Les lectures de Cécile

24
juil

All I need is you. You’re all I think about. You’re all I dream about. You’re all I want.

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Franchement ? Je ne sais pas par où commencer. Je ne sais pas trop quoi dire de ce livre ni comment en parler. 
C’est que je suis passée par tellement d’émotions différentes et surtout, contradictoires, que j’ai du mal à donner un avis clair.
Je  crois que je ne pourrais  même pas vous conseiller ou vous déconseiller ce livre, il vous faudra vous faire votre propre opinion à partir de ce que je vais vous en dire !  
Mais, que l’on aime ou que l’on déteste, une chose est sûre : cette lecture ne laisse pas indifférente et elle suscite un tourbillon d’émotions !


Dans ce livre, tout est extrême : l’histoire, les réactions des personnages, les caractères de nos héros, et également, nos réactions.

Les miennes en tout cas, ont été extrêmes.
Je suis passée par une panoplie d’émotions et j’ai écrit des dizaines et des dizaines de mails aux copines pour extérioriser…


Travis fait des combats illégaux dans son université pour gagner de l’argent et payer son loyer.
Il est l’archétype du bad boy. Tatoué de partout, cheveux rasés, il s’est tapé quasi toutes les filles de l’université et n’en a jamais rappelé aucune. 
Un jour il rencontre Abby et décide de la séduire. Sauf que celle-ci lui résiste. 
S’en suit une belle amitié, puis un pari qu’elle perd : elle doit passer un mois chez lui. Pendant ce mois, inévitablement, leurs sentiments vont évoluer.
 

Jusque là, rien d’extrême ni de très original, je vous l’accorde.
Sauf que ça, c’est le résumé. Et dans le détail, tout n’est pas normal, loin s’en faut. 


Travis est impulsif, jaloux, il use de ses poings à chaque contrariété, il ne s’attache pas, il emmerde le monde, c’est un personnage très particulier. Si il peut être très tendre et très attachant, son impulsion a eu raison de moi plus de fois que je ne l’aurais voulu.
Il faut quand même savoir que le garçon va jusqu’à tabasser, à de nombreuses reprises, des mecs qui ont osé parlé mal d’Abby et ce, dans une cafétéria pleine d’étudiants, ou encore en boîte de nuit car le garçon à osé toucher le BRAS d’Abby.


Le pire ? Il ne se fait jamais réprimander. C’est un aspect qui m’a beaucoup perturbé car ce n’est PAS normal qu’il s’en sorte si bien alors qu’ils laissent des garçons à terre, en position fœtale, le visage en sang.
Il va même jusqu’à fracasser son téléphone pour s’empêcher de l’appeler ou encore, une autre fois, il ira jusqu’à démolir son appartement quand il se rendra compte qu’elle est partie sans lui dire au revoir. (il faut quand même avouer que pour le coup Abby avait été très très lâche). Vous avez dit excessif ?!
Outre la jalousie, Trav est extrêmement possessif.  Il ne peut rien faire sans Abby à ses côtés.
Franchement ? Ce mec devrait consulter ! J’irais plus loin : le nombre de lectrices qui ont craqué pour lui sans trouver ses comportements déplacés, excessifs, ou anormaux  me fait halluciner.


« I know you deserve better than me. You think I don’t know that ? But if there was any woman made for me… it’s you. I’ll do whatever I have to do, Pidge. Do you hear me ? I’ll do anything. »

 

Si j’ai listé quelques points négatifs sur  Travis et sur son tempérament excessif, sachez que c’est quand même Abby qui m’a le plus agacée. A un moment donné j’ai voulu jeter mon reader, hurler et arrêter le livre tellement son attitude m’a agacé. J’en ai eu des larmes de frustrations et j’ai écrit des dizaines de mails furieux à mes copines de lecture.
Pendant une cinquantaine de pages, ou plus, j’ai détesté Abby, tout simplement.

Je n’ai pas compris ses réactions, je n’ai pas compris ses choix et j’ai été frustrée.
Déjà, Travis la surnomme « pigeon » et elle se laisse appeler comme ça sans même se demander d’où ça vient. Et quand je dis qu’il la surnomme comme ça, je veux dire, qu’il l’appelle comme ça à chaque fin de phrase ! Je  ne sais pas vous, mais moi, je n’aimerais pas qu’on me surnomme Pigeon (mais qui suis-je pour juger ?).
Ceci dit, ce qui m’a  le plus dérangé, ce sont ses indécisions face à Travis et Parker qui sont des exacts opposés.

Abby fait attention à sa réputation et y accorde beaucoup d’importance mais ça ne l’empêche pas de sortir avec l’un et de dormir (même si en tout bien tout honneur) tous les soirs avec un autre. Et après, elle ne comprend pas d’où lui vient sa réputation (méritée) de salope ?! Vraiment ?!
Ceci dit, n’allez pas croire qu’il y a un vrai triangle amoureux. Parker n’est pas une vraie menace pour Travis, on le sait très bien, et il n’apparaît pas tout au long du livre.

En bref ? Abby aka pigeon parle quand il ne faut pas et se tait quand elle devrait parler. C’est une fille qui avait tout pour me plaire mais dont les décisions m’ont rendu véritablement folle. (la dernière nuit du pari et l’attitude qu’elle adopte après m’ont rendu dingue).


I had been divided into two separate people ; the docile, polite person I was with Parker, and the angry, confused, frustrated person I turned into around Travis.

Travis, en comparaison, a su beaucoup plus me toucher malgré ses excès. Il est entier, il est fou d’elle, il le lui montre, il le lui dit et il ne joue pas. Il est franc, ne cache pas sa part d’ombre et il évolue aussi.
Il a su me toucher à certains moments, avec ses déclarations notamment mais, comme je l’ai déjà dit, j’aurais pu craquer vraiment plus si il n’avait pas été aussi extrême et violent par moments.

« I practiced this in my head the whole time we were on the bike, so just hear me out,” he said.
“Travis—,”
“I know we’re fucked up, all right? I’m impulsive, and hot-tempered, and you get under my skin like no one else. You act like you hate me one minute, and then you need me the next. I never get anything right, and I don’t deserve you…but I fucking love you, Abby. I love you more than I’ve loved anyone or anything, ever. When you’re around, I don’t need booze, or money, or the fighting, or the one-night stands…all I need is you. You’re all I think about. You’re all I dream about. You’re all I want.”


Pour finir sur les personnages, j’ai aimé la famille de Travis et l’ambiance qui se dégage de cette fratrie, j’ai adoré America, la meilleure amie d’Abby qui est une vraie copine, et qui est surtout  la fille la plus censée du livre. Et enfin, j’ai également beaucoup apprécié son copain, Shep, (et cousin de Travis) qui essaye toujours de calmer les tensions et dont j’ai trouvé les réactions et les prises de positions toujours très justes.

« when you are happy, it’s love and peace and butterflies. When you are pissed, you take the whole fucking world down with you ».

Niveau histoire, j’ai vraiment adhéré aux premières pages et à la façon qu’à Abby de ne pas se laisser faire et de répondre à Travis.

« He was the worst kind of confident. Not only was he shamelessly aware of his appeal, he was so used to women throwing themselves at him that he

regarded my cool demeanor as refreshing instead of an insult.
I would have to change my strategy ».


Ensuite, si j’ai beaucoup (c’est un euphémisme, désolée les filles pour mes mails hystériques) pesté à certains moments lors de la première partie du livre, j’avoue que j’ai largement préféré la seconde, avec ses retournements de situations (qui m’ont quand même fait hurler de temps en temps), ses moments touchants comme celui de Thanksgiving et son lot de déclarations.


He had proven to me what I had been afraid of all along. As much as he loved me, when money was involved, I would be second. Just like I was with Mick.

 

Malgré cet avis relativement négatif, je n’ai pas non plus détesté. J’irai même plus loin, j’ai bien aimé ! J’ai tourné les pages très rapidement, j’ai été prise par ce livre (dans le bon comme dans le mauvais sens), j’ai été embarqué, j’ai pesté, j’ai souri, j’ai eu envie de hurler, de pleurer, de réconforter Travis, de lui foutre des baffes, de tuer Abby, de la féliciter pour une de ses décision et de lui dire « WTF » à la fin du bouquin quand elle décide de repartir à Vegas…


« It’s over. Go home.”
His eyebrows pulled in.
“You’re my home.”
 

Ce que j’essaye de dire c’est que si vous allez sur Goodreads, vous verrez que ce livre est noté soit avec des 5 étoiles, soit avec des une étoile. A priori, soit on déteste, soit on adore.
Moi j’ai bien aimé à certains moments, vraiment détesté à d’autres, et j’ai beaucoup roulé des yeux et pesté. Et si je n’arrive pas à me positionner vraiment entre le « j’ai beaucoup aimé » et le « j’ai détesté », une chose est sûre, je me souviendrai de ce livre.
Car comme je l’ai déjà mentionné au début de ce billet c’est inévitablement une lecture qui marque, que ce soit dans le bon ou le mauvais sens du terme. 

A vous de voir, donc, si vous voulez tenter le coup. Ce qui est sûr c’est que ce livre est une expérience en soi. Bonne. Ou mauvaise. 

« you know why I want you ? I didn’t know I was lost until you found me. I didn’t know what alone was until the first night I spent without you in my bed. You’re the one thing I’ve got right. You’re what I’ve been waiting for, Pigeon ».


Je finirai par préciser (si ce n’est pas  déjà clair) que ce livre traite beaucoup de violence, de sexe, et d’alcool (les personnages passent leur temps à boire du whisky dès qu’ils traversent un moment difficile et ils vont jusqu’à boire 15 shots de vodka en soirée) etc, et qu’il n’est donc de toutes façons pas à mettre entre toutes les mains !

 

L’avis d’Evenusia qui a adoré, celui de Sab, qui a aimé les parties que j’ai détesté et inversement, celui de Mlle Pointillés qui a le même ressenti que moi (ou qui a encore moins aimé il me semble) et enfin celui de Simi, qui elle aussi est passée par des moments où elle a voulu frapper Abby et d’autres où elle s’en serait bien prise à Travis mais qui en finalité, à beaucoup aimé !


****************


Et pour finir, une liste 
(non exhaustive) de points  PAS normaux que j’ai soulevé lors de cette lecture et qui contient des ***SPOILERS***  (à ne lire que si vous ne comptez pas lire le livre) :


– Tabasser un mec dans une cafétéria car il s’est moqué de notre copine –> pas normal.
– Tabasser un mec dans une boite car il a touché le bras de la fille à qui tu t’intéresses mais qui n’est même pas ta copine 
à pas normal et PAS ROMANTIQUE.
– ne JAMAIS avoir de problèmes après avoir laissé des mecs par terre ensanglantés
à pas normal.
– Se taper toutes les filles d’un campus, les jeter le lendemain
à pas normale (Ne pas avoir de MST –> pas normal non plus !!!). 
– Surnommer une fille PIGEON
à Pas normale et révélateur d’un petit soucis non ?
– Avoir des « A » dans toutes les matières et ne jamais bosser
à pas normal, et peu crédible.  
– Se laisser appeler par le nom d’un oiseau sale, sans même essayer de connaître l’origine de ce surnom
à PAS NORMAL DU TOUT ! (du tout du tout du tout pigeon !!!).
  Se mettre debout sur une chaise au milieu de la cafétéria et chanter une chanson pour attirer l’attention sur quelqu’un d’autre que sur notre copine
à pas normal (et ne pas se faire soigner pour ça ? Pas normal non plus).
– Que tous les étudiants de la cafét chantent le refrain de la chanson, au lieu de rire/prendre le mec pour un fou/ lui lancer des tomates (rayez la mention inutile)
à pas normal et totalement ri-di-cule.
– La fille qui boit 15 shots de vodka et qui vomit toute la nuit
à Tout à fait normal.
– Le mec qui passe la nuit à lui tenir les cheveux pendant qu’elle vomit et qui le lendemain, pense que c’est la meilleure nuit de sa vie car la fille s’est endormie sur ses genoux (à même le carrelage)
à pas normale (et légèrement flippant).
– Le bad boy qui passe des heures à regarder sa copine dormir
à pas normale et surtout, pas réaliste (faut pas rêver les filles, ça n’arrive pas dans la vraie vie ça).
– La fille qui fait gaffe à sa réputation, qui sort avec un mec et qui va dormir  tous les soirs chez un autre
à pas normale et légèrement débile.
– La fille qui finit pas avoir une réputation de salope
à TOUT A FAIT NORMAL ET MERITE..
– Que personne ne réagisse quand un mec se fait battre car ils ont trop peur du tempérament du garçon
à pas normal (et lâche). (mais je n’y serais pas allée non plus).
 – TOUTES les filles d’un campus qui veulent se taper un mec et qui jouent avec leur cheveux pour attirer l’attention du mec en question 
à pas normal ET très très cliché.
– La fille qui donne sa virginité à un garçon car elle veut qu’il l’oublie
à est une idiote ? heu, PAS NORMAL !
– La fille qui se barre suite à ça comme une voleuse
à Pas normal (et lâche).
– Le garçon qui se réveille sans la fille à ses côtés et qui casse tout son appartement ?
à pas normal et quelque peu excessif.
– le mec bien qui sort avec une fille et qui accepte que celle ci dorme tous les soirs chez son meilleur pote
à pas normal (et stupide).
– Ce même garçon qui lui offre un bracelet serti de diamants après deux rdv
à est un mec riche ? à pas normal.
– toujours ce mec garçon gentil, qui, après avoir été  ridiculisé et jeter comme un mal propre va redraguer la fille quand il entend qu’elle est à nouveau célibataire
à pas normal et surtout un peu masochiste. 

Beautiful Desaster – Jamie McGuire
Ebook – 454 pages.  

 

 


importorigin:http://les-lectures-de-cecile.over-blog.com/article-all-i-need-is-you-you-re-all-i-think-about-you-re-all-i-dream-about-you-re-all-i-want-108479909.html

11 commentaires sur “All I need is you. You’re all I think about. You’re all I dream about. You’re all I want.

  1. « A un moment donné j’ai voulu jeter mon reader, hurler et arrêter le livre tellement son attitude m’a agacé. » > Même chose, dammit, ce livre à failli nous couter nos Kobo, si ça ça veut pas tout dire XD
    J’adore ton récapitulatif de ce qui est normal et de ce qui ne l’est pas, oh mon dieu, y’avait certains points que j’avais même pas relevé mais c’est tellement vrai
    Mais on est d’accord, une lecture qui de toute façon marque !

  2. Je passe mon tour ! Déjà la couverture me fait grave flipper… PAS NORMAL !! :o))

  3. Bon ben je crois que je ne le lirai pas celui-ci. Et la couverture, beurk !

  4. J’adore ce billet as you know =)
    Et j’aime les normal/paaaas normal!! hihihi ^^
    Des bisousss

  5. Commentaire n°5 posté par Cora le 25 juillet 2012 à 20h31 a écrit :

    Malgré tout je suis tentée ^^
    Mais pas pour tout de suite !

  6. Mlle P. m’avait déjà appâtée avec son billet, tu viens de m’achever :)

    Ce Travis m’a tout l’air d’un Heathcliff en puissance ! Or je suis raide dingue d’Heathcliff :) Alors certes, dans la vie, un tel mec n’est pas un cadeau mais lorsqu’on est malheureusement atteinte du syndrome du bad boy, Travis apparaît tout de suite fort tentant, lol !

  7. Ton avis attise ma curiosité. Je ne sais pas si ça me plairait mais en tout cas ça m’intrigue. J’espère qu’il sortira en VF.

  8. Chaque fois que j’achète un roman en VO, il reste dans ma PAl et puis je l’achète en VF lol… mais je pense que je vais ENCORE en acheter un car ton avis, quoique mitigé, me donne envie de découvrir Travis :)
    Bisous Cess

  9. Je viens de terminer la version française, qui souffre en plus de certaines traductions que je devine un peu à côté de la plaque (j’ai cru m’étouffer de rire en découvrant comment a été traduit le 2ème tatouage de Travis, et certains choix de vocabulaire pour des dialogues sont… malavisés).

    Dans les trucs anormaux que tu relèves, j’en rajoute un, qui a failli me faire refermer le livre dès le début de la lecture : le mec qui est imbattable, même par des pros, alors qu’il ne s’entraîne jamais. Encore moins crédible que celui qui a des A partout sans bosser.
    Je trouve ça insultant pour les boxeurs et martiaux qui s’entraînent comme des dingues, des malades, pour leurs matchs / compétitions.
    L’auteur a choisi la facilité : elle a affublé son héros de tout plein de qualités, sans les pendants négatifs / obligations qui vont avec.
    C’est sûr que quand tu vis avec un champion de free fight qui doit courir, multiplier les entraînements jusqu’à pas d’heure, et donc ne pas passer ce précieux temps à t’accompagner en cours / te faire réviser / casser la gueule à tout mec qui t’approche ou te parle / te regarder dormir / aller te chercher un chiot que tu n’as jamais eu le désir d’adopter (ça, ça m’a fait hurler !) / te préparer un anniv’ surprise / être collé à tes basques avec constance / j’en oublie plein… c’est moins romanesque. ^^

    Blague à part, j’ai des gros sportifs dans mon entourage et oui, c’est chiant, c’est pas romanesque du tout pour leur conjoint / compagne, il y a toujours une part de sacrifice pour arriver à un certain niveau. Mais dans une romance, forcément, ça gênerait.

    Les filles veulent des mecs aux épaules musclées, des tablettes de chocolat, mais pas la partie chiante par laquelle il faut en passer pour les obtenir, ça me fait souvent rire !

    • C’est vrai, je n’ai pas pensé du tout à cet aspect là :))
      De toutes façons la fille championne de poker etc, c’était pas crédible crédible non plus hein :))

      • Roanne le 31 janvier 2014 à 10h32 a écrit :

        Ca aurait pu l’être, mieux amené dès le départ…
        C’est ce qui m’a le plus gêné dans cette lecture, trop de ficelles, trop de facilité scénaristique et pas vraiment d’intrigue au final. J’y ai trouvé plus de trucs qui ne vont pas que de positif… Ca va être dur, le retour de lecture blog. :))
        (surtout que vue l’enthousiasme déchaîné par ce titre, je risque de prendre une rouste… j’ai l’impression d’être à contre courant)

  10. Lila le 30 mars 2014 à 22h19 a écrit :

    pour moi c bof bof , ils ont plutôt l’age et le niveau mental de lycéens que d’étudiants
    je ne comprends pas trop cet engouement sur le net
    ok pour travis mais le reste …
    bref je suis passée à côté de cette histoire
    .

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