Les lectures de Cécile

13
août

Ugly Love de Coolleen Hoover: une écriture sublime, de la tension, et des émotions…

ugly love

L’histoire débute alors que Tate arrive chez son frère Corbin, chez qui elle emménage provisoirement.
C’est à ce moment là qu’elle rencontre, d’une manière étrange, Miles, le voisin et collègue pilote de Corbin.
Alors que Tate passe son master, travaille le reste du temps et n’a donc pas le temps d’entamer une relation, Miles, lui, ne veut même pas penser à en avoir une qui impliquerait des sentiments.
Pourtant, ils sont attirés l’un par l’autre…

Listen to me, Miles. You’re single. I am single. You work way too much, and I’m focused on my career in an almost unhealthy way. Even if we wanted a relationship out of this, it would never work. Our lives wouldn’t fit one. We also aren’t friends, so we don’t have to worry about our friendship being ruined. You want to have sex with me? I’ll totally let you. A lot. 

Ecoute-moi, Miles. Tu es célibataire. Je suis célibataire. Tu travailles beaucoup trop et je suis focalisée sur ma carrière. Même si nous voulions une relation, cela ne pourrait pas marcher. Nos vies ne pourraient pas s’adapter. Nous ne sommes même pas amis et donc nous n’avons pas à nous inquiéter de ruiner une amitié.
Tu veux coucher avec moi ? Je suis partante pour te laisser faire. Souvent.

Quand ils décident de céder à cette attirance et à garder leur relation strictement sexuelle, Miles a deux règles :
1. Ne pas poser de questions sur son passé.
2. N’avoir aucune attente sur le futur.

Vous vous dites sûrement que l’histoire est déjà vue.
Et pourtant…
L’écriture de Colleen Hoover est tellement unique, tellement belle, que vous avez l’impression de lire quelque chose de différent.
Elle arrive, avec des phrases, des pensées et des échanges magnifiques, à nous rendre cette histoire somme toute assez banale, unique.

I’m stuck to the wall. I think I’ll be here forever.
I’m wallpaper now. That’s it. That’s all I am.
« I shouldn’t have done that », he says. His voice is firm. Hard. Like metal. Like a sword.
« I didn’t mind », I say. My voice isn’t firm. It’s liquid. It evaporates.

Je suis coincée contre le mur. Je crois que je vais rester là pour toujours.
Je suis le papier peint. Voilà. C’est tout ce que je suis.
« Je n’aurais pas du faire ça » il dit d’une voix firme. Dure. Comme du métal. Comme une épée.
« J’en avais envie », je dis. Ma voix n’est pas firme. Elle est liquide. Elle s’évapore.

 

Unique par ….
Son alternance entre le présent du point de vue de Tate et le passé, du point de vue de Miles…

Unique…
Par son style très poétique et lyrique lors des chapitres sur le passé de Miles…

Unique…
Par ses sentiments qu’on devine,
Par l’espoir auquel Tate s’accroche…

Unique…
Par les émotions qu’elle nous procure,
Par ses personnages si bien traités, si touchants, si attachants,
Par ce sentiment d’anxiété qui s’installe progressivement et qui ne nous lâche pas…

God gives us the ugliness so we don’t take the beautiful things in life for granted.

Dieu nous fait vivre le plus moche afin qu’on ne prenne pas les belles choses pour argent comptant.

 

Unique oui.
Au point que dès le premier chapitre, je savais que j’allais adorer.

Et c’est ce qui s’est passé …  J’ai adoré :
Tate, son humour, ses réactions, le fait qu’elle garde espoir.
Miles qui a tellement souffert qu’il ne veut plus aimer.
Miles encore, qui m’a brisé le cœur, et qui a su me toucher avec son histoire, ses pensées et ses peurs…

J’ai adoré …
Les personnages secondaires qui ne sont pas trop présents, juste ce qu’il faut.
Et les liens entre les personnages. (clin d’œil pour Cap !).

J’ai adoré..
L’alternance entre écriture normale et écriture poétique, entre les rires et les larmes, entre les scènes couinantes et celles qui brisent le cœur, entre les doigts qui se frôlent et les scènes chaudes qui ont le mérite de ne jamais tourner au vulgaire…

Et j’ai adoré…
Lire ce livre et voir petit à petit les pièces du puzzle qui s’emboitent pour finalement nous révéler cette image d’ensemble qu’on appréhende et redoute tout le livre de voir.

There’s no immediate reaction from him, physically or verbally. My eyes finally make the brave journey up to his. When I see the stoic look on his face, I want to step back, but I’m afraid I’ll trip over my heart.

Il n’y a pas de réaction immédiate de sa part, physiquement ou verbalement. Mes yeux parcourent bravement la distance jusqu’aux siens. Quand je vois le regard stoïque sur son visage, j’ai envie de reculer, mais j’ai peur trébucher sur mon cœur.

 

Un livre unique donc.
Pleins d’émotions, qui vous fait rire, et pleurer, qui vous touche et que vous ne pouvez pas lâcher…
Une alchimie entre deux personnages que l’on voit évoluer doucement, mais dont on ressent la moindre parole, la moindre caresse, le moindre regard et le moindre espoir comme s’il nous était destiné…

J’ai adoré donc. Oui. Mais je n’ai pas eu pour autant un coup de cœur.
Car j’ai aussi un tout petit peu moins aimé…
L’âge des personnages qui paraissent plus matures que leurs 23 et 24 ans (et qui auraient dû être plus âgés selon moi), le moment d’adaptation au style des points de vue de Miles (que j’ai trouvé très beau finalement, mais qui fait néanmoins bizarre au début et qui peut lasser sur la longue), et une Tate qui m’a limite agacé  à la fin à manquer de fierté…

Mais que ces petits bémols ne vous empêchent pas de découvrir ce livre qui est une très belle réussite.
Une écriture sublime, de la tension, et des émotions. Beaucoup. Que demander de plus ?

 

It’s love that I don’t want. Ever. It’s you specifically that I just… want.

C’est l’amour que je ne veux pas. Jamais. C’est toi spécifiquement que je … veux.

 

Ugly Love – Colleen Hoover
ebook – 320 pages

10
août

Mini-Chro’s #8 – Ces livres parfaits pour les vacances (1ère partie)

couv-ex-calamites-hdElle fondait cette hypothèse sur sa certitude que toute amitié entre un homme et une femme relève de l’impossible, puisqu’il était évident selon elle (et Freud) que tout le monde avait envie de coucher avec tout le monde, exception faite des impuissants et des morts, qui voudraient avoir envie de coucher avec tout le monde, mais ne le peuvent pas.

Ce livre c’est vraiment la lecture légère et parfaite pour les vacances. Ça se lit vite, ça se lit bien, l’héroïne n’est pas agaçante, les situations sont cocasses et Mark caliente…

Je dois l’avouer, je ne suis jamais arrivée à pleinement m’identifier aux héroines de chick-lit et cela n’a pas été différent avec Ma vie, mon ex et autres calamités. Cela ne m’a cependant pas empêchée de dévorer l’histoire de Juliette qui se retrouve du jour au lendemain sans job, sans mec et sans appartement.

Le style est hyper fluide, très sympa, il y a de l’humour (même si je m’attendais peut être à un peu plus de sarcasmes de la part de l’auteur qui n’est autre que la blogueuse Sissi de Beauregard qui me fait beaucoup rire) et j’ai aimé les personnages, même secondaires, ce qui est assez rare pour être mentionné.

En général, du moins pour moi, dans ce genre de livres (attention gros clichés de la toute petite lectrice de chick-lit que je suis), l’auteur en fait souvent trop, accentuant les traits des personnages, mêmes les secondaires : on se retrouve avec la copine nympho qui en fait trop, éventuellement un copain gay, des parents trop présents, une héroïne qui se prend vraiment trop la tête, un héros trop parfait et surtout, des dialogues qui sonnent souvent creux et surjoués.

Mais ici, rien de tout ça, tout est en nuance, on retrouve bien sûr les ficelles du genre mais tout est bien dosé et rien ne sonne faux, et pour ça je tire mon chapeau à l’auteur.

On a vraiment plaisir à suivre Juliette dans ses déboires, à la retrouver en vacances, on comprend ses choix, on craque pour Mark, on tourne les pages à toute vitesse et on termine le livre trop rapidement, un sourire aux lèvres.

En bref, le parfait livre de vacances : léger, agréable, sans grande surprise mais qui fait du bien au moral :-)
Je lirai les prochains romans de Marie Vareille sans hésitations !

Et comme il n’existe pas de chagrins qui résistent à beaucoup de beurre, de farine, de sucre, 48 pour cent de chocolat au lait et quelques zestes de carbonate d’acide d’amonium et de diphosphate disodique, quelques biscuits (et trois cent cinquante mille calories) plus tard, elle finit par se calmer un peu.

 

Ma vie, mon ex et autres calamités – Marie Vareille
City Editions – 267 pages

Le site internet de l’auteur ici.
Le blog littéraire de l’auteur ici.
La page FB de l’auteur ici.
La page FB de la blogueuse littéraire ici.

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puddleVous cherchez une romance YA (très) courte, vraie, touchante, mignonne, drôle, sans dramas et qui fait du bien au moral ?
Ce livre (nouvelle ?) est fait pour vous !

– Are you busy after school tomorrow ?
His answer was abrupt. « Yes ».
Look, being a girl in high school is hard enough, But add having to do the « dude » duty of asking someone to hang out was making my head want to implode. And we didn’t want that.
Il raconte l’histoire de Lily, une adolescente pleine de vie et maladroite et de Colton, un génie de la peinture qui souffre du syndrome d’Asperger.
Pas besoin d’en dire davantage sur l’histoire si ce n’est que celle-ci est bien écrite et qu’on passe un vraiment bon moment.

« I wish you were like me »
… « because then you would understand ».

Lily est vraiment une héroïne très touchante, drôle et très mure qui s’interroge souvent, surtout face à certaines réactions de Colton, sans pour autant remettre en question son couple et son amour.
Colton est un garçon différent, qui ne réagit pas comme tout le monde à certains évènements (et pour cause) mais c’est également un personnage très attachant et touchant.

Cette romance YA aurait certes pu être un peu plus longue, me donner plus d’émotions fortes et développer et expliquer encore mieux le syndrome de Colton mais elle me laissera un souvenir très doux, très touchant, avec des phrases et passages qui vous serrent le coeur et d’autres qui vous font couiner et vous font fondre …
Une romance courte que je conseille : elle fait du bien au moral, vraiment !

« I need to ask you something. »
« Yes ? »
« I have to ask. Why do you like me ? ».
He shifted away from me then, his brows pulled together making him look even cuter, if that was possible. « I don’t understand the question. »
His hand were sqeezing mine thightly as he looked down at them . « You’re my Lilly. You’ve always been my Lily ».

 

Je vous invite à lire l’avis d’Evenusia qui a également adoré !

Puddle Jumping de Amber L.Johnson
Ebook – 121 pages

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leadJogging and talking at the same time just didn’t work for me.
Of course, neither did jogging and breathing.

Une série qui me plait toujours autant!
Ce tome est consacré à Jimmy, le chanteur du groupe, que l’on a connu drogué et enfoiré dans le premier tome.
Après un évènement qui lui a ouvert les yeux, Jimmy a décidé d’arrêter ses addictions : Drogues, sexe, alcool.
Pour l’aider à résister aux tentations, il a sa propre assistante, Lena, bien décidé à garder leur relation professionnelle.

Comme pour les deux premiers tomes, celui-ci est drôle, léger et sans drames inutiles.
Les personnages ont du caractère et du répondant, la tension sexuelle est présente et il y a ce qui faut de tout : de sexe, d’humour, de séparations, de malentendus, de répliques piquantes, de situations cocasses et de petits moments couinants qui ravissent la midinette que je suis, le tout justement dosé.

« Jimmy, are you actually hugging me ? »
A grunt.
« Okay, you’re doing very well. » I set my chin on his chest and looked up at him. « I’m proud of you. »

Jimmy est un personnage plus complexe et plus marqué que Dave et Mal (et c’est un handicapé du contact :-)) mais je l’ai néanmoins beaucoup apprécié et Lena, quant à elle, est vraiment une héroïne très sympa à suivre, jamais agaçante et qui a su me faire rire avec ses réflexions et réparties.

Une fin néanmoins trop précipitée par rapport et une scène un peu bâclée font que ça ne sera pas un 5/5 mais cela reste néanmoins une série que je continue de lire avec énormément de plaisir.

Vivement la suite sur Ben !

« Listen, Lena, about today… »
« What ? »
« I just… I just wanted to say, ah,… »
« Yes-s-s ? »
« Well, that, um, you were useful. »
« I was useful ? »
« Yeah, mostly »
« Mostly ? I was mostly useful » Slowly, I shook my head, biting back an incredulous grin. (…)
« I think that’s just about the nicest thing anyone’s ever sait to me, Mr Ferris. It was just beautiful, like poetry. I’ll never think of the world useful the same way ever again. »

L’avis de Chi-chi qui a adoré par ici.

Lead (Stage Dive 3) de Kylie Scott
Ebook – 288 pages

 

 

 

25
juin

Infinity + One de Amy Harmon, une écriture sublime pour une adaptation moderne de l’histoire de Bonnie & Clyde.

infinty

“Infinity plus one does equal two… Me and you.”

Infinity + One est une adaptation moderne de l’histoire de Bonnie & Clyde.
C’est l’histoire de deux personnes brisées qui vont se trouver et qui, ensemble, vont se reconstruire.

Aux yeux de tous, Bonnie a la vie rêvée. Chanteuse populaire connue et adulée, elle est jeune, belle, riche.
En réalité,  est ravagée par le chagrin après la perte d’un être cher et elle vit dans une prison dorée, un monde de luxe où rien n’est réel, où les autres l’utilisent et gèrent sa vie.

Finn Clyde est un ex prisonnier, un génie des mathématiques, un être brisé qui décide de prendre la route et de tout recommencer.
Ensemble, ils embarquent pour un road trip, une aventure qui va les changer et  leur apprendre à vivre et à aimer.

We weren’t so different, Finn and I. Cages come in lots of different colors and shapes. Some are gilded, while others have a slamming door. But golden handcuffs are still handcuffs. 

J’avais eu un coup de coeur pour Making Faces, moins aimé A different Blue et j’attendais beaucoup de Infinity + One dont le résumé était original et qui m’a fait passer un excellent moment malgré quelques défauts.

Autant le dire d’emblée, je pense qu’Amy Harmon a un don, son écriture est magnifique, touchante et je l’ai une fois de plus adorée.
Ses personnages sont uniques et on ne peut que les aimer, tout comme on peut qu’aimer certaines phrases et pensées… si belles qu’on ne peut qu’être touchés.

 

Souvent dans les romances, quelles soient historiques, érotiques ou contemporaines, les protagonistes tombent amoureux rapidement, ils passent d’un statut ami, collègue, inconnu ou ennemi à l’amour fou et éternel en deux minutes, et si on adore, on ne comprend pas toujours de quoi et comment ils sont tombés amoureux car on ne suit pas tous leurs échanges ni le cheminement et l’évolution de leurs pensées.

Ici, Amy Harmon prend le temps de faire tomber amoureux ses personnages.

Nous les voyons s’ouvrir et se confier, lentement mais sûrement, l’un à l’autre et nous assistons à de nombreuses discussions entre eux.
Et face à cette lente évolution, nous aussi nous tombons amoureux de Bonnie et Finn.
Nous tombons amoureux d’eux à leur manière : doucement, progressivement, mais pleinement.

 

C’est ainsi que je suis tombée amoureuse de  Finn, petit à petit, en écoutant son histoire, en essayant (sans succès) de comprendre son esprit et sa logique mathématique…
Je suis tombée amoureuse de sa gentillesse, de sa patience, de son cynisme, de ses sarcasmes et de ses choix, même les plus mauvais d’entre eux.

The tattoo is a reminder that choices made out of desperation are almost always bad choices. 

Et c’est aussi progressivement (et définitivement plus lentement que pour Finn) que je suis tombée amoureuse de Bonnie, de ses choix pas toujours très réalistes ni matures, de la façon dont elle dit tout ce qu’elle pense, de la chanson qu’elle écrit et chante pour Finn, du point qu’elle rajoute sur une main…

 

En lisant Infinity + One, on a le coeur qui se serre, on rit, on espère, on couine, on a peur de ce qu’il va se passer, de ce qu’il va leur arriver, on se demande s’ils vont arriver ensemble à destination, et surtout on est beaucoup touché.
Et le fait qu’Amy Harmon arrive à nous faire ressentir et passer par tant d’émotions montre l’étendu de son talent.

We’re Bonnie and Clyde! Wanted and unwanted. Caged and cornered. We’re lost and we’re alone. We’re a big, tangled mess. We’re a shot in the dark. We’re two people who have nowhere else, no one else, and yet, suddenly that feels like enough for me ! I’m sorry if it’s not enough for you.”

Ce qui n’empêche pas au livre d’avoir quelques défauts qui m’ont fait passer à côté du coup de coeur.
Certains événements auraient dû et auraient mérité, pour moi, d’être plus approfondis et détaillés comme le passé de Finn en prison par exemple.
Je pense que l’auteur n’est pas allée jusqu’au bout de ce qu’elle aurait pu faire, et qu’elle aurait dû infliger à Finn la chose qu’on imagine à la vue d’un de ses tatouages même si cela aurait été horrible. Elle aurait dû également, à mon avis, aller jusqu’au bout de la méchanceté et perfidie de Gran.

Aussi, il arrive globalement trop de « malchance » à notre couple.
Et si au début, le côté irréaliste de certaines scènes ne me dérangeait pas, justement contrebalancé par la puissance des émotions que je ressentais, je dois dire qu’à la fin, la surenchère d’événements trop « gros » (et trop peu réalistes et crédibles) qui leur arrivent  à commencé à me peser un peu.

“Maybe I’ll stop looking for real, now that I’ve found Infinity.”

Mais comme je le disais plus haut, ce sont des détails, et globalement, je me souviendrai avoir embarqué avec Bonnie et Clyde, des personnages différents, touchants et intelligents, dans une aventure très originale et pleine d’émotions.
Car si l’histoire n’est pas exempte de défauts, l’écriture d’Amy Harmon est vraiment sublime et à découvrir.

Et pour prouver que les ressentis sont subjectifs : Bérengère et moi avons adoré Infinity + One mais avons préféré Making Faces, ce qui n’est pas le cas de Julie et Mylène qui ont eu le ressenti inverse.
Et si notre préférence diffère, notre avis général se rejoint : un livre et une auteur à découvrir.

“Everybody has the blues. Maybe that’s all they are. But they feel more like grays than blues, and more black than gray sometimes.”

 

Infinity + One – Amy Harmon 
Ebook – 327 pages