Les lectures de Cécile

10
août

Mini-Chro’s #8 – Ces livres parfaits pour les vacances (1ère partie)

couv-ex-calamites-hdElle fondait cette hypothèse sur sa certitude que toute amitié entre un homme et une femme relève de l’impossible, puisqu’il était évident selon elle (et Freud) que tout le monde avait envie de coucher avec tout le monde, exception faite des impuissants et des morts, qui voudraient avoir envie de coucher avec tout le monde, mais ne le peuvent pas.

Ce livre c’est vraiment la lecture légère et parfaite pour les vacances. Ça se lit vite, ça se lit bien, l’héroïne n’est pas agaçante, les situations sont cocasses et Mark caliente…

Je dois l’avouer, je ne suis jamais arrivée à pleinement m’identifier aux héroines de chick-lit et cela n’a pas été différent avec Ma vie, mon ex et autres calamités. Cela ne m’a cependant pas empêchée de dévorer l’histoire de Juliette qui se retrouve du jour au lendemain sans job, sans mec et sans appartement.

Le style est hyper fluide, très sympa, il y a de l’humour (même si je m’attendais peut être à un peu plus de sarcasmes de la part de l’auteur qui n’est autre que la blogueuse Sissi de Beauregard qui me fait beaucoup rire) et j’ai aimé les personnages, même secondaires, ce qui est assez rare pour être mentionné.

En général, du moins pour moi, dans ce genre de livres (attention gros clichés de la toute petite lectrice de chick-lit que je suis), l’auteur en fait souvent trop, accentuant les traits des personnages, mêmes les secondaires : on se retrouve avec la copine nympho qui en fait trop, éventuellement un copain gay, des parents trop présents, une héroïne qui se prend vraiment trop la tête, un héros trop parfait et surtout, des dialogues qui sonnent souvent creux et surjoués.

Mais ici, rien de tout ça, tout est en nuance, on retrouve bien sûr les ficelles du genre mais tout est bien dosé et rien ne sonne faux, et pour ça je tire mon chapeau à l’auteur.

On a vraiment plaisir à suivre Juliette dans ses déboires, à la retrouver en vacances, on comprend ses choix, on craque pour Mark, on tourne les pages à toute vitesse et on termine le livre trop rapidement, un sourire aux lèvres.

En bref, le parfait livre de vacances : léger, agréable, sans grande surprise mais qui fait du bien au moral :-)
Je lirai les prochains romans de Marie Vareille sans hésitations !

Et comme il n’existe pas de chagrins qui résistent à beaucoup de beurre, de farine, de sucre, 48 pour cent de chocolat au lait et quelques zestes de carbonate d’acide d’amonium et de diphosphate disodique, quelques biscuits (et trois cent cinquante mille calories) plus tard, elle finit par se calmer un peu.

 

Ma vie, mon ex et autres calamités – Marie Vareille
City Editions – 267 pages

Le site internet de l’auteur ici.
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La page FB de la blogueuse littéraire ici.

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puddleVous cherchez une romance YA (très) courte, vraie, touchante, mignonne, drôle, sans dramas et qui fait du bien au moral ?
Ce livre (nouvelle ?) est fait pour vous !

– Are you busy after school tomorrow ?
His answer was abrupt. « Yes ».
Look, being a girl in high school is hard enough, But add having to do the « dude » duty of asking someone to hang out was making my head want to implode. And we didn’t want that.
Il raconte l’histoire de Lily, une adolescente pleine de vie et maladroite et de Colton, un génie de la peinture qui souffre du syndrome d’Asperger.
Pas besoin d’en dire davantage sur l’histoire si ce n’est que celle-ci est bien écrite et qu’on passe un vraiment bon moment.

« I wish you were like me »
… « because then you would understand ».

Lily est vraiment une héroïne très touchante, drôle et très mure qui s’interroge souvent, surtout face à certaines réactions de Colton, sans pour autant remettre en question son couple et son amour.
Colton est un garçon différent, qui ne réagit pas comme tout le monde à certains évènements (et pour cause) mais c’est également un personnage très attachant et touchant.

Cette romance YA aurait certes pu être un peu plus longue, me donner plus d’émotions fortes et développer et expliquer encore mieux le syndrome de Colton mais elle me laissera un souvenir très doux, très touchant, avec des phrases et passages qui vous serrent le coeur et d’autres qui vous font couiner et vous font fondre …
Une romance courte que je conseille : elle fait du bien au moral, vraiment !

« I need to ask you something. »
« Yes ? »
« I have to ask. Why do you like me ? ».
He shifted away from me then, his brows pulled together making him look even cuter, if that was possible. « I don’t understand the question. »
His hand were sqeezing mine thightly as he looked down at them . « You’re my Lilly. You’ve always been my Lily ».

 

Je vous invite à lire l’avis d’Evenusia qui a également adoré !

Puddle Jumping de Amber L.Johnson
Ebook – 121 pages

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leadJogging and talking at the same time just didn’t work for me.
Of course, neither did jogging and breathing.

Une série qui me plait toujours autant!
Ce tome est consacré à Jimmy, le chanteur du groupe, que l’on a connu drogué et enfoiré dans le premier tome.
Après un évènement qui lui a ouvert les yeux, Jimmy a décidé d’arrêter ses addictions : Drogues, sexe, alcool.
Pour l’aider à résister aux tentations, il a sa propre assistante, Lena, bien décidé à garder leur relation professionnelle.

Comme pour les deux premiers tomes, celui-ci est drôle, léger et sans drames inutiles.
Les personnages ont du caractère et du répondant, la tension sexuelle est présente et il y a ce qui faut de tout : de sexe, d’humour, de séparations, de malentendus, de répliques piquantes, de situations cocasses et de petits moments couinants qui ravissent la midinette que je suis, le tout justement dosé.

« Jimmy, are you actually hugging me ? »
A grunt.
« Okay, you’re doing very well. » I set my chin on his chest and looked up at him. « I’m proud of you. »

Jimmy est un personnage plus complexe et plus marqué que Dave et Mal (et c’est un handicapé du contact :-)) mais je l’ai néanmoins beaucoup apprécié et Lena, quant à elle, est vraiment une héroïne très sympa à suivre, jamais agaçante et qui a su me faire rire avec ses réflexions et réparties.

Une fin néanmoins trop précipitée par rapport et une scène un peu bâclée font que ça ne sera pas un 5/5 mais cela reste néanmoins une série que je continue de lire avec énormément de plaisir.

Vivement la suite sur Ben !

« Listen, Lena, about today… »
« What ? »
« I just… I just wanted to say, ah,… »
« Yes-s-s ? »
« Well, that, um, you were useful. »
« I was useful ? »
« Yeah, mostly »
« Mostly ? I was mostly useful » Slowly, I shook my head, biting back an incredulous grin. (…)
« I think that’s just about the nicest thing anyone’s ever sait to me, Mr Ferris. It was just beautiful, like poetry. I’ll never think of the world useful the same way ever again. »

L’avis de Chi-chi qui a adoré par ici.

Lead (Stage Dive 3) de Kylie Scott
Ebook – 288 pages

 

 

 

15
sept

Je ne sais pas. Tu crois à l’amour avant même le premier regard ?

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Ce livre, j’en avais entendu parler par Fashion qui l’avait trouvé super marrant et qui avait adoré.
C’est pourquoi, lors de mon passage à Londres en Mai dernier, ma binômette et moi nous l’étions procuré. Elle l’a lu dès son retour et avait aussi beaucoup ri et beaucoup aimé.
Quant à moi, je l’avais également commencé à ce moment là mais je l’avais vite abandonné après quelques chapitres, trouvant que le héros était un looser et que si les filles mes faisaient sourire, cela n’avait rien à voir avec les héroïnes de Meg Cabot qui elles, me font hurler de rire dans le genre « on s’envoie des mails »…

Du coup quand j’ai vu qu’il était traduit, je me suis  jetée dessus en me disant qu’il fallait que je lui redonne une chance et que si ça se trouvait, je n’avais tout simplement pas été dans une phase VO la dernière fois.

 

Et bien malheureusement, ce n’était pas une phase.
L’histoire est assez simple, Lincoln travaille dans le service informatique d’un journal et est chargé de surveiller les mails des autres employés, qui pourraient s’avérer douteux.
Il tombe régulièrement sur les mails que s’échangent Beth et sa copine Jennifer, qui sont bourrés de mots « interdits » mais également, bourrés d’humour.
Au fur et à mesure que le temps passe, Lincoln s’attache à Beth au travers de ses emails. Cependant, outre le fait de ne pas savoir à quoi elle ressemble, il ne sait surtout pas comment il pourrait l’approcher et lui avouer qu’il lit ses mails et qu’il connaît toute sa vie.

 

Beth à Jennifer : Tu as raison. J’adore les mariages. Je hais ma sœur.
Jennifer à Beth : Pourquoi ?
Beth à Jennifer : Au fond… parce qu’elle se marie avant moi Je suis comme la sœur aigrie dans les films en costumes. « Mais père, elle ne peut pas se marier avant moi. Après tout, je suis l’aînée. »
Jennifer à Beth : Oh, j’adore ces films, surtout ceux avec Colin Firth. Je suis comme Bridget Jones, sauf que je suis grosse pour de vrai.
 

Que dire ? Je ressors mitigée de cette lecture.
Beth et Jennifer sont toutes les deux très attachantes et très drôles, j’ai beaucoup souri en les lisant, et même si elles ne m’ont que très peu fait éclater de rire, on ne s’ennuie pas à les lire.
Lincoln, par contre, c’est une autre histoire. Le garçon a 28 ans, il est dingue d’études, il fait un boulot qui ne lui plait pas, vit encore chez sa mère, n’a pas de vie social, si ce n’est de jouer le vendredi soir à un jeu virtuel avec des copains, et ne s’est pas remis d’une rupture survenue… 9 ans plus tôt.
Bref, Lincoln n’est tout simplement pas le genre de héros auquel je me suis attachée d’emblée. Il ne m’a pas fait vibrer, et si il m’a fait sourire, c’est bien là la seule qualité que je lui aie trouvée pendant plus de la moitié du livre.

Beth à Jennifer : Pire. Je l’ai vu parler à Emilie, de l’équipe de nuit.
Jennifer à Beth : La petite blonde ?
Beth à Jennifer : C’est bien ça.
Jennifer à Beth : Elle n’est pas simplement petite. On dirait une personne normale qui aurait été miniaturisée en gardant des proportions parfaites. (…). Tu as remarqué son tour de taille ? Elle est infinitésimale.
Beth à Jennifer : Je pourrais en faire le tour de mes mains.
Jennifer à Beth : C’est une Lilliputienne.
Beth à Jennifer : Je suis sûre qu’elle n’a pas le droit de monter dans Splash Mountain.

Et puis, passée la moitié (quand même, sur 460 pages, c’est relativement long !), les choses changent et la tendance s’inverse : au lieu de m’ennuyer ferme, j’ai commencé à attendre la suite avec impatience.  
Il se passe une chose qui fait que Lincoln prend un peu plus d’assurance, qu’il nous paraît plus viril, plus sûr de lui. Les changements s’opèrent et j’ai enfin fini à m’attacher à lui, à ses différences, à son humour, à sa mère un peut trop envahissante, à sa sœur qui se mêle de tout, et à ses amis.
L’histoire aussi prend un tournant intéressant à partir de ce moment là, et on n’a plus envie de lâcher le livre. On attend le dénouement, on imagine comment Lincoln pourra tout avouer à Beth, on se demande ce qu’il va se passer avec Chris et on finit par tourner les pages non stop jusqu’à la dernière page.

Beth à Jennifer : (…) et j’étais encore sur le canapé, en train de m’apitoyer sur mon sort et de me dire que chacune de ces stupides pouffiasses serait mariée avant moi et que le rhum-Coca light est la boisson la plus crétine de tous les temps. On devrait appeler ça « une grognasse », comme ça chaque fille qui en commanderait serait obligée de s’insulter elle-même au passage.

 

Alors, oui, c’est un livre sympathique, oui il se laisse lire facilement et oui on sourit.
Mais non, je n’ai pas trouvé ça hilarant, et non ce livre ne me laissera pas un souvenir intarissable.
C’est mignon, c’est frais, mais ce n’est pas indispensable.

 

– Lincoln ?
– Oui ?
– Tu crois à la magie du premier regard ?
Il se força à la regarder, à contempler ses yeux écarquillés et son front si sérieux. Et sa bouche irrésistiblement douce.
– Je ne sais pas. Tu crois à l’amour avant même le premier regard ?
Elle perdit le souffle comme si elle s’était étranglée.
Et ce ne fut plus possible de se retenir de l’embrasser.

 


Attachment – Rainbow Rowell
Editions Milady romance (Central Park) – 477 pages


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