Les lectures de Cécile

8
mar

Si Glory y restait… il ne lui resterait vraiment plus grand-chose dans la vie.

 

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« J’ai envie de te sucer ». Voilà la première phrase de ce 9ème tome (je vous vois lever un œil intéressé. Et bien non, mesdames, cette phrase n’est absolument pas représentative du contenu du livre)(à mon grand dam, croyez-moi) qui parle de Manny Manello (non ce n’est pas une blague, Ward n’a pas son pareil pour trouver des noms improbables à ses personnages)(mais j’avoue que là, en donnant un nom et un prénom qui se ressemblent, elle a fait très fort dans le ridicule) est chirurgien. Le meilleur qui soit (paraît-il)(mais j’en doute encore) : « Parmi les manieurs de scalpels de St Francis, Manny Manello était au sommet de la pile. Il était une star, un sergent d’exercice (ça veut dire quoi exactement ?) et le président des Etats-Unis réunis en un seul enfoiré  d’un mètre quatre-vingts  bien rasé (Si il est bien rasé, tout va bien alors). Il avait un caractère atroce, une intelligence stupéfiante et un fusible d’environ un millimètre de long. (Suis-je la seule à ne pas comprendre cette deuxième partie de phrase ?)(Madame la traductrice : vous savez que vous pouvez donner un sens aux phrases au lieu de traduire mot à mot ?).
Depuis la mort de sa collègue Jane (rappelez-vous, celle qui s’est transformée en fantôme qui peut reprendre consistance quand elle doit baiser)(et opérer me souffle t-on à l’oreille) il boit tous les jours, ne fait qu’opérer, écouter sa musique préférée à savoir de l’acid rock et du heavy métal (non je ne jugerais pas)(s’en va écouter JJ Goldman) et la seule chose qu’il aime dans sa vie est… sa jument GloryGloryHallelujah (à vos souhaits).
Alors qu’il a décidé de passer un weekend… Non, vous avez raison. Je ne peux pas faire comme si c’était normal d’appeler sa jument GloryGloryHallelujah. Parce que, JR Ward, qu’est ce c’est que ce putain de nom sérieusement ?! (oups désolée, veuillez excuser ma vulgarité mais je viens de lire 600 pages de la confrérie). Donc, JR, que diable fumez-vous en écrivant vos livres, et surtout, comment s’en procure t-on (moi aussi je veux voir des petits poneys roses vous savez)(et des hommes qui éjaculent pendant 45min d’affilée)(et ce, dans un but purement scientifique il va s’en dire).
Donc, revenons à moutons (ou à notre jument dans le cas présent)(ainsi qu’à nos étalons en cuir)(Happy parenthèse’s day les amis, c’est votre jour !)… Manolo (oui j’ai finalement opté pour un raccourci) a donc décidé de passer un weekend tranquille à se morfondre car sa jument Glorygloryhallelujah (sic) a chuté et a mal à la hanche quand tout à coup Jane réapparaît (alors qu’il la croit morte) et lui demande de venir opérer quelqu’un.
Passé le premier moment de stupéfaction (bordel de merde qu’est ce que tu fous là ?), il décide de l’accompagner, et c’est là qu’il rencontre la fille qu’il doit opérer. « Une guerrière » pense t-il immédiatement. (c’est sûr que c’est la première chose à laquelle on pense quand on voit une femme musclée pour la première fois de sa vie)(moi-même quand je vois un homme musclé, je me dis que c’est forcément un guerrier).
Souffhrance est magnifique (non je ne dirai rien sur son prénom)(mais sachez que je n’en pense pas moins). Cheveux noirs, longue tresse qui lui arrive jusqu’en bas du dos, yeux totalement improbables (oui ok, je me souviens plus de la couleur, mais croyez-moi c’était improbable), Souffhrance souffhre. Et pour cause. Elle a fait une mauvaise chute (comme Glory) et sa moelle épinière est touchée. Résultat, elle ne sent plus ses jambes.

Bref Manololediabolo est là pour l’opérer. Ce qu’il fait. Avec succès. « Comme si sa vie en dépendait ». Et alors qu’il se retrouve auprès d’elle après l’opération, ils comprennent tous les deux qu’il se passe un truc entre eux mais malheureusement il sait également qu’elle va devoir effacer ses souvenirs. Il n’est pas censé connaître l’existence des vampires. (ni en être un lui même me direz-vous…)(oups, je viens de vous spoiler. Envoyez-moi Visz me fouetter, merci).
S’en suit une série d’érections :
Manolo doit défaire la tresse de Souffhan-silhence-s’il-te-plait,  et bande.
Puis, il s’endort sur son canapé, bande et jouit pendant 20 minutes non stop.
Puis il va nettoyer tout ça sous la douche où, il bande encore, et jouit encore.
Mais ça ne s’arrête pas là. Il sort de la douche et se rend compte qu’il bande encore. « A l’évidence la méthode de « soulagement » ne fonctionnait pas et il n’avait plus d’énergie. Merde, peut-être qu’il couvait une grippe ou une saloperie du même genre, dieu sait qu’en travaillant dans un hôpital on pouvait attraper beaucoup de choses ». (Oui mesdames, vous ne rêvez pas, Manolol’intello est genre, le meilleur chirurgien du monde entier, mais quand il bande trop souvent, il croit qu’il couve une grippe, c’est bien ça)(madame la béta lectrice de Mme Ward, à quoi servez-vous ?)(et pourquoi diable suis-je la seule personne au monde que ce genre de détail dérange ?)(life is a bitch)(j’ai besoin d’une fraise tagada pour me remonter le moral tiens).

Bref, flash forward.
Une semaine s’est écoulée, Manolol’asticot est un zombie qui se souvient d’une femme sans s’en souvenir vraiment et Shouffhrance continue de Shouffhire car ma foi, il faut bien faire honneur à son nom et aussi parce qu’elle ne peut toujours pas marcher.
Oui, Souffhrance est au bout du scotch et demande donc à Jane de l’aider à en finir avec la vie. 
Et donc, alors que Jane s’apprête à commettre l’irréparable, Visz, le frère de Souffhrance, arrive, devient fou, demande à sa sœur de lui laisser deux heures, part sans se retourner et va chercher… Manolo-qu’on-sucerait-comme-un-michoko. (désolée mais c’est moins évident qu’il n’y paraît de trouver des rimes en O).

Et là, en le voyant, Souffhrance n’a plus du tout envie de mourir. (non elle veut juste des orgasmes, merci bien). Oui elle veut vivre. Et apprendre pleins de choses comme « c’est quoi jouir » ou « comment on embrasse » ?
Ce que manolo-le-vibro va s’empresser de lui montrer, pensez-vous.
Et puis, alors qu’il s’en va prendre une douche, Souffhrance se met à 4 pattes pour le suivre du regard, lui, ses belles fesses et sa magnifique érec… et mais attendez !
Elle vient de se mettre à 4 pattes. Manolo n’en revient pas (et nous non plus d’ailleurs).
Et c’est là qu’il comprend : Shouffhrance se rétablit quand elle est excitée (heu ? Sérieusement là ?). Du coup, un cuni par ci, un cuni par là, et quelques orgasmes plus tard, voilà notre Souffhrance sur pieds (Qui a le numéro de Manolo ? Je crois que j’ai un torticolis).

Bref, après ça, rien de passionnant les concernant. Sachez juste qu’elle restera vierge jusqu’à la quasi fin du livre (les livres de la confrérie, c’est plus ce que c’était, vraiment), que Manolol’abricot va pouvoir garder sa mémoire et vivre avec les autres grâce à un retournement de situation à la Ward, et que comme cadeau de « mariage » il va lui offrir Gloryglory car « il y a des cadeaux qui valent beaucoup plus que des diamants » (ou pas hein)(mais vu tous les orgasmes qu’elle a en prime, elle peut bien lui faire croire qu’elle est contente de son cadeau hein)(enfin moi, c’est ce que j’aurais fait aussi). 

En parallèle, on suit Visz qui a toujours quelques soucis, mais qui, grâce à Butch et à Jane, finit par comprendre que « le sexe extrême et la douleur lui avaient longtemps paru être d’excellentes solutions, mais en réalité ils n’avaient été que du fond de teint masquant un bouton : la laideur était demeurée en lui » (tant de profondeur, de raffinement et de classieuses métaphores m’avaient manqué, je dois bien l’avouer)(ceci dit, c’est pas très sympa pour les ados boutonneuses qui vont croire qu’elles sont moches de l’intérieure, moi je dis).

 

Enfin, on fait la connaissance de Xcor et de sa bande de salopards comme ils s’appellent. Xcor et sa bande sont des mâles qui ne font pas partie de la confrérie et qui aiment tuer. Sauf que comme tous les faux méchants créés par Ward (au pays des bisounours), ils sont moins méchants qu’ils n’y paraissent.
Ils tuent surtout les éradiqueurs et débarquent fraîchement aux USA dans le but de renverser Kholer et prendre sa place.
Xcor a les yeux bleus, ou noirs (selon la page)(oui je continue de penser que quelqu’un devrait devrait se dévouer pour faire comprendre à Ward la nécessité de faire des fiches sur ses personnages), est grand, musclé, cheveux noirs et a… un bec de lièvre (qui le complexe, le pauvre chou)(mais je suis sûre que ça ne change rien à sa performance cuniluinguissalle).
Son bras droit s’appelle Affhres et ensemble, ils vont faire une partie de jambes en l’air avec une prostituée sur qui ils vont jouir environ 5 fois chacun jusqu’à ce qu’elle se retrouve « couverte de sperme à tellement d’endroits différents qu’elle n’arrivait plus à compter » (Mmmh, bon appétit les amies et welcome to the wonderful world of the confrérie).

Voilà, sinon, ma foi, il ne se passe pas grand chose, Qhuinn aime Blay, il veut plus baiser pour baiser, refuse de manger, enlève ses piercings visibles, Blay l’aime mais il se tape son cousin, GlorygloryHalleluia s’en sort, Manolo et Butch se retrouvent parentés, Jane et Visz vont se réconcilier et faire l’amour comme pour la première fois, Xcor ne sait pas lire et écrire (et ça ne choque personne sauf moi)(le vampire a donc je ne sais combien de centaine d’années) et je crois que c’est tout.

Voyez, pas de quoi fouettez un Visz, ce tome.
Finalement, l’histoire principale n’est franchement pas très intéressante, les autres sont sympas sans plus, il n’y a presque pas de scènes coquines (mais il paraît qu’elle se rattrappe avec le prochain tome)(et vivement le prochain tome donc)(oui je suis une coquinette en sucre, que voulez-vous ?) et il n’y a même pas beaucoup de métaphores Wardiennes pour me faire rire et rouler des yeux…

Un tome dont on peut se passer, donc.

La confrérie de la Dague Noire, tome 9 : L’amant Déchainé – JR. Ward.
Editions Bragelonne – 554 pages.  

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-si-glory-y-restait-il-ne-lui-resterait-vraiment-plus-grand-chose-dans-la-vie-115687690.html

1
jan

Nan. Je les préfère pieds nus, sous pilule, et toujours disponibles. »

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Holly ne connaît rien aux immortels et pour cause elle ne sait pas qu’elle en est une (malgré son regard qui « oscille entre l’argent et le violet intense »)(oui intense le violet, s’il vous plait)(car un violet fade, ça le fait nettement moins, vous en conviendrez)(croyez-moi, si j’avais eu les yeux violets ou argentés je me serais posée des questions)(mais Holly ne lit peut-être pas autant de romances paranormales que moi, et je ne peux pas l’en blâmer).
Holly est « absolument exquise. La natation avait parfaitement sculpté son corps. (Marrant, la natation n’a jamais sculpté le mien)(comment ça il faudrait que j’y aille plus de 3x par an ?). Ses bras et ses jambes étaient fermes, mais avaient gardé de la rondeur (C’est vrai, Cadeon ? Tu aimes les filles rondes ? Car je connais quelqu’un qui serait très intéressé par toucher tes cornes, juste pour les voir se dresser, et justement, cette personne est un peu ronde). Enfin les hanches d’Holly « s’épanouissaient sous sa taille étroite »…
Mais là où Holly aurait du se douter qu’elle était une immortelle ou du moins une héroïne de roman, c’est quand Cadeon l’informe qu’il n’y a pas que sa taille qui est étroite… (comment ça, à ce moment là, elle sait déjà qu’elle est une valkyrie ?)(oui bon, peut-être mais je tenais à placer subtilement (oui, subtilité is my middle name) le fait qu’Holly est « si étroite, si serrée » vu que je mets un point d’honneur à relever cette phrase dans mes livres.)

Mais voilà, être étroite, ronde et ferme à la fois, n’est pas ce qui caractérise Holly. Non ce qui la définie, c’est surtout que c’est une fille pleine de TOC, super intelligente, très prude et surtout très coincée.

 

En gros, tout l’inverse de Cadeon qui est  « frustre, arrogant, macho et fier de l’être. »

Cadeon est un démon dont l’espèce a besoin de s’accoupler 3 ou 4 fois par jour en moyenne. (Et vu que chaque «rapport» donne environ 3 orgasmes à la femme, cela revient quand même à 12 orgasmes par jour pour l’éternité)(non je n’ai pas compté, allons !)(Rappelez-moi comment on devient immortel et comment on séduit un démon ?). (Ah oui, le corps parfaitement sculpté, la taille et le vagins étroits, et des hanches épanouies. Life is a bitch).

Cadeon, donc, en a connu des femmes, mais voilà, il faut bien une particularité pour que ce soit différent avec son âme sœur. Et après les vampires qui ne bandent pour la première fois que devant leur âme sœur nous avons les démons qui peuvent avoir des orgasmes mais qui ne peuvent pas éjaculer avant d’avoir fait l’amour avec leur promise (Pas sûre de comprendre le concept)(mais oui, je ne suis pas une héroïne de romances paranormales, pas la peine d’en rajouter, merci).

Enfin, Cadeon a des cornes… Et devinez ce qui excite les démons au plus haut point? Oui, qu’on les leur touche… Cornes qui d’ailleurs se dressent quand ils sont excités. (Si c’est pas subtile tout ça, je veux bien arrêter de boire du coca et manger des bonbons pendant 24h)(n’y voyez aucun rapport avec mes rondeurs…)

 

Bref, donc, si vous prenez Cadeon le dragueur misogyne dévergondé qui jure et qui se fout de tout et que vous faites en sorte qu’il reconnaisse en Holly, une mathématicienne geek pleine de TOC (à mourir de rire) son âme sœur, vous obtiendrez des dialogues très sympas et des situations très drôles, le tout sous fond de road trip semé d’embûches et de surprises …

 

 

Et quand je dis que les dialogues sont succulents (à l’instar du goût du sexe d’Holly, n’en doutez pas un instant)(comment ça vous vous seriez passé de cette dernière parenthèse ?) je peux même vous le prouver avec quelques citations :

 

 

« – Comment faites-vous pour bouger, avec toutes ces balles dans le corps ?

– Je serre les dents, parce que ça fait un putain de mal de chien, Holly.

Elle étouffa un petit cri d’effarement. Un tel langage lui faisait l’effet d’un ongle crissant sur un tableau noir. »

 

«  J’y ai rencontré les démons quelquefois. En tant que représentant de ma race.

– Vous avez… fraternisé avec ces animaux? Est-ce que votre race a kidnappé des femmes aussi?

– Kidnapper des femmes ? Déjà qu’elles me lâchent pas la grappe, les donzelles, j’ai pas besoin de ça, ma poule.

– Donzelles? Poule? Vous avez grandi au XIXe siècle ou vous essayez juste d’être misogyne ?

– Je viens des temps médiévaux, et je n’ai jamais eu à essayer d’être misogyne. C’est naturel, chez moi. Un don, en quelque sorte. »

 

« – Vous… vous n’allez tout de même pas…

– Fais-moi confiance

– Cet être lui avait sauvé la vie, avait pris des balles à sa place, et pourtant, quelque chose chez lui ne lui inspirait pas, mais alors pas du tout confiance…

Avec un sourire gêné qui découvrait à peine ses crocs, il la regarda et dit:

– Quoique… Si t’es du style à faire tes prières, le moment me paraît assez bien choisi… »

 

« – Elles sont comment, les Valkyries ?

– Elles sont puissantes et rapides, avec des sens très affûtés. Mais elles sont aussi très dociles et toujours contentes d’obéir à un homme, ne put s’empêcher d’ajouter Cadeon. »
(loooooool, je l’adore Cadeon, je vous l’ai déjà dit ?) 

 

 

« – Guerrière ? Bataille ? Je croyais que les Valkyries étaient des êtres paisibles.

Nix éclata de rire.

– C’est le démon qui t’a raconté ça ? Tss tss… Cadeon Woede, tu n’as pas honte ?

– Si on ne peut plus s’amuser… »

 

« – Je vais réagir, c’est forcé, dit Cadeon. Même si tu n’es pas mon type habituel.

– Type habituel ? Ah oui, je vois. Votre genre, c’est plutôt les bimbos avec plus de poitrine que de cerveau?

Il haussa ses larges épaules.

– Nous, les démons, on préfère les filles un peu pétasses, et bien en chair, pour qu’elles puissent supporter nos élans.

Holly resta bouche bée.

– Des pétasses ? Mon Dieu, vous êtes l’homme le plus misogyne que j’aie jamais rencontré. Je parie que vos pétasses, en plus, vous les préférez pieds nus et enceintes.

– Nan. Je les préfère pieds nus, sous pilule, et toujours disponibles. »

 

 

« – Vous jurez comme un charretier, vous dénigrez les femmes, et par-dessus le marché, vous conduisez en état d’ivresse. Et vite, en plus, ajouta-t-elle après un coup d’œil en direction du compteur.

– Vrai, vrai et vrai. Et toi, tu ne profites pas de la vie, tu ne te lâches jamais, et tu ne sais pas t’amuser.

– Bien sûr que si, je sais m’amuser!

– On ne doit pas avoir la même définition du mot, alors.

Elle releva le menton.

– Vous me prenez pour une petite fille modèle qui croit tout faire mieux que les autres.

– J’allais dire une emmerdeuse coincée donneuse de leçons, mais bon. Il y a un côté vertueux dans « petite fille modèle » qui te convient bien. »

 

 

 

Un très bon moment, je vous dis ! :D 
 

Les ombres de la nuit, tome 5 : Amour démoniaque – Kreysley Cole
Editions J’ai Lu – 407 pages

 

 

Plus de lectures inavouables chez Stephie.

65408451 p

 

 

Je vous invite aussi à lire le Webzine très complet que le Boudoir Ecarlate a consacré à cette série… 

 

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-nan-je-les-prefere-pieds-nus-sous-pilule-et-toujours-disponibles-113951200.html

17
déc

Il laissa échapper un soupir à fendre l’âme, un peu comme si quelqu’un venait de lui trancher la jambe et qu’il n’y avait aucun médecin en vue.

 

Attention, ce billet contient des spoilers. Surtout après l’arrivée de BigCock, quand je parle de l’histoire.

Audiences-TV-Questions-pour-un-champion-semaine-record-pour

En coulisse, avant l’émission de la nouvelle finale de question pour un champion spéciale romance paranormale :
Julien Lepers à Cécile, la réalisatrice de l’émission : Putain j’y crois pas, c’est encore ShowDasse et HardDick ?! Je te préviens, s’ils sont encore aussi cons que d’habitude, c’est la dernière fois que je fais cette émission.

Et tu as intérêt à avoir préparé des meilleures questions que la dernière fois.
Cécile (un peu effrayée et essayant de noyer le poisson): … je me suis toujours demandé Julien : tu es gay ?

 

Quelques minutes plus tard, Julien Lepers affiche son plus beau sourire devant la caméra :
Bienvenue à la finale de question pour un champion spéciale romance paranormale.
à notre droite, celle que vous commencez à connaître : ShowDasse, et à ma gauche son compagnon HardDick. 

Sans plus attendre, commençons cette émission : 

 

Top. Je suis un mâle aux cheveux bruns coupés court et j’ai un visage d’une beauté classique. Au début du tome qui m’est consacré la femelle que j’aime est retenue prisonnière par mon pire ennemi et mes yeux bleus sont donc « sans vie, ne reflétant rien de plus qu’une vielle plaque de bitume »
(Est ce qu’on dit à JR Ward que certaines plaques de bitumes reflètent beaucoup la lumière ?)(Non ?)(Bon d’accord, désolée, je vous importunerais plus avec mes réflexions).

Top. Avec ses cheveux noirs coupés à ras, les traits de son visage paraissaient plus austères que beaux. (Je sais que j’ai promis de ne plus intervenir mais toute à l’heure ses cheveux étaient bruns et maintenant ils sont noirs: personne ne veut proposer à JR Ward de faire des fiches sur ses personnages ?)
Julien Lepers, (clairement agacé, et reprenant comme si l’auteure de ce billet n’était pas en train de l’interrompre avec ses parenthèses débiles toutes les deux minutes) (excusez-le, il est sur les nerfs) Top : « La vie ne m’a pas épargné mais au lieu de me faire plier, chaque coup, chaque attaque m’a rendu plus fort, plus résistant, plus déterminé. »

 

Biiiiiip:
ShowDasse : Woooooow que c’est beauuuuu… Soupirs…
Julien Lepers : Vous avez un nom à nous proposer ?
ShowDasse : Heu, non ?!
Julien Lepers : Alors on se passe de vos commentaires merci.
Top. Je dégage une odeur typiquement masculine : un mélange de savon et de transpiration.
HardDick : Ca fait kiffer les meufs l’odeur de transpiration ?
Julien Lepers  : Faut croire…
HardDick : (Pensif) Ok je mettrai plus de déo alors mais bon si je veux sentir le savon et la transpiration faudrait que je me savonne partout sauf sous les bras quoi.
Julien Lepers  (après s’être retourné vers Cécile et lui mimant le geste de « je vais te trancher la gorge ») : merci pour ce commentaire hautement intéressant HardDick, vous nous direz si vous avez ramené des filles avec ça.
Top. Né dans les toilettes d’une gare routière, j’ai été placé dans un orphelinat…

 

Biiiiiip:

ShowDasse : Remi ?
Julien Lepers  : Remi ?
Showdasse : je m’appelle Remi, je suis sans amiiiiiiiis, vous connaissez quoi, à moins que, vous êtes trop vieux pour avoir vu le club Dorothée ?….
Julien Lepers  : (essayant mais n’arrivant pas trop à contenir son énervement) Est-ce que REMI BAISE????? Est ce que Remi et son chien portent du putain de cuir et se battent contre des trous du culs qui sentent le talc ? Est-ce que Remi se transforme en tyrannosaure quand il n’est pas content ? Est ce que Remi est amoureux de son meilleur pote et se marie à un fantôme ? Est-ce que Remi était esclave sexuel et ne s’est jamais touché en 600 ans ? HEIN ?
Showdasse : (Un peu intimidée et se demandant si, après tout, elle n’a pas sorti une connerie et n’aurait pas mieux fait de se taire) Heu, non ?!
Julien Lepers  : Alors NON ce n’est pas Remi. Réfléchissez, putain…
(Cécile fait mine qu’elle doit aller aux toilettes de peur que Julien Lepers la regarde à nouveau tandis que ShowDasse répond à voix basse : « facile à dire hein, mais bon c’est pas donné à tout le monde de réfléchir hein… »)

Top. Mon orphelinat nous amenait une fois par an dans un parc sauf que je ne pouvais pas jouer avec les autres enfants car je me prenais des coups de soleil trop fort…

 

Biiiiiip:

Julien Lepers  : Non, ne parlez pas. Je pense que si, ils ont essayé la crème solaire et l’écran total et non je ne sais pas pourquoi ça ne marchait pas. Et je ne sais pas non plus pourquoi il ne mettait tout simplement pas des manches longues et une casquette. Je n’en sais rien, et je m’en fous. Il restait dans son coin, seul et sans ami, oui comme Remi mais ne le dites pas non plus ShowDasse, et c’est tout ce qui compte. Il faut que vous ayez de la pitié pour lui, c’est tout ce qu’on vous demande.
ShowDasse : …
HardDick  : …
Julien Lepers  : Top. Après l’orphelinat j’ai habité un appart miteux où je me suis fais violer dans la cage d’escalier… (ShowDasse pousse un petit cri horrifié et se met la main devant la bouche. Julien Lepers ne s’interrompt pas pour autant )
… Après ça j’ai trouvé les Frères de la confrérie, et je me suis transformé en un vampire aussi musclé que les types bodybuildés auxquels je rêvais de ressembler ado.
Mon sexe est immense et quand enfin, après avoir attendu longtemps vu que ma femelle s’est aussi fait violer lors de son kidnapping, je finis par bénir son étouffe chrétien…


Biiiiiip:

ShowDasse : Bénir quoi ? il va se confesser ?
Julien Lepers  : Non je crois que c’est une métaphore pour dire coucher, faire crac-crac quoi …
ShowDasse : Mais qui dit ça ? Jamais entendu cette expression, et je peux vous dire que j’en connais, des phrases pour parler de baise…
Julien Lepers  : Je sais pas, je crois que la réalisatrice de cette émission a fait un pari avec des copines comme quoi elle arriverait à placer cette expression dans son prochain billet.*
Showdasse : Ah ok. On s’amuse comme on peut hein. Moi par exemple, je préfère jouer avec un sex toy que faire des paris débiles mais chacun son truc hein…
Julien Lepers  : OK OK. Donc, quand je couche avec ma femme  je la remplis complètement. Complètement et divinement. (nouveau cri de SD mais pas horrifié cette fois-ci, plutôt du genre frustré …) et quand elle me sourit, mon cœur se fend, littéralement.

Biiiiiip:


HardDick : littéralement ?
Julien Lepers  : Oui.
HardDick : donc son cœur se fend vraiment en deux dans le livre ? Et il meurt pas ?
Julien Lepers  : ben je pense que c’est une métaphore.
HardDick : mais alors c’est pas littéralement.
Julien Lepers  : bordel on s’en tape, il aime quand sa meuf lui sourit, c’est tout.
HardDick : hé mec, calme-toi hein.  
Julien Lepers  : (L’ignorant) : Top. Ma femelle est un peu masculine, aime le combat, porte des silices pour inhiber son côté symphathe et elle avale.

 

Biiiiiip:


Showdasse : elle avale quoi ?
Julien Lepers  : (de plus en plus nerveux) je pense qu’on parle de sperme.
Showdasse : (écarquillant les yeux) mais heu, on peut ne pas avaler ? puis, se tournant vers HardDick : Mais, MAIS ? Tu m’as toujours dit que…
Julien Lepers  : (la coupant) : J’ai un nom composé, ma femelle s’appelle Xhex et je suis muet, mais par chance ma femelle et tous mes amis ont appris le langage des signes en moins de temps qu’il n’en faut à Kholer pour bander dans son pantalon en cuir… je suis, je suis….


Biiiiiiiiiippppppp !
John Matthew bien sûr, vous êtes vraiment nuls hein, pour des fans de romances paranormales…


Je reprends :
Top. Je suis l’ami de John et j’ai un regard de tueur, mes yeux sont de deux couleurs différentes et je baise tout ce qui bouge, fille ou mec. J’aime mon meilleur pote mais je ne pense pas le mériter ce qui frustre bon nombre de mes lectrices.
Mon meilleur pote est roux et a une gueule d’ange et quand celui-ci se touche sous la douche « c’est aussi plaisant qu’une part de pizza froide, pas mauvais, mais rien à voir avec un vrai repas. »


HardDick :  (mort de rire) alors celle là, je la ressortirai, elle est vraiment pas mal.

 

Julien Lepers: continuant : Je suis en permanence collé à John car je suis embauché pour le défendre et le protéger. Je me tape donc tout ce qui bouge, même quand mes potes ne sont pas loin et je parle comme je pense, sans me censurer. Par exemple, dans un magasin de tatouage, alors que John est sur le point de se faire tatouer et que je veux me taper la petite assistante du tatoueur, voilà mon dialogue avec John :
– Ca te dérange si je fais un peu d’exercice derrière le rideau ?
– Pas du tout, signa John. Fais-toi plaisir.
– Je serai là si tu as besoin de moi. Même si je dois sortir la bite à l’air.


Biiiiiip:


ShowDasse : oh c’est tellement classe comme il parle. J’adore. Il existe vraiment ? Vous pouvez lui filer mon numéro ? J’adorerais le rencontrer.
Julien Lepers: (Se retournant vers Cécile en articulant silencieusement : la prochaine réflexion comme ça, je me tire.) Puis, revenant vers ShowDasse :
Non, je ne le connais pas mais de toute façon il préfère son pote aux femmes. Quand il couche avec elles c’est à lui qu’il pense.
ShowDasse : Ca ne me dérange pas, je suis pas jalouse.
Julien Lepers : Top. mon meilleur pote est super intelligent et il sort avec mon cousin ce qui me brise le cœur dans ce tome, mais je ne le lui dis pas… Je suis, je suis… 

Allez quoi… Ca commence par V, ça finit par F et il y a un I au milieu…
HardDick : V… I… F ? Mais qu’est ce que ça peut bien vouloir dire ??? **
Julien Lepers : V. I. F mais allez ! bordel de merde quoi !

 

Biiiiiiiiiippppppp !

Julien Lepers, pétant un plomb, jetant ses fiches par terre et quittant le plateau ! J’abandonne, j’abandonne, je peux pas. Sont trop cons. Je peux pas je me tire… 

Cécile, un peu en panique aussi, envoie l’assistant lumière reprendre sa place…

  

Le nouveau :
– Bonjour, je m’appelle BigCock et heu, je vais remplacer Julien pour la dernière question.
ShowDasse : Clignant des yeux : salut mon chou en sucre d’orge, tu sais que tu as un beau prénom ?
BigCock : rougissant comme un prétrans : merci, t’es assez bonne aussi dans ton genre.
HardDick : (menaçant) : je vous dérange pas là ?
BigCock : Un peu intimidé : Heu, je vais vous poser la dernière question qui va être déterminante.

 

On cherche le titre d’un tome de la Confrérie :

Top. niveau histoire, le héros recherche sa femelle qui est retenue prisonnière par un méchant dont la chair se décompose durant ce tome mais qui est arrivé à violer l’héroïne. Quand elle annonce à notre héros muet qu’elle a été violée, la température chute d’un coup et il ouvre la bouche et pousse un cri qui arrive à casser toutes les vitres de la pièce : « les vitres de la chambre se brisèrent, les carreaux explosant en milliers d’éclats projetés dans la nuit, s’écrasant sur les dalles d’ardoise et capturant la lumière comme des gouttes de pluie… ou comme des larmes. »

ShowDasse : oh woaaw. C’est tellement beau ces métaphores. Il devait être triste le pauvre. Et de pouvoir casser des vitres en poussant un cri alors qu’on est muet, ça doit être magnifique.
BigCock : Heu oui. Ou pas hein. Bref,
Top. Finalement ils finissent par coucher ensemble et c’est merveilleux. En parallèle, on suit 4 histoires dont certaines pas franchement intéressantes… On parle de l’enfance de Xhex, de sa mère et du père de John dont il ne serait peut être pas le fils mais la réincarnation.

Biiiiiip:

HardDick : Mais je comprends pas. Il est la réincarnation de son père ?  
BigCock : Oui ben c’est pas très clair mais je crois que l’auteur elle-même ne sait pas trop du coup elle reste vague et comme ça ne dérange pas ses lecteurs elle ne se prend pas la tête…
Donc, on suit cette histoire et aussi celle d’un présentateur TV qui présente une émission sur les fantômes et qui en tourne une dans un château qui serait hanté. Quand son assistante se fait prendre (pas dans les bras, si vous voyez ce que je veux dire) par un fantôme il réalise qu’il l’aime et qu’elle est intelligente et ils finissent ensemble et on se rend compte à la fin que le fantôme est en fait l’ex de l’héroïne du livre et que ce n’est pas un fantôme.


Biiiiiip:
Showdasse : heu, j’ai rien compris. Vous pouvez répéter la question ?

BigCock : non c’est pas important, je crois que ça fait partie des histoires chiantes, avec celle de Payne la sœur de Vishous qui se fracasse le dos (littéralement, pour le coup) contre un mur à la fin du tome et que Kholer amène dans le vrai monde pour qu’elle se fasse soigner.

HardDick : elle est bonne Payne ? Elle aime se faire fouetter et avoir de la peine ?

BigCock : elle est un peu facile celle là Dick…
Je reprends : Top.  les histoires parallèles sont donc très bof et finalement, en 600 pages il ne se passe pas toujours grand chose, nos héros couchent, Vhif est dégoûté que son meilleur pote ait arrêté de l’attendre comme un con, le méchant se décompose, et Xhex et John décident de s’unir.
A la fin, l’homme qui considère John comme son fils amène une robe de marié à Xhex et lui explique que sa défunte épouse l’a porté ainsi que Beth, la reine.

 

Biiiiiip:
ShowDasse : Quoi mais elles ont toutes la même taille ces filles ? Et le même corps ?

BigCock : Heu, non je crois pas car Xhex a la stature assez masculine.
ShowDasse : Alors comment elles ont pu porter la même robe sans retouches hein ? Elles se sont crues dans un putain de remake de « 4 filles et un jeans » là ?

BigCock : (ne sachant que répondre, enchaîne :) et la mère de Xhex revient, bref ça finit super bien et elle se fait tatouer le nom de John sur le dos.
Ce tome, même si on ne dirait pas comme ça, Cécile l’a beaucoup apprécié et même si elle continue de penser qu’il y a des chapitres en trop, a trouvé que c’était le meilleur qu’elle ait lu pour le moment. Elle n’a pas trop relevé de métaphores, à son grand dam, et a été assez touchée par certains passages. 

Ce tome s’appelle …

… Allez, je vous montre la couverture pour vous aider :

(cachant le titre et montrant le haut du livre).
Alors ?

couv59228560.jpg 

 

Biiiiiip:

ShowDasse : Pourquoi y’a Céline Dion sur la couverture ???
BigCock : Ne sachant que dire, décide donc de regarder à nouveau la couverture et finit aussi par trouver la ressemblance frappante …

ShowDasse : En tout cas, elle a l’air de prendre plus son pied qu’avec René.

 

Biiiiiiiiiippppppp !

BigCock : ah ben cette émission touche à sa fin. C’était « l’amant réincarné ! ».
Je suis désolé mais il n’y a pas de gagnant. Nous nous retrouverons donc une prochaine fois pour vous départager…

Merci pour votre participation et à bientôt.

ShowDasse : Merci à toi, mon chou. (Clin d’œil). (Et lui glissant un papier dans son slip) : « Tiens mon numéro de téléphone »

 

N’oublions pas pour finir, le best-of de ce livre…

« Il n’avait encore jamais pensé à ça auparavant, mais dès le premier battement de cœur d’un être vivant, une cloche sonnait et les aiguilles de l’horloge commençaient à tourner. Les dés étaient lancés, qu’on le veuille ou non, et le destin tenait toutes les cartes en main. Au fil des minutes, des heures, des jours, des mois et des années, l’histoire se déroulait, le temps pressait puis, soudain, le dernier battement de cœur signalait la fin de la partie. L’heure était venue de comptabiliser ses gains et ses pertes. »
à Elle a oublié « les siècles », non ?

 

 

« De l’autre côté de la pièce, Lassiter laissa échapper un soupir à fendre l’âme, un peu comme si quelqu’un venait de lui trancher la jambe et qu’il n’y avait aucun médecin en vue. »
à je peux vous dire que Lassiter et moi ne réagirions pas de la même manière si on nous tranchait la jambe. Perso, je crois pas que ce serait un soupir que je pousserai.

 

 

« – Mauvaise réponse, désolé.
– Je me sens bien…
Cet enfoiré de fils de pute de sale connard de trou du cul se pencha alors vers lui et, agrippant des deux mains sa jambe blessée, pressa l’endroit où la balle avait élu domicile. »
à je crois que même moi, je serais pas arrivée à placer autant de gros mot dans une phrase. Et pourtant, croyez-moi, je sais jurer.

 

  

* C’est vrai.
Si vous prenez John Green, un mariage éventuel, une expression que ma binomette trouve ringarde (même qu’elle se moque quand je l’utilise dans mes billets), mêlez à la discussion BeV, Marika Gallman, Mlle P et une autre copine, et vous obtenez un pari, dans lequel je dois placer « bénir l’étouffe chrétien » dans mon prochain billet. Vous êtes donc tous témoins que j’ai relevé haut la main ce pari.
Johninou cheri, say Hi to Mlle P and tell her how glad you are to be mine :-)

** Toute ressemblance avec le film « La cité de la peur » est fortuite. Ou pas.

La confrérie de la dague noire, tome 8 : L’Amant Réincarné – JR Ward
Editions Bragelonne – 590 pages

 

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-il-laissa-echapper-un-soupir-a-fendre-l-ame-un-peu-comme-si-quelqu-un-venait-de-lui-trancher-la-jam-113521424.html