Les lectures de Cécile

3
nov

1984 – George Orwell

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Imaginez un monde où vos moindres faits et gestes seraient observés 24h/24h … 
 

Imaginez un monde où votre fille de 7 ans serait tellement lobotomisée qu’elle vous dénoncerait si elle vous entendait dire, pendant votre sommeil, quelque chose de négatif à l’encontre du Parti au pouvoir.
 

Imaginez un monde où vous ne pourriez vous marier qu’avec quelqu’un que vous n’aimez pas, avec qui vous n’auriez surtout pas de points communs mais avec qui vous devriez  pro-créer. 
 

Imaginez un monde où les gens disparaîtraient tous les jours et dont il ne resterait aucune trace.
 

Imaginez un monde où votre travail consisterait à modifier les informations d’un journal appartenant au passé… Journal dont on changerait les articles car ils contiendraient des informations qui, à l’époque, allaient en faveur du parti, mais qui, aujourd’hui, iraient à son encontre… Journal dont tous les exemplaires seraient brûlés, et les « nouveaux » réimprimés, à la date du passé.
 

Un monde où le passé serait donc modifié à souhaits….
En d’autres termes, un monde qui n’aurait pas de passé.
 

Imaginez un monde dans lequel vous ne pourriez parler et croire en personne et où vous porteriez le même uniforme que tout le monde.
 

Un monde où aimer et avoir du plaisir serait un crime.

 

Ce monde, c’est celui dans lequel vit Winston Smith en 1984.
Un monde totalitaire auquel il ne croit pas. Auquel il n’adhère pas.
Alors quand il croit voir en d’autres des alliés, des personnes qui pourraient changer le monde, il espère, et nous on s’accroche à cet espoir… 


Quel livre !
Oui j’ai mis du temps à le lire mais je ne regrette pas d’être allée jusqu’au bout. Quelle claque !
Certains passages m’ont tout simplement glacé le sang  Surtout dans la 3ème partie…
Je n’ai pu m’empêcher de me projeter dans ce monde.
Je n’ai pas pu m’empêcher d’espérer, de souffrir et de m’indigner avec Winston.
Et je n’ai pas pu m’empêcher de me dire « pourquoi pas » ?


Pourquoi un monde tel qu’il est décrit dans ce livre ne pourrait-il exister ?  En étions-nous si éloigné  à certaines périodes du passé ?


Certes Orwell va loin dans ses réflexions, tout comme dans ses descriptions… Il va même très très loin… Peut-être trop pour qu’on puisse réellement y croire et y voir une prophétie. Mais il va tout de même assez loin pour nous mettre en garde contre les conséquences que peuvent avoir un régime totalitaire.
 


En somme, pour moi, un roman à lire, même si cela doit vous prendre des semaines ! 
J 

« Tout se perdait dans le brouillard. Le passé était raturé, la rature oubliée et le mensonge devenait vérité. »

« Le crime de penser n’entraîne pas la mort. Le crime de penser est la mort ».

J’ai lu ce livre dans le cadre d’une lecture commune avec Shanaa, Mlle pointillés et Liloochat

 

100-plus-grands

4/15 (Merci à Mlle Pointillés de m’y avoir fait penser)

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-4-geroge-orwell-60182096.html

4
oct

Le rouge et le noir – Stendhal

J’ai lu ce livre en Février dans le cadre d’une LC alors que je n’avais pas encore de blog et j’avais écrit ce billet à propos de ce livre…

 

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Après une série de livres pour ado / jeunesse, on peut dire que la lecture du rouge et le noir change !

Que Julien Sorel diffère des Gale, Peeta, Barrons, Bones, Chace, et autres héros des séries que je lis depuis des mois ! (Je ne connaissais pas Dimitri à l’époque )

 

L’histoire nous conte la vie de Julien Sorel, fils d’un charpentier, doté d’une excellente mémoire et d’une grande intelligence, et qui devient précepteur chez le maire de sa ville : Mr de Rênal. Là bas, Julien tombe amoureux de Mme de Rênal : amour partagé, qui quand il va être connu de tous, poussera Julien à quitter sa ville natale.

Après une courte période dans un séminaire à Besançon, Julien part pour Paris et devient  secrétaire de Mr de la Mole, grand homme de la société.

Là, il connaîtra Mathilde, la fille de son patron, et une nouvelle histoire d’amour, compliquée (bien sûr), va bientôt s’installer entre eux.

La fin que je ne divulguerai pas, est pour moi, la partie la plus intéressante du roman.

 

En bref, pour moi, le Rouge et le Noir, c’est 500 pages qui parlent d’un héros méprisant, hypocrite, pleins de préjugés et orgueilleux, qui tour à tour, aime, joue, déteste, et qui se voit une fois comme le futur de la France, et la fois d’après, le plus nul des hommes sur terre.

 

Ce personnage est changeant, versatile, et au final, pour moi, assez agaçant : Il est passionné par Mme de Renal, mais le lendemain il est attiré par une serveuse de café et hop, oubliée Mme de Rênal. Il aime ensuite passionnément Mathilde, mais la minute d’après, quand il revoit Mme de Rênal il pense n’avoir jamais aimé vraiment Mathilde…

 

Non Julien Sorel ne m’a pas fait rêver, je ne me suis pas du tout attachée à ce personnage. (je ne pense d’ailleurs pas que c’était le but, pour Stendhal, de faire aimer son héros).

 

Quant aux femmes de ce livre, je crois que ma préférée reste Mme de Rênal. Elle est peut être naïve, mais au moins elle est vraie.

J’aimais beaucoup Mathilde au début mais ses changements d’humeurs ont eu raison de mon attrait pour elle.

 

L’histoire est pleine de rebondissement, elle nous décrit des âmes torturées, nous fait voyager et nous apprend beaucoup sur la société bourgeoise du 19ème siècle.

 

Le style n’est pas difficile à lire, mais je pense que quelques chapitres de moins auraient rendu cette lecture plus rythmée et quelques fois, moins ennuyeuse.

 

Si l’histoire m’a plu, je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que c’est la plus belle histoire d’amour de tous les temps.

 

En d’autres termes, je suis contente d’avoir enfin lu ce « classique » mais je ne suis pas mécontente de l’avoir terminé !

 

 

 

importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-le-rouge-et-le-noir-stendhal-58245316.html

26
sept

Jane Eyre – Charlotte Brontë

jane eyre

Jane Eyre, orpheline, vit chez sa tante qui la « tyrannise » : exclue du cercle familial, elle est mal traitée par son cousin, et détestée par le reste de la maisonnée.

A 10 ans elle est envoyée dans un pensionnat miteux où elle passera 8 années.
Après avoir passé une annonce, Jane partira s’installer Thornfield où elle deviendra la gouvernante d’Adèle, une petite française, pupille du maître des lieux, j’ai nommé : Mr Rochester.
Malgré leurs différences de condition et de statut Jane Eyre va tomber amoureuse de son maître.

 

La première partie  met en avant la cruauté dont Jane fait preuve et de la docilité qui a été la sienne pendant 10 ans. Puis on la retrouve, évoluant et faisant sa place au pensionnat.

Sa force de caractère se révèle véritablement pendant les 8 années passées là-bas, dont 2 en tant qu’enseignante.

Jusque là aucun ennui mais je n’étais pas non plus traumatisée à l’idée de poser mon livre quelques heures.

 

Là où j’ai commencé à vraiment apprécier le récit, et à ne plus vouloir décrocher c’est quand Jane va vivre à Thornfield et qu’elle y rencontre Mr Rochester.

 

Ne vous méprenez pas, ce n’est pas seulement leur histoire d’amour qui m’a emballée et qui m’a donnée envie de continuer cette histoire. Non si j’ai aimé ce livre c’est pour plusieurs raisons : 

 

        Déjà car ni Jane, ni Mr Rochester ne sont décrits comme beaux (ils sont même laids), ce que j’ai trouvé singulier.

        La force de leur sentiment m’a émue.

        J’ai adoré Mr Rochester ; intelligent, fort, il a vécu dans plusieurs continents, a vu du pays. Il a 20 ans de plus que Jane et il sait comment manipuler les gens. Il est charismatique et peu sympathique de prime à bord. Et pourtant, il a ses faiblesses, ses moments de doute, de peur, de crainte. J’ai adoré ce personnage qui n’est ni tout noir ni tout blanc et qui ne regarde ni le rang social ni le physique. Et puis j’ai adoré son côté mystérieux…

        Jane quant à elle pourrait paraître, au début du moins, assez soumise et réservée. Or c’est une femme qui se révèle intelligente et réfléchie et qui a un sens du devoir irréprochable. J’ai admiré sa volonté, sa force de caractère alors même que j’avais envie de la tuer et de lui crier d’écouter sa passion et non ses principes. 

        Beaucoup de dialogues entre nos 2 protagonistes m’ont fait rire, comme beaucoup de pensées de Jane. 
En effet, ce livre ne manque pas d’humour et les réflexions de Jane sur la vie, sur sa condition, sur les événements traumatisants qui lui arrivent successivement, sont très modernes.

        Enfin j’ai aimé les nombreux rebondissements de l’histoire ainsi que tous les mystères qui entourent Mr Rochester. 

 

En bref, j’ai passé un très bon moment auprès d’une héroïne moderne, au fort caractère et à qui la vie n’a pas toujours fait de cadeaux.

Je ne me suis pas ennuyée, je n’ai pas sauté de paragraphes (ce que je fais généralement quand je lis des « classiques » de 700 pages) et j’ai adoré cette histoire d’amour : belle, (très) compliquée, et finalement touchante. On ne croirait pas que ce livre a été écrit il y a 2 siècles.

Une lecture que je vous conseille donc vivement.

Un grand merci à Gerry qui a organisé cette LC et grâce à qui j’ai sorti ce livre de ma PAL où il aurait pu rester des années.

Les avis de :

Setsuka

Cacahuète

Gerry

élea291


Trukinette


Clubdcinq


100choses

Chocolatée

Nathalie

Jana

Aily 

 

Ce livre a été lu dans le cadre du Défi des 100 plus grands

100-plus-grands

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