Maya Banks et bon nombre de mes copines ont eu un coup de cœur pour « Au delà des mots ». Comme je suis faible, j’ai craqué, je l’ai commencé, j’ai adoré et puis… je ne l’ai pas terminé !
Et c’est bien dommage car j’ai dévoré la première partie. Je ne pouvais plus m’arrêter tellement j’étais prise dans l’histoire (malgré son manque de crédibilité)(mais jugez par vous-même).

Eveline Armstrong est considérée par tous, même par les siens comme une fille un peu « idiote », « simplette » depuis qu’elle a eu un accident de cheval 3 ans plus tôt, et qu’elle ne parle plus.
En vérité, Eveline est devenue sourde suite à cet accident, mais personne ne le sait, pas même ses proches.
Quant au fait de ne pas parler, c’est une volonté de sa part (car Eveline est maligne et non imbécile): ayant été promise à une brute qu’elle ne voulait pas épouser, elle a décidé de ne plus parler et de faire croire qu’elle était devenue simple d’esprit (car c’est bien connu, si tu ne parles pas, tu es bête).
Quelques années plus tard, elle doit subir un nouveau mariage arrangé, cette fois avec Graeme Montgomery, le laird d’un clan rival. Que dis-je ? Le laird DU clan rival.
Heureusement pour elle, Graeme n’est pas une brute, bien au contraire : il se refuse à partager sa couche car il ne veut pas abuser d’une femme simple d’esprit, même si elle est super bien foutue (non je n’invente rien).

Je vous disais donc que, bizarrement, et malgré l’histoire abracadabrante de base, j’ai adoré et dévoré la première partie du livre.
Et puis, du moment où le secret de l’héroïne n’en est plus un et que nos héros apprennent finalement à se connaitre  bibliquement, le soufflet retombe.

On se retrouve alors avec une héroïne qui fait la Cosette/Cendrillon pour être accepter d’un clan qui la méprise et si au début je trouvais ça sympathique, après 20% à la voir faire les corvées de tout le monde, à avoir mal, et à ne pas le dire, je me suis lassée…. Car sûrement, sû-re-ment, Edeline a bien vu que sa mère ne lavait pas les sols du château dont elle était la maitresse ?   Non ?

Alors, oui, on comprend qu’elle souffre du rejet de son nouveau clan et qu’elle veut prouver sa valeur en serrant les dents et en accomplissant des sales corvées pour se faire apprécier… Mais de là à y passer quasi 60 pages ?!

Je me suis finalement arrêtée quand elle se rend compte, après avoir passé 20% du livre à faire ça donc, que la gouvernante se moquait d’elle en lui demandant de faire des choses si difficiles (mais non, on vous dit qu’elle n’est pas débile !) et que, choquée de s’être faite avoir, elle s’enfuit en courant du château (les larmes ruisselant de son doux et beau visage, la robe dans le vent, dévalant la colline… Santtaaaa barbaraaaa, tu nous diras, pourquoiiiiiiiiii).

Et là, là, j’ai senti le truc arriver, l’accident ou l’enlèvement ou que sais-je encore… et je me suis dis que non, avec une PAL papier de 300 livres et un kindle remplit de beaucoup (trop) de livres, je n’avais pas envie de continuer.
En vrai, j’ai perdu mon intérêt pour ce livre quand il a tourné en un remake de cendrillon… Dommage.

Au-delà des mots (Les Montgomery et les Armstrong tome 1) – Maya Banks
Editions J’ai Lu – 374 pages

Highlander Challenge

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J’avais lu de bons avis sur ce livre dont le résumé promettait un livre original et plein d’émotions.
En effet, l’héroïne, dont je me souviens déjà plus du nom (fini il y a une semaine) souffre de schizophrénie, et de paranoïa couplés à des périodes de fortes dépressions.
Ses crises empirent avec l’arrivée d’hallucinations, suite au décès de sa soe    ur dont elle était très proche.
Nous suivons donc l’héroïne qui essaye de s’en sortir tant bien que mal et qui refuse de trop se rapprocher de Logan qui vient d’apparaître dans sa vie car elle sait qu’il ne l’acceptera jamais comme elle est.

Le résumé est donc plus que tentant et je m’attendais à beaucoup suivre sa maladie, à comprendre ce qu’elle vit au quotidien alors qu’elle entend des voix, qu’elle se sent seule, qu’elle a peur et qu’elle passe des périodes de déprime.

Je pensais et espérais qu’on allait vraiment parler de la schizophrénie, et ce livre avait donc pour moi beaucoup de potentiel, notamment celui de montrer un amour si puissant qu’il arrive à passer outre les difficultés d’une maladie si pesante et si présente.

Au final, malheureusement, si le style est sympa et que l’histoire avait donc du potentiel, c’est très lent, trop lent, et la relation entre la fille et Logan n’est pas crédible. En vérité, je ne suis pas une lectrice très patiente et je ne supporte pas les filles qui dorment dans les bras d’un mec, leur font des câlins à longueur de journée, passent tout leur temps libre avec lui sachant qu’il a des sentiments, mais qui en fait sont là « non vraiment on ne peut pas être plus que des amis ». Ici on doit attendre jusqu’à 70% pour le premier baiser il me semble.

Et si clairement elle a des raisons de ne pas vouloir s’investir, la façon dont ça évolue est plus agaçante que compréhensible.
Surtout que finalement le sujet de la maladie n’a pas du tout été abordé en profondeur, bien au contraire, on n’en parle à peine, et c’est bien là ma plus grande déception.
Ajouter à ça, des personnages secondaires un peu caricaturaux comme la meilleure amie nympho et la mère qui est une peste hyper méchante avec sa fille, et vous saurez pourquoi je ressors très déçue de cette lecture.
Je dois tout de même avouer que les points de vue de Logan rattrapent un peu le reste, tout comme les derniers 20% du livre où on ressent (enfin !!) un peu plus d’émotions… Malheureusement cela n’a pas suffit.

Dommage ! Une bonne idée et un bon style… ça aurait pu être un coup de coeur…

Perfectly Damaged – E.L Montes
Ebook – … pages

 

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love in english

 

Quelle déception que ce livre ! Plus d’une semaine pour le lire… Ca veut tout dire ;)
Si j’adore la plume de l’auteur dans sa série Experiment in terror, je dois avouer que le sujet de Love, In English, ne m’inspirait pas plus que ça à la base, vu qu’il est quand même question d’adultère.

Et puis, suite aux très nombreux avis positifs, je me suis laissée tentée, pressée de savoir comment Karina Halle allait se sortir de cette situation difficile et comment elle allait nous bousculer :)

Me voilà donc partie pour un voyage en Espagne…
On suit Vera, une canadienne, qui vient passer un mois en Espagne dans le cadre d’un programme où elle doit, avec d’autres anglophones, discuter et vivre en petit comité avec des espagnols, qui viennent pour perfectionner leur anglais. Le mot d’ordre du séjour : pas un mot d’espagnol (même par téléphone avec leurs proches donc).

C’est ainsi que Vera, étudiante en astronomie, 23 ans et tatouée de partout rencontre le beau Mateo, 38 ans,      espagnol, possédant plusieurs restaurants, ancien joueur de foot professionnel, et surtout marié et père d’une petite fille.
Comme le souligne ma copine Julia dans sa review sur GR, le livre manque dès le début de crédibilité car (et je la cite): » on ne sait pas très bien ce qu’il vient faire dans ce programme d’apprentissage de l’anglais, qui va le tenir coupé du monde pendant 1 mois, alors que:
1) il parle déjà très très bien anglais
2) il a une femme et une fille de 4/5 ans
3) sa femme parle anglais couramment et aurait pu l’aider
4) il doit gérer ses restos
5) il est suffisamment riche pour se payer un prof à domicile »

Mais bon, comme il faut bien qu’il y ait une histoire, passons.
Finalement, et j’en suis la première étonnée, ce n’est pas l’adultère qui m’a dérangée dans ce livre (même si j’ai trouvé très limite le fait que Mateo flirte avec Vera dès leur première rencontre)(et qu’il ne s’arrête pas par la suite)(rappelons quand même qu’il est marié).
Non ce que je n’ai pas aimé c’est que c’est très lent, qu’il ne se passe vraiment pas grand chose, que les personnages ne sont pas attachants mais surtout que je n’ai rien ressenti.
450 pages quand même et aucune émotion !
On suit le parcours de nos héros, leurs différentes interactions, et si on comprend vite qu’ils sont attirés, on ne comprend pas pour autant ce qui fait, pourquoi, de quoi et comment ils tombent amoureux.
On lit ce que eux ressentent mais nous, on ne ressent rien.

Zéro émotion et du coup, zéro crédibilité pour leur sentiment, et par là même, pour leur couple. Même les passages touchants ou les phrases mignonnes censées me faire couiner n’ont pas atteint leur but (et je suis bon public pour ça en temps normal).

Alors, on comprend quand on devrait avoir notre coeur qui se serre, ou quand on devrait devrait être en train de swooner et de baver sur Mateo, mais non, vraiment, on ne le ressent pas et on ne le vit pas.
Et je ne parle pas de la troisième partie où le héros fait un truc débile et la fin qui arrive un peu trop vite…

Dommage donc, car l’auteur a une écriture superbe et aurait pu nous transmettre beaucoup d’émotions (tumultueuses et contradictoires) vu le sujet.

Je lirai ses prochains écrits, c’est sûr, mais pour les romances contemporaines, j’y réfléchirai tout de même à deux fois.
Je vous invite à lire l’avis moins négatif, même si pas totalement convaincu, de Evenusia, la seule de mes co-lectrices à ne pas avoir abandonné cette lecture.

Love, In English de Karina Halle
Ebook – 456 pages.  

 

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nash

Et voilà la pire déception de cette année.
Si j’ai adoré Rule (au point de l’avoir lu 2 ou 3 fois) je dois dire que les tomes suivants (sur Jet et Rome) étaient déjà moins bons. Mais je restais néanmoins toujours fan de ces bad boys et du style de l’auteur qui arrivait toujours à nous faire ressentir parfaitement les émotions des personnages.
Je ressors d’autant plus déçue par ce 4ème tome sur Nash et Saint vu je n’ai rien retrouvé de ce qui m’a plu dans les tomes précédents.

Et si j’ai à peu près apprécié Nash, qui passe une période difficile vu que son plus proche parent va mourir d’un cancer, j’ai tout simplement détesté l’héroïne, Saint.

****Attention spoilers sur l’histoire de l’héroïne*****

Ce tome avait pourtant tout pour plaire.
Une héroïne que Nash aurait faite souffrir au lycée…
Lui qui est en train de perdre son oncle…
Leur attraction, leur soutien, leur entraide…

Mais non. Dès le prologue, on est calmé : la raison du traumatisme de Saint vis à vis de Nash et qui influencera TOUTE sa vie (sociale, sexuelle et relationnelle) depuis son adolescence jusqu’à l’âge adulte (enfin, elle a 25 ans) est RI-DI-CULE.

Si encore, par exemple, il avait couché avec elle et ne s’en était pas souvenu le lendemain alors qu’elle était amoureuse, on comprendrait qu’elle lui en veuille et n’ait pas confiance en elle et en les hommes.
Mais là. Là ! C’est juste pathétiquement ridicule.

Car voyez-vous, en vrai, ce qui s’est passé c’est que Saint était une ado un peu ronde qui avait un gros crush pour son voisin de casier, le beau et bad boy Nash qui, bien qu’inaccessible, avait néanmoins toujours un sourire pour elle.
Et puis un jour, elle passe près de lui et sa bande et elle l’entend dire d’une fille « qu’elle est trop laide pour qu’il couche avec». Bien entendu, elle croit qu’il parle d’elle.
Et c’est sur cette supposition qu’elle va être trau-ma-ti-sée pour le reste de sa vie.
Déjà, elle va quitter sa ville juste après le lycée dans l’unique but d’oublier ce méchant garçon qui a parlé méchamment d’elle, mais le plus dingue, donc, est que 8 ans après, cette supposition régit son comportement vis à vis de Nash pendant 80% du livre… alors qu’il est clair que c’est un garçon bien, qui est amoureux, et qu’en plus elle comprend qu’il ne parlait pas d’elle à l’époque (mais même, vous voyez, s’il a été assez méchant à 16 ans pour parler comme ça d’une fille, même si pas spécifiquement d’elle, alors c’est que vraiment, il est trop trop trop méchant et indigne de confiance)(je vous jure que je n’exagère pas)(vous sentez mon agacement là alors que ça fait 2 mois que je l’ai lu ?).

Mieux : la fille est hyper peu sûre d’elle depuis (alors qu’elle a un succès dingue), pleure à chaque fois qu’elle fait l’amour (depuis toujours hein), n’a jamais eu d’orgasmes avant Nash et tout ça car elle n’a pas confiance aux hommes…
Ce qui est normal: entre un ado qui aurait dit du mal d’une personne (c’est vrai que ce n’est pas courant à 16ans), et son père qui a trompé sa mère, vous comprenez, il y a de quoi être traumatisée.

Et je ne vous parle pas des histoires secondaires autour de ses parents qui prennent vraiment beaucoup de chapitres… Le mieux étant quand même quand Saint va voir sa mère (qui est devenue alcoolique après avoir été trompé et abandonné pour une jeunette (hello cliché !)) et qu’elle lui dit qu’il est temps de passer à autre chose ! Non mais est-ce que vous vous rendez compte du ridicule de la situation ?!!
On parle de la fille qui a cru entendre son amour d’adolescence parler méchamment d’elle et qui depuis (8 ans donc !) ne s’en remet pas, pleure à chaque fois qu’elle fait l’amour, est est hyper mal dans sa peau alors que tout le monde la drague et la trouve magnifique qui dit à sa mère de se remettre de son divorce après plus de 20 ans de mariage. Une blague ce livre je vous dis. Une vaste blague.

Bref, je ne vais pas continuer, ce sont censées êtres de petites chroniques, mais vous l’aurez compris : Saint est une héroïne sans intérêt et énervante, Nash est trop gentil et lisse et est loin du bad boy que l’auteur veut décrire et enfin, niveau histoire et avancée de la relation : c’est lent, lent lent lent lent. Il ne se passe rien dans tout le livre (à part peut-être quand Saint quitte Nash juste quand son oncle est en train de mourir).
Et bien sûr, pas un couinement : j’en suis même venue à zapper les scènes de cul à la fin, c’est dire ! ;)

Bref, je suis très déçue et je ne sûre de lire le prochain tome de cette série, surtout quand on lit le résumé…
Je tenterai néanmoins son autre standalone car ça reste une auteur dont j’aime le style.

L‘avis de Chi-Chi qui n’a pas aimé non plus.

Nash (Marked Man tome 4) – Jay Crownover
Ebook – 400 pages. 

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25
mar

Une semaine de folie (les demoiselles de Spindle Cove 2) de Tessa Dare, ou plutôt une semaine de scènes WTF…

une semaine

J’avais beaucoup aimé le tome 1 et je me réjouissais de lire ce tome 2.

Car, voyez-vous, l’histoire d’amour improbable entre  la fille supérieurement intelligente, à lunette, qui passe ses journées la tête dans les livres et le vicomte coureur de jupon, beau à damner un saint, moi j’adore !
Quand j’ai su que le couple en question allait être forcé de voyager une semaine ensemble, j’imaginais déjà des scènes hilarantes, de super dialogues, des situations cocasses…

Ajoutez à cela que tous les avis des copines étaient dithyrambiques, vous comprendrez que je me suis jetée dessus, abandonnant même la série EIT en cours de route.

Dire que j’attendais beaucoup de ce tome est donc, vous l’aurez compris, un euphémisme.

Ca avait d’ailleurs bien commencé…

Pour parler « vite fait » de l’histoire, Minerva est donc l’intello que personne ne remarque vraiment. Sa sœur ainée, par contre, est belle, raffinée etc.
Colin, quant à lui, est vicomte, débauché notoire et malheureusement sans un sou. Il doit soit attendre son prochain anniversaire pour pouvoir toucher son patrimoine, ou… se marier.
Tout porte à croire qu’il va du coup se décider à demander la sœur de Minerva en mariage !
Ce qui est impensable pour cette dernière. Elle n’aime pas le vicomte et est bien décidée à épargner à sa sœur un tel mari.
C’est pourquoi elle se rend chez lui en pleine nuit (sans penser au fait qu’elle puisse être ruinée)(mais Minerva est brillante n’en doutez point) pour lui proposer de l’accompagner à un colloque de géologie en Ecosse. Elle a fait une découverte extraordinaire (elle a trouvé une emprunte de lézard préhistorique géant) et en a moulé une emprunte qu’elle compte présenter à ce colloque, ce qui lui permettra de gagner une certaine somme d’argent qu’elle propose de donner à Colin. S’il l’accompagne et se désintéresse de sa sœur, donc.

Mais voilà… Colin n’est pas convaincu. Car Colin a des principes mes chers amis. Et déshonorer une jeune fille vierge est quelque chose qu’il s’interdit de faire. (L’avenir lui donnera tort mais nous y reviendrons, ne soyez pas pressés)(ce serait dommage vu la longueur du billet).
En gros ses principes sont pas de vierge, pas de prostituées, pas de femmes dans des situations financières désespérées, pas de sœurs d’anciennes maitresses, pas de mères d’anciennes maitresses (en somme, un homme bien, ce Colin)

Bon il va finalement accepter de l’accompagner (sinon pas d’histoire) sauf que voilà, monsieur a des conditions, voyez-vous.
Il voyagera à cheval pendant qu’elle sera dans diverses diligences, car il ne voyage pas dans des moyens de transports fermés. Rapport à son traumatisme d’enfance quand il a perdu ses parents dans un accident : ses parents sont morts et lui est resté coincé dans cette diligence pendant des heures, avec leurs corps à côté de lui, alors que des chiens sauvages tentaient d’entrer le manger.
Moui les amis… je sais… ça en traumatiserait plus d’un. Et Colin n’est pas aussi fort qu’il veut bien le montrer, ce pauvre sucre d’orge. Bref, autre effet de cette fatale nuit qui implique l’autre condition de voyage : il ne peut pas dormir seul. Vous comprenez désormais pourquoi il est obligé de coucher tous les soirs avec des nouvelles femmes…
Minerva accepte donc de dormir avec lui et c’est là que le voyage commence et que cette romance qui était jusque là fort sympathique et assez drôle (un quart du livre) est partie en sucette, pour ne pas être vulgaire, ou très légèrement.

 

Passons désormais aux 10 (ou 11, soyons précis) passages les plus WTF de cette romance, si vous le voulez bien. 
Attention SPOILERS.

 

1) Première nuit

– Je vais me déshabiller, la prévint-il. Vous ne voulez pas vous retourner ?
– Non, je ne crois pas. Je n’ai jamais vu d’homme nu. Pas en chair et en os, pas de près. Appelez cela, céder à la curiosité scientifique.

Je tiens à vous rappelez que notre héroïne est une jeune fille vierge issue de la bonne société….
Crédibilité de la scène selon moi : environ 15 %
M’enfin, si c’est de la curiosité scientifique…

Ce à quoi Colin répond :

– Je serais plus qu’heureux de vous laisser inspecter ma perfection physique dans sa totalité, mais uniquement si je peux voir aussi la vôtre.
Comme elle gardait un silence outré, il ajouta :
– C’est tout à fait équitable, œil pour œil, dent pour dent, téton pour téton.
Et b*** pour b***. Ah non, ça ne marche pas. Elle n’en a pas…

 

2) Toutes les histoires que Colin raconte à des gens qu’ils croisent et avec qui ils voyagent, des gens censés être intelligents donc…

Des histoires du style : ils sont frères et sœurs, héritiers du royaume des Crustacés qui se situe à la frontière entre Italie et Espagne (et les interlocuteurs qui ne relèvent pas), ou qu’ils sont fiancés et font du cirque et Minerva est une avaleuse de sabre, ou qu’il s’est fait mordre par un cobra puis enterré vivant…
J’en passe, et des meilleurs.

Alors, je ne sais pas pour les autres qui ont adoré ce livre mais, sérieusement ?
Il y a des chapitres entiers là dessus, ce n’est même pas drôle, il ne se passe rien pendant ce temps (niveau avancement de leur voyage ou de leur relation)… et je n’ai pas compris l’intérêt de ces chapitres.
Qu’il le fasse une fois, ça se comprend et permet au lecteur de voir qu’il a de l’imagination et que, par conséquent, il serait le parfait équilibre au caractère très sérieux et cartésien de Minerva. Mais au moins 3 chapitres entiers la dessus…. Bonjour l’ennui.

Heureusement qu’entre deux chapitres « je raconte des histoires débiles qui n’intéressent pas les lecteurs » il y a les nuits.

Notamment la :

 

3) deuxième nuit.
Nuit où Minerva se réveille en panique….

– Colin, Colin, Réveillez-vous. Quelqu’un se fait assassiner.

Vous l’aurez compris, la dame de la chambre d’à côté qui crie ne se fait pas assassiner.
Mais du coup, voilà nos héros qui écoutent ces cris féminins, et qui n’arrivent plus à dormir.
Crédibilité de la scène selon moi : environ 10%

Et Colin ne comprend pas :
– Ce n’est pas possible, insista-t-il, tandis que sa main glissait sur sa cuisse, que l’intrépide exploratrice de cavernes sous-marines que vous êtes n’ait pas exploré sa propre petite caverne.  

Colin, le roi de la métaphore. Que dis-je ? L’ali baba de la métaphore même !
Colin-a-baba va donc explorer la caverne de Minerva puis va jouer à frotti frotta sur elle jusqu’à ce qu’elle même pousse des cris et qu’ils jouissent ensemble.
Grand moment de plénitude, autant vous le dire.

Le lendemain, de nouveau des histoires abracadabrantes puis :

 

4) ils se font arrêtés par des brigands !
Brigands qui décident de tout voler, bijoux etc et qui demandent à Minerva sa valise ! Oh non ! Sa valise qui contient le moulage de l’emprunte de lézard ! sans elle pas de démonstration solide pour le colloque et pas de reconnaissance de la société géologique royale ! Non ! Elle refuse donc de donner sa valise et Colin a peur pour elle ! Mon dieu ils vont la tuer !!! Du coup, Colin-a-baba va se livrer aux brigands.

– Laissez la malle, dit-il au brigand. Laissez la malle et prenez moi à la place. 
Je vaux une fortune en rançon. (car tout le monde croit que c’est le prince du royaume de Crustacé donc)(roulage intense des yeux).

Il se fait donc amener par les voleurs, frapper et puis il est attaché à un arbre et là, qui vient le sauver ??!! Minerva qui pointe un flingue sur le méchant voleur.
Crédibilité de toute la scène selon moi : environ 0.2%

Du coup, ils continuent leur périple à pied, c’est dur, c’est long, mais Minerva est forte.
Mais quand même, c’est dur, c’est long. Colin-a-baba a donc l’idée, après une demi journée de marche, de s’arrêter dans la maison d’une connaissance à lui… Une maison de jeu et de luxure (si vous voyez ce que je veux dire, clin d’œil).

Maison où Colin est déjà souvent passé, et toujours accompagné. Il faut donc qu’il garde sa réputation et fait donc passer Minerva pour :

 

5) Sa maitresse (en lui échancrant sa robe, en lui ébouriffant les cheveux et en lui enlevant ses lunettes)(les filles de joie ayant toujours 10/10 à chaque œil, c’est bien connu).

Donc une fois là bas, Colin joue aux cartes pendant que « sa maitresse » joue la potiche qui ne parle pas anglais.
Une potiche qui sait comment exciter malgré elle notre jeune vicomte :
Tandis qu’il se concentrait sur son jeu, elle remplit son verre de vin, puis glissa une tranche de porc rôti entre deux moitiés de pain beurré Ce faisant, un peu de beurre coula sur son pouce. Elle le porta à sa bouche et le suça. Colin savait qu’elle n’avait pas eu l’intention d’être provocante, ce qui rendit son geste d’autant plus excitant.

Puis il y a ce récapitulatif splendide des dernières 24h écoulées :
Comme elle se blottissait contre lui, elle lui parut petite et fragile. Au cours des dernières vingt-quatre heures, elle avait parcouru des kilomètres à pied, donné son argent sous la menace d’un pistolet, menacé un brigand de le poignarder et était entrée dans une demeure qui exsudait tellement la débauche que n’importe quelle jeune fille de bonne famille se serait enfuie en hurlant. Et tout cela, le lendemain de son premier orgasme digne de ce nom.
J’ADORE la dernière phrase. Vous vous rendez compte de tout ce qu’elle a vécu et subie le lendemain de son premier orgasme quand même ????

Bon, finalement Minerva décide qu’il est temps d’arrêter de jouer la maitresse pour en être une vraiment.
Et là…

 

6) Colin a mal à ses roubignols et Minerva est naïve :

– Ne m’écoutez pas, chaton. Mes roubignoles me font mal et ma fierté est piquée au vif. Je suis soûl et je me sens d’humeur très coquine ce soir. Vous feriez mieux de ne pas faire attention à moi et de dormir.
–  Pourquoi est-ce que vos roubignoles vous font mal ?
Elle se redressa en position assise.
– Vous avez été blessé ? Par les brigands ? (Tenons nous la main et LOLons en chœur les amis.)
– Ma chère enfant, vous êtes peut-être une brillante géologue, mais vos connaissances en biologie laissent vraiment à désirer.

Vous serez heureux d’apprendre que mon document Word ne reconnaît pas le terme Roubignol (lucky him). A la place, il me propose croquignols.
Un mix entre croquer et roubignols… ce qui m’amène au point suivant :
(j’espère que vous appréciez mes transitions à leur juste valeur).

 

7) « Hé ! Qu’est-ce que vous diriez d’une pipe ? Dans un but purement scientifique comme de bien entendu !! » 

Warning :  ce long passage contient des phrases absolument mythiques ainsi que des termes qui peuvent choquer les personnes habituées à lire des romance historiques.

– J’ai fait ce que vous m’aviez demandé,  j’ai joué le rôle de votre maîtresse, je mérite d’assouvir ma curiosité. Je veux voir et toucher comme il faut. Je n’en ai jamais eu encore l’occasion.
– Nom de…
– Du calme. Que m’avez-vous dit déjà? Pensez qu’il s’agit d’une… fouille.
Le sourire aux lèvres, elle referma la main sur son sexe dur.
– C’est au nom de la science. 
(elle a bon dos la science, chaudasse va !)
(…)
– C’est tellement… raide.
– C’est l’effet que vous lui faites.
Incapable de résister plus longtemps, il referma la main sur la sienne, l’encourageant à serrer plus fort, lui montrant comment le caresser. Elle s’exécuta si docilement que son excitation grimpa d’un cran.
– Comment l’appelez-vous ? demanda-t-elle. Je sais qu’il y a plusieurs noms.
– Des noms ? Comme Peter, Belvedere, sir Charles Grandison ? hasarda-t-il, le souffle court. C’est juste ma queue, chaton.
– Votre queue.
Fichtre. Elle le rendait fou quand elle parlait ainsi.
– J’aime bien votre queue. Aussi douce que du talc, et pourtant aussi dure que le granit.
– Oui, nous savons tous deux combien vous appréciez les pierres et les roches.
– J’adore les pierres, en effet.
Une nuance aguicheuse se glissa dans sa voix.
– Je les trouve absolument fascinantes. Je les prends en main et j’en explore tous les sillons et contours.
(…)

– Certaines ont des veines particulièrement intéressantes, murmura-t-elle.
– Je suppose que vous n’avez jamais – au nom de la science, bien sûr – mis l’une de ces pierres si fascinantes dans votre bouche ?
Ah ce cher Colin. Tout en subtilité.

MAIS ? Aurait-il oublié ses règles ? Ses principes ?
Ah non, il s’en souvient mais il se dit que serait bien que ses règles soient repensées.

Il devait avoir une règle pour faire face à ce genre de situation. Et même s’il n’avait pas de règle permanente – n’importe quel code de conduite qui lui permettait de glisser son sexe dans la bouche d’une vierge, mais pas dans sa chatte ? Oui, bon, un code pareil avait besoin d’être repensé.
(c’est moi ou cette phrase est un poil compliquée à comprendre ?)

Bref, il paraît que sucer n’est pas forcément tromper.
Se faire sucer par une vierge est-il moins dérangeant et préjudiciable que la dépuceler ?
Thèse / antithèse / synthèse, vous avez une heure pour développer.
Le gagnant aura le droit à 10 skittles rouges.

 

8) Colin, ou le bras de 10m de long :

Imaginez la scène, elle est à califourchon sur sa jambe et lui fait une fellation (à noter que le sexe de Colin est « assez dur pour écraser une pierre »), et elle est donc assise face à lui et lui arrive à la toucher (je ne parle pas de ses seins donc) en même temps…
Je sais pas vous mais moi j’ai quand même du mal à imaginer la taille du bras de Colin.

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Ou peut être que je suis arrivée à l’imaginer en fait. (sauf que contrairement à Mr Chatouille, Colin ne fait pas de guili. Il doigte, lui). (Je sais… je suis si classe aujourd’hui)

Retranscription partielle d’une discussion whatsapp sur cette fameuse scène :

julia1 julia2
Toi aussi, joue et devine la longueur du bras de Colin.  Tu remporteras peut-être le livre de Mr Chatouille.

 

9 ) des phrases qui ne veulent vraiment pas dire grand chose :
Minerva se retrouva partagée entre admiration et envie. Elle semblait condamnée à toujours se sentir une étrangère, une intruse, tandis que Colin s’adaptait partout avec une aisance confondante. Mais pour la première fois, elle vit son charme sous une lumière différente. Pas comme un lubrifiant, qu’il soit social ou sexuel, mais comme l’expression de sa personnalité profonde.

Cette histoire de lubrifiant social et sexuel me laisse perplexe je dois dire.
Mais bref, donc ils continuent leur périple, arrive dans une foire, partage les mets de gens « normaux », s’amuse à tirer à la carabine, à gagner des fruits, à les donner aux enfants du village qui n’ont jamais mangé de raisins (sortez les violons et les mouchoirs) et Minerva tire en plein dans le mille d’une cible, et ce, sans ses lunettes.
C’est beau, grâce à Colin elle apprend à être un lubrifiant social, enfin, à s’épanouir quoi. Et pas que sexuellement.

Et là :

 

10) nuit je ne sais plus combien, 4 peut-être :

Ils arrivent dans un refuge de berger………
C’était un simple refuge pour les bergers et il était vide. Colin dut se baisser pour y pénétrer. A l’intérieur, ils découvrirent un petit réchaud, une lampe, quelques crochets et outils de berger… et une paillasse étroite. (mais pas autant que Minerva)(même si plus pour longtemps)(car oui, dans ce refuge de bergers, il se pourrait bien que Minerva se prenne un petit bâton du berger, si vous voyez ce que je veux subtilement dire)

Tu es tout humide, grogna-t-il en la pénétrant lentement. Tout humide et tellement étroite. (AH ! qu’est ce que je vous disais ??? On ne me croit jamais !)

Et le lendemain matin, quand il le refont, Colin prend conscience qu’il ne mérite pas Minerva.
Parce qu’elle est beaucoup plus brillante que lui ? Non.
Parce qu’elle est tellement généreuse et que lui a dérogé à toutes ses règles ? Non.
Parce qu’il l’a compromise alors qu’il s’était juré de ne pas le faire ? Non.
Mais alors, pourquoi ne la mérite-t-il pas ???

-Mon Dieu, Minerva, je ne te mérite pas. Tu es tellement bonne, tellement chaude et mouillée.
LOL. Juste. LOL. Rien à dire… un vrai romantique et poète ce Colin-a-baba.

A noter que :
Seigneur, elle était à couper le souffle lorsqu’elle venait d’être proprement culbutée.
Ce qui de facto, implique que n’est pas le cas quand elle est mal culbutée.

 

11) Le colloque. Ou le point le plus WTF du livre.
Finalement, ils trouvent une voiture mais manque de bol, il y a de la pluie et le véhicule se retourne.
Bam. Colin revit son pire cauchemar.
Minerva arrive à sortir par la fenêtre et conjure Colin d’en faire autant. Mais il ne veut pas laisser la malle de Minerva avec l’emprunte du lézard, et celle-ci est trop grande pour passer par la fenêtre.
Voyez-vous à quel point ce Colin-chou a grand cœur. Il lui a promis de l’amener au colloque, il l’amènera à ce colloque, dut-il en mourir et revivre son pire traumatisme !!

Minerva n’a pas le choix, elle arme son pistolet et tire sur la valise, détruisant l’emprunte… Colin n’a plus le choix et sort. Ouf.
Mais il s’en veut terriblement. A cause de lui, Minerva ne pourra jamais prouver ce qu’elle vaut.
Enfer et damnation. « Repartez toute seule à londres » « quoi mais je veux rester avec vous » « bon vous savez quoi, allons quand même au colloque ».

Ils y vont et là…. Là…. LA. Minerva qui fait partie de la société géologique royale sous un nom d’homme depuis 3 ans se voit refuser l’entrée du colloque car c’est une fille.

Incroyable. Cette fille supposée brillante (en plus d’être nympho), qui se fait passer pour un homme depuis des années pour intégrer une société réservée aux hommes, n’a pas pensé UNE MINUTE qu’elle n’allait pas pouvoir présenter ses travaux vu que c’est une femme.

No comment.

Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.

 

NB : Ce livre était prometteur mais au final, passé 25% devient complètement ridicule, et ennuyant, sans parler qu’il y a de nombreux chapitres qui parlent des protagonistes du prochain tome, chapitres que j’ai jugé en toute bonne foi absolument inutiles et inintéressants.
Pour ce qui est des termes « chatte » « queue » et « roubignol », c’est très personnel, j’en ai conscience, mais moi, cela me choque toujours de lire ce genre de mots dans une romance historique.
A noter que je n’ai pas spoilé entièrement le livre, il reste quelques scènes génialissimement what the fuck dont une où Minerva emploie le mot Salopard(é).

Vous l’aurez sans doute compris, je ne vous conseille pas du tout ce tome.
Mais notez bien que je suis la seule… les avis sont excellents…

 

18
fév

Le cercle des canailles, Tome 1: Le flambeur et Tome 2 : One Good Earl Deserves a Lover de Sarah MacLean

La semaine passée je vous listais les 10 raisons pour lesquelles j’aime les romances historiques.
Il faut savoir que j’en lis beaucoup. Vraiment beaucoup. Du coup je ne les chronique plus. Souvent je passe un très bon moment puis je passe à autre chose. Si je devais tous les chroniquer, je pense que mes billets se ressembleraient beaucoup. 
Sauf que voilà, là, c’est différent. J’ai tellement apprécié ces deux livres que je me dois d’en parler.

 

flambeur

Michael Bourne, marquis, perd tout ce qu’il possède au jeu lors d’une soirée fatale.!
Ce soir là, alors qu’il n’a plus rien, il jure de se venger de celui qui a orchestré sa faillite.
Des années plus tard, alors qu’il détient une partie de la maison de jeu la plus connue de Londres  il a l’opportunité d’accomplir une partie de son but.
Pour cela, il faut qu’il se marie à Pénélope, son amie d’enfance qu’il n’a pas revu depuis des années.

– Vous avez mes terres, Pénélope, chuchota-t-il. Et je veux les récupérer.
Elle ferma les yeux. Si elle survivait à cet épisode, elle ne mettrait plus jamais le nez dehors. Ni de jour ni de nuit.
– Il n’est pas en mon pouvoir de vous les rendre, balbutia-t-elle.
Il fit courir sa main le long de son bras en une longue et troublante caresse, et referma les doigts autour de son poignet.
– Je sais, dit-il, mais je les aurai quand même.
– Qu’est-ce que cela signifie `
– Cela signifie, ma chérie, expliqua-t-il, prononçant le mot tendre d’un ton moqueur, que nous devons nous marier.

Pour augmenter les chances de voir sa fille mariée, le père de Pénélope a rajouté à sa dot le territoire que Michael a perdu il y a quelques années.
Quand elle part se balader un soir dans son domaine pour changer d’air, elle est loin d’imaginer qu’elle  va retrouver son meilleur ami d’enfance qui est prêt à ruiner sa réputation afin qu’elle n’ait d’autres choix que de se marier à lui.

« Je vais vous corrompre, promit-il tandis que sa main glissait sur l’arrondi de son vendre dont les muscles frémirent. Je vais vous faire passer de la lumière à l’obscurité, du bien au mal. Je vais vous ruiner.»

Déjà, j’aime beaucoup les histoires où les réputations sont ruinées et on les sentiments apparaissent après le mariage :-) Celle-ci ne fait pas exception.
Ici, outre le fait que le héros est le héros type : torturé, qui a peur d’aimer et qui pense qu’il ne mérite pas notre héroïne, cette histoire est vraiment parfaite.
Les dialogues sont savoureux, les personnages sont complexes et attachants, les scènes sexy sont bien écrites (swoon!), l’évolution des sentiments est crédible (et couinante !) et les personnages secondaires nous donne envie de nous jeter sur la suite. De plus, c’est souvent drôle et l’intrigue ne tire jamais en longueur, même si le désir de vengeance de Bourne reste sa priorité jusqu’à la quasi fin du livre.

“D’abord, je croyais que nous avions admis que je ne suis pas un gentleman. Je ne le suis plus depuis longtemps. Ensuite, vous seriez surprise si je vous disais ce que font les gentlemen… et ce que les dames apprécient. »

Enfin, dans l’ensemble, y a peu de choses à redire à ce livre : on s’évade, on soupire, on rigole et on couine ! Je conseille :-)

Le cercle des canailles tome 1 : Le flambeur – Sarah MacLean
Editions J’ai lu – 377 pages

*********

 

 

One Good Earl Deserves a Lover est la suite du flambeur.one good earl
Dès la première page c’est drôle et prenant.

« I wonder if you could explain the use of the tongue. »
« Je me demandais si vous pouviez m’expliquer l’usage de la langue. »

Tout le monde est d’accord pour dire que Lady Philippa Marbury est bizarre.
En effet, la petite sœur a lunettes de Pénélope est plus intéressée par la botanique et l’anatomie que par le thé et les bals.
15 jours avant son mariage Pippa se retrouve confrontée à un problème de taille pour la scientifique qu’elle est. Elle veut tout savoir du plaisir de la chair avant de prêter serment à son futur époux qu’elle va jurer de satisfaire. Car, comment pourra-t-elle le satisfaire si elle n’y connaît rien ? C’est donc dans un but purement scientifique qu’elle va approcher Cross, un des associé de la plus célèbre maison de jeu (et de plaisir) de Londres, afin qu’il l’aide dans ses recherches.
Voyez-vous, la réputation de Cross n’est plus à faire, et Pippa est persuadée qu’auprès de lui elle apprendra ce qu’elle doit savoir, de manière scientifique, sans émotions et sans être ruinée.

« It’s just that…since we met, I have been rather…well, fascinated by… »
You.
Say it, he willed, not entirely certain what he would do if she did, but willing to put himself to the test.
She took another breath. « By your bones. »
Would she ever say anything expected? « My bones? »
She nodded. « Yes. Well, the muscles and tendons, too. Your forearms. Your thighs. And earlier–while I watched you drink whiskey–by your hands. »

« C’est juste que … depuis qu’on se connaît, j’ai été plutôt… et bien, fascinée par…. »
Vous.
Dites-le, avait-il envie de dire, pas tout à faire sûr de ce qu’il ferait si elle le disait mais prêt à se mettre à l’épreuve le cas échéant.
Elle prit une autre respiration. « Par vos os ».
Est-ce qu’un jour elle dirait quelque chose auquel on s’attendrait ? « Mes os ? »
Elle acquiesça. « Oui. Enfin, les muscles et tendons également. Vos avant-bras. Vos cuisses. Et puis, tout à l’heure, pendant que je vous regardais boire votre whiskey, par vos mains ».

J’ai adoré Pippa et son esprit scientifique où tout est noir ou blanc. Elle m’a fait mourir de rire à de nombreuses reprises avec ses réflexions et sa naïveté.
Cross, quant à lui, est aussi très intéressant avec son passé qui le tourmente, et ses contradictions. Tantôt manipulateur, tantôt plein de compassion, tantôt distant, tantôt possessif…

Ce livre contient tout ce que j’aime dans une romance historique. C’est prenant, c’est vraiment bien écrit, c’est très drôle et j’ai beaucoup couiné !
Le seul bémol est que leur relation met un peu trop de temps à évoluer vraiment. Ceci dit la tension (sexuelle) entre eux n’en est que plus exacerbée ce qui est aussi savoureux en un sens!

« The room is spinning. »
His lips curved at her earlobe. « I thought I was the only one who noticed. »
She turned to face him. « What causes it? »
« My little scientist…if you have time to wonder about that, I am not doing my job well enough. » 

« Cette chambre tourne »
Ses lèvres s’incurvèrent près de son oreille. « je pensais être le seul à l’avoir remarqué ».
Elle se tourna pour lui faire face « Comment cela se fait-il ? ».
« ma petite scientifique… si tu as le temps de te poser la question, c’est que je ne fais pas assez bien mon travail… »

Je crois que si je n’avais pas mis autant de temps à lire (quasi une semaine quand même)(il faut dire que l’anglais n’est pas franchement simple) ça aurait été un coup de cœur !
Un excellent tome en tout cas.
Cette auteure va figurer parmi mes préférées du genre !

 

“It’s because I am odd.” And then she looked up at him with those enormous blue eyes, and said, “I can’t help it.”
God help him, he wanted to kiss her senseless, odd or not. He wanted to kiss her senseless because she was odd.

« C’est parce que je suis bizarre ». Et sur ce, elle se retourna vers lui, avec ses énormes yeux bleus et dit « je ne peux rien y faire ».
Que dieu lui vienne en aide, il avait envie de l’embrasser de manière insensé, bizarre ou pas. Il avait envie de l’embrasser de manière insensé parce qu’elle était bizarre. 

Le cercle des canailles tome 2 : One Good Earl Deserves a Lover – Sarah MacLean 
373 pages. A paraitre en VF chez J’ai lu en Avril 2014 (à vérifier).