Les lectures de Cécile

3
nov

Sempre de J.M Darhover, une histoire d’amour, de redemption, d’espoir, de vie, de mort, de mafia, d’esclavage… Une histoire à lire…

 sempre bis

Dans le prologue de ce livre, nous pouvons lire « qu’il y a environ 27 millions de personnes dans le monde forcées d’être des esclaves (sexuels ou non). La majorité de ces esclaves est composée de jeunes femmes, mais pas seulement.
Ces esclaves, ce sont nos mères, nos pères, nos sœurs, nos frères. Ce sont nos amis, nos amours, nos voisins, nos enfants. Nous. Cela peut arriver à tout le monde, même à vous.
Le trafic d’humains est la seconde organisation criminelle la plus lucrative au monde, faisant plus d’argent en une année que Google, Nike et Starbucks réunis. 
Elle existe partout, dans les provinces les plus pauvres du Cambodge comme dans les quartiers les plus réputés de Californie. 
Deux enfants par minute sont forcer de rejoindre ce trafic, soit 2880 par jour. 
Si nous ne nous battons pas pour eux, qui le fera ? »

 

Et avec un tel prologue, il est légitime de penser que ce livre va être sombre, et qu’il risque même d’être trop sombre pour vous.
Mais vous auriez tort, car ce livre est parfait sur de nombreux aspects, et la façon dont l’esclavage et la traite d’humains sont abordés l’est également.

S’il vous fait un peu réfléchir, le sujet reste abordé de manière secondaire et jamais nous ne rentrons dans le glauque ou dans le « pesant ».

Haven Antonelli, 17 ans, esclave de deuxième génération, a grandi isolée du monde, passant ses journées à travailler dur et à être traitée comme une moins que rien.
Carmine DeMarco, quant à lui, est un garçon issu d’une famille de la Mafia qui a grandi dans un environnement privilégié. C’est le bad boy par excellence, qui fait ce qu’il veut sans se soucier des conséquences.

Quand le père de Carmine, le Dr Vincent DeMarco achète Haven et l’amène chez lui, les destins se croisent et se mêlent, le futur se redessine et nous assistons, nous autres lecteurs, à un choc entre bien et mal, entre peur et espoir, passé et présent, vie et mort, amour et haine, maitre et esclave… 

Nous assistons à l’évolution de Haven, jeune adolescente terrorisée qui ne connaît rien au monde extérieur et qui se voit offrir une chance de vivre une vie plus « normale ». Une vie qui lui permettra de ressentir des émotions jusque là interdites. Celles d’espérer, d’aimer, et d’être aimer.

Nous suivons alors l’évolution de Carmine, garçon taciturne et nerveux, qui en veut au monde entier et qui va voir son monde, ses connaissances et son avenir vaciller au contact de Haven.

 

Mais Sempre, ce n’est pas une romance. Enfin si. Mais pas que. Ce n’est pas juste Carmine et Haven, deux adolescents qui se trouvent et qui vont tomber amoureux. C’est tellement plus.
Tellement plus.

Who are you anyway? What are you even doing here?”
“Haven,” she said quietly, peeking at him.
He gazed at her peculiarly. “Heaven? No, this definitely isn’t Heaven. But I get why you’re confused, since I’m standing in front of you.” She stared at him, and he cracked a smile. “I’m kidding. Well, kinda… I have been told I’ve taken a girl to Heaven a time or two.”
“Haven, not Heaven,” she said, louder than before. Nothing about the conversation made sense to her. “My name’s Haven.”

 

Sempre…

C’est d’abord des personnages secondaires parfaits jusque dans les moindres détails de leurs imperfections.
Des personnages tellement, tellement rafraichissants tels que…

Vincent et ses contradictions qui nous décontenancent. Est-il bon ou mauvais ? Médecin ou Mafieux ? Généreux ou impitoyable ? Vincent, ce personnage secondaire qui a tout d’un héros et qui nous déstabilise. Un personnage tout en contradiction que nous avons envie de serrer dans nos bras un moment et de tuer la seconde d’après.

Des personnages rafraîchissants et originaux donc, comme…
Dom, le geek, le grand frère, la bonne humeur personnalisée, Tess la peste, Dia la super copine, Corrado qui ne parle que quand c’est important (je l’aime !), Celia et sa douceur.

Comme Haven avec sa naïveté, sa force de caractère, son besoin d’apprendre. Ou encore comme Carmine et son impulsivité, ses erreurs, son envie de bien faire, son passé qui l’étouffe.

Des personnages rafraichissants… qui ont des défauts et qui font des conneries, des personnages qui souffrent et qui le disent, des personnages qui s’aiment, et qui se le disent aussi.

 

Sempre, c’est un pavé de 560 pages que l’on dévore de la première à la dernière ligne.
C’est une écriture magnifique, qui fait vibrer, qui touche, qui fait rire, qui fait même presque pleurer. 
Sempre, c’est bien plus qu’une histoire d’amour, c’est la Famiglia, la mafia, et ces serments dont on ne peut pas se défaire.
C’est un lien que l’on ne connaît pas, que l’on cherche à comprendre, à deviner… 
C’est des morts, des vies, des doutes, des révélations inattendues, de l’horreur et de l’espoir.
C’est une intrigue géniale, prenante, intrigante et très bien menée.
C’est des papillons dans le ventre, puis la peur qui nous étreint, des sentiments contradictoires et beaucoup de tension et de justesse. 

 

Et Sempre, c’est toutes les questions qu’on se pose tout au long du livre.
Que cache Vincent ? Pourquoi a-t-il acheté/sauvé Haven ? Comment les mondes de la mafia et celui de l’esclavage vont-ils se mêler ? Quel est le lien ? L’amour de Haven et Carmine va-t-il pouvoir s’épanouir ou est-il voué à l’echec ? Qui est qui ? Qui sait quoi ?

C’est toutes ces questions et bien d’autres encore qui apportent une tension constante qui ne nous lâche pas de toute la seconde moitié du livre.
C’est une histoire qui se met lentement en place, sans jamais nous ennuyer, et un stress qui monte crescendo dans la dernière partie du livre car on sent, on sait qu’il va se passer quelque chose. Ce quelque chose qui fait qu’on ne veut pas poser le livre.

Besides, there’s a reason we don’t know how the story ends.
Why?
Because it doesn’t.”

 

Je pourrais continuer longtemps de vous vanter tous les aspects positifs de ce livre original et addictif mais je vais essayer de conclure et de résumer.
Sans omettre le fait que j’ai trouvé un passage de la fin un peu lent qui a cassé le rythme, ce qui est mon seul bémol, je retiendrai de Sempre que c’est un livre captivant, aux personnages principaux et secondaires parfaitement développés, une intrigue prenante, une écriture très juste qui fait passer beaucoup d’émotions.
C’est une belle histoire d’amour, intense et vraie, des moments qui nous font couiner, d’autres qui nous attristent, et une tension constante qui ne nous quitte pas jusqu’à la fin.
C’est une auteur qui ose, pas tout, mais déjà beaucoup.
Et c’est aussi une recherche Google dont on se serait passer (ou comment la curiosité peut en effet s’avérer un vilan défaut).
En bref c’est un livre original qui traite d’amour, d’espoir, de rédemption, des démons du passé, de angry dragon, de lucioles, de vie et de mort. C’est un livre qui se dévore, un livre à lire, un livre à adapter en français.

Avis aux maisons d’édition… :)

Sempre (Forever) est un premier tome mais la fin est une fin en soi.

Lu avec B qui a adoré aussi et Fleur qui a eu un coup de coeur et dont je vous invite à lire l’avis ici. 
 

« I think sometimes good men just find themselves doing bad things »

24
sept

Mini-Chro’s #10 – Ces livres qui ne me marqueront pas et qui, pour certains, m’auront beaucoup déçue…

 

 

unbelovedJe ressors globalement déçue de cette lecture.
Ce que j’aime dans cette série, hormis son originalité, c’est son intensité.
Dans les précédents tomes, surtout dans le 1 et le 3, l’auteur arrive à nous mettre mal à l’aise, elle arrive à nous faire aimer des personnages vraiment dérangés à qui on souhaite le meilleur malgré leurs agissements souvent immoraux, elle arrive à nous faire ressentir beaucoup d’émotions contradictoires et à nous plonger dans un monde aux antipodes du notre.

Dans cette série, il y a beaucoup de vulgarité, du sexe, des scènes violentes et trashs, ainsi que des personnages atypiques mais néanmoins touchants ou du moins attachants. C’est une série que j’adore, et dont j’attends chaque tome avec impatience tant elle est originale et change de tout ce qu’on lit habituellement.
Et là. Là. Ben non. Non, ça ne l’a pas fait. 

L’histoire parle de Dorothy que l’on a connue dans les tomes précédents, ainsi que de Jase et de Hawk.
(Oui !!! J’étais même prête à lire un triangle amoureux, c’est dire que j’aime cette série !)
Le point positif c’est que justement, il n’y a pas de triangle amoureux. Dorothy fait son choix, s’y tient, n’hésite pas, et ne revient pas sur sa décision. Et j’ai aimé son choix ce qui tombait bien ! 

Quant aux points négatifs, ils sont plus nombreux… L’histoire m’a semblé plus plate que d’habitude, il n’y a pas vraiment de surprise, rien de dérangeant, à peine vulgaire (même pas de « fuck » à toutes les pages franchement ! Où va le monde des bikers, je vous le demande ?), et même côté sexe, c’était plat.
Alors même si le passé de Hawk est intéressant, les personnages sont lisses, pas assez originaux, différent, ni assez fucked-up… L’histoire de Jase, quant à elle, nous laisse un goût d’inachevé et si j’adore toujours l’écriture et le style de Madeline Sheehan (j’ai quand même versé ma larme à certains moments) je suis déçue de ne pas avoir ressenti autant d’émotions que dans les tomes précédents.

Globalement, un 4ème tome moins intense.
Ce qui ne m’empêchera bien évidemment pas de me ruer sur le prochain tome sur Preacher.
Après l’épilogue, j’avoue mourir d’envie de lire le tome sur ZZ mais si l’auteur dit que l’histoire de Preacher est indispensable à lire avant, alors on la croit, et en attendant sa sortie, on élabore bon nombre de théories. 

“…I turned to Hawk and smiled. « Do you even remember how to ride? »
His answering laughter was the most beautiful thing I’d heard.
« Woman, » he said, an eyebrow cocked as he looked down at me. « It’s like f***in’. You don’t ever forget how.”

 
Unbeloved (Undeniable tome 4) – Madeline Sheehan
Ebook – 255 pages

 

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dirty angels“You must feel your soul is dirty then.” He gave me a wry smile. “Oh, my darling. No,” he said, opening the French doors for me. “I don’t even have a soul.”

L’histoire débute avec Luisa qui s’enfuit de la maison de son mari, le boss du plus gros cartel de Mexico.
Alors qu’elle arrive enfin à s’évader, elle ne s’attend pas à se faire kidnapper par le boss d’un cartel rival, Javier Bernal.
J’ai passé un très bon moment avec Javier que je ne n’ai découvert qu’à travers la nouvelle qui lui est consacrée dans la série Sin & Needles de l’auteur.
Javier est un vrai méchant et j’ai beaucoup apprécié suivre son évolution, ainsi que celle de Luisa.
Ces deux personnages sonnent très vrais, leurs histoires m’ont touchée, particulièrement celle de Luisa dont j’ai aimé la force de caractère.

Dirty Angels est un livre globalement prenant, avec une histoire assez sombre, dans le milieu de la drogue au Mexique, des scènes (de torture entre autres) sûrement très réalistes, d’autres assez chaudes et des moments touchants.

Malheureusement, ce n’est pas un coup de coeur pour autant. Il m’a manqué quelque chose. Outre la fin qui est trop rapide et un peu facile, j’ai trouvé que globalement ça aurait pu être « plus ». Plus prenant, plus sombre, bien plus sombre même, Javier aurait pu être plus bad boy encore et les scènes de sexe encore plus chaudes…

Le potentiel pour en faire un coup de coeur était là mais j’aurais aimé que l’auteur aille plus loin.

Ceci dit, Karina Halle montre une fois de plus l’étendu de son talent à travers une très belle écriture et de très belles phrases et pensées. Je suis assez admirative qu’elle puisse changer de style si facilement passant d’une série fantastique comme Experiment in Terror, à une romance contemporaine comme Love, in English pour finir sur un livre plus sombre comme Dirty Angels. Chapeau donc à l’auteur, et rendez-vous pour le prochain sur la soeur de Javier.

“They would not break my soul. They would not see my pain.”

Dirty Angels (Dirty Angels tome 1) – Karina Halle
Ebook – 309 pages

 

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addictedVoilà un scénario tout ce qu’il y a de plus original.
Lily est accroc au sexe. Loren est alcoolique.
Ils sont amis d’enfance, et pour cacher à leurs proches leurs addictions, ils font croire à tout le monde qu’ils sont un couple.

“I love you, but I want to love you enough that I never choose alcohol over you. Not even for a moment. I want to be someone you deserve.”

J’ai vraiment beaucoup aimé l’originalité de ce livre et la façon dont il est écrit.
J’avais du mal aussi à décrocher et le reposer… et pourtant… j’ai globalement trouvé ça lent.
J’ai trouvé que les personnages n’évoluaient quasiment pas dans tout le livre, si ce n’est dans leur relation. Spécialement Lily, qui même si elle se remet en question, ne veut strictement pas évoluer, et ce, jusqu’à la quasi fin du livre, ce que j’ai trouvé dommage et qui m’a limite agacée les derniers 20% du livre.

Globalement, j’aurais aimé qu’ils se passent plus de choses, voir plus de drames, que Lily et Lo se bougent ou réagissent plus tôt, ce qui me fait ressortir de cette lecture mitigée…
Pourtant, j’ai particulièrement aimé Lo, ainsi que leur relation, la description très juste de leur addiction, leurs réactions qu’on apprend à comprendre. Mais j’aurais voulu que ça aille plus vite, qu’il se passe plus de choses…

Il n’empêche que j’ai très envie de lire la suite, et de lire les spin off sur les personnages secondaires qui sont eux aussi très intéressants… Simplement, je ne vais pas me jeter dessus.

Si ce livre vous tente, je pense qu’il faut lui laisser une chance.
Pour ma part, je l’ai lu après une lecture que j’ai adorée et qui n’avait pas une minute de temps mort… et ça n’a peut-être pas aidé !

“Wait for me.” The words come out choked and pained. “I need you to wait for me. »

 
Addicted to you (tome 1) – Krista and Becca Ritchie
Ebook – 324 pages

 

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spellmanAttention spoilers

Mais comme je dis toujours, il faut toujours savoir faire preuve de tolérance.*
* C’est sans doute la première fois que je le dis.

 Je n’aurais jamais cru mettre 2 étoiles à un Spellman, et pourtant.
J’ai trouvé ce tome beaucoup moins drôle que les précédents, limite déprimants à certains moments, et je n’ai pas du tout adhéré à l’évolution de certains personnages.
J’ai trouvé l’évolution de David ridicule, Henry complètement effacé et inexistant, je n’ai pas retrouvé ce qui me plaisait tellement dans ses échanges avec Izzie, et j’ai trouvé cette dernière ridicule à fuir toutes discussions.

Pour vous dire, je n’ai même pas été déçue par la façon dont évolue leur relation à la fin du livre et pourtant, vu que je m’étais spoilée, c’est quelque chose que j’appréhendais. Mais finalement leur relation tout au long du livre est tellement décevante que cela atténue l’impact de leur décision finale.

Heureusement, Rae et les parents, toujours aussi drôles, ont rattrapé un peu le reste.

« Bonjour, Rae. Je peux faire quelque chose pour toi ?
– Eh bien oui. J’aimerais récupérer ma voiture.
– Moi, j’aimerais récupérer mes cheveux, a répondu papa.
– Si je les avais, je te les rendrais.
– Je crois que tu les garderais plutôt pour une éventuelle rançon.
– Peut-être. Mais je finirais par te les rendre, parce que j’en ai à moi.
– Merci. Je suis vraiment content de l’apprendre. Mais tout ça reste dans le domaine des hypothèses. Je ne veux pas avoir à vendre mes cheveux aux enchères.
– Tu vas me rendre ma voiture ?
– Non, pas tout de suite. J’en ai besoin.

La série aurait peut-être dû s’arrêter après le tome 4.

Et même si cela ne m’a pas dérangée vu l’évolution que cela prenait, je dois quand même dire que je ne comprends pas le choix de l’auteur de mettre 4 tomes pour réunir un couple très attendu pour finalement les faire rompre le tome suivant. C’est ridicule.
Finalement, je ne garderai pas du tout un bon souvenir de ce tome mais je lirai la suite tout de même étant donné qu’il s’agit là à priori le dernier tome.

Rae m’a ignorée et a continué sa conversation avec maman.
« Il se passe quelque chose que vous ne me dites pas.
– Ca ce n’est pas nouveau », a répondu ma mère, énigmatique.
Rae a renoncé à discuter avec les parents et m’a regardée d’un œil noir.
« C’est toi qui es à l’origine de tout ça. Je le sais et quand je découvrirai comment, tu le regretteras.
– Jamais les enfants de mon amie Lydia ne se lancent des menaces, a dit maman.
– Lydia n’est pas ton amie, a rétorqué Rae. C’est juste un membre du groupe de tricot qui te sert de couverture.
– Crochet, a rétorqué maman.

 
Rien ne va plus chez les Spellman (tome 5) – Liza Lutz
Editions Albin Michel – 456 pages

 

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oppoAttention spoilers

J’avais adoré le tome 4 et j’attendais ce 5ème et dernier tome avec impatience.
Tome dont je ressors finalement assez déçue.
En effet, force est de constater qu’un mois après l’avoir lu,  je ne me souviens d’aucun détail. Et quand je dis aucun, c’est que j’ai même du demander à Ju de me rappeler ce qui se passait dans ce tome. (En fait j’ai aussi demandé à B mais bon elle ne m’a pas été d’un grand secours, comme j’aurais pu m’en douter :D). 
En résumé, c’était bien parti, le début était assez prenant bien que Dee manque de crédibilité dans son rôle de bitch.
Et puis, le tiers passé, certaines scènes n’ont plus du tout été  crédibles (le chef des Arum sur son trône de crânes, ridicule…), d’autres étaient trop cheesy (il me semble que Kate et Daemon passe le tome à coucher non ?), et enfin Kate dans le rôle de la justicière badass et un peu moralisatrice (quand elle fait la leçon de moral au chef des Arums, à mourir de rire)(ou c’est au chef de la sécurité du gouvernement américain ?) bref, ça ne l’a pas fait du tout !!! Je préférais la jeune fille pas très sûre d’elle des premiers tomes je crois. 

Pour autant, c’est une série que j’ai beaucoup appréciée dans sa globalité.
Une série originale, pleine de rebondissements et de révélations au fil des tomes, dont j’ai vraiment adoré certains aspects.
Je pense notamment au fait qu’entre Arum, Luxen et le Gouvernement, il n’y a finalement pas de vrais méchants. Ceux qu’on pensait être gentils se retrouvent odieux, ceux qu’on pensait méchants deviennent des alliés et enfin ceux dont on n’a jamais su quoi penser avaient des bons et des méchants dans leur camp.
Je trouve cet aspect là de la série très réussi car vraiment bien pensé et original. 
Et puis bon, la série Lux, c’est aussi et surtout Daemon, toujours parfait, avec des réparties très drôles, et ce, depuis le tome 1. Il ne m’aura jamais déçue, jusqu’à la fin.
Un dernier tome décevant et qui ne me laissera pas un grand souvenir mais qui conclut tout de même bien cette très bonne série YA que je recommande chaudement ! 

Opposition (lux 5) – Jennifer L. Armentrout
Ebook – 534 pages

 

27
juin

Mud Vein de Tarryn Fisher, un livre différent, captivant et intense…

mud vein

 

Il est très difficile de parler de l’histoire sans trop en dire.
Et je ne veux pas remettre le résumé du livre qui ne reflète en rien son contenu.
Je vais donc vous en dire le moins possible.
Mud Vein, c’est l’histoire de Senna, une écrivain qui se réveille un matin au milieu de la neige.
Elle a été kidnappé.
Alors qu’elle explore la maison, elle se rend compte qu’elle n’est pas seule. Isaac est là, attaché, dans une autre chambre.
Ensemble ils vont essayer de trouver qui… et pourquoi.
Nous suivons leur histoire, leur survie dans cette cabane au milieu de nul part, on fait des bons dans le passé, le passé qu’ils ont vécu séparément, et celui qui les lie, et on revient au présent. On se pose des questions, on élabore des théories, on rentre dans l’histoire de l’histoire et on ressent. Beaucoup.

« It’s never that I don’t want to be with you. It’s that you don’t want to be with me. »

Mud Vein, c’est donc beaucoup beaucoup d’émotions, de magnifiques phrases, une écriture très belle et poétique et une histoire qui touche… mais qui brise le coeur aussi et qui devient même étouffante par moment.
Ce livre, c’est également une expérience en soi, qui m’a fait sortir de ma zone de confort, malgré le fait qu’il soit captivant et beau.

En vérité, je suis passée par tellement d’émotions contradictoires en lisant ce livre que je ne pourrais même pas le recommander.
J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à l’héroïne, Senna, pendant une bonne partie du livre.
Mais je ne me leurre pas, je suis sûre que c’est ce que voulait l’auteur.
Comme je l’ai lu dans une review Goodreads, je pense également « qu’elle a voulu que l’on ne fasse qu’un avec l’héroïne, qu’on entre dans sa tête, qu’on ne ressente rien pendant la période où elle se ferme à tout et tout le monde », et que quand elle se décide enfin à ressentir, on soit submergé par l’émotion.
En ce sens, Tarryn Fisher a atteint son but et son écriture, sublime, ne peut pas être mise en cause sur les quelques points que j’ai moins appréciés.
Car aussi beau son style soit-il, cela ne m’a pas empêché d’être frustrée par moment, de vouloir secouer Senna, de la trouver égoïste. Et si j’ai compris qu’elle se protège au fond, je n’ai pas pour autant aimé qu’elle ne puisse même pas dire un merci à Isaac quand elle même en a envie.

Isaac was a stranger and he had seen more of my wounds than anyone else. Not because I chose him like I did Nick. He was just always there. That’s what scared me. It was one thing inviting someone into your life, choosing to put your head on the train tracks and wait for imminent death, but this—this I had no control over. 

Nous avons affaire à une héroïne qui ne se laisse aucune chance d’être heureuse, pour ne pas souffrir, et je dois dire que toutes ces occasions de bonheur ratées m’ont parfois frustrée et m’ont rendu très triste.
Et quand elle se laisse enfin aller à ressentir, Senna m’a brisé le coeur.

« If there was a God, » I said, « I’d say with confidence that he hates me. Because my life is the sum of bad things. The more people you let in, the more bad you let in. »

Si la première partie, celle du kidnapping, m’a captivée et que j’ai élaboré des dizaines de théories, j’ai trouvé la deuxième partie, celle qui parle du passé d’Isaac et Senna, particulièrement écrasante. Et triste.
Et pourtant, globalement, et malgré certains passages lents, Mud Vein est un livre extrêmement prenant, complexe et captivant.
C’est différent de tout ce que j’ai pu lire, c’est dark sans être dark, une romance sans en être une, et un thriller qui n’en est pas forcément un … C’est un livre différent que je n’arrive ni à classer, ni à recommander mais qui ne laisse pas indifférent.

Isaac is touch, and he is sound. He is smell and he is sight. I tried to make him a single sense like I did with everyone else, but he is all of them. He overpowers my senses and that is exactly why I ran from him. 

Et s’il m’est déjà arrivée de lire des livres tristes, je dois dire que rarement je ne l’ai été aussi longtemps.
En effet, pendant une très grande partie de ma lecture j’ai trouvé qu’il n’y avait pas une once de positivité, et comme je le disais plus haut, j’ai mis du temps à m’attacher à l’héroïne à cause de certaines de ses réactions; Mais à côté de ça, j’ai compris pourquoi elle agissait comme elle le faisait et j’ai ressenti ses émotions avec une intensité rare et particulière. Certains passages, certaines métaphores, certaines pensées étaient si belles ou si tristes, qu’elles m’ont faits l’effet de claques, de coups de poing.

Et je dois dire qu’un livre qui fait ressentir autant d’émotions et surtout avec autant de force (j’ai beaucoup pleuré) c’est tellement rare que je me devais d’en parler même si je reste persuadée qu’il n’est pas fait pour tout le monde.

Une chose est sûre, malgré quelques défauts, c’est un bon livre, à l’écriture splendide, que je garderai en tête.
Mud Vein a été une expérience unique dont je suis ressortie vidée, lessivée et quelque peu mitigée mais dont je me souviendrai longtemps.

When did that move in? I don’t even know. In a house in the snow, probably. Where a surgeon sliced me open emotionally, and a musician brought me more color than I could handle.

 

Merci à Muriel pour le conseil et pour avoir supporté mes nombreux mails (je te promets de plus lire la fin quand tu me dis de ne pas le faire !), et merci Berengère d’avoir plus facilement compris l’héroïne, d’avoir été moins frustrée mais tout aussi touchée, de me l’avoir dit ce qui m’a permis de relativiser quand j’étais trop agacée ;))

 

Mud Vein de Tarryn Fisher 
Ebook – 283 pages.