Les lectures de Cécile

4
nov

Beautiful player de Christina Lauren, un beautiful désastre.

BP

Bonjour à tous et bienvenu sur le plateau de « Questions pour un champion spécial romance érotique. »
Sans plus attendre commençons cette finale qui oppose ShowDasse et HardDick. 
Le but est de trouver le titre d’une romance érotique. 

Audiences-TV-Questions-pour-un-champion-semaine-record-pour

Julien Lepers : Top, je suis un homme qui couche avec tout ce qui bouge et …
Biiiiip. 
ShowDasse: Comme beaucoup de héros hein, ça ne va pas nous aider….

Julien Lepers : Certes, mais si vous me laissiez finir peut-être que vous pourriez trouver.
Top, je couche avec tout ce qui bouge depuis mon adolescence et j’ai deux plans cul réguliers, le mardi et le samedi.
Je ne suis pas snob car je « suis un mec de trente ans qui a fini ses études depuis un bout de temps et pour qui la fête c’est quand mon copain Max dépense mille dollars dans une bouteille de whisky » (c’est beau la vie de trader à NYC)(non ce livre n’est pas bourré de clichés).
Je cours tous les matins et fais du vélo « car ça m’empêche d’avoir envie de baiser tout le temps. »

HardDick : Et ça marche ?
Julien Lepers : Apparemment.
HardDick : je devrais peut-être essayer.
Julien Lepers : Top, Je travaille comme trader et je ne suis jamais tombé amoureux.

HardDick: …
ShowDasse : …
HardDick
ShowDasse : heu ? C’est tout ?
Julien Lepers : oui.
HardDick : hé ben, il est bien travaillé ce personnage.
ShowDasse : Il a même pas une grosse bite ?
Julien Lepers : ce n’est pas mentionné. Mais il sait donner des orgasmes. Beaucoup. Ah et il aime les seins. 

ShowDasse (ironique) : Et qui n’aime pas les seins ? Il est nul votre personnage. 
Julien Lepers : déjà ce n’est pas mon personnage et en plus, il les aime les sens dans le sens il fait une fixation dessus. C’est mentionné 579 fois au cas où le lecteur ne l’aurait pas compris à la première ou troisième fois. Ah, et il glousse aussi. 

HardDick . Il glousse ? Genre comme une gonzesse ?
Julien Lepers: Oui. 
ShowDasse: Je vois pas, mais il fait pas rêver. 
HardDick : moi non plus je vois pas et il ne me fait pas rêver non plus !  
Julien Lepers : OK enchainons sur le personnage féminin alors :

Julien Lepers: Top. Je suis une héroïne de 23 ans, une scientifique, censée être hyper intelligente et n’avoir que le boulot dans ma vie. Si je ne suis plus vierge, je n’ai bien sur que très peu d’expérience, ne sors jamais de chez moi et ne sais pas draguer.
J’ai de gros seins et ai même subit une réduction mammaire au grand dam du héros. Philosophe à mes heures perdues je sors des phrases hyper profondes (comme ma gorge) (ok je sors) du type : « Tu ne trouves pas que les gens qui comptent le plus sont parfois ceux que tu vois le moins ? », sortie qu’elle prononce avec une telle franchise dans la voix (oui de la franchise dans la voix) que le héros en est bouleversé. 

ShowDasse : J’ai pas compris ?
Julien Lepers : Quoi ?
ShowDasse : pourquoi il est bouleversé ?
Julien Lepers : parce qu’elle sort de manière franche que les gens qui comptent le plus sont souvent ceux qu’on voit le moins.
ShowDasse. (sceptique) Okay…. Et sinon, le héros a un gros sexe ?

Julien Lepers (roulant des yeux), top, je n’ai pas acheté de vêtement depuis ma première année à l’université vu que je ne pense qu’à travailler et que je suis une geek. (car l’un empêche l’autre, c’est bien connu).
Du coup, le héros demande aux copines de ses meilleurs amis de me sortir pour acheter des fringues et des soutifs.
Je suis aussi une fille tellement innocente qui décide de se renseigner sur le cul pour en savoir plus…

HardDick (avec un sourire un coin): Ahhhh ce sont les meilleures les innocentes !

Julien Lepers (ignorant la remarque) et dans un bar, sorti de nul part,  je lance tout de go que je regarde des pornos pour m’instruire (car je suis une scientifique qui a besoin de comprendre voyez-vous) et je demande donc au héros si les femmes font vraiment ces bruits au lit* (suivez l’astérisque pour avoir le dialogue complet)(il vaut le détour).
Une autre fois, je vais même lui demander si les garçons aiment vraiment l’enculade.

ShowDasse : l’enculade ? Genre la meuf elle sait pas à 25 ans qu’on dit sodomie?**
Julien Lepers: je crois que l’auteur veut vraiment la faire passer pour une fille qui n’y connaît rien.
ShowDasse : alors qu’elle parle de porno et de sodomie dans les bars ? Vraiment crédible…. 

HardDick : elle voulait savoir quoi exactement sur la sodomie ? Car bon, je veux bien lui expliquer moi hein.
Julien Lepers : rien, elle voulait juste savoir si les hommes aiment ça et non HardDick, on ne veut pas connaître votre avis sur la question.
HardDick : pfffu si on peut même plus s’exprimer…

Julien Lepers, je reprends : top, je suis une fille innocente qui n’y connaît rien au sexe mais qui s’épile intégralement et qui jouit sur demande du héros.
Quand je couche finalement avec lui, je ne peux plus m’empêcher de penser au sexe et grâce à lui, je « me souviens que mon cœur et un muscle et que mon corps est fait pour baiser ». 

HardDick : tu as son numéro ?
Julien Lepers : Enfin, j’ai un don naturel pour la fellation (que je pratique pour la première fois) d’après le héros.
HardDick : Mec, je t’ai posé une question ? fais pas ton rat, file son numéro !

Julien Lepers: je suis, je suis ?!?!

ShowDasse : une salope sous des airs d’intello ?
Julien Lepers : oui, mais il me faut un nom.
HardDick : et moi un numéro.

Julien Lepers : Bon, je vais enchainer sur l’histoire :
Top :
C’est l’histoire d’une fille qui ne sort jamais car trop focalisée sur le travail et que le grand frère incite à sortir. Il la met en contact avec son meilleur ami, Will pour qu’il puisse la faire jouir sortir.
La fille, Hanna, a toujours été amoureuse de Will.
Ils se voient, courent ensemble tous les matins, elle s’achète des fringues, posent des questions sur le cul et il est censé l’aider à apprendre à draguer. Elle rencontre quelqu’un mais ne pense qu’à Will et finalement ils couchent ensemble.
Pendant toute l’histoire, jusqu’à 95%, ils passent leur temps à baiser mais ne sont pas vraiment ensemble car bien qu’elle soit amoureuse de lui depuis ses 12 ans, quand il lui avoue ses sentiments, elle panique et ne veut pas d’une relation. 
Plus tard, s’en suit une série de non dits (un pas en avant, 10 en arrière) qui font qu’ils ne sont pas ensemble jusqu’à la fin. Je suis, je suis ? 

ShowDasse : attendez c’est tout ce qui se passe dans le livre ? Des nons dits et du cul ?
Julien Lepers: Oui, à peu près. Il y a aussi le fait que la marque Aubade est mentionnée 5x fois dans le livre et le mot foutre 10x
HardDick : Hé je vous permets pas hein !
Julien Lepers (déconcerté), heu ? De quoi ?
HardDick : de me dire d’aller me faire foutre.
Julien Lepers: je ne vous ai jamais dit d’aller vous faire foutre, je vous dis que la traductrice a préféré employer le mot foutre que sperme.
ShowDasse : pourquoi ?
Julien Lepers : Je ne sais pas, je crois qu’elle s’est dit que plus c’était vulgaire plus sa plaisait.
ShowDasse : ben non, il faut lui dire que plus c’est gros plus ça plait. Si vous voyez ce que je veux dire)(clin d’œil).

Julien Lepers : Et donc, je suis… je suis… Beautiful Player voyons !!!
Il n’y a donc pas de gagnant, je vous reverrai donc tous les deux lors d’une prochaine finale.
En attendant, comme il reste un peu de temps à l’émission je vais vous faire part des meilleurs dialogues du livre.

 

******

 

Pendant un jogging où elle a mal aux seins car ils bougent trop… (subtilité, le mot d’ordre du livre)

« Par exemple, tu cours avec un caleçon?
Bordel de merde, que m’arrive-t-il? Problème no1: je dis tout ce qui me passe par la tête. Je n’ai jamais été très subtile, et la présence de Will me perturbe assez pour m’empêcher de réfléchir avant d’ouvrir la bouche.

Il me regarde, l’air désorienté, et manque trébucher sur une racine_:
– Quoi ?
Je répète très distinctement:
– Un caleçon. Ou tu portes quelque chose de spécial pour empêcher tes parties de…
Un énorme éclat de rire m’interrompt, qui résonne dans le parc glacé et silencieux.
– Ciel.
– Je suis seulement curieuse.
– Ouais, pas de caleçons, répond-il après s’être repris. Ca bougerait trop là dessous. Particulièrement dans mon cas.
– Pourquoi ? Tu as trois couilles ?

(allez, avouez que vous êtes morts de rire).

 

 ********

 

Plus loin, quand elle est maquillée :

– Tu es très en beauté, d’ailleurs. Elle me regarde, surprise. J’ajoute rapidement: *Je suis content que tu ne les aies pas laissées te recouvrir le visage de fond de teint. Ce serait dommage de cacher tes taches de rousseur. »
– Dommage de cacher mes taches de rousseur? demande-t-elle dans un murmure. Mais quel genre de mec es-tu pour sortir ça ? Tu essaies de me faire jouir à distance ?

Toi aussi, joue à trouver le lien entre le fait de jouir à distance et la phrase précédente, et gagne l’ebook de ce livre.

 

********** 

– Will. Tu veux bien venir avec moi? Tu passes me prendre?
Il ricane et secoue la tête.
Il me faut un moment pour comprendre qu’il est tordu de rire.
– Euh, pervers! je maugrée en lui donnant un coup d’épaule. 
– Tu passes me prendre chez moi ? Il lève la tête, je me frappe le front. « Oh mon Dieu, c’est encore pire. Envoie-moi un message pour me dire si tu peux? » Je grimace, et m’éloigne sur la piste.
– J’adore quand tu me demandes de te prendre! crie-t-il. Je suis impatient de passer te prendre ce soir, Ziggy! Vers vingt heures? Ou dois-je te prendre à dix heures? Je peux te prendre deux fois ?

Non, je n’ai pas inventé ce dialogue et non ils n’ont pas 10 ans.
Et oui, c’est censé être drôle.

 

********** 

* le dialogue où elle lui dit qu’elle a regardé un porno la veille :

– Bref. J’ai une question.
Je la scrute du coin de l’oeil.
– Oui ?
– Les femmes font vraiment ces bruits au lit ?
Je lui souris:
– Quels bruits, Ziggy ?
Elle n’a pas compris que je me moquais d’elle. Elle ferme les yeux.
-Genre « oh, oh, oui, Wiiiiill, donne-moi ta bite et plus fort, plus fort, oh mon Dieu, baise-moi mon gros lapin, etc. »
Sa voix est douce, elle respire lourdement. Je suis horrifié de sentir ma queue se tendre légèrement. ça risque de poser un sérieux problème.
– Certaines.
Elle éclate de rire.
– C’est ridicule !
Je me retiens de sourire. J’aime la voir si confiante dans un domaine dans lequel je suspecte qu’elle n’a que peu d’expérience.
– Elles doivent vraiment aimer ça, donc elles en redemandent. Tu n’aimerais pas désirer quelqu’un si fort que tu sois prête à le supplier de te baiser?
Elle boit une grande gorgée de thé glacé.
– En fait, ouais. Je crois que je n’ai jamais désiré personne suffisamment pour le supplier de me baiser. Un cookie ? Oui. Une bite? Non.
– Ca devait être un super cookie.
– Absolument.

ShowDasse : elle a demandé à un cookie de la baiser ?
Julien Lepers (ignorant la remarque et passant au prochain extrait).

(oui les auteurs ont vu « Qd harry rencontre Sally »
Et oui, la traductrice a cru que des adultes disaient encore Ouais au lieu de oui »).

 

*********

**Elle chuchote :
– Les garçons aiment vraiment l’enculade, n’est-ce pas?
Preuve de ma toute nouvelle aisance avec Ziggy, je cligne à peine des yeux.
– On ne dit pas l’enculade. On dit la sodomie.
– N’est-ce pas? répète-t-elle.
Je soupire en passant les mains sur mon visage. Suis-je prêt à aborder ce sujet avec elle?
– J’imagine. Je veux dire Ouais.
– Donc tu l’as déjà fait
– Ziggy !
– Et tu ne penses pas que tu es dans…
Je lève une main :
– Non !
– Tu ne sais même pas ce que j’allais dire !
– Non, mais je te connais, Ziggy. Je sais exactement ce que tu vas dire.
Elle fait une grimace et regarde l’écran de télévision au-dessus du bar. Les Knicks sont en train de ratatiner les Heat.
– Les mecs peuvent arrêter de penser. Je ne sais pas comment ils font.
– Tu n’as jamais eu assez de plaisir pour ressentir ça.
– Je pense que tu arrêtes de penser même pour un plaisir médiocres.
Je ris en avouant:
– Probablement. Tu as mangé des moules. Pour moi c’est de la merde de mer filandreuse et caoutchouteuse. Mais si tu me faisais une pipe, je ne penserais pas aux moules que tu as mangées.
Elle rougit légèrement.
– Tu dois faire allusion à mes dons de suceuse d’élite.
Je la fixe:
– Je… quoi ?
Elle éclate de rire et secoue la tête.
– Tu vois. Tu es sans voix et je n’ai encore rien fait. Les hommes sont tellement prévisibles!
– C’est vrai. Un mec serait capable de mettre sa queue dans n’importe quel trou.
– N’importe quel trou baisable.
– Quoi ?
– Eh bien, tous les orifices ne sont pas baisables. Comme les narines. Les oreilles.

 Oui ce dialogue est surréaliste.

 

 *********** 

Vous l’aurez compris :
Les dialogues sortent de nul part  (du genre à se demander si on a loupé des pages) et nous avons l’impression qu’ils se veulent drôles alors qu’ils ne le sont (clairement) pas, le style est très pauvre, il n’y a pas d’intrigue (à part qu’il aime les seins), les personnages ne sont pas attachants (Bon quand Will se rend compte de ses sentiments et qu’elle panique, ça va un peu mieux avec lui), ils se courent après et ne communiquent pas jusqu’à la fin (ce qui est à peine long), c’est vulgaire (trop), mal traduit et ça ne fait pas couiner… 
Le seul point positif (mais pas des moindres) réside quand même dans les scènes de cul qui, si elles sont certes redondantes et vulgaires, sont quand même assez bien écrites et font bien monter la température… 

Un livre que je ne recommande donc pas car j’ai trop focalisé sur le style, l’écriture et le manque d’intrigue, mais qui plaira sûrement à celles qui le lisent (seulement) pour le côté érotique. 

Et ce billet marque mon retour au rendez-vous coquin de Stephie: cela faisait bien longtemps ! :-)
Stephie

6
août

Ces 10 « détails », dans un livre érotique, qui semblent exciter les lectrices du monde entier sans que je comprenne toujours pourquoi.


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Aujourd’hui, soyons fous et faisons d’une pierre deux coups en participant à la fois au rendez-vous Top Ten Tuesday, et également à celui de Stephie chez qui, le premier mardi du mois, toutes les lectures sont permises.
Aujourd’hui donc, je vous parlerai des 10 points (G)(ou pas), qui semblent exciter beaucoup de filles, sauf moi.

 

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La clit-lit, ou quand la vulgarité excite (semble-t-il).

 

 

Entre Fifty Shades of Grey, Crossfire et Beautiful Bastard, j’avoue que je me demande sérieusement comment ces livres peuvent être dans le top 10 des meilleures ventes, et surtout comment ils peuvent être tant appréciés sans susciter (pour le moins) quelques « roulages » de yeux (surtout pour Beautiful Bastard j’avoue).

Je comprends que l’homme multi-milliardaire (toujours habillé en costard) qui baise tout ce qui bouge et qui n’est jamais tombé amoureux jusqu’à ce qu’il rencontre la fille « normale », comme vous et moi, celle qui va le faire changer du tout au tout, puisse être un rêve que beaucoup de femmes entretiennent au fond d’elle.

Ca, je peux donc le comprendre, mais j’ai plus de mal avec les 10 points suivants :

 

1. Le langage cru et vulgaire, pendant l’acte notamment.
Merde quoi, les filles, ça vous exciterait vraiment qu’un mec vous dise « sale perverse » ou « tu as une bouche de suceuse » pendant qu’il vous baise, pilonne, défonce fait l’amour ? Vraiment ?

 

2. Mâle dominant… ou pas.
Oh oui, moi aussi j’aime les beaux mâles alpha bien bossy. Je suis la première à lire (et à couiner sur) des livres avec ce genre d’hommes.
Mais la différence entre disons Curran et Barrons, par exemple, et Christian, Gideon ou Benett est de taille (et je ne parle pas de la taille de leur sexe vu que pour le coup, ils sont tous sans exception très bien montés)(manquerait plus qu’ils en aient des petites tiens).
Curran et Barrons sont sûrs d’eux, arrogants et bossy tout le temps (même pendant l’acte, et ce, même s’ils ne tombent pas dans le vulgaire), et sont donc de vrais alpha (qui n’ont pas besoin de fessées pour montrer leur domination, ni pour exciter leurs compagnes en leur faisant connaître la limite douleur / plaisir) mais surtout : et c’est là où je veux en venir (à part à l’orgasme donc) : ils le restent même une fois amoureux.

Christian, Gideon et Benett sont bossy et dominateurs surtout (seulement ?) quand ils baisent. Après ça, dès qu’ils sont amoureux, ils changent du tout au tout et deviennent pire que des serpillières (de belles serpillières soit, mais des serpillières quand même)(de celles dont on aimerait bien qu’elles nous nettoient)(de leurs langues)(comment ça vous m’avez perdu ?).
Ce que je tente donc d’expliquer, c’est que très vite, ils ne sont plus du tout l’alpha dominateur qu’on nous vend au début. Au contraire, ils sont prêts à tout changer pour la fille. Ils deviennent sérieux, monogammes, arrêtent de bosser (pour baiser donc), sont obsédés, mielleux, prêts à mettre leur fierté de côté et à supplier la fille de ne pas les laisser tomber etc…

Personnellement, je ne pense pas que j’aimerais que mon mec soit bossy à souhait mais si c’était le cas, et si c’est ce qui m’avait plu chez lui je n’aimerais pas qu’il change et devienne tout le temps mielleux à part dans le lit (ou sur une table, ou à son bureau, ou dans sa limo, ou… bon vous m’avez compris)(bref : quand il lui prend l’envie de me dire « jouis maintenant, femme ! » quoi).

 

3. Passé trouble ou psychopathe ?
Il était une fois, un homme au passé horrible, battu, violé, ou autre, qui n’a jamais fait confiance à personne et qui n’a jamais pu parler de ce dit passé.
Un jour, il tombe amoureux et là tout son monde et ses certitudes tombent (à contrario de son sexe) : il en vient à se confier, à tout raconter, à faire confiance etc…. Vous voyez le topo ?

Bon alors, oui, cet apollon brisé que seule une femme arrive à rassembler, je comprends que ça puisse faire rêver. On s’y voit, nous, être cette femme et arriver là où toutes les autres avant nous ont échouées. (A quoi bon un psychiatre quand on a une femme à l’écoute (qui en plus fait bien et de manière innée les fellations, je vous le demande ?) Donc OK. On comprend le truc.
Mais … quand même !
Entre l’un qui va jusqu’à tuer un homme qui embête sa copine, l’autre qui ne veut pas qu’on le touche et qui continue de voir la personne qui l’a initié au SM pendant deux tomes et demi (tout en pensant que ce n’est que de l’amitié), et le dernier qui passe son temps à déchirer des culottes (et des vêtements) et à les stocker, je ne sais pas vous, mais moi, je me dis que vraiment, si mon mec avait un de ces comportements, ça ne me ferait pas vraiment mouiller fantasmer. Au contraire, je trouverais ça limite flippant, non ?!

Et c’est sans parler du harcèlement dont font preuve ces beaux apollons au début du livre.
Ils suivent la fille, la harcèle, la mettent sur écoute, et ce, même quand elles leur disent clairement qu’elles ne sont pas intéressées.

Enfin, notons que si un mec tient l’échange suivant avec moi, il peut être sûr que je partirais en courant (et pas en direction de son entrejambe, si vous aviez un doute) :

–       Tu as quelqu’un dans ta vie ?
–       Ca ne te regarde pas.
–       J’ai envie de te baiser, alors oui, ça me regarde….

Cette notion de possession « tu es mienne » (genre quand il jouit la première fois en elle ), est d’ailleurs, pour le moins, assez déstabilisante, voire carrément flippante, je trouve.

 

4. Le style
Il faut bien le dire, nous n’avons pas à faire à du Balzac quand on lit de la clit-lit.
Notez que je ne juge pas vu le nombre (très restreint) de classiques que je lis par an.
Mais quand même. Il n’y a pas beaucoup d’ émotions, ce n’est pas drôle non plus et j’irai même jusqu’à dire que tout est à la limite du dramatique.
Je ne sais pas pour vous, mais un peu d’humour ne gâcherait pas forcément l’intérêt ou l’intrigue de ce genre de livres non ?

J’irai même plus loin, on pourrait même être excitée sans que nos héros aient vécu plus d’horreurs dans leur jeunesse que princesse Sarah dans la sienne (oui on a les références qu’on a…), non ?

Finalement, pour conclure ce point, je vais citer ma copine B qui m’a dit, très justement que « le problème majeur des mommy porn vient du manque de style et d’émotions. Tous les clichés, même les pires, passent bien dans une romance quand tout est englobé dans un style sympa ».
Ca résume parfaitement ce que je voulais dire.

 

5. La première rencontre.
Oh my, la première rencontre.
L’homme est toujours en costard, toujours à la tête d’une multinationale alors qu’il n’a pas 30 ans, et la fille se ridiculise toujours quand ils se rencontrent.
Entre le café qu’elle fait tomber sur lui (à l’entrejambe bien sûr)(qu’elle s’empressera donc de nettoyer en frottant vigoureusement de bas en haut), et celles qui tombent à 4 pattes devant le héros, on peut dire que ces rencontres sont tout ce qu’il y a de plus crédibles.
Mais bon, on ne demande pas à une romance, d’être crédible n’est-ce pas ? Passons donc sur ce point et analysons ce qu’il s’en suit.

Le coup de foudre.
Vraiment, un homme trébuche et vous renverse du café sur vos seins, ou tombe devant vous et quand il lève les yeux, vous avez directement envie de coucher avec lui et de lui jurer fidélité ?
Vraiment ?

Profitons également de ce point pour parler de notre héros ?
Ne pourrait-il pas être un simple employé ? ou habillé en jeans ? faut-il forcément qu’il soit multi-milliardaire et qu’il ait une limousine avec chauffeur ?
Et, comme si c’était un problème d’être riche, doit-il forcément, être d’une générosité à faire pâlir Mère Teresa et donc organiser des galas de charité ?
Cela le rend-il plus humain ?

Enfin, j’aimerais bien comprendre comment notre héros, à la tête d’une multinationale (en plus d’être à la tête d’une queue majestueuse) (pardon pour ce moment d’égarement, je vais me reprendre), je disais donc, expliquez-moi comment notre héros peut passer tout son temps (et quand je dis tout son temps, c’est vraiment tout son temps) à baiser, et continuer à faire prospérer sa boite, hein ???
Parce que, soyons honnêtes, s’il y a un moyen de devenir riche tout en n’ayant que des orgasmes, j’aimerais le connaître. Merci pour le tuyau donc.

 

6. Ces petites phrases qui excitent. Ou pas.
Personnellement si mon homme me sort une des 3 phrases suivantes, ce n’est pas un orgasme qu’il risque de déclencher chez moi, mais plutôt un fou rire.
Et vous ? Quelle est votre sortie préférée et surtout, laquelle vous excite (merci d’expliquer en quoi également, sinon je vous fais fouetter le postérieur à coup de martinets, merci) ?

a- « Jouis pour moi » (maintenant !)(et non, tu n’as pas le droit de toucher ton clito pour t’aider à venir, car c’est moi qui te dis quand tu peux jouir).
b- « tu es mouillée »
c- « tu es étroite » (y’a même plus d’intérêt à être vierge finalement. Quel dommage, tout se perd)(sauf l’étroitesse, semble-t-il).

 

7. Ces petits rien qui font beaucoup (de plaisir)….
Nos héroïnes sont soit vierges (ou ont très peu d’expérience), soit elles n’ont jamais connu d’orgasmes dignes de ce nom.
Mais grâce à nos héros, des orgasmes à répétition, elles en auront en veux-tu en voilà. Et pas seulement car le mec est mieux monté qu’un cheval, non non, mais car il sait se servir de ses doigts et de sa bouche aussi. Ainsi, entre une femme sans expérience et un homme qui en a beaucoup, ça ne peut que donner des multiples orgasmes.
J’avoue, avoir au moins 5 orgasmes par rapport, ça a de quoi laisser rêveur.
Surtout que pendant ce temps, notre héros, lui, conserve son endurance. Soyez bien rassurées sur le fait que jamais, Ô grand jamais, il ne jouira avant vous, même après une belle fellation de votre part.

Ceci dit, même s’il jouit, notre héros étant un surhomme, il peut repartir directement pour 4 autres rounds sans jamais que son petit copain se fatigue.
En bref, notre héros a l’endurance d’un sextoy, la langue et les doigts en plus.
Royal, non ?

 

8. C’est fou ce que le monde est petit parfois.
Un détail m’a toujours fasciné dans ces romances, c’est le fait que dans une ville de je ne sais combien de millions d’habitants, nos héros se retrouvent toujours dans les mêmes endroits par hasard (ou pas… quand le mec est vraiment taré).
Le hasard fait vraiment bien les choses dans les mommy porn (et autres romances), car au début, ils se croisent tout le temps : dans un bar, dans un restaurant, dans une boite, dans une salle de sport… des lieux comme il y en a donc peu à NYC, n’est-ce pas ?

Mais, attendez, il y a mieux : l’ascenseur.

Ahhhhh ce bon vieil ascenseur. Imaginez : dans un immeuble de 20 étages, qui doit quand même comporter environ 6 ascenseurs, nos héros arrivent toujours à prendre le même ascenseur, et à s’y retrouver seul (à part quand l’auteur veut inclure un petit doigtage dans ledit ascenseur, en quel cas, c’est plus excitant si il est blindé).(car bon la fille doit se mordre la lèvre pour ne pas crier son orgasme, et ça, c’est on ne peut plus excitant)(comment ça vous n’aimeriez pas être touché devant des gens ? (et comment ça vous n’arriveriez pas à jouir en 30 secondes, temps moyen qu’il faut à l’ascenseur pour descendre?)(Ahhh, vous préférez vous faire sauter dans la cage d’escalier, c’est ça ?)(ne vous en faites pas, allons, c’est pour après demain, (vu que demain vous faites une fellation à votre héros sous son bureau) il faut  bien varier les plaisirs)

 

9. La fille au caractère bien trempé (mais pas autant que son sexe à la vue du héros, je vous rassure de suite).
Pourquoi les héroines de ces livres ont-elles si peu de caractère ?
Elles sont toutes, sans exception, censées être hyyyyper intelligentes et over diplômées mais il suffit que le héros leur montre leur petit engin pour qu’elle n’ait plus une once de caractère.
Quelque soit ce que le héros leur fait subir, elles ne peuvent se résoudre à le quitter.
Bon, OK, ça, ça arrive dans « la vraie vie », tous les jours et je suis d’accord, ça n’a rien à voir avec l’intelligence.
Mais ne peuvent-elles pas avoir un minimum de réparties ? au moins un tout petit peu ? ne peuvent-elles pas tenir tête aux héros plus d’une journée ?
Apparemment pas. Mais finalement, vu que le héros, rappelons-le, est aussi devenu une larve, ce n’est que justice.

 

 

10. L’histoire (enfin, histoire, on s’entend hein).
En gros l’histoire peut facilement se résumer à : Ils se rencontrèrent, se disputèrent, baisèrent et vécurent heureux en ayant plein de fric et d’orgasmes jusqu’à la fin de leurs jours.

Là où l’histoire varie, c’est au sujet des disputes. Là vous avez le choix :
– le héros qui interdit à la fille de traverser la rue toute seule + elle qui le fait = dispute.
– le héros qui dit à la fille de ne pas rouler des yeux, de ne pas se mordre la lèvre (ça l’excite trop vous comprenez), ou de manger plus + la fille qui n’écoute pas = dispute.
– le héros qui revoit son ex ou qui continue de la fréquenter + la fille qui est jalouse + manque de communication = dispute.
– Le héros qui cache quelque chose à la fille (pour son bien généralement) + la fille qui interprète mal ce silence et qui est un peu parano + manque de communication = dispute.

Voilà un petit aperçu non exhaustif des disputes qui sont, sachez-le, très éprouvantes pour nos héros. (mais je vous rassure le sexe de réconciliation le sera encore plus)(amen).

 

Conclusion : 1 héros torturé + 1 fille inexpérimentée et également un peu perturbée + beaucoup de sexe – un psy (car il ne faudrait surtout pas essayer de gérer le tout avec des professionnels) + beaucoup d’argent = un couple banal et amoureux comme vous et moi (sauf que la vie de ces héroines est quand même bien plus excitante (dans tous les sens du terme) que la mienne).

 

 

L’idée de ce top ten m’est venu après la lecture de Beautiful Bastard qui figure parmi les meilleures ventes du moment et qui est d’une vulgarité sans nom.
Sincèrement, je peux comprendre qu’on soit totalement prise dans ces livres, qu’on fantasme sur un beau mec qui pourrait subvenir à nos besoins… Je comprends qu’on soit excitée par le fait de faire l’amour partout et tout le temps avec un bel homme que tout le monde regarde… oui oui, franchement je peux le comprendre surtout que finalement, c’est le but des livres : tout est permis, tout est possible.
Mais, après la lecture de Beautiful Bastard, je me suis dis « merde mais les femmes adorent vraiment ce livre où le héros dit « tu as une bouche de suceuse » et autres jolis poèmes à l’héroine durant tout le livre ? »
Je me suis vraiment demandé ce qui plaisait aux lectrices après cette lecture.
Et donc, suite à ces 10 points, je vous le demande : aimeriez-vous, au quotidien, que votre copain vous parle comme une pute ? Et seriez-vous flattées qu’il tue un homme pour vous protéger ? D’ailleurs, même dans la fiction, la vulgarité vous excite-t-elle vraiment ?

NB : Princesse Chi-chi me fait (très justement) remarquer que ces points, pour la plupart, ne sont pas propres à l’erotica (remarquez qu’elle emploie le bon mot, contrairement à moi qui catalogue ce genre en clit-lit)(que voulez-vous, on est une princesse comme elle, ou on ne l’est pas, comme moi). Donc oui ces points reviennent dans d’autres romances mais tout de même, elles sont systématiques à ce genre. Non ?

Le débat est ouvert : j’aimerais votre avis, avec thèse, anti-thèse, synthèse. Un cuni de Gideon à la clé.

 

 

2
juil

Combien de doigts veux-tu ?

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J’ai décidé, pour ce billet, de vous retranscrire le livre sous forme de dialogue (j’ai piqué l’idée à la très grande Fashion qui avait fait un billet comme ça sur Fifty Shades)(en 50 fois plus drôle mais bon, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a)(Déjà je n’ai pas autant d’humour et une si belle plume qu’elle et en plus, je ne suis pas aidé : Beautiful Stranger est bien moins drôle que Fifty Shades, simplement plus ennuyeux).
Bref, sachez simplement que je n’invente ni ne déforme rien. Tout est véridique.

Attention : SPOILERS:
 

Sara : Ca y est je prends un nouveau départ. Je quitte Chicago et surtout mon ex copain et je vais devenir la CFO de la filiale d’une grosse entreprise, à NYC.
Après avoir été 10 ans avec le même homme qui m’a trompé avec tout ce qui bouge, je veux devenir la Sara que je n’ai jamais été.
Et rien de tel que de sortir avec mes copines, dans une boite à NYC, où personne ne me connaît, avec une mini jupe et des talons hauts. 

(dans la boite).

Sara : Oh lala ce serveur ne m’entend pas.
Max : Ce n’est pas la meilleure façon d’appeler un serveur, Pétale. Surtout pas pour lui demander des boissons de filles. (pétale ? vraiment ?)(comme dans « j’aimerais déflorer chacune de tes pétales avec ma bouche ? »)(Est-ce moi ou est-ce qu’on peut dire que je lis trop de romance ??).
Sara : comment vous savez ce que j’allais commander ? Après tout, j’aurais pu commander une bière.
Max : Non tu as bu des trucs de filles toute la soirée.
Sara : Ohmondieu, il m’a regardé toute la soirée. Alors qu’il est siiii beau. Et aussi grand qu’un séquoia. (l’auteur a décidé de challenger Ward niveau comparaison…)

Le serveur répond à Max.  

Max : J’aimerais 3 doigts de ce whisky et ce que cette jeune fille voudra. (puis se tournant vers Sara) : combien de doigts veux-tu ?
Sara : Pardon ? Est-ce que vous venez de me proposer 3 doigts ?

(Max ri puis) : Pétale, tu devrais commencer par deux doigts.

(Interruption momentanée de la retranscription  par l’auteur de ce billet qui crie au scandale ! C’est la réplique de la Cité de la peur ça !)(en moins drôle…)(- Vous voulez un Whisky? – Oh juste un doigt. – Vous ne voulez pas un whisky d’abord ?)(vous ais-je déjà dit que j’avais vu ce film un million de fois et qu’il me fera toujours autant rire ?).

 

Reprise de la retranscription avec le barman qui demande à Sara ce qu’elle veut :

– 3 pipes SVP.  (c’est le nom du cocktail. Tout en subtilité).

Max : pourquoi tout ces verres ?
Sara : on fête les fiançailles d’une copine.
Max : donc tu ne risques pas de rentrer avec moi ce soir.
Sara : vraiment ? mais vous venez de me rencontrer.
Max : et déjà, j’ai très envie de te dévorer.
Sara : quand vous me souriez comme ça j’ai envie de vous grimper dessus mais je suis venue avec des copines et je vais repartir avec elles.
Max : OK.
Sara : profitez bien de vos 3 doigts.
Max : profite bien de tes pipes.
(un échange tout en finesse s’il en est).

 

Plus tard, toujours dans la boite, les filles vont danser et Sara repère son bel inconnu. Elle se rappelle l’effet qu’il lui a fait quand il lui a dit qu’il voulait la dévorer… (en d’autres termes (moins subtile j’en conviens) : elle mouille)

Et elle commence à danser (comme une chaudasse) pour lui. Juste pour lui. Elle ferme les yeux, monte ses bras (ce qui fait remonter sa jupe of course) et danse danse danse. Puis elle se rend aux toilettes et tombe sur Max en sortant. (ce qui est vraiment original)

 

Max : Hello Pétale
Sara : Hi l’étranger.
Max : je t’ai regardé dansé.
Sara : Oui je t’ai vu. Pourquoi n’es tu pas venu me rejoindre ? (histoire que je me frotte à toi comme une chatte en chaleur)(oups, désolée je m’emporte).
Max : parce que je pensais que tu préférais que je te regarde.
Est-ce que tu m’imaginais bander pour toi ?
Sara : Wow. Et… est-ce que tu ?? 

(il lui prend la main, la plaque sur son érection, et elle, sans penser, l’enserre) (j’aime le « sans penser ») (c’est sûr, pourquoi penser quand on peut toucher ( ou sucer) je vous le demande ?):

Sara : Et ça c’est pour m’avoir regardé danser ??
Max : est ce que tu danses toujours comme ça ?
Sara : Jamais.  
Max :  Rentre avec moi chez moi.
Sara : non.
Max : dans ma voiture alors.
Sara : non. C’est hors de question que je quitte cette boite avec toi.
Max : Mais j’ai envie de te toucher. (oui et moi j’ai envie de manger des bonbons sans grossir et de prendre un bain avec Adam Levine… Mais on a pas toujours ce qu’on veut dans la vie, Max…)(enfin dans son cas, oui, ceci dit.)(Inutile de préciser que pas dans le mien…)
Sara : (pensant à son ex qui ne voulait jamais la toucher ni rien faire avec elle) : OK touche moi ici alors.
Max : Que proposes-tu exactement ? (d’après toi, qu’est ce qu’elle te propose quand elle te dit « touche moi ici » ?)
Sara : tu n’es pas un psychopathe au moins (C’est sûr, c’est bien le moment de lui poser la question) (plutôt qu’avant de lui proposer de te peloter dans une boite de nuit).
Max : tu me rends fou mais non… (un dialogue des plus profonds selon moi) (presque autant que le sexe de Sara qui peut contenir le sexe de max qui paraît-il, est gros)(mais nous y reviendrons, ne faites pas vos gourmandes).

 

Ils s’embrassent puis :
Max : tu as le gout du sucre. Quel est ton nom ?
Sara : pas de nom.
Max : et comment vas tu m’appeler quand tu jouiras ?
Sara : ca n’a pas d’importance si ? je suis la seule à m’avoir donné des orgasmes depuis un an. Est ce que tu vas changer ça ?

(il l’amène dans un coin un peu reculé, et commence à la doigter. : )

Max : Tu es trempée. (Helloooo cliché number 1) C’est l’idée de le faire ici ou le fait que je te regardais danser en pensant que tu voulais que je te baise ?  (c’est moi ou cette phrase est compliquée ?)
(elle ne répond pas…)
Max : tu es une toute petite chose mais quand tu es trempée comme ça je suis sure que tu peux supporter 3 doigts. (je ne suis manifestement pas la seule à aimer le comique de répétition)(mais j’aime à m’imaginer plus subtile)(comment ça, non ?).
Sara : s’il te plait oui…
Max : on pourrait nous voir.
Sara : je m’en fous.  (comprendre : ça m’excite).
Max : tu as bu. Trop ? je veux que tu t’en souviennes si je te baise.
Sara : alors fais en sorte que ce soit mémorable. (spoiler : elle va s’en souvenir).


(il met un préservatif ) 


Sara : Tu es gros.
Max : C’est le meilleur truc que tu peux dire à un homme. (et le plus cliché aussi) Tu peux aussi me dire que tu n’es pas sûre que je vais pouvoir rentrer… (ils finissent toujours par rentrer à la maison. Toujours.)
 

Et pendant qu’ils le font :

Max : j’ai pris une vidéo de toi quand tu dansais.
Sara : Quoi ?
Max : je ne sais pas pourquoi mais tu dansais comme une possédée (et pourtant, elle n’avait pas encore ta b*** en elle…) et j’avais envie d’un souvenir…


Bref, elle jouit. Il jouit. – C’était génial. – Oui en effet c’était génial. – Ok je vais descendre maintenant. Bye.

 

Dans le taxi : Sara : oh mince alors, j’ai oublié ma culotte là bas, et il a toujours la vidéo de moi. (Je n’arrive toujours pas à comprendre comment on peut oublier sa culotte quelque part).

 

Quelques jours plus tard :
Max : Au resto en train de regarder la vidéo au lieu de parler avec ses potes. Putain j’ai pas arrêté de regarder cette vidéo. Cette fille est trop belle. Je me suis touché 3000 fois ce weekend devant. Je vais jamais le revoir. (mais si mais si…) Et  ses yeux… Honnêtement, elle a des yeux bruns tellement grands que s’ils étaient plus grands, elle serait un lémurien. 

 

Genre un lémurien quoi : 5bt1f07f.jpg (Une fois de plus, une comparaison tout ce qui a de plus imagée)(quand je vous dis que l’auteur peut rivaliser avec Ward…).


Ah tiens, mais qui est en train de sortir du resto ? Mais c’est Benett, mon ancien coloc de fac. Et oh tiens, il est avec Pétale.  Quelle chance ! (tu m’étonnes ! bonjour la crédibilité).


Le lendemain. Il débarque au bureau de Benett et trouve Sara.
– Que fais tu la ?  Et comment m’as tu trouvé ?
Max : je peux te parler ?
Sara : Suis-moi dans mon bureau tu as deux minutes.
Max : Je t’ai vu avec Benett c’est pour ça que je suis venu.
Sara : qu’as tu fait de la vidéo ? tu ne l’as pas mis sur youtube ou porntube (Non pas que je connaisse PornTube hein, mais Sara, tu dansais, sur la vidéo, et j’ai comme  l’intuition que ce n’est pas ce qui est posté sur PornTube) (je pense qu’en postant une vidéo de danse tu te prendrais des tomates)(et comme dirait Bérengère : on sait toutes que ce n’est pas les tomates que tu affectionnes)(mais les gros concombres)(oui mes copines et moi sommes encore plus subtiles que l’auteur) ?
Max : Non.

Puis il la doigte et s’en va avant de l’avoir faite jouir en lui disant que les deux minutes sont passées.

Sara va au resto quelques minutes plus tard et sur qui elle tombe ?  (NYC : ville de 10 habitants avec un seul restaurant).

Elle s’assoit à côté de lui et… il la doigte (Vous voyez comme un thème récurent vous ?).. Elle jouit (ça aussi c’est récurrent) puis il porte ses doigts à ses lèvres : « Ta langue à le goût des sucreries mais ton sexe a encore un meilleur goût. » (meilleur que des bonbons ??? Je ne le crois pas.) Puis elle a un meeting et s’en va sans lui donner son numéro.

Quelques jours plus tard, la boite de Max organise un gala de charité (Hello cliché numéro 2) au MoMA  (rien que ça) et Sara y assiste.
Ils se voient, ils dansent, ils baisent dans une salle juste à côté de la salle de réception et elle lui demande de prendre des photos d’eux mais pas de son visage.

Quelques jours plus tard elle reçoit une enveloppe avec une des photos. Ca l’excite, elle va au bureau de Max.

 

Sara : Ok je te propose qu’on se voit une fois par semaine, le vendredi, tu peux prendre des photos, mais pas le visage, et on le fait ou tu veux mais ni chez toi, ni chez moi. On ne se montre pas ensemble en public, et tu ne verras personne d’autre que moi. (En gros elle lui propose un plan cul quoi).
Max : OK (tu m’étonnes, Ok. Comme si il allait refuser).  

 

Vendredi.
Sara : Je viens de recevoir un texto avec l’adresse d’où je dois me rendre. J’y vais. Tiens c’est un entrepôt.
Oh il y a juste un fauteuil rouge et des centaines de miroirs. (le truc pas flippant quoi). 

Max : Mets-toi là. Je veux t’entendre crier si fort que les gens à l’arrêt de bus en bas puissent connaitre mon nom après. (LOL quoi, sérieusement mec, ça va ton égo ?).
Max : Putain, regarde comme tes seins bougent pendant que je te baise. Et regarde tes fesses si parfaite (un poète ce Max)
Sara : Plus vite Max .  (Et une chaudasse cette Sara) (un poète et une chaudasse sont sur un bateau, le poète tombe, qui va recevoir une pipe ?)
Elle a son orgasme puis :
Max : Ne ferme pas tes yeux. Putain ne ferme pas tes yeux, je suis sur le point de jouir.  

 

Lundi :
Sara : j’ai pensé à lui tout le weekend.
Mardi : toujours pas de nouvelles.
Mercredi : Oh il m’a envoyé une photo.
Vendredi : Le sms: je dois me rendre à la bibliothèque.
Vendredi soir : Dans une petite salle cachée et pleine de livres :  

Max : tu lis des livres érotiques ?
sara : Non.
Max : lis celui là à voix haute pendant que je te baise. 

Baise en question.

 

Lundi :  Max : J’ai pensé à elle tout le week-end.
Mardi :  Oh encore ces paparazzis ! ça m’énerve. Non je sors pas avec Keira Knightley. (LOL)(really ?)
Pfffu je suis vraiment soulé. Tiens un taxi qui s’arrête devant moi. Oh mais y’a Sara dedans (NYC, ville de 10 habitants avec un seul taxi pour la ville). 

Chauffeur de taxi : vous baisez pas dans mon taxi.

Max : Non. Non. (Sara est juste en train de me branler, mais on ne baise pas).
Max : Plus vite ma belle, tu peux ?
Sara : Comme ça ?  Tu as la plus parfaite des bites. Tu me donnes envie de toi les Mardis aussi.
Max : Fuck. (et il jouit. Elle lui tend un mouchoir et sort du taxi).

Jeudi :
Sara : tiens je vais aller dans ce bar jouer au flipper. Mon père adore ça, jouer au flipper. (chacun ses hobbies hein, qui suis-je pour juger ?)(Mais le flipper ? Really ?).
Oh tiens Max. (NYC ville de 10 habitants avec un seul bar pour toute la ville).

Ils parlent puis : – On se voit demain ? – Oui.

Vendredi : Texto.
Vendredi soir. Oh un immeuble de 30 étages. Oh je dois aller sur le toit. Oh c’est la fête nationale. Oh il veut qu’on le fasse sans capote. Il est clean et je suis sous pilule. Bon OK alors. Oh il me baise, nous prend en photo, et oh y’a des feux d’artifice en même temps. C’est vraiment merveilleux : je jouis.

Max : Tu veux pas dormir avec moi ?
Sara : Non. (alors qu’en fait elle en meurt d’envie)(non non, la lectrice que je suis n’a pas commencé à trouver le temps long. Du. Tout).

 

Lundi :
Oh j’ai pensé à lui tout le weekend.
Mercredi : Oh une photo de la dernière fois à la bibliothèque.
Vendredi : texto: je dois rester au bureau, y’a des travaux, je dois faire des cartons.  Retrouve-moi là bas. 

Vendredi soir :
Max : Ferme la porte, déshabille toi et allonge toi sur mon canapé pendant que je fais les cartons, et tiens tu as qu’à lire ça (un livre érotique)(encore)…
(elle fait ce qui lui est demandé… puis il lui demande de fermer les yeux)
Sara : oh la la, je l’entends défaire sa ceinture. Enlever son pantalon et… c’est quoi ce frottement ? Oh ! Il se touche !
– Je peux voir ?
Max : Non.
Sara : Oh il jouit, c’est tellement excitant.
Max : tu peux ouvrir les yeux maintenant. Et te toucher si tu veux. Je sors deux minutes me nettoyer.
Sara : se touche, a un orgasme.
Max revient.
Sara : tu as tout loupé.
Max : heureusement que j’ai tout filmé alors… (non, la fille ne s’est pas enfuie en courant).

Ils vont au resto, il lui raconte qu’il a été élevé dans une famille très cato, qu’il a 7 sœurs et 3 frères (et 666 neveux et nièces) elle lui dit qui est son père (un homme connu) et après son téléphone sonne, c’est son ex, elle dit rien et ne répond pas mais se sauve rapidement. Il est jaloux, va faire du sport pour se changer les idées. Elle l’appelle elle débarque, il ne veut rien faire car il voit que même si elle lui saute dessus, elle n’est pas bien (un vrai gentleman quoi… comme on en trouve peu)(et avec la plus parfaite des b**** en plus (comme on en trouve peu aussi), que demander de plus ?), il lui propose de le rejoindre dans un bar le lendemain, elle y va, rencontre ses potes, les apprécie, ils vont au resto, ils changent les règles de leur relation et décident qu’ils pourront se voir plus souvent. (A ce stade là on est à 70 pourcent du livre et, je n’en peux plus).

 

D’ailleurs je n’en peux tellement plus que je vais abréger la fin :
Ils vont dans un club de voyeurisme puis dans une chambre d’où ils peuvent être vus, il lui fait un cuni, sortent, le font dans la voiture. Et elle décide de l’inviter chez elle pour la nuit suivante où ils vont le faire pour la première fois dans un lit et où il va prendre des centaines de photos d’elle et d’eux, avec leurs visages.
Il lui dit qu’il l’aime, elle lui dit qu’elle l’aime, il part en voyage d’affaire, se fait voler son sac, il se passe un truc (genre le seul truc du livre qui ne soit pas du cul), ils se séparent (je vous rassure la « rupture » dure environ 4 pages, ce n’est pas trop long), se remettent ensemble et baisent !

 

Donc en résumé ce livre c’est :

– De la baise, rien que de la baise, toujours de la baise (lever la main droite et dites je le jure).
– Un mec plein aux as, super beau, avec une grosse b***, qui a une limo, et qui organise des galas de charité.
– Une fille qui se révèle être une grosse nympho. (et qui a 163000 orgasmes dans le livre)(qu’elle a en premier, je vous rassure, faudrait pas que le mec jouisse avant hein).
– Des photos.
– Une fille qui ne s’habille qu’en jupe (véridique) pendant tout le livre.
– Une scène où elle met son t-shirt.
– Une mini rupture de 3 pages.
– De la baise, toujours de la baise…

 

Conclusion : c’est mieux écrit que le premier tome, c’est moins vulgaire, les personnages sont plus « intéressants » mais qu’est ce qu’on se fait chier !
Conclusion bis : il faut vraiment que j’arrête ce genre de livres. Vraiment.

 

D’autres billets coquins chez Stephie.
65408451 p 

 

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