Les lectures de Cécile

6
juil

Divergent – Veronica Roth

divergent

 

On m’avait dit « Divergent c’est génial, c’est le nouveau Hunger Games ».
J’ai pensé «  Impossible » et aussi « Pffu une nouvelle dystopie, c’est toujours le même schéma, 2 héros qui se rebellent contre l’état au pouvoir. »


En effet, après avoir été déçue par Delirium et The Declaration, j’avais un peu de mal à croire que je pourrais avoir un coup de cœur  pour une dystopie, comme cela a été le cas pour HG.
Et bien… je me suis trompée !

 

Voilà un livre que j’ai adoré, que j’ai dévoré, que je n’ai pas voulu reposer, qui m’a fait vibrer.
Un coup de cœur, un vrai.
 

L’univers dans lequel nous entrons est divisé en cinq factions :
Abnegation (générosité), Candor (Honnêteté), Dauntless (bravoure / courage), Amity (la paix), Erudite (intelligence).

Les enfants appartiennent à la faction de leurs parents jusqu’à l’âge de 16 ans, âge auquel ils devront passer un test qui définira pour quelle faction ils sont le plus fait. 
Ils auront alors un jour pour faire un choix : rester auprès de leur famille, ou la quitter et entrer dans une autre faction, dans un univers qu’ils ne connaissent pas et pour lesquels ils n’ont aucune certitude d’être vraiment fait…
 

Béatrice, aussi appelée Tris vient de la faction Abnégation. Quand elle passe le fameux test, ses résultats sont pour le moins différents. Elle correspond à plusieurs factions. C’est une Divergent. 

Qu’est ce que ce terme peut bien signifier ? Pourquoi son examinatrice lui annonce qu’elle trafiquera ses résultats et que jamais elle ne devra parler de son vrai résultat ?
Le mot Divergent ne devra jamais être prononcé.
Qu’est-elle ? Que risque t-elle ? Est-elle la seule Divergent ? Quelle faction doit elle choisir ?

Nous voilà plongé directement au cœur de ce monde, qui de prime abord paraît d’ailleurs plutôt bien pensé.
Nous ne plongeons pas dans un univers comme celui de HG  ou 1984 où l’on se rend compte très rapidement de la cruauté des personnes au pouvoir.
Ici, chaque faction a sa particularité, son utilité, sa fonction dans le monde et à pars quelques animosités entre certaines factions, on ne comprend pas tout de suite où va se situer l’action.
 

L’action, d’ailleurs n’apparaît pas tout de suite, mais plutôt dans la seconde partie du roman.
Qu’à cela ne tienne : je ne me suis pas ennuyée une seconde.
Je suis tout de suite rentrée dans cette atmosphère particulière, j’ai tout de suite accroché au caractère de Tris, jeune fille à l’apparence fragile et qui se révèle très forte de l’intérieur.
Une héroïne comme je les aime : forte, ambitieuse, qui se fixe des objectifs et essaye de les atteindre mais qui a aussi ses moments de doutes, ses moments qui la rendent humaine.
 

Rebondissements, actions, manipulations…
Amitiés, animosité, coups bas…
Epreuves, révélations…
Amour…
Tout est fait pour nous faire stresser, angoisser, nous ronger les ongles, nous faire sourire, applaudir notre héroïne, être fière d’elle malgré nos peurs…
Oui tous les ingrédients sont là pour nous faire passer un super moment.
 

Un tome sans bémol pour moi, un coup de cœur. Je ne peux que vous le conseiller.

Par contre, je préfère vous prévenir, Four, le potentiel masculin qui a su faire battre mon cœur de midinette est à moi. Rien qu’à moi.
Je le dis, histoire que les choses soient claires. :)


Je finis ce billet sur cette note mais sachez que l’histoire sentimentale n’est de loin pas la priorité du roman, ce n’est pas ce qui est en fait sa force, mais bon je ne vais pas vous mentir, c’est un petit plus non négligeable ! :)

Je file voir les avis de Bladelor et de Mlle Pointillés mes co-lectrices lors de cette lecture même si on s’est échangé suffisamment de mails pour que je devine déjà le contenu de leurs billets ! 


Et voici l’avis de Clarabel et celui de Adalana, les tentatrices. 
 

 

dystopie  lirenvo12

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-divergent-veronica-roth-78727868.html

7
avr

The Declaration – Genna Malley

declaration 

 

Londres en 2139 :

Plus de sida, plus de cancer, plus de maladies…

Un remède pour rester toujours en vie. « La longévité » : un médicament qui fige votre vie à l’âge où vous commencez à le consommer.

Un problème : des naissances sans morts signifieraient la fin des ressources naturelles.

Une solution : signer « la déclaration » : vous vous engagez à ne plus faire d’enfants si vous décidez de ne pas mourir.

Mais, vous pouvez aussi ne pas signer « la déclaration ». Vous décidez alors d’enfanter, de ne pas prendre « la longévité » et donc vous avez choisi de mourir, un jour… Une vie pour une vie.

Mais si vous prenez la longévité et que vous faites un enfant, celui ci devient un « surplus », un non désiré par la société.

Intéressant mais très risqué : des personnes traqueront sans merci vos enfants, ils finiront par les attraper et par les envoyer dans des établissements privés.

 

C’est dans un de ces établissements que Anna a passé toute sa vie. C’est là qu’elle a apprit à haïr ses parents, ces égoïstes qui ont fait d’elle une surplus, un rejet de la société. C’est là qu’elle a compris qu’elle n’était qu’une moins que rien et que ce qu’elle peut envisager de mieux dans la vie est de devenir une gentille et docile gouvernante.

C’est là, aussi, qu’elle va voir son monde et ses certitudes s’effondrer par l’arrivée de Peter, un surplus qui vient de se faire prendre, à 16 ans.

 

C’est une lecture très plaisante que voilà.

On s’imagine très bien le monde décrit…

Cependant, il ne se passe pas grand chose pendant une centaine de pages. Puis la rébellion se met en place, mais là, trop rapidement.

Comment vous expliquer ?

 

Anna passe en un rien de temps de la fille soumise qui refuse de croire en Peter à la fille qui lui confie sa vie et son cœur aveuglement… Mouais…

Et puis, j’ai eu du mal à m’attacher à cette héroïne qui m’a légèrement agacée au début puis qui ne m’a pas spécialement touché par la suite…

 

Ceci dit l’intrigue est bonne, il y a même des rebondissements inattendus, et l’action est ininterrompue pendant les deux derniers tiers du livre ; je n’explique donc pas vraiment pourquoi je ne ressors pas plus emballée que ça de cette lecture…

A noter que j’ai lu ce livre juste après « Delirium » et finalement on retrouve quand même toujours le même genre de schéma dans les dystopies. Ce livre a donc, peut-être, un peu souffert d’une lecture trop rapprochée avec Delirium.

 

La fin, quant à elle, peut-être une fin en soi. Pas de suspens insoutenable.

Je ne pense donc pas lire la suite : c’est sympa aussi, finalement, les fins satisfaisantes…

 

Pour celles que ça intéresse, ce livre est sorti en français…  

Elles ont adoré : Clarabel (tu l’as lu en Janvier 2008!) (link) et Sandy (link).

 

 lirenvo 5/12

 

 

 

 

 

 

 

 

 

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-the-declaration-genna-malley-71214689.html

10
fév

Delirium – Lauren Oliver

delirium.JPG

 

Merci de sortir vos petits carnets et de mettre un grand V comme victoire à la date d’hier.

Date à laquelle j’ai fini un livre sans avoir lu la fin au préalable. Incroyable. Mais vrai.

Bon ça ne m’est pas venu comme ça hein ? C’est Clarabel qui m’a challengé.

Et quelle fin !! Elle n’a pas choisit n’importe quel livre pour me challenger la coquine…

 

Imaginez un monde où l’amour est considéré comme une maladie mortelle.

Un monde où tout est mis en œuvre pour que personne ne puisse contracter ce mal.
Filles et garçons séparés, couvre feux imposés, et surtout, à 18 ans, une opération qui vous guérit à jamais.
Plus d’amour. Plus de sentiments forts. Plus d’amitié sincère. Tout est programmé. Votre futur en tous cas.

 

C’est dans ce monde que vit Lena. Elle n’a qu’une hâte : subir son opération qui a lieu dans moins de 3 mois.
3 mois au cours desquels elle va rencontrer Alex.
Sa vie va changer. Ses certitudes aussi.

 

Coup de cœur pour Lily et Clarabel, qu’en est-il pour moi ?!
Et bien, j’ai beaucoup aimé également.
Ce n’est pas un coup de cœur car j’ai trouvé que ce livre ressemblait beaucoup à Uglies, que j’avais particulièrement aimé.

Beaucoup de similitudes entre ces deux livres qui ne m’ont pas empêché pour autant d’apprécier et de passer un très bon moment. Sauf que je n’ai pas eu l’effet de nouveauté, de surprise.

 

Le monde décrit est angoissant et réaliste. On s’y croirait tant on se l’imagine parfaitement. On rentre dans cet univers très facilement, comme si nous y étions.
Les personnages sont attachants, Lena, surtout, qui a ses certitudes et qui n’est pas prête à les abandonner facilement. Ce n’est pas l’héroïne battante et rebelle qui s’impose comme tel depuis le début.

Alex est vrai, sincère, beau :  son histoire et son passé m’ont beaucoup touché.

Hana, la meilleure amie parfaite, celle qui délire, c’est elle, la rebelle de l’histoire. Je l’ai vraiment beaucoup aimé. Mon personnage préféré peut-être…

Enfin, il y a les personnages secondaires, ceux qui sont guéris, et qui sont simplement flippants tant ils sont lobotomisés.

 

On suit les doutes et les peurs de Lena. On suit petit à petit son évolution. On sent la cassure arriver, on est présent quand son monde et ses certitudes volent en éclat.

Nous ressentons ses émotions comme si nous les vivions.  

En cela, un excellent livre. C’est intense. C’est prenant.

Et cette fin. Ahhh  quelle fin ! Mon cœur a saigné, rien de moins… Mais pourquoi ? Pourquoi l’auteure s’est-elle arrêtée là ? Et pourquoi n’écrit-elle pas plus vite ? 2012 c’est trop loin. Beaucoup trop loin. C’est tout simplement cruel de nous laisser sur une telle fin… Et nos petits cœurs, elle y a pensé ? 

 

 

 Les avis on ne peut plus enthousiastes de Clarabel (link) et Lily (link). 

dystopie
 

 

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-delirium—lauren-oliver-66858163.html